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 Au fond des âges réside la forge des esprits

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Zero
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MessageSujet: Au fond des âges réside la forge des esprits   Mar 11 Fév - 20:02



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Le temps était à présent venu, celui de devenir l’incarnation de l’abysse, l’incarnation du mal absolue sommeillant dans l’antre dimensionnel de Majora Shéogora. Cette exploit, j’allais une fois de plus pouvoir l’atteindre en faisant appel l’immense pouvoir de ces glorieux fantômes issus du passé. A l’extrême est du pays des éléments, situé au cœur de la chaîne de montagne volcanique dont les coulées de lave pandémique exhumaient un exutoire ardent et incandescent de lave, se trouvait ce qui fut jadis la demeure, le sanctuaire, de l’apôtre du temps nommé Konoha Tengu, aussi plus connu sous le titre de roi phénix. Ce paysage meurtri, consumé par des rivières de roches en fusions, exaltait des vapeurs délétères néfastes à toutes vies. C’était en ces lieux diaboliquement hostiles à l’égard de toute vie que j’allais effectuer mon ascension vers l’oubli. Il n’y avait nul raison, nul fin seul incombait la voix dictée par la Volonté de l’Abysse. J’étais son fidèle apôtre prédestiné depuis ma naissance à prêcher sa voix à travers le monde. Désormais, en récompense de mes fidèles services, j’allais pouvoir effleurer de mes doigts mortels l’immuable puissance qui sommeillait au fin fond du cœur des ténèbres, là où se concentraient toutes la haine de l’humanité. Cette même haine qui serait source d’abreuvoir afin d’étancher cette existence distiller par les maudites déités qui régissaient les lois de ce bas monde.

Afin d’acquérir un tel prestige,  il m’était nécessaire de rejoindre un lieu dans lequel convergeaient encore toutes les énergies mystiques érigées par le sage des six chemins. Elle se présentait-là, au cœur du temple sinueux et magmatique de l’apôtre du temps. Lové dans le cratère d’un volcan désormais en activité, ses murs taillés à même la roche s’enfonçaient profondément jusque dans la gueule infernale de la bête. Dans ses méandres les plus hostiles se trouvait l’un des points précurseurs, là où tout avait commencé. Il s’agissait de la force d’origine, la notion culminante. La forge des esprits jusqu’alors en sommeil depuis plus d’un millénaire, bercé dans un linceul de flamme, allait bientôt pouvoir se réveiller. Semblable à un phénix ardent renaissant sous l’emblème du vice, j’allais m’emparer de sa puissance somme toutes légitimes. Car, plus qu’un noble apôtre au service de la lieuse de vie, plus qu’un renommé scientifique au service de son pays, je n’en demeurais pas moins l’un des enfants du tout puissant. C’était par cette glorieuse ascendance que je revendiquais cet héritage légendaire.

Après un long et périlleux périple je parvins à trouver la forge. Il s’agissait d’une large plateforme circulaire suspendu au-dessus d’un lac de lave par d’imposantes et massives chaines solidement ancrées dans les parois du cratère. Celles-ci, forgées à même le socle sacré qui les avaient vus naître, demeuraient inébranlable face aux outrages du temps. Durant plus d’un millénaire elles avaient œuvrée de concert au maintien de leur mère et il continuerait d’en être ainsi jusqu’à la fin du cycle des âges. Le destin, dans sa bienveillance mirifique, voulut qu’elles ne soient pas seul à assurer l’équilibre des forces contemplatives dont était imprégnée la forge. Sur la plateforme principale prédominait en cercle six immenses colonnes dotées de gravures et autres inscriptions sanctifiées par le feu purificateur de la terre. Impérial et majestueuse, elles se dressaient au cœur du volcan, telles des allégories de l’implacable providence. De temps à autre d’immenses gerbes de magma jaillissais depuis le cratère du volcan accompagnées de sinistre grondement. Les volutes s’élevaient au-delà de la forge, se heurtant à certaine occasion contre les colonnes tel un océan, dont les vagues déchaînés, abattait son courroux destructeurs sur les façades d’un phare isolé. Je ne devais ma survie en ces lieux antagonique qu’aux forces mystiques dont ils étaient imprégnés. En effet ces énergies étaient condensées de sorte à former un dôme protecteur tout autour de la forge. Il en demeurait tout de même risqué de s’y aventurer.

Au centre de la plateforme, a la jonction entre les colonnes se trouvaient un puits scellé recouvert par une statue représentant un auguste lion de feu. Des sillons creusés dans la roche partant des colonnes se rejoignaient dans une spirale sans fin pour final pénétrer dans le puits. Le noble fauve se présentait comme étant le seul obstacle barrant la route à mes ambitions. Cet antique fuinjutsu apposé par Konoha en personne ne pouvait être brisé que sous l’influence du chakra d’un des six apôtres. Inébranlable, j’avançais ma main pour l’apposer sur le puits y infusant par la même occasion une part de l’héritage de Majora. La crinière du lion s’enflamma alors brusquement insufflant la  vie au gardien de cette forge. Puis la bête, dans toute sa furie gargantuesque, poussa un immense rugissement à en faire trembler les fondations du temple. De multiples fissures apparurent sur sa silhouette. Dans un ultime râle la créature mythique vola en éclat sortant ainsi la forge de son sommeil millénaire. Des gerbes de flammes s’échappèrent des six édifices pour s’engouffrer dans les sillons à leur pied. Le cumul d’énergie se joignit dans le puits désormais ouvert d’où jaillit une colonne de flamme. Il s’agissait en réalité d’essence Katon à l’état pure. Rougeoyant et vaporeux il s’y dégageait une puissance phénoménale.

Satisfait de mon œuvre, je me rapprochai du puits, posant une main sur ce dernier. La colonne d’énergie ne se trouvait qu’à quelque centimètre de moi. Si proche, et pourtant si lointaine. Bien que je fusse à même de revendiquer cette illustre puissance, son origine philanthrope rendait son usage incompatible avec la perdition que j’incarnais. Afin de faire usage de la forge, il m’était nécessaire de la baptiser au nom de l’apôtre déchu. Canalisant dans mon bras droit tout le chakra néfaste de l’Abysse que j’avais à ma disposition, je plongeai alors ce dernier à l’intérieur du puis de lave. La douleur me parut sans limites, telle une lente agonie, elle me rappelait d’une certaine façon le supplice que j’avais enduré dans les profondeurs de l’Abysse. Je pouvais sentir la chair de mon bras  se disloquer à mesure que les feux pandémiques de la forge perforaient mon corps de tous leurs entrains, me galvanisant d’un flux destructeur, prête à tout instant à consumer mon être. Venait alors l’étape la plus difficile, celle de la domination. Mon individualité vouait alors une bataille sans relâche contre celle de la forge, la perdante, se voyant anéantir à jamais. Puis, petit à petit, les flammes furent étouffées par les ombres. Les colonnes perdirent de leur majestueux éclats à vouant une nouvelle allégeance à la Volonté de l’Abysse. Alors le puits relâcha son étreinte sur moi, libérant par la même occasion le nouveau pouvoir qui s’y était accumulé. La forge elle-même poussa un mugissement tortueux avant d’expirer dans un dernier souffle, remplaçant la colonne de flamme du puits par une source d’ombre infini. La Mer Noir, ainsi fut-elle, ne tarda pas à prendre ses droits. Ejecté sur quelques mètres par le souffle perfide de cette explosion, je reprenais lentement contenance, réalisant avec une passion certaine que j’étais parvenu à mes fins. Indissociablement liées à jamais à mon bras droit la lame spectrale ondulait de ses sombres éclats. La Soul Reaver venait de naître, cette arme destiné à entrer dans la légende serait l’égide qui allait me permettre de renverser les dieux de ce monde.
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Amaya Muramasa
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MessageSujet: Re: Au fond des âges réside la forge des esprits   Lun 7 Avr - 7:57

Il y avait quelque chose d’étrange dans ces lieux. Peut-être était-ce le mysticisme qui entourait cette forge qui présentait le tout comme un intrus, chose que la jeune femme n’aurait pu considérer lorsqu’elle eu entendu parler de cet endroit par son binôme. Mais maintenant qu’elle voyait s’épandre devant elle ces flammes divines rongées par la même étrange énergie que dégageait Zero, il n’y avait plus aucun doute quant à la véracité de ses propos. Et pour la première fois de sa vie, elle se sentit oppressée par l’histoire chargée ici, comme si l’air même transpirait de divinité. Et pourtant, elle s’y sentait comme chez elle, sans doute était-ce là son côté légèrement rude qui parlait. Des vapeurs de soufre, elle en aurait inhalé des litres tant cette odeur lui avait manqué faute de temps. De la chaleur, elle se serait baignée dedans tant cette dernière lui offrait le réconfort contre un monde froid au contact de sa peau.

Elle se tourna alors vers son binôme, les yeux montrant toute son excitation, comme une enfant qui découvrait son nouveau jouet. Et pour le coup, il n’y avait pas meilleure description, même si à cette occasion les nouveaux jouets allaient s’avérer être un moyen de faciliter leur combat contre leurs proies d’un temps. A cette occasion, Zero avait réussi à se fournir en matériaux de qualité, et pas des moindres. Si elle n’avait pu constater que du regard de la solidité de ce qui composait les armes de feu leur prédécesseur, il n’y avait aucun doute quant à la rareté de ce dernier, cela rajoutant à son excitation. Mais lorsqu’il sut lui présenter Samehada, obtenue lors d’un échange de courtoisies avec le mizukage même, ce fut l’extase. Non seulement elle disposait de quoi forger des armes capables de terrasser jusqu’au plus terrifiant démon, mais en plus elle disposait dès lors d’une partie du savoir qui lui faisait défaut lors de ses tentatives de recréer une épée aux propriétés similaires. En effet, si elle pouvait se targuer d’appartenir à un clan parmi les meilleurs en ce qui concernait les arts de la forge, elle faisait pâle figure face aux Hozuki, généralement meilleurs dans ce domaine. Mais là était l’occasion de rattraper le temps perdu ; elle aurait tout loisir à contempler les finissions du travail de ses ancêtres.

« Master, votre taux de noradrénaline augmente en flèche. »

L’âme de son épée apparut l’espace d’un instant, sortant sa détentrice de ses onirismes les plus fous alors qu’elle imaginait les possibilités infinies. Coupler les meilleurs instruments possibles à un maître de talent, la combinaison des deux s’annonçait comme un nouveau pas en matière d’art. Amaya toisa légèrement sa compagnon l’espace d’un instant, visiblement consciente de son excitation. Mais de là à imaginer qu’il y aurait une connotation sexuelle dans pareil endroit, elle était tombée bien bas en terme de sentiments. Ceci lui arracha un léger rire, alors qu’elle se retournait vers son compagnon. D’un regard vif, elle le jaugea afin de déterminer s’il avait bien lui-même participé à la corruption de ces lieux. Et à comparer l’énergie ténébreuse qu’il dégageait avec ce puits de ténèbres qui gisait à ses côtés, il n’y avait aucun doute quant aux méfaits accomplis. Et bien qu’elle n’avait globalement cure de l’état de ces lieux, son âme de forgeron ressentit un pincement alors qu’elle se rendait compte que cette forge des esprits aurait dû flamboyer de tous ses feux, et que plus jamais elle ne pourrait briller de nouveau…

« Je suppose que je ne verrai jamais pareille lumière briller. Tu es vraiment le diable incarné, Zero. »

Mais qu’importe, si elle avait perdu en éclat, elle n’avait sans doute aucun jamais perdu en puissance. Aussi était-ce le moment de tester les capacités de cette forge à accomplir son devoir. La femme posa alors son sac à terre, sortant de ce dernier un imposant plastron de cuir usé par le temps ainsi qu’un barda d’outils qui sauraient lui permettre de forger ce pourquoi elle était là. A ceci s’ajoutaient quelques notes prises lors de l’étude de Samehada, ces dernières lui permettant sans doute de pouvoir atteindre un tout autre niveau maintenant qu’elle avait su extraire le savoir des Hozuki de leur œuvre. Fébrile, elle saisit son marteau et commença à s’approcher du cœur de ce lieu, commença à faire monter la température en activant l’imposant soufflet à ses côtés. Puis, dans un fracas élémentaire qui sonnait la fin d’un sommeil millénaire, elle frappa le métal.

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