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 Les mirages oubliés [RP Abandonné]

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Zero
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MessageSujet: Les mirages oubliés [RP Abandonné]   Dim 16 Fév - 20:52

Les mirages oubliés








Un souffle glacial venait de soulever un carillon dont les tintements se répercutèrent avec échos sur les parois de la nuit glacés. L’astre nocturne, figée dans sa posture millénaire, fendaient les ténèbres de ses éclats argenté. Là-haut, au sommet du firmament, un pavé d’étoiles resplendissait en une infinité de constellation, toutes attitrées et dédiées à une déité régissant ce bas monde. Lentement, mais sûrement, à mesure que nous approchions du nord, les vents boréaux s’élevaient sur la mer bleue. Tantôt un vent de givre surgissait brusquement, agitant les pans de mon manteau, s’engouffra dans ce dernier pour aller apposer une morsure de givre sur ma chair. Chose étonnante, cela ne me fit guère d’effet. Depuis ma renaissance, la perception que mon corps m’apportait du monde se voyait altéré. Comme si chacun de mes sens avaient été distillé a fin de ne ressentir plus qu’une infime partie de ce qui aurait dû être perçu. Le pain et le riz était alors devenu semblable à du plâtre dans ma bouche, le saké aussi bien que le thé n’avait plus aucune distinction par rapport à l’eau, tant et si bien que les simples plaisir rattaché  à la condition humaine, m’étaient devenue des notions étrangères. Qu’il s’agisse des frissons de la brise arctique aux hauts chatoiements radieux du soleil j’avais cet étrange pressentiment de ne plus appartenir à ce monde, comme m’y trouver sans s’y être réellement.  Même le merveilleux paysage de la voûte céleste s’offrant à moi dans toute sa splendeur ne m’inspirait qu’une maussade indifférence. J’avais depuis longtemps compris qu’il s’agissait du prix à payer afin de devenir un des élus du destin. Tel un martyre, j’étais prêt à assumer mon fardeau jusqu’à l’acheminement ultime de mon supplice, là où se trouvait mon but ultime, là où tout prendrait fin. Afin de s’élever au-delà de la condition des dieux, il me fallait commencer par cesser d’être un homme. Tel était la leçon que tirai de cet état de non-existence.

Les soubresauts des vagues me ramenèrent brusquement à cette réalité insipide. Nous voguions depuis désormais plus d’une semaine en direction de l’île du croissant de lune. Seul, sur la proue avant d’un navire, pavé de mon capuchon sombre tel l’Hankou veillant sur les sombres desseins de la nuit. J’épiai le lointain horizon à la recherche de notre objectif, inébranlable face à l’inhospitalité du climat. Des bruits de craquement de planche me firent comprendre que mon binôme s’approchait de moi. En effet pour ce voyage, je n’étais guère seul. Ce bref périple que j’entreprenais avait lieu sous la bannière de la lune écarlate. Je revendiquais ainsi leur long kimono d’ébène doté de nuages carmins. L’homme venant se tenir à  mes côtés était d’une brande stature. Il portait le chapeau de bambou orné de bandage immaculé propre à celui de l’organisation. J’étais tout de même parvenue à apercevoir par-dessous cet apparemment un visage entouré d’une épaisse chevelure sombre. Ses yeux d’un bleu semblable à ceux de l’océan en disait longuement sur son passé. J’avais également eu vent de son identité : Tsuku Hakka. Bien que son prénom ne m’inspirait guère quoique ce soit, son nom de famille, quant à lui, éveillait en moi de lointains souvenirs. Ces connaissances-là, je les devais à ma vie passé, du temps où l’ethnologie était l’une des parts intégrantes de mon cheminement existentiel. Mes souvenirs demeuraient encore flous après une éternité passée dans l’Abysse, cependant, je pensai me souvenir que le clan Hakka fut jadis renommé au pays de l’eau. Contrairement à la condition locale, ils étaient des maîtres du feu. Vu comme de pieux religieux liés à cet élément universel source destruction comme de vie, ils se seraient brusquement éteints suite à la quatrième grande guerre. Cet individu devait être l’un des derniers représentants de son clan, sinon le dernier. Si j’avais été celui que je fus jadis, sa présence aurait suscité moult question à son égard, mais l’intérêt que jee portait à présent pour les clans n’étaient plus. Quoi qu’il en fût, je pensai savoir à quoi m’attendre avec mon binôme. Il s’agissait probablement d’un shinobi d’expérience ayant vu et vécu l’impensable. J’en vins à la conclusion que l’Akatsuki avait bien choisis ses membres où presque… A cette idée, un sourire sombre de dessina de sous mon capuchon.

Nous naviguions donc depuis un certain temps sur cette mer paisible et glacé. Il s’agissait là d’une embarcation somme toute sommaire, appartenant à des pêcheurs. Ces derniers, chargés de nous conduire à destinations, œuvraient non pas au nom de la lune rouge, mais de l’égide noir de la lieuse de vie. Ce fut dans la plénitude la plus satyrique que se déroulait notre voyage. Comme perdu dans une réalité à part, la brune venait de se lever mystérieusement. D’abord inoffensive, elle ne contribuait qu’à accroître la constance sinistre de notre voyage, puis, elle commença à s’épaissir, de plus en plus, au point qu’il nous fut impossible de voir à plus de quelque mètres devant nous. Alors des mirages fantasmagoriques se mirent à faire leur apparition. Tantôt des spectres naufragées tombé dans l’oubli, tantôt de vulgaire rocher surissant de la mer pour laisser notre navire de fortune s’empaler dessus. Les premiers dangers furent évités de justesse. Les marins commencèrent à hurler aux démons, tandis que moi et mon binôme restions de marbre. Je pris alors le pas, pour faire le tour du navire, étudiant soigneusement les rocambolesques mirages qui tentaient de nous assaillir. Pour ne m’être jamais rendu sur l’île du croissant de lune ;  d’anciens de mes collaborateurs y avait cartographié les fonds marin, ainsi que de la myriade de créature abyssale écumant ses profondeurs. Pour la première fois depuis notre rencontre je m’adressai alors à mon allié d’un temps.

-Cette brume néfaste est générée par les vapeurs de palourdes géantes. Elles doivent se trouver accroché à des récifs non loin d’ici. Si nous parvenons à nous en débarrasser, il nous sera possible de reprendre notre voyage. La difficulté réside dans le fait de trouver leur position exact parmi les illusions qui nous assaillent. La prudence est de mise, un sombre pressentiment nous guette. D’autres chimères régissent probablement les lois de ces eaux troubles.

Annonçais-je d’une voix monocorde. Malgré la puissance que m’octroyait le manteau noir, je n’étais nullement capable de faire face à ce type fabulation cauchemardesque. Il s’agissait là d’une belle occasion de voir de ce dont était capable un membre du clan Hakka. J’appréciai  à savoir si l’individu que je côtoyai pouvait être porté en estime ou non.


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MessageSujet: Re: Les mirages oubliés [RP Abandonné]   Lun 17 Fév - 10:08

Le matin éclairait le large port de la ville. Le son des vagues qui cognaient, répétitives, contre les rochers et les embarcations créaient une musique, belle et constante. La vie s'affairait partout autour d'eux. De nombreux voyageurs venaient et partaient. Les navires allait et revenait. Tsuku, accoté sur le mur d'une auberge près de la côte, regardait ce train de vie devant lui. La porte à ses côtés s'ouvrait et se fermait sans arrêt, créant chez lui une impatience qu'on ne lui connaissait pas.

Regardant le soleil haut dans le ciel, il présuma de l'heure et fit quelques pas devant lui. Là, il attendait le deuxième membre du binôme. Une mission leur avait été attribuée, ils devaient se rendre à l'île du Croissant de lune pour retrouver des corps. Ces missions sordides créaient chez Tsuku un état de complète incompréhension. Malgré tout, il respectait les ordres car il savait que les buts de celle-ci était juste. Peu avant midi, Zero arriva. Celui-ci était un être renfermé qui parlait encore moins que lui. Cela n'était pas pour lui déplaire, lui qui préférait souvent garder le silence et rester dans ses souvenirs et dans ses rêves.

Tout les deux marchèrent côte à côte, sans éveiller l'attention, se rendant à un navire que Tsuku avait réservé quelques jours plus tôt. Celui-ci, un petit bâtiment d'un peu plus de dix mètres, était en fait un navire de pêcheur. Le capitaine, souriant et confiant, les attendaient à la sortie du quai. Leur tendant un bras bienveillant, il aida Tsuku à grimper à bord. Celui-ci eut d'abord de la difficulté à se tenir en équilibre, il n'était pas particulièrement habitué à être sur une embarcation, préférant la  terre et la chaleur.

Après les cris du capitaine, tous les matelots se mirent à la tâche. Allant à divers postes leur étant propre, ils suivirent scrupuleusement les directives du capitaine. Le bateau partit rapidement ainsi, et sans que Tsuku ait le temps de s'en rendre compte, la côte et le port avaient disparus derrière eux. Se retournant à nouveau vers l'avant, il put voir l'infini.

La mer bleue, grande, immense. Les oiseaux volaient encore au dessus d'eux, lâchant leurs cris incessants. Zero, son partenaire, était tout à l'avant du navire et regardait, sans bouger, ce spectacle énorme qui était devant eux. Tsuku, lui, préférait l'obscurité et le silence. C'est ainsi qu'il franchit les quelques pas qui le séparait des petits appartements destinés à l'équipage et aux passagers. Il ouvrit la petite porte et se pencha pour ne pas se cogner la tête. Descendant les marches en essayant de ne pas tomber, il ouvrit une petite lanterne. L'endroit était sale, désordonné. Des papiers et des déchets traînaient partout, mais c'était normal : c'était une embarcation de pêcheur. Il s'assit sur un petit siège et ferma les yeux. Soupirant, il se rappela que le voyage allait durer au moins une semaine.

Pendant  cette semaine, il tenta de s'occuper comme il le pouvait. Fixant l'horizon, observant l'eau, il tentait de comprendre cet univers qu'il connaissait si peu. Le soleil montait rapidement dans les airs mais descendait si lentement que l'homme de l'Akatsuki en était venu à compter les minutes. Le temps était tellement long.

Après ces sept jours, Tsuku avait pu parlé avec quelques passagers. Ceux-ci lui avait montré un jeu de leur patrie, Kiri, cette même patrie d'où venait le jeune Hakka. La plus haute carte était la plus importante, car elle faisait gagner instantanément, mais elle était rare. Sous le feu d'une lanterne, ils étaient quatre à jouer. Tsuku, avec un léger sourire, montra la dernière carte qu'il avait en main sous le soupire des hommes devant lui; il avait encore gagné.

- C'est pas possible, tu gagnes presque toujours!

Les autres hommes ne répondirent pas. Après tout, ils ne jouaient pas à l'argent et les parties n'avaient aucun but particulier.

Soudainement, il y eût un grand bruit à l'extérieur. L'un des hommes regarda par le hublot et blêmit rapidement. Franchissant rapidement les petits escaliers de bois, il ouvrit la petite porte et sortit rapidement des cabines. Les autres, incompréhensifs, le suivirent pour comprendre ce qui se passait.

Tsuku se leva à son tour et marcha tranquillement vers la sortie. À l'extérieur, un petit vent frais l'attendait. Autour d'eux, une large brume les empêchaient de voir où ils allaient. À droite, tout les matelots, dont le capitaine, regardait dans le vide, ayant l'air apeuré. Zero, lui, était resté à l'avant du bateau presque tout le voyage, silencieux, mystérieux. Pour mieux comprendre ce qui arrivait, Tsuku alla à ses côtés et regarda droit devant.

Des bateaux échoués, des rochers, des marins à l'eau, tout y était. C'était donc les fameux mirages de ce coin de pays. Tsuku en avait lu beaucoup dans les livres qu'il avait étudié étant jeune, mais c'était la première fois qu'il les vivait vraiment. Se tournant à nouveau vers l'arrière, il regarda les marins qui avaient l'air apeurés. N'avaient-ils donc jamais vécu ce genre de chose? N'étaient-ils jamais été aussi loin?

Zero, lui, se retourna aussi et commença à faire le tour de la coque, regardant partout autour du bateau, comme s'il cherchait quelque chose. Tsuku se tourna à nouveau vers la brume, fixant l'infini, fixant ces hallucinations visuelles. Rapidement, Zero fut revenu et lui fit part de ses observations :

- Cette brume néfaste est générée par les vapeurs de palourdes géantes. Elles doivent se trouver accroché à des récifs non loin d’ici. Si nous parvenons à nous en débarrasser, il nous sera possible de reprendre notre voyage. La difficulté réside dans le fait de trouver leur position exact parmi les illusions qui nous assaillent. La prudence est de mise, un sombre pressentiment nous guette. D’autres chimères régissent probablement les lois de ces eaux troubles.

Le jeune Hakka l'observa un moment sans rien dire puis se retourna à nouveau vers la brume en prenant la parole :

- Nous ne commenceront pas à sortir de l'embarcation pour chasser des petits animaux. Avec ou sans brume, nous parviendrons à destination. Si il y a du danger, nous aviserons.

Il se retourna et commença à marcher vers le capitaine, assit dans un coin, paniqué.

- Capitaine, ce ne sont que des hallucinations, nous devons continuer. Que vous ayez peur ou non, notre mission est plus importante que votre vie, et si vous ne m'écoutez pas, vous me craindrez plus que cette brume d'un autre monde. Reprenez votre route.

Blêmissant, le capitaine ravala sa salive et tenta rapidement de prendre ses esprits. Il s'accrocha à un objet derrière lui et se redressa. Regardant de gauche à droite, attendant comme un danger qu'il n'y avait pas, il ouvrit la bouche et commença à parler.

- Ma... Ma-Matelots. Nous retournons vers l'est … Allons-y! C'est un ordre!

Les hommes se retournèrent rapidement vers le capitaine, puis regardèrent Tsuku qui les regardait d'un regard noir, menaçant. Ils se fixèrent entre eux puis se mirent rapidement d'accord. Ils retournèrent à leur position et le vent reprit dans les voiles alors que le bateau partait à nouveau vers leur destination. Tsuku, lui, marcha à nouveau vers Zero.

- Crois-tu que nous sommes encore loin de l'île du Croissant de lune?

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MessageSujet: Re: Les mirages oubliés [RP Abandonné]   Lun 17 Fév - 11:47





Alors que la peur commençait à gagner le cœur des marins, le jeune Hakka entreprit de remettre leur chef à sa place. Sage décision de sa part, mais un conflit serait tout de même inévitable. Sa tentative partait somme toute d’une bonne volonté, mais cela était inutile. Cette expédition, je l’avais longuement prévu à l’avance. Ces hommes avaient rejoints ma famille il y a de cela quelque temps. Le dénommé Tsuku n’avait aucune idée de ce dans quoi il s’était embarqué. Nous faisions effectivement route vers le pays l’île du croissant de lune, mais j’avais cependant donné pour ordre au navire de se détourner du chemin principal. A présent nous sillonnions des autres troubles connues dans les légendes maritimes pour êtres la demeure de  créatures innommable. Les divers expéditions scientifique menée pour tenter d’étudier les fonds marins s’étaient la plupart du temps révélé fortuite, mais avait également eut pour conséquences de lourdes pertes humaines. Les créatures abyssal résident dans ses profondeurs faisaient partie des plus dangereuse de ce monde. Si l’une de mes théories se révélait exact, le requin géant nommé Samaheda avait jadis arpenté ces eaux, mais ce n’était guère cela ce qui m’intéressait. Je désirai en apprendre un peu plus sur l’homme qui m’accompagnait et notamment sur ce dont qu’il était capable d’accomplir. En effet, nous venions de quitter la mer bleue pour pénétrer dans le territoire de ce que les légendes folkloriques nommaient comme étant la mer de brume. L’île du croissant de lune se trouvait à deux milliers de lieux de notre position et celle-ci attendrait encore un peu. Dans l’immédiat, nous allions devoir faire face aux dangers qui nous guettaient depuis la brume. J’avouai également éprouver une curiosité malsaine à l’idée de croiser les antiques immondices aquatiques dont faisaient allusions les légendes.
J’observai du coin de l’œil mon binôme s’afférer à remettre le capitaine du navire à sa place. Il l’ignorait, mais ses mots n’avaient aucun poids, car cet individu appartenant à ma famille. Le vétéran m’adressa un regard fugace. Je lui adressai un geste de l’index tout aussi discret pour lui intimer d’obéir aux ordres de mon homologue. Ce dernier vint ensuite à ma rencontre, inquiet de constater que la brume ne se désépaississait pas et que le rivage demeurait toujours hors de nos vues. Je lui répondis d’une voix sombre empreinte de neutralité.

-Nous en sommes encore loin. Hélas, il va nous falloir faire face au danger régissent ces eaux avant d’espérer poursuivre notre route. Notre entêtement envers cette brume sans fin pourrait très bien causer notre perte car elle agit directement sur nos esprits. Avant toute chose, il nous est nécessaire de protéger notre navire de ce fléau.

Le sinistre bruit d’un clapotis dans l’eau se fit subitement entendre. Celui-ci provenait de quelques mètres devant nous, mais la brume, toujours aussi opaque nous empêchait de voir quoique ce soit. Cette dernière continuait d’influer sur nos êtres, laissant de mirobolante apparition apparaître et s’effacer dans la brume, semblable à des ombres cauchemardesque naissant et périssant au rythme des fluctuations de la marée.  Le principal danger venait alors du fait qu’il nous était impossible de différencier le réel de l’illusoire. Les démons qui nous narguaient depuis ce linceul vaporeux pouvaient tout aussi bien être réel que chimérique.
Tel un vaisseau fantôme, notre navire voguait avec lenteur, dans un silence des plus prenants. Seul résonnait de temps à autre le claquement des voiles faces au vent où de l’écume se brisant contre la coque du navire.  A cette symphonie lugubre venait parfois s’ajouter les mugissements des spectres sillonnant la brume. Plusieurs lanternes venaient d’être fixées à des cordages, nous garantissant un tant soit peu de lisibilité entre nous. Je pus une nouvelle fois apercevoir le visage du jeune Hakka emplit d’une certaine méfiance à l’égard des forces indicibles qui nous épiais. Bien qu’ayant moi-même organisé ce voyage dans ces limbes intérêts, je n’avais qu’une vague idée de ce qui nous attendait. Car, je n’étais pas uniquement animé par le désire sordide de mettre mon partenaire à l’épreuve. Je désirais trouver quelques part au sein de ses profondeurs damnées, ce que j’étais venu chercher. Notre mission sur l’île du croissant de l’une c’était présenté à moi comme une aubaine, comme un prétexte pour me rendre ici-même en compagnie de cet homme, Tsuku Hakka qui me serait d’un grand soutien.
Notre navire continua de voguer avec une lenteur déconcertante. Les planches de bois craquaient sous chacun des pas des marins s’afférant avec une mélodicité qui ne leur était pas commune tandis que les cordages se relâchaient à mesure qu’on rabaissait les voiles. Le capitaine vint alors s’adresser à nous d’une voix basse et monocorde, expliquant que les vents et les courants marins avaient jouées en notre défaveur, nous obligeant à traverser ces eaux maudites.
Ces paroles qu’avait prononcées le capitaine étaient entièrement dictées par ma volonté, lui-même était persuadé de ce qu’il avançait.
Alors un nouveau clapotis se fit entendre dans l’eau, puis un deuxième, puis un troisième. Ceux-ci semblait venir de partout et nul par à la fois. Je demeurais toujours indifférent au-devant de cette menace invisible. La peur de l’inconnue était une notion me faisant défaut depuis que l’on me l’avait arraché. Comment aurais-je pu craindre ce qui n’était pas ? Alors que j’avais moi-même rencontré tout ce qui n’avait jamais été.
Puis, le navire fut secoué d’un soubresaut. Il y eu un bruit de craquement, quelques chose venait de heurter le navire. Finalement, telle une apparition cauchemardesque surgit des profondeurs de l’abysse infernal, ce qui ressemblait à une main palmé se posa  sur la rambarde située à bâbord du navire. Celle-ci prit appuie pour laisser surgir une créature aux allures de serpent amphibie. Son long corps passa par-dessus la rambarde sous les yeux hagards des occupants du navire. La bête ressemblait étonnant à une anguille géante, mais elle était dotée de membres antérieurs palmés faisant douloureusement penser  à ceux d’un humain. La courbure de ce que l’on pourrait qualifier comme étant son dot laissait à prétendre qu’elle disposait d’un système osseux et par conséquent d’une colonne vertébrale de laquelle se détachait une fine nageoire dorsale. Des branchies disposées de part et d’autre de sa gueule béante et fétide se contractait et de décontractait comme si ces dernières étaient capable de pomper l’oxygène environnant. Deux longs et fins barbillons s’en détachaient, tels deux minuscules tentacules qui s’agitaient pour analyser ce nouvel environnement. Le reste de son corps quant à lui n’étant rien de plus qu’on long appendice serpentin doté de nageoire à leur extrémité. Visqueuse et répugnante, cette créature dépassait a vu d’yeux les deux cents kilog. Pour ainsi dire, vis-à-vis d’un humain normal, elle paraissait massive. Lorsque la bête avait abordé sur le navire, ce dernier avait ployé un bref instant son poids. La créature abyssal sembla humer l’air un instant, puis poussa un rugissement suraigu. De nombreux clapotis se firent alors attendre et le navire fut heurté de toute part.



Dernière édition par Zero le Mar 25 Fév - 11:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les mirages oubliés [RP Abandonné]   Lun 24 Fév - 20:46

Le ciel obscurcit laissait transparaître une pâle lumière funèbre qui éclairait les visages blêmes des marins. Un vent chaud et pesant soufflait sur les voiles du bateau qui ne semblait toutefois pas avancé. Les vagues, irrégulières, frappaient à un rythme tout sauf normal la coque de l'embarcation. Décontenancé, Tsuku fit quelques pas vers le bord du navire et regarda par dessus bord.

De nombreux mouvements attirèrent l'attention du jeune Hakka. Étaient-ils attaqués? Était-ce un mirage? Un énorme coup frappa d'un coup le bateau. Tsuku grinça des dents, furieux. La rage prenait lentement le contrôle de tout son corps pour la première fois depuis des mois, peut-être même des années. Sur terre, il avait souvent le contrôle de tout ce qui l'entourait. Ici, au milieu de ce nouvel associé, de ces marins qu'il ne connaissaient pas, dans cet étendu d'eau immense qui l'entourait, il ne contrôlait rien, rien.

Un deuxième coup frappa à nouveau le bateau, et tout les marins firent un petit bond dans les airs et tombèrent au sol. Le binôme lui était resté sur ses pieds. Celui-ci n'eût pas le temps de réagir qu'un troisième coup frappa le navire. C'en était trop. Le sang de Tsuku bouillait. Celui-ci prit son katana et le jeta par dessus bord. Il prit son masque et le jeta au sol. Il voulait être libre de ses mouvements.

Le vent arrêta soudainement. Tout parût silencieux. Les secondes passaient au ralenti. Les yeux de tout les hommes présents sur l'embarcation se tournèrent rapidement vers le derrière de celui-ci. Un gros clap avait été entendu et un coup avait secoué à nouveau le bateau. C'était une main palmé. Celle-ci, quelques fois plus grosses qu'un homme, tira une créature inconnue. Celle-ci sortit de l'eau. C'était une énorme anguille, comme protégée par des écailles. Elle était longue de plusieurs mètres, six ou sept, et devait faire dans les cent-cinquante ou deux-cent kilos.

Ouvrant sa gueule, un grand cri se fit entendre. Plusieurs coups, comme sortis de nul part, se firent sentir sur le bateau qui se mit à tanguer encore plus. Ils allaient bientôt chavirer. La créature, elle, tentait de se hisser sur le bateau. Elle était énorme, mais elle avait attaqué les mauvaises personnes.


  • Raiton Shunshin!


D'un saut silencieux, rapide et précis, Tsuku s'était élancé sur la créature qui était presque embarqué sur le bateau. Pliant le genoux vers le haut, le jeune Hakka lui asséna un violent coup de genoux sur le bas du visage. La créature fut projeté vers l'arrière à une grande vitesse, volant dans les airs. Tsuku était furieux. Il prit rapidement appui sur le navire.


  • Raiton Shunshin!


Il s'élança à nouveau, se projetant dans les airs. En une seconde, il était à côté de l'animal toujours dans les airs. La main palmée de l'animal fut propulsé vers le visage de Tsuku. Celui-ci réussit à l'éviter de justesse en baissant la tête et fit quelques mudras avant de mettre sa main sur l'animal.


  • Fuinjutsu Suumu!


Un symbole apparut sur le ventre du monstre. Les deux tombèrent alors rapidement dans l'eau. Prenant appui sur celle-ci, Tsuku réussit à flotter. Essayant de prendre ses repères, il fut rapidement cogné sur le côté et projeté à quelques mètres. La créature, lança à nouveau un énorme cri et nagea rapidement jusqu'à Tsuku. Évitant une dernière attaque, il fit à nouveau quelques mudras et dans un saut arrière réussit à remettre sa main sur le sceau qu'il avait placé la première fois.


  • Fuinjutsu Heiba!


Soudainement, tout parût se calmer. Ils étaient tout les deux à plusieurs mètres du bateau. Le monstre, dans un éclair de fumée, disparut sans laisser de trace. Se tournant vers le bateau, Tsuku vu que tout semblait s'être calmé. Était-ce Zero qui avait abattu lui aussi les monstres, ou ceux-ci s'étaient-ils enfui à la vue de la disparition de ce qui semblait être leur chef.


Tsuku courra rapidement vers le bateau.

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MessageSujet: Re: Les mirages oubliés [RP Abandonné]   Mar 25 Fév - 20:17

Malgré l’opacité de cette brume éthérée je pus apercevoir le visage bouillonnant de rage du jeune Hakka, tel un dragon que l’on avait brutalement arraché de son milieu naturel ce dernier ne laisser paraître aucune aise quant à la situation dans laquelle nous nous trouvions. L’apparition de la créature des abysses fut la goutte qui fit déborder cet océan d’amertume. Semblable à une furie inébranlable le puissant shinobi s’élança à corps perdu dans un affrontement dont l’issue était prédéterminée. Faisant appel à la vélocité de l’élément de la foudre il n’eut aucun mal à maitriser cette apparition des abysses avant de la soumettre. De mon côté, il me fut choix en la matière de tenir à l’écart ses éventuelles confrères des profondeurs. Le chakra senin qui parcourait leurs veines les rendaient assez peu réceptive au pouvoir de Majora sans pour autant leur offrir une immunité total. Tandis que le jeune Hakka s’avouerait l’aboutissement de sa victoire, la rage de son cœur, fut quant à elle un tant soit peu apaisée, mais toujours présente. L’immensité de l’océan ne semblait guère être son domaine de prédilection.

Profitant du fait que mon compatriote ne se trouvait pas dans le navire, je composai une série de signe afin d’invoquer la Mer Noir. Tendant une main juste au-dessus de l’eau, une infinité de chakra sombre se déversa telle une chute pandémique, corrompant ainsi les flots tout autour du navire. Ainsi, aucune créature marine n’oserait s’approcher sous peine de voir son âme rongée par les ténèbres. A présent, une aura volatile et sombre s’élevait tout autour du navire, garantissant à la fois protection et malédiction à ses passagers. Les marins demeuraient insensible à ce fléau, car leur existence appartenaient déjà à Majora. En ce qui concernait mon compatriote de l’organisation, je fis en sorte qu’il ne fut point touché par les ombres lors de son retour sur le navire. Son visage trahissait une fois de plus son agacement. Si moult questions sillonnaient son esprit, il ne m’en fit nullement part. Toujours fut-il que nous étions parvenues à régler le problème de ces pseudos créatures des profondeurs. Le comble de cette réussite fut que mon jeune compatriote était parvenu à sceller l’une d’entre elle. Il me faisait à présent face, me fixant avec intensité avec ses yeux sombres. Mon capuchon, comme à son habitude, cachait mon visage, si bien qu’il lui était impossible d’apercevoir, en contrepartie, mon propre regard. J’entrepris alors de lui expliquer la suite des évènements.

-Je vous félicite pour cette prouesse mon cher ami. Grâce à vous, il nous sera probablement possible de nous échapper car, en plus de nous assaillir de sombres présages, cette brume nous enferme dans une illusion sans fin nous obligeant à errer éternellement dans ses eaux troubles. Heureusement votre participation va contribuer à briser ce joug du sort. Lui dis-je d’une voix sombre.

Dans mon orgueil d’humble mortel, j’éprouvai un certain raffinement malsain à préserver une part de mystère quant à ce que pouvait réserver notre avenir, notamment en ce qui concernait mon cher Hakka, dont les pouvoirs seraient notre fer de lance dans cette future expédition qui nous plongerait dans les tréfonds de l’oubli. Cette sournoiserie délétère, je la devais sans doute à mon passé de chercheur qui, dans un élan de nostalgie mal réprimé, aspirait à retrouver cette part d’ignorance bafouée face à l’inconnue et qui constituait l’enchevêtrement de cette fonction. Malgré cela, il serait tôt ou tard nécessaire pour notre intégrité à tous qu’il apprenne la vérité.
Je demandai alors aux marins de faire place sur le pont et de relier six crochets à six cordages eux-mêmes rattachés aux navires. Tandis qu’ils s’afféraient à leur à leur tâche, j’en profitai pour m’adresser une nouvelle fois à mon compatriote.

-Notre Salut se trouve dans la créature que vous venez de soumettre. S’il vous en est gré, je vous prierais de bien vouloir l’invoquer sur le pont de ce navire. Elle seul connaît la destination menant en dehors de ce rêve insondable.

Mon compagnon de voyage s’exécuta, composant une série de mudra pour faire apparaître le serpent marin, docile sur le pont du navire. Le fait de l’apercevoir aussi proche de nous, dans tout son ensemble, renforçait les spéculations quant aux origines de son hybridation mi amphibie mi humaine. La bête ouvrit ses doubles paupières (la première écailleuse, la seconde plus marbreuse) dévoilant ainsi son regard perçant teinté d’or aux iris fendues à la verticale. Etudiant la bête durant quelque instant, je portais une nouvelle fois mon attention sur le jeune Hakka.

-S’il s’avère être entièrement sous votre contrôle il vous est alors possible de lui ordonner de nous conduire aux origines de cette malédiction, là où tout a commencé.

Alors que quoi que ce soit ne fut d’annoncé, j’ordonnai aux marins de fixé les crochets dans les écailles de l’imposant serpent de mer. Lorsque le jeune Hakka eu dicté ses exigences à l’égard de son nouveau serviteur, ce dernier dressant son imposante stature sur la membrane qui lui servait de queue, puis s’élança dans les eaux corrompues par mes soins. Le choc suffit à lui seul à faire trembler notre navire. Ainsi fut-il tracté par la créature contre vent et marais au travers de cette brume insondable et impénétrable. Silencieux, seul le léger remous des vagues heurtant la coque se faisait de nouveau entendre. Je repris ma position à l’avant du navire à l’instar du début de notre voyage comme si rien de tout ceci n’avait réellement eut lieu et faisant fi de mon compagnon de l’Akatsuki comme des spectres sordides hantant la brume. Puis durant un certain temps, plus rien ne se passa. La créature des abysses poursuivaient sont œuvres en nous tirant toujours plus loin dans l’infinité de cette dimension invisible et silencieuse. Sachant que nous arrivions bientôt à destination, je daignais enfin me tourner vers le jeune Hakka.

-Je vous suis reconnaissant pour tout ce que vous avez accomplis jusqu’à présent mon très cher frère, mais je suis dans le regret de devoir nous annoncer que notre voyage et encore loin d’être terminé. Les traits du doute parsèment votre faciès, j’imagine la confusion dans laquelle vous vous trouvez. Je n’ai guère été très honnête avec vous jusqu’à présent et je vous prie de m’en excuser. Avant toute chose, sachez que la brume qui nous entoure n’est nullement due aux émanations vaporeuses de quelconques palourdes géantes.

Je marquai une brève pose après avoir parlé d’un ton toujours aussi monocorde. Le jeune Hakka ignorait l’importance qu’il fut d’avoir été maintenue dans l’ignorance, je ne pouvais lui en vouloir de ne point comprendre cela. Par ailleurs, il était inutile de cacher le fait que je me servais de lui jusqu’au bout, néanmoins, dans ma grande mansuétude je serais à même de lui offrir une récompense dont le dédommagement saurait outrepasser toutes les péripéties qui nous attendaient.

-Notre voyage ne fait que commencer. Si vous désirez connaître les réponses à vos questionnements, je suis désormais à même de vous les fournir. Veuillez une fois de plus m’excuser pour tous ces désagréments.

Disant-cela, je tournai fugacement la tête vers l’horizon inexistante où commençaient à apparaître les silhouettes de multiples formations rocheuses et corailleuses. Nous arrivions à destination…
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MessageSujet: Re: Les mirages oubliés [RP Abandonné]   Mer 26 Fév - 20:18

Zero lui avait demandé de faire apparaître le monstre qu'il venait tout juste de capturer. Crachant sur le côté du bateau, il obéit. Il n'avait pas envie de le revoir tout de suite, et il n'avait surtout pas envie de l'invoquer à nouveau. Toutefois, dans le but de la mission, il obéit. Se croquant un doigt et faisant quelques mudras, il le fit apparaître. Après que Zero lui eût donné des ordres, le monstre se fit attaché plusieurs cordes sur la gueule et sauta dans l'eau au tout devant du navire. Rapidement, dans une grande secousse, le bateau fut tiré et commença à rapidement naviguer. Passant à travers le brouillard, on voyait à peine plus loin que le bateau. N'apercevant que difficilement le monstre qui les tirait vers ce qui semblait être la fin du périple, le bateau semblait être tiré par une entité paranormale.

Le capitaine et les marins retournèrent tous à leurs occupations, tentant d'oublier ce qui venait de se passer. Les petits signes n'avaient pas échappés à Tsuku, ce qui ne faisait que le fâcher encore plus. Ils étaient contrôlés, ou plutôt ils étaient des amis très proche de Zero. Ils devaient lui obéir aux doigts et à l'oeil. C'est dire que les menaces que Tsuku avait fait plus tôt n'avait seulement eu l'air que ridicule, et cela ne faisait qu'ajouter à l’agacement de l'homme de l'Akatsuki.

Un vent froid et humide se mirent à siffler à leurs oreilles. Se retournant de tout bord tout côté, fixant les environs pour être sur qu'aucun autre bateau ou monstre n'était dans les parages, il tenta de reprendre son calme. Zero, lui, n'avait jamais perdu son sang froid et était silencieusement et rapidement retourné tout à l'avant du bateau. Si il était aussi calme, ce n'était peut-être pas à cause de son tempérament ou de sa personnalité, mais peut-être aussi parce qu'il savait plus de chose que Tsuku lui-même.

Effectivement, ce genre d'habitat n'était pas la tasse de thé du jeune Hakka. Celui-ci préférait plutôt la terre, beaucoup de terre, la chaleur, les montagnes, tout ce qui est grand et l'où on peut voir ce que l'on a devant nous. Ici, impossible de voir plus loin que le bout de son nez, impossible de savoir ce qui se cachait dans ses profondeurs.

Tapant du pied, il reprit un dernier souffle. Il ferma les yeux, puis les ouvrit à nouveau. Ce genre de situation n'était pas la première qu'il vivait. Dans son jeune âge, lorsqu'il était dans les services secrets de Kiri, il avait souvent été confronté à des situations dont il ignorait tout et dont il devait se sortir rapidement. Dans ce genre de situation, prendre des décisions intelligentes et rationnelles était toujours intense et compliqué. Il avait été entraîné et habitué à ce genre de chose, mais cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas eu à les subir qu'il avait semblé être jeté dans un bain froid. Dernièrement, il n'était pas celui qui ne savait rien et qui devait agir, mais plutôt celui qui faisait les autres agir et qui savait tout.

Il était redevenu calme. Il avait reprit ses sens. Retrouvant rapidement ses repères, il fit quelques pas, et monta des petits escaliers pour retourner sur le pont principal. Marchant lentement jusqu'à son acolyte, il attendait des explications claires et précises. Si cet homme avait agi contre l'Akatsuki ou contre leur mission, il devrait agir dès maintenant.

Celui-ci sembla se rendre compte de la situation et se retourna vers le jeune Hakka

- Je vous suis reconnaissant pour tout ce que vous avez accomplis jusqu’à présent mon très cher frère, mais je suis dans le regret de devoir nous annoncer que notre voyage et encore loin d’être terminé. Les traits du doute parsèment votre faciès, j’imagine la confusion dans laquelle vous vous trouvez. Je n’ai guère été très honnête avec vous jusqu’à présent et je vous prie de m’en excuser. Avant toute chose, sachez que la brume qui nous entoure n’est nullement due aux émanations vaporeuses de quelconques palourdes géantes. 

Il l'avait donc bel et bien maintenu dans le secret. Pourquoi l'avait-il fait? Comment Tsuku devait réagir? Quand il était mis dans un binôme, c'est que le chef de l'organisation lui-même trouvait important qu'ils soient deux à coopérer. Agir seul, c'est agir contre la mission.

-Notre voyage ne fait que commencer. Si vous désirez connaître les réponses à vos questionnements, je suis désormais à même de vous les fournir. Veuillez une fois de plus m’excuser pour tous ces désagréments. 

Tsuku garda le silence quelques moments. Zero, lui, s'était à nouveau tourné vers le devant du bateau, regardant un horizon qui n'existait pas.


- Vous allez me dire exactement où nous sommes, et ce que nous faisons ici.

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MessageSujet: Re: Les mirages oubliés [RP Abandonné]   Jeu 27 Fév - 23:00

Ainsi fut-il, le jeune Hakka m’imposait ses questions véridiques qui devaient lui torturer l’esprit depuis un certain temps déjà. Comme promis, je me devais de lui apporter des réponses, cependant, le pauvre homme ne s’y prenait pas de la bonne façon. Face à nous commençaient à apparaître des récifs empreints de roches et de coraux se dressant tels des myriades de pointes effilées  hors des eaux troubles. Il ne nous restait plus beaucoup de temps. Brisant le lourd silence qui s’était imposé entre nous, je m’adressai à lui avec toujours autant d’abstention. Il ne nous restait plus beaucoup de temps.

-Pour être honnête avec vous j’ignore totalement où nous sommes, mais, réciproquement, je sais qu’elle est notre destination final. Laissez-moi donc-vous conter cette histoire, mon cher ami.

Ainsi le jeune Hakka apprit-il l’existence d’Hisoka, la légendaire cité sous-marine. Il y avait plusieurs siècles de cela, alors que les précurseurs du Ninshuu arboraient les premiers préceptes du ninjutsu, ces dernières rejoignirent notre continent le Yuukan pour fuir une antique guerre. Les origines de cette dernière importait peut, toujours fut-il que les précurseurs amenèrent avec eux les conflits. Comprenant qu’ils ne pourraient jamais échapper à ce cycle sans fin, certains d’entre eux décidèrent de s’exiler là où nulle guerre, nulle outrage ne pourrait venir les chercher, à savoir tout au fond des abysses. En effet, en ces temps oubliés, les précurseurs jouissaient de ce qu’on qualifiait de l’apologie du ninjutsu. Les précurseurs désireux de s’exiler au fond des océans étaient tous maîtres dans l’art des techniques liés à l’eau. Usant de leur incroyable pouvoir ainsi que des créatures marines avec lesquelles ils avaient pactisés, les précurseurs parvinrent à ériger une cité sous-marine à plusieurs milliers de lieu de la surface ainsi qu’à plusieurs milliers de lieu de toutes terres connues. Pendant des siècles les précurseurs vécurent dans la plénitude, protégée par la toute-puissance des océans. Jusqu’au jour où eu lieu un terrible drame condamnant à la cité des profondeurs ainsi que tous ses habitants à une errance éternel dans l’oubli.

-La brume qui nous entoure est l’une des conséquences de cette catastrophe. Afin de briser cette malédiction, il nous est nécessaire d’aborder les vestiges de la cité englouti.

Malgré mes premières, il restait encore tant à raconter. Je n’avais hélas plus le temps d’en dire davantage. Par chance, mon compatriote allait pouvoir découvrir à l’instant et par lui-même la suite des évènements, car nous étions arrivés à destinations, le port déchu servant jadis à relier Hisoka à la surface. La créature marine nous avait arrêtés à seulement quelques mètres des récifs. Ici, les courants marins étaient inexistant tout comme la moindre brise n’osant imprégner les voiles de notre navire. J’ordonnai alors qu’on libère la créature de son joug, cette dernière ne nous étant plus d’aucune utilité. Nous devions à présent nous concentrer sur une autre entité bien plus ancienne, bien plus hors-norme. La Mer Noir enveloppait toujours les eaux autour de notre navires, je tendis un bras vers l’avant de sorte à l’envoyer directement dans les récifs pour venir s’imprégner dans les coraux. Un grondement tonitruant s’éleva des récifs en réponse à cette attaque. Alors, l’océan lui-même se mit à trembler, faisant balloter notre embarcation dans tous les sens comme s’il avait s’agit d’un vulgaire monceau de pailles. Ainsi, les roches s’arrachèrent eux-mêmes des eaux sous les yeux hagards des non-avertis. Continuant de s’élever. Ce qui jusqu’à le ne représentait que de vulgaires récifs, s’érigeait peu à peu au rang de montagne de corail. Un nouveau grondement surgit de nulle part traversa nos corps semblable à une puissante onde insaisissable et impénétrable, comme cherchant à toucher nos cœurs. Cœur-même qui me faisait défaut. La stabilité de ce navire nous faisait de plus en plus défaut à mesure que ces montagnes, surgissant des profondeurs, déployaient d’imposantes vagues sur leur passage. Finalement, émergeant juste en face de nous, sous la forme d’un vestige encore vivant d’un passé antique, apparut la morphologie gargantuesque d’une tortue ou plus précisément d’une île-tortue. Avec cette dernière, il n’en existait plus que deux au monde. La seconde œuvrait au service du pays de la foudre dans le but de maintenir secret l’emplacement des chutes de la vérité. Celle nous faisant désormais face, cachait des secrets bien plus anciens.

Ses yeux s’ouvrir semblable à d’immense perle noir de la taille de notre embarcation. L’antique reptile dans un dernier élan d’éveil parvint à étendre l’un de ses gigantesques membres pour soulever notre navire comme s’il avait s’agit d’une simple feuille dans le creux de la paume d’une main. Une puissante aura émanait de ce gigantesque luth. Celui-ci était aisément perceptible par toute forme de vie, mais bien au-delà de tout cette force titanesque d’où semblait converger la mer tout autour de nous. Il émanait de lui une incomparable sagesse. Sans qu’il n’eut à ouvrir la gueule pour parler, un son caverneux s’éleva comme provenant de partout et nulle part à la fois.

-Qu’êtes-vous démon pour osez-souiller ces eaux de votre corruption et ainsi me tirer de mon long sommeil ? Lança la tortue tout en s’adressa directement à ma personne.

Elle devinait clairement que j’étais la source du mal qui l’avait arraché de son long sommeil. Le fait que l’on me qualifie de démon fit naître un sourire en coin sur mes lèvres dissimulées par mon capuchon. Malgré son antique savoir et toute la sagesse qui pouvait y attraire, cette misérable créature dont l’existence n’était plus que le simulacre d’un glorieux passé n’avait aucune idée de ce dont elle parlait. Quand bien même, je n’avais d’autre choix que de la rallier à ma cause si je désirai parvenir à me fin.

-Veuillez-nous excuser pour tous ces maux. Nous, humble mortel  que nous sommes, nous nous présentons face à vous afin d’accorder une chance aux déchus d’Hisoka d’avoir accès à la rédemption.

Bien qu’aucune expression ne pouvait apparaître sur son faciès écailleux je savais pertinemment que j’étais parvenue à éveiller son intérêt. Aussi poursuivais-je toujours avec le même ton libérateur.

-Vous savez comme moi que les peuples d’Hisoka, aussi surnommé les Hydiens sont prisonniers du joug de ce qui fut jadis leur relique gardienne. Je veux bien entendu parler de Myrmidia, la lanterne des âmes perdues. En délogeant cette dernière de son socle nous seront à même de libérer les Hydiens de leur malédiction. Mais hélas, tout ceci ne peut se faire sans votre aide. Vous qui jadis serviez de lien entre le monde des profondeurs et celui de la surface, je vous prierai de nous accorder un dernier voyage afin que nous puissions, avec votre consentement, mettre fin à cette tragédie sempiternel.

L’antique tortue de mer parût totalement indifférente du moins au demeurant. Car je me doutais bien qu’elle méditait sur ma proposition. Je n’agissais nullement au hasard. Je savais pertinemment qu’un éventuel espoir, aussi fugace qu’il soit, de sauver son ancien peuple puisse toucher cette créature. Après un long silence, qui nous parût à tous durer plusieurs minutes, elle se décida enfin à me répondre de sa voix roque et tonitruante.

-Il est vrai que j’aspire plus que toute à voir mon peuple reposer en paix. Je ne puis, hélas, vous faire confiance, vous dont le cœur est rongé par les ténèbres.

Alors l’imposante créature souleva sa seconde patte pour l’élever au-dessus de notre navire. D’extérieur, il aurait été aisé de penser qu’elle cherchait littéralement à nous écraser entre ses membres. Mais au vu de la lenteur et de la quiétude avec laquelle elle effectuait ses gestes, nous sûmes qu’il n’en était rien. Au lieu de cela, avec une infinie délicatesse, la tortue apposa l’extrémité d’un de ses imposantes griffes sur mon épaule. N’osant contredire sans volonté sous peine de voir ma mission échouer je pris la décision de rester immobile. Cette décision, je ne tardai pas à la regretter amèrement. Une quantité colossale de chakra senin fut alors injectée dans mon corps. Je fis usage de toute la puissance du chakra de Majora pour le retenir, mais cela fut en vain. En un rien de temps des éclats de coraux jaillirent à une vitesse inouïe sur toute la partie gauche de mon corps. Celui-ci ayant germé à même l’intérieur de ma chair, j’en ressenti une douleur atroce lorsqu’elle fut déchiré. D’épais filets de sang jaillirent de mon bras gauche à mesure que les coraux s’emparaient de mon membre pour le paralyser. L’infection s’étendit alors jusqu’à toute une partie de mon dos ainsi que sur la moitié de mon visage. Les parties du manteau noir touché, par cette corruption fut littéralement déchiré et vola en éclat. Le capuchon voilant jusqu’alors une partie de mon visage fut arraché, montrant ainsi aux yeux de tout un visage déformé par la douleur. Cette même douleur était particulièrement intense, tant elle provenait directement de l’intérieur de mon corps pour venir à en détruire l’extérieur. La souffrance se révélait particulièrement vive sur mon bras gauche rendu inutilisable par ce maux. Tombant un genou sur le sol du navire j’avais poussé un atroce  hurlement sous l’effet de la douleur mêlé à celui de la surprise.

Haletant, je saisi mon membre souillé à l’aide de mon bras valide. La matière s’était solidement engouffré dans ma chair et formait désormais une sorte de croûte corailleuse particulièrement solitude. A cet instant, il me fallut faire usage de toute ma volonté pour ne pas me laisser engloutir par ce chakra Senin. Puis cela passa, mais la corruption demeurait toujours présente tout comme la douleur et son lot d’handicaps qui s’y accordait.

Je lançai divers coups d’yeux autour de moi. Les marins, dans leur parfait rôle de pantins, n’exprimèrent aucune émotion quant au sort qui m’affligeait. Avec ces circonstances s’accompagnaient un problème supplémentaire. Après Amaya, il était le deuxième membre de l’Organisation à connaître mon visage. Ceci étant certes problématiques, il s’agissait néanmoins à l’heure actuelle de la dernière de mes priorités. Mutilé et défiguré par le corail, tenu à moitié à terre, je faisais un effort considérable pour ne pas perdre conscience, car avec ma volonté, le chakra senin aspirait mon chakra rendant inutilisable la part de pouvoir qui m’était lié avec Majora. La colère, la peur, l’incertitude s’empara brusquement de moi. Jamais n’osais-je, Ô grand jamais ne m’étais-je attendue à cela. Comment osait-elle ? Cette maudite créature…

-Qu’avez-vous fait ? Finis-je par lui hurler entre deux halètements perdant ainsi brusquement toutes mes moyens.

La rage, s’emparait de mon cœur, mais aussi la frustration. La frustration de ne pas avoir été en mesure de faire face à cela.
Une nouvelle série de grondement se mit à résonner tout autour de nous, signe que cette odieuse calamité s’apprêtait à s’adresser à nous.

-Cependant, il m’est impossible de refuser une occasion d’apporter le salut à mon peuple. Votre cœur appartient peut-être aux ténèbres, mais celui de l’homme qui vous accompagne peut encore servir les douces vertus de ce monde. Je vous ais infligé cette malédiction afin de m’assurer qu’aucun mal ne sera fait au peuple Hydien. S’il venait à leur arriver quoique que ce soit, je prendrai cela comme une trahison et  vous laisserai à jamais errer au fond des abysses. Tel est la condition pour que j’accepte de vous conduire jusqu’à Hisoka.

De multiples anfractuosités apparurent alors sur la carapace montagneuse de la tortue, alcôve servant jadis de séjour durant les trajets liants la surface aux profondeurs.

-J’ai une dernière chose à ajouter. Dit l’immense reptile en s’adressa au dernier des Hakka. Un grand pouvoir émane de vous mortel. Sachez l’utiliser avec sagesse et parcimonie. Ne laissez point les ombres prendre l’ascendant sur votre cœur comme la fait votre compatriote. Si possible, puissiez-vous un jour retrouver sa lumière perdu afin qu’elle puisse le guider au travers du linceul pernicieux dans lequel il est enveloppé.
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