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 Haiiro Soramaro [FINI]

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Haiiro Soramaro
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MessageSujet: Haiiro Soramaro [FINI]   Lun 14 Mar - 20:37



Haiiro • SORAMARO


IRP !

Nom : Soramaro
Prénom : Haiiro
Âge : 23 ans
Sexe : Masculin
Nindo : Parcourir le monde afin de mieux le comprendre
Village : Iwa  
Clan : /
Grade : Je vise un haut grade. Juunin; Sannin, de préférence. Bras droit, sinon.
Bingo Book : Bingo-Book


Je ressemble à...


Grand jeune homme aux yeux bleus et aux cheveux noirs coupés courts, Haiiro inspire le calme. Devant ce visage anguleux, marqué par un front lisse et par des joues légèrement creusées, il apparaît d'abord comme une personne méfiante, mais pour le moins souriante et décontractée, puisque de bien nombreuses expressions peuvent caractériser ce personnage fuyant le temps et la monotonie.
Une expression à la fois sérieuse et réfléchie se dessine sur les lèvres fines et légèrement pincées d'Haiiro, possédant une voix médium et posée.  

Privilégiant des vêtements confortables n'entravant en rien ses déplacements, Haiiro convient au portrait d'une personne lamba, détachée des coutumes shinobi. Ne portant ni bandeau frontal ni emblème sur ses vêtements, il est capable de se fondre dans la masse, et de répondre à une multitude de profils similaires. Comme un redoutable caméléon, un prédateur usant de la banalité pour se frayer un chemin, il est non pas expert des combats de mêlés, mais des attaques rapides et furtives.

D'une rare souplesse déviant vers une capacité de contorsion admirable, l'agilité peut être pressentie dès le premier coup d’œil: fin mais toutefois pourvu d'une musculature raisonnable témoignant de ses expériences au combat, Haiiro ne se sépare jamais de son arme, qui lui est caractéristique.
Comme de nombreux hommes ayant été confrontés aux vicissitudes d'une vie tumultueuse, son corps est couvert de certaines cicatrices; cicatrices qui immortalisent chaque instant d'un parcours initiatique, d'un accomplissement en soi.

Serein et peu emprunt à la nervosité du fait de son savoir, Haiiro n'apparaît pas comme un combattant aguerrit, mais comme un voyageur propre sur lui, un ingénieur capable de donner du sens à l'action la plus brève, et à réfuter les plus longues.


Je pense à ...
Introverti, calme et réfléchi, la parole d'Haiiro est d'or et témoigne d'une grande capacité à se remettre en question. Doté d'un certain sens de l'humour et d'un caractère naturellement décontracté, il est toutefois voué malgré lui à un sentiment bien plus sombre: la peur constante de se retrouver impuissant. L'Homme n’est jamais aussi grand que lorsque s’esquissent, derrière le masque glorieux, ses failles et ses faiblesses. Lorsque le danger le surpasse, la colère et la peur peuvent avoir raison de lui, et le pousser à tuer ses poursuivants, ou à minima faire preuve d'une extrême violence. Rien, en temps normal, n'empêche néanmoins son pacifisme : si un combat peut être évité, et donc si un ennemi peut être raisonné, tous ses efforts seront centrés sur une volonté insatiable de réorienter son esprit. En cela, jamais le jeune homme ne se lancera dans un réel combat si des vies ne sont pas en danger. Sa fascination pour les coutumes étrangères et pour les voyages font de lui un brillant ingénieur, capable de réparer plusieurs types d'objets, de forger différentes armes, et de survivre dans des environnements hostiles.  
Pouvant faire preuve d'un véritable génie dans la compréhension de l'espace physique et social, il est un excellent tacticien, si toutefois ses plus grandes peurs restent à surmonter. Il lui semble extrêmement facile de pouvoir cerner une personne et de faire tomber le masque, au plus grand désavantage des héros et des adversaires qui l'entourent. Le fait de pouvoir facilement desceller les points faibles d'un individu font de lui un stratège au combat. Ses excellentes connaissances des arts martiaux lui permettent également d'analyser et de déduire des styles de combats auquel il doit répondre. De l'autodéfense, des arts guerriers à la voie de l'accomplissement spirituel, les connaissances multiples d'Haiiro acquises tout au long de ses voyages l'aident à procéder à des analyses par composantes poussées.
Par ailleurs, si Haiiro sait que la pratique martiale est une Voie en soi, elle n'est pas la seule : l'éducation d'un pratiquant se doit d'inclure d'autres nécessités : considérant le Savoir comme étant le seul moyen de devenir un homme meilleur et un meilleur combattant, il n'est pas rare de le voir s'adonner à différentes pratiques des plus sereines : de la calligraphie aux jeux d'échecs, de la philosophie à la littérature aux notions poussées de médecines traditionnelles et des pratiques méditatives, Haiiro est de ce fait doté d'une grande maîtrise de soi, du geste et de la respiration, du renforcement de la santé par la connaissance des points vitaux, tant pour mettre l'adversaire hors d'état que pour se soigner.

Si de tristes circonstances ont forgé l'esprit d'Haiiro, sa vision du monde Ninja est quant à elle pessimiste : sujet à un défaut qu'est celui de penser que le Pouvoir n'est jamais innocent, sa méfiance envers les dirigeants de certaines nations est grande, si bien qu'il lui est impossible d'en rejoindre. Ne prenant partie pour aucune cause spécifique, il lutte néanmoins ardemment contre le crime, quelle que soit sa nature. Cette manière autonome d'agir pourrait être vue comme un danger, car qu'importe d'où provient l'injustice, il s'y dressera et luttera contre elle jusqu'à son éradication. D'autre part, le savoir qu'il détient n'est pas reconnu comme tel : il s'agirait alors de simples connaissances, appartenant à un esprit ouvert à chaque changement, à chaque idée lors de différentes circonstances. En cela, Haiiro est doué d'un inventaire raisonné récapitulant de chaque ingrédient nécessaire pour « connaître » : les contenus ainsi que les critères d'évaluation s'accompagnant de la valeur de la connaissance (séparer le vrai du faux, remonter à une source par un moyen d'introspection ou par une enquête) ; les moyens et les conditions de la connaissance (sa base, la manière dont elle a été acquise) ; et les limites éventuelles de la connaissance (les déductions, les hypothèses).

Si croire quelqu'un est synonyme de s'attacher à la valeur d'une vérité, d'ajouter la foi à ce que dit une personne, encore faut-il estimer vraies ses paroles. Haiiro démontre une grande facilité à distinguer deux notions fondamentales : croire de manière absolue, donc accepter des vérités certaines comme des vérités par adhésion de l'esprit, comme un acte de volonté de croire. Puis de « savoir », avoir la connaissance complète et pouvoir affirmer l'existence de quelque chose.
En cela, Haiiro pense que le savoir est un état se situant entre le doute et la certitude ; comme un assentiment se traduisant par la reconnaissance de quelque chose qui n'est que probable. Le résultat d'une habitude, d'une série d'expériences conduisant à attendre ce qui aura lieu dans des conditions similaires, afin de les hisser au stade de savoirs absolus.
Pour Haiiro, le savoir suppose un acte cognitif, la saisie d'un concept prenant place à la fin de l'analyse de systèmes de connaissances rationnelles. Sans exposition à la racine de quelque chose, sans recours à l'expérience de la conscience, rien ne pourrai former un savoir immédiat, mais constituerai un chemin qui y mène.

Puisqu'Haiiro est d'une nature passionnée et curieuse, ses connaissances politiques, stratégiques, opératives et tactiques lui permettent d'évaluer les risques de chacune de ses décisions ; qu'elles soient tournées vers le combat ou vers de longs débats. D'une part, Haiiro est capable d'estimer les probabilités de chaque réalisation et de chaque éventualité. Il est, d'autre part, capable d'adopter des règles ou des indicateurs permettant de classer, dans son esprit, la mise en œuvre de différents scénarios. Dans ce palais mental en constante ébullition, deux lois régissent ses très nombreux raisonnements : le niveau d'organisation, et le mode de conduite. Cet enveloppement stratégique l'aide à attaquer des règles de conduite en elles-même, plutôt que de les affronter directement par des forces vives.

Si Haiiro est d'une nature critique et demeure éloigné du cadre des multiples sociétés existantes au sein du monde Ninja, il pu alors développer un raisonnement mature au sujet du fonctionnement de la Société en elle-même : ayant longtemps observé les groupements, leur dynamisme, leur capacité à changer, à évoluer, à se donner de nouvelles formes et de nouvelles règles, Haiiro fut rapidement capable de se servir de l'ensemble de ces critères lors de ses voyages.  


J'ai vécu...

HOME IS FOR THE HEARTLESS
Hope doesn't live here.
Love doesn't live here anymore.
Mother mercy, take my hand.
Follow me through this forsaken land.
Father time, return what's mine.
The innocence you stole from these eyes.

I. THE FIERY SOULS

Dans le petit village d'Hibana, situé à l'est de Konoha, les habitants suivaient le cours normal de leur journée : les familles labouraient leurs champs pendant que quelques artisans préparaient leurs caravanes, pour se rendre ensuite dans les quartiers commerçants des plus grandes villes du continent. Pour Haiiro Soramaro, jeune homme de vingt trois ans, une nouvelle journée de travail se profilait : commençant par tailler quelques bois à l'aide d'une dague que son père, Hataro, lui avait offert à sa majorité, il était assis sur les marches du perron de la demeure, fredonnant quelques airs jazzy. Ce grand jeune homme d'un mètre quatre-vingt huit avait des cheveux noirs toujours ébouriffés. Il semblait toujours piégé dans un flegme se reflétant au travers de ses yeux bleus acier, constamment endormis. Une fine barbe de quelques jours encadrait son visage légèrement tiré en longueur. Vêtu très simplement d'un ensemble noir et chaussé de simple mocassins en toiles, il était debout depuis les premières lueurs du soleil.

La famille Soramaro construisait les meilleurs bô du pays : ils étaient taillés dans le bois le plus solide qu'il était possible de trouver dans les forêts d'Hi no Kuni. Plus que quiconque, la jeune Issa Habara, amie d'enfance d'Haiiro, savait à quel point celui-ci était doué pour la sélection des bois et l'élaboration des armes. S'entraînant régulièrement à leur maniement lorsqu'il s'agissait de confirmer leur bon équilibre, les deux jeunes fabricants étaient sans doute les deux personnes les plus habiles au combat au sein de ce petit village qui prospérait grâce à différents travaux artisanaux.
La belle jeune femme aux cheveux rouge et aux yeux émeraude rejoignait toujours Haiiro à huit heures du matin, pour l'aider à tailler plus d'une trentaine d'armes, expédiées ensuite par les marchands partant pour les plus grandes villes d'Hi no Kuni.

« Ossu, Haii-san ! Tu as déjà bien avancé... » Constata la belle demoiselle, en s’asseyant sur la deuxième marche du perron, à côté de son ami. Haiiro lui souri simplement, sans interrompre ses nombreuses séries de fabrications. Autour d'eux, les premiers cerisiers fleuris encadraient la petite demeure d'une aura finement rosée, les pétales virevoltant à chaque vent chaud de ce début d'été.

« J'ai commencé il y a trois heures, après avoir cherché le bois avec otousan... je tenais à ce qu'on puisse avoir le temps de s'entraîner, aujourd'hui. »

Issa empoigna à son tour un bois pour le tailler, tout en poursuivant la conversation. Bien que le soleil n'était pas encore à son zénith, la température s'élevait déjà à vingt-six degrés. Cet été s'annonçait comme étant l'un des plus ardents qu'Hi no Kuni ai pu connaître depuis une décennie. Privilégiant des vêtements légers, les deux jeunes gens ne paressaient pas gênés par ce fait, et restaient productifs.  Relatant de plusieurs sujets aux tons légers et poursuivant leurs efforts jusqu'à midi, ils s'arrêtèrent à la fin de leurs travaux, pour manger. Comme il en étant toujours question dans ce petit village de cinquante habitants, un buffet froid était installé à proximité de la seule auberge qui s'y trouvait. Chacun pouvait se servir, et rejoindre leur famille. Les Habara et les Soramaro s'entendaient à merveille, si bien que les deux amis d'enfance n'éprouvaient aucune gêne à s'installer l'un et l'autre à un bout de table à côté de ceux qu'ils considéraient comme étant des membres d'une seule et grande famille s'entraidant tous les jours lors de différentes tâches.
Tout le monde disait qu'Haiiro et Issa étaient la relève : ceux qui donneront un second souffle à ce village, et viendra un jour où ils seront aussi forts d'esprit que de corps.
Hataro Soramaro était l'un des seuls doyens de ce village a avoir servi dans les forces de l'ordre : ancien Juunin de Konoha désormais à la retraite, il appréciait le fait de voir son fils unique montrer autant d'intérêt pour les arts martiaux, et le contrôle du Chakra. Depuis l'âge de huit ans, Haiiro bénéficiait d'un entraînement rigoureux de la part de son paternel, celui-ci ayant remarqué que son fils démontrait certaines facilités quant au maniement des armes, et au contrôle du Chakra. Des exercices de souplesses jusqu'aux affrontements, c'était ensuite Issa, qui bénéficiait des entraînements et des conseils de son plus grand ami, car elle-même était douée d'une grande souplesse et d'un calme à toute épreuve. Les deux jeunes âmes, vivantes et fougueuses, entraînaient avec elle la fierté de tout un village.

Après le repas, le village d'Hibana se remît au travail. Haiiro et Issa s'étaient retrouvés au même lieu que ce matin. Devant le petite demeure des Soramaro, les deux amis tenaient chacun un bô. Sous un soleil désormais à son zénith, Haiiro s'était débarrassé de son haut afin de ne pas être gêné par la transpiration lors de ses mouvements. Issa, quant à elle, était vêtue d'une brassière et d'un short court. S'étirant avant de commencer une série d'exercices basés sur le maniement de l'arme, tous deux paressaient incroyablement calme et à l'aise, sous une chaleur qui se manifestait par des vents troubles et pauvres en air frais. Cette contrainte était vue comme un élément à surmonter à l'aide de rapides procédés de méditations. Se redressant ensuite de tout leur long pour finalement prendre une position de combat, les deux jeunes gens, le sourire aux lèvres, s'affrontaient du regard.

« T'es prête ? »

« Toujours. Sur quoi travaillons-nous, cette fois ? »

« On va continuer à éveiller nos Chakra. Ne te concentre pas sur tes prises, car ce sont des acquis. Concentre-toi sur le contrôle de ton énergie, bats-toi avec elle. Reste concentrée. Nous allons accroître notre rapidité et notre force. »

Issa acquiesça, et l'affrontement débuta aussitôt. Les bô tournoyaient, s'entrechoquaient, et étaient bientôt recouverts par de faibles aura limpides. La quantité de Chakra que les deux rivaux contractaient les aidaient alors à renforcer leurs impulsions, fortifier leurs gardes et décupler leur puissance. Hataro contemplait ces multiples échanges depuis la première marche du perron de sa demeure, voyant les deux jeunes amis éveiller un potentiel qui s'annonçait prometteur. A armes égales, tous deux s'appliquaient rigoureusement, et ne faisaient pas que se battre : si en effet aux premiers abords ils semblaient s'affronter, chacun d'eux restait concentré, s'assurait de la justesse de chaque geste et du Chakra nécessaire pour les réaliser. Quarante minutes passèrent et ils s'interrompirent, lâchant chacun leur arme pour se féliciter. Le doyen de la famille Soramaro s'avança tranquillement, en applaudissant, la mine satisfaite.

« Vous avez fait beaucoup de progrès, tous les deux... »

Haiiro s'inclina légèrement : « Arigato, otousan. »

« Si je peux vous donner un conseil, continuez ainsi à manipuler votre Chakra en fonction de l'intensité de vos efforts. Votre énergie n'est pas infinie et n'est donc pas une arme en soi. Continuez à entretenir votre corps, afin qu'il soit aussi fort que votre esprit. Continuez ainsi, et dans quelques temps, je vous enseignerai la voie du Ninjutsu. L'art des éléments. »

Hataro se retira pour laisser Haiiro et Issa retourner à de nouveaux exercices. Tous deux s'entraidaient lors de leurs assouplissements, et conclurent leurs exercices par une séance de taïchi. Se concentrant sur leurs respirations et sur chaque ressenti de leur corps, ils parvinrent à se hisser à de nouveaux degrés de compréhension vis-à-vis du Chakra et de son utilisation, mais également des détails de leurs mouvements, de chaque rotation, de chaque appui, de chaque contraction et de chaque détente. Assis en tailleur l'un à côté de l'autre, à l'ombre, ils s'hydrataient avec leurs gourdes d'eaux, tout en discutant.

« Dis, Haii-san... est-ce que tu penses qu'on restera toujours ici, à Hibana ? J'ai l'impression que plus nous apprenons, plus nous nous ouvrons sur le monde. Tout le monde ici semble compter sur nous, mais je ne suis pas certaine de vouloir être une simple artisane toute ma vie. Si nous vivons dans un monde, ce n'est peut-être pas pour rester cloîtrer entre quatre murs... tu ne pense pas ? »

Haiiro s'affala sur l'herbe chaude, et se saisit d'un pétale de sakura, qui jonchait sur le sol à côté d'autres. Il jouait avec en détaillant sa texture, en attestant de sa fragilité. Une fois détaché de leur arbre, ces pétales étaient libres de vaquer au gré du vent dans une immensité qui ne leurs appartenaient pas. Un pétale fragile sur une terre toute aussi aride que solide. Pourtant, il ne perdait pas de son éclat : il était lumineux, et sa couleur rose semblait flamboyer au contact des rayons du soleil. Qu'importait donc la taille de celui-ci, si il était capable d'égayer ce qui se trouvait autour de lui ; tout un monde, aussi aride que solide.

« J'en ai souvent discuté avec otousan. Il était Juunin à Konohagakure no Sato. Il me dit souvent que le monde est magnifique, qu'il n'y a pas de plus beaux paysages que ceux que l'on a jamais vu. L'imagination sublime la réalité, qui elle-même, est bafouée par l'esprit cupide et compliqué de ceux qui ont le pouvoir. Le pouvoir n'est jamais innocent : plus les gens sont forts, plus ils veulent façonner ce qui a déjà pris, en soi, une forme sublime. Graver dans la roche, brune, légèrement orangée et pleine, l'effigie de ceux qui ont gouverné ce qui n'a pas besoin de l'être. Construire avec le bois, la luxure s'élevant jusqu'à un ciel auparavant tranquille. Otousan l'a vu, et le sait : ce qui est magnifique est éphémère, car le sang, infâme et froid d'amour, coulera lorsque le pouvoir aura surpassé ce qui n'a pas besoin d'être surpassé. »

Issa resta pensive. Son regard émeraude, étincelant, s'amusait à attribuer une forme aux nuages, et à défier l'intensité du soleil. Elle ferma les yeux, expira profondément, et s'allongea à côté de son ami, pour tourner la tête à la hauteur de son regard noisette, et le contempler. Elle devinait en celui-ci une force tranquille, une volonté de faire le bien et de découvrir ce qui était inconnu. Un regard perçant mais serein, des iris foncées qui retranscrivaient néanmoins des sentiments clairs et vrais. Un regard puissant, incandescent et résolu, qui lui donnait la volonté de croire que traverser les frontières et de louvoyer pouvait être la meilleure des vies.

« La vie commencerai là le confort s'arrêterai. Devrions-nous partir, Haii-san ? Lorsque nous finirons de découvrir nos énergies, de contempler nos esprits ? Que diraient nos familles ? »

« Nous sommes plus que des artisans. Chacun de nous inspire à autre chose que le simple fait d'appliquer un métier. Nous avons servis Hibana depuis notre naissance. Il serait temps de penser à nous, à ce que nous voulons. Personne ne nous en voudra. Otousan est assez fort pour protéger le village, et d'autres fabricants pourront prendre notre place. Donnons-nous encore plusieurs jours ou plusieurs semaines afin de nous préparer, et découvrir le monde. »

Les deux amis se relevèrent pour entamer une nouvelle série d'entraînements, jusqu'au buffet du soir. Si le saké coulait à flot à l'occasion de l'anniversaire du père d'Issa, les villageois semblaient ravis de fêter l'an nouveau d'un homme sage et respecté du village, connu comme l'un des plus grands travailleurs, dont la réputation allait jusqu'à franchir les murs de Konoha gakure no sato. De bonne compagnie, Haiiro et Issa exécutaient les danses de coutumes en compagnie d'autres habitants. L’événement qui faisait trembler le parquet de l'auberge d'Hibana était partit pour durer la nuit entière.
A environ deux heures du matin, Haiiro rejoignit Issa, appuyée contre la rambarde boisée de la petite terrasse parquée du lieu. Elle observait silencieusement la lune, perdue dans ses pensées. Haiiro, quelque peu éméché, enroula son bras autour de la nuque de son amie.

« Ca ne va pas, Issa-chan ? »

Arrachée de ses songes, elle mit du temps à répondre. Rêveuse mais quelque peu mélancolique, elle murmura : « J'ai du mal à penser que bientôt, nous allons les quitter. Et si le bonheur n'était pas dans ce à quoi nous croyions, Haii-san ? Et si il était juste là, et que nous n'aurions pas à le quitter ? »

Haiiro ravala une montée acide, libéra la nuque d'Issa, et s'appuya également sur la rambarde de la terrasse.

« Je comprends ta réticence, Issa. Nos amis et nos familles sont ici. Mais quand je regarde l'horizon, je ne peux pas m'empêcher de penser à ce qui s'y trouve. Je persiste à croire qu'au début, nous penserons faire un voyage et qu'une fois entamé, ce sera ce voyage qui nous fera. Rien ne me rend plus heureux que l'idée de partir avec toi, à la découverte de ce qui s'offre à nous. »

Issa tourna son regard vers celui d'Haiiro, qui croisa en même temps le sien. Tempe contre tempe, tous deux fixaient ensuite les étoiles.

« Il y a tellement de légendes, de mythes, qui déterminent tout ce que nous voyons. A moi aussi, ça me fait un peu peur, mais j'ai le sentiment que nous devons accomplir bien plus que de simples travaux artisanaux... »

Issa trouva un certain réconfort lorsqu'elle pu se blottir contre son ami.

« Ton père l'a dit : les choses magnifiques sont éphémères. Et si nous devions un jour choisir un camp ? Renoncer à cette vie pour nous élancer dans la bataille ? »

« Dans ce cas, nous choisirons ce qui nous permettra de défendre ce que nous aimons le plus. » Répondit-il avec enthousiasme et témérité, en enveloppant, d'un bras protecteur, le ventre d'Issa.

Lorsque la fête se termina à l'aube, Haiiro et Issa n'eurent pas le temps de se reposer : ce fut avec beaucoup de fatigue qu'ils partirent chercher du bois en compagnie d'Hataro, pour aussitôt fabriquer de nouveaux bo. Même si le soleil n'aidait pas les deux amis à retrouver tout leur entrain, ils purent toutefois achever leurs productions avant le début de l'après-midi. Au lendemain d'une fête, les villageois étaient silencieux lors du buffet, mais tout de même de bonne humeur.





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• Prénom : Fabien
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• Passions : Musique, sport, lecture
• Personnage du manga préféré : Itachi et Kakashi, ces maîtres !
• Comment avez vous découvert le forum ? : Par Google !
• Comment trouvez vous le forum ? : Vraiment très sympa !
• Que faudrait il changer ? : Rien. Ok ?
• Autre chose ? : Je crois être déjà venu ici, mais ça daaaaate !!! Sinon oui, pas mal de RP à mon actif...
• Avez vous lu le règlement ?* : Oui et le Contexte





Dernière édition par Haiiro Soramaro le Lun 14 Mar - 22:32, édité 6 fois
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Yumi Esuki
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MessageSujet: Re: Haiiro Soramaro [FINI]   Lun 14 Mar - 21:05

Bienvenue à toi l'ami, et bon courage pour ta présentation. Le début s'avère très encourageant en tout cas !

Je tiens également à te préciser qu'il est encore impossible à l'heure actuelle d'être Nukenin ou sans village. Je te conseille de consulter le topic des effectifs afin de savoir vers quel village t'orienter parmi ceux qui sont ouverts (le plus conseillé étant Iwa) :
http://sns-rp.forumgratuit.org/t4747-effectif-des-villages

Aussi, ton avatar n'est pas aux normes (qui sont 200x400). Il te sera demandé de le redimensionner pour être validé. J'en profite également pour signaler les erreurs et les omissions dans le code :
- la mention "Samouraï" dans le clan appartient au modèle et est à remplacer par le clan de ton personnage (a priori aucun, ici), donc tu peux la supprimer entièrement ;
- même chose pour le grade "Kage" qui fait lui aussi partie du modèle, à supprimer. Il t'est conseillé d'estimer le grade qui correspond le plus à ton personnage ou celui que tu vises, plutôt que de demander de te juger ;
- il t'est demandé de rajouter l'image de ton avatar dans le modèle (à gauche des informations IRL quand tu actualises) ;
- il t'est demandé de créer un sujet Bingo-Book dans la catégorie adéquate du forum (même si tu n'es pas obligé de le remplir dès maintenant) et d'en mettre le lien à l'endroit indiqué.

A très bientôt et encore bienvenue sur Senkai ! Giggling
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MessageSujet: Re: Haiiro Soramaro [FINI]   Lun 14 Mar - 21:07

Merci beaucoup, Yumi !

Je continue tout ça, merci Very Happy

Juste une question, s'il te plaît !
Est-ce que je peux poster la suite de mon histoire en dessous de ces post-ci ? Car elle est très longue, et au-delà de ce premier chapitre, j'arrive à une première limite de caractères.

Merci pour cet accueil chaleureux et très rapide ! Very Happy

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" J'ai l'intégral des vinyls de Clauclau. "
Jean-Maurice Ravel
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MessageSujet: Re: Haiiro Soramaro [FINI]   Lun 14 Mar - 21:17

Une limite de caractères ? Ce serait une première. Tu vas faire saigner des yeux ceux qui s'occuperont de ta validation. Giggling

Mais si vraiment tu ne peux rien ajouter au premier message, j'imagine que poursuivre l'histoire à la suite de ce sujet est la solution la plus logique.

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MessageSujet: Re: Haiiro Soramaro [FINI]   Lun 14 Mar - 21:56

J'ai vécu...


II. SPIRITUAL

Débutant un nouvel entraînement au soir après quelques heures de sommeil réparties durant toute l'après-midi, Haiiro et Issa reçurent l'intervention d'Hataro après un enchaînement de plusieurs exercices d'arts martiaux et de contrôle du Chakra. Le cinquantenaire présenta deux feuilles de papier paressant ordinaires, mais elles servaient vraisemblablement aux ninjas initiés à trouver leur affinité. L'ancien Juunin expliqua alors à ses deux protégés qu'une fois la manipulation du Chakra bien apprise, il était possible pour ceux qui en usait de s'éveiller à un autre stade de maîtrise. Hataro semblait avoir gardé quelques-unes de ces feuilles en ayant espoir de pouvoir transmettre son savoir. Attentifs à ses explications, Haiiro et Issa ne bougeaient pas, et le fixait.

« Nous allons procéder au Seishitsu Henka, le changement de Nature du Chakra. Il s'agit d'une forme avancée du contrôle du Chakra, qui implique de transformer l'énergie à un type inné. Ceci vous permettra d'apprendre des techniques de Ninjutsu. Nous allons allier forme et matière. Ces deux morceaux de papier ont été fabriqués à partir d'un arbre cultivé et alimenté en Chakra. Lorsque le papier est exposé à votre Chakra, il réagit en fonction de sa nature : Le papier s'enflammera et se cendrera si votre affinité est le Katon. Il se coupera s'il s'agit du Fuuton. Il se froissera s'il s'agit du Raiton. Il deviendra sale et s'effritera s'il s'agit du Doton, et enfin, se mouillera s'il s'agit du Suiton. Ce procédé impliquera une longue séance de méditation. Restez calme, ne soyez pas pressés par le temps, car celui-ci vous appartiendra. A terme, je pourrai vous apprendre ce que je sais du Ninjutsu. »

Les deux amis s'exécutèrent, prenant une position confortable afin de pouvoir méditer sur leur Chakra, et de le transférer dans la feuille qu'ils venaient de recevoir, dans le but de pouvoir accéder à leur affinité. Sans se préoccuper du résultat, ils restèrent les yeux clos sans prêter attention aux heures qui défilaient. Contrôlant leur respiration et prêtant attention à leur posture afin de favoriser l'écoulement de leur énergie à travers leur corps, Haiiro fut le premier à entendre, d'un bruit discret, sa feuille réagir à son apport d'énergie. La feuille s'était alors plissée, ce qui signifiait que son affinité était le Raiton. Silencieusement, il se leva, souriant, et serra fougueusement le papelard dans sa main droite. Peu de temps après, Issa pu constater que son papier s'était humidifié. Son énergie correspondait à l'élément de l'eau, le Suiton.

« Otousan !! » Appela Haiiro. Hataro vint calmement à eux, en ce début de nuit étoilée.

« Il semblerait que vous ayez réussi. Entraînons-nous demain. Vous devez vous reposer. »

Hataro partit alors se coucher sans attendre sur son fils, qui profita de cet instant pour rester aux côtés de son amie. Ils se regardaient, le cœur enrichi par la fierté et par la joie d'avoir repoussé leurs limites. Ils se donnèrent les mains, et s'approchèrent l'un de l'autre.

« On y est bientôt... » Murmura doucement Haiiro.

« Je suis heureuse, Haii-san. Grâce à toi, je m'aperçois toujours un peu plus que je suis capable de bien plus que ce que je croyais. Et je m'aperçois également à quel point je t'aime. »

L'un contre l'autre, Haiiro et Issa trouvèrent un peu de réconfort, mais sentaient comme une immense perte d'énergie suite à leur dernier exercice. Serrant fortement la jeune femme contre lui, Haiiro se détacha finalement d'elle, et embrassa tendrement son front.

« On a du sommeil à récupérer. On se retrouve demain pour s'entraîner avec mon père. Repose toi bien. »

Après avoir pénétré sa maison, Haiiro fut surpris de voir que son père ne dormait pas, mais était assis sur une chaise de la pièce à vivre, qu'il empruntait souvent pour bouquiner. Les bougies qui illuminaient la pièce, demeurant dans la pénombre, dissimulaient un visage grave et emprunt à de tristes souvenirs.

« Otousan... ? Quelque chose ne va pas... ? »

« Haiiro. Assis-toi, s'il te plaît. »

Le jeune homme prit place sur un tabouret qu'il avait déplacé pour se retrouver face à son père. Inquiet et dans l'incompréhension, Haiiro balaya toutes ses pensées alors tournées vers Issa. Si tous deux avaient changé tout au long de leurs multiples entraînements, leurs sentiments avaient également évolué. D'une amitié solide émergeait un amour inconditionnel, et cette volonté de partager l'expérience de la découverte d'un monde tout entier. Confronté à plusieurs émotions contraires qui se mêlaient et s'affrontaient, Haiiro expira pour se débarrasser du semblant d'anxiété qui lacérait son ventre.

« Il faut que tu saches certaines choses. Je me doutais bien qu'un jour, tu allais partir. Tu as le même sang que moi. Je vais te dire la vérité, sur le décès de ta mère. »

« Elle n'est pas décédée suite à une maladie... ? » Demanda Haiiro, chamboulé par la nouvelle. Il avança d'un cran son tabouret, appuya ses coudes contre ses genoux, et se tût.

« Ta mère était tout comme moi un Ninja. Nous nous étions rencontrés à Konoha. Tu étais déjà né lorsque nous avions dû participer à une mission d'une grande importance. Avant de partir, nous t'avions laissés à ton grand père pendant une semaine. Ta mère a perdu la vie durant cette mission, car je n'ai pas pu la protéger. Je n'étais pas assez fort. A mon retour, j'ai pu reprendre soin de toi. Tu étais mon seul réconfort. Comme tu le sais ensuite, ton grand père mourra de vieillesse à tes dix ans. Je suis désolé, Haiiro... »

Hataro versait des larmes, et Haiiro s'approcha de lui, posant ses deux mains sur ses épaules, pour l'appeler et l'obliger à se confronter à son regard.

« Otousan, je ne t'en veux pas. Tu m'as déjà dit ce que fut ta vie en tant que Shinobi. Ce n'est pas de ta faute. Je suis fier d'avoir un père comme toi. »

Hataro souri brièvement, avant de reprendre de sa voix grave et éraillée : « Je sais que tu t'apprêtes à partir avec Issa. Je veux juste que tu me promettes que tu seras suffisamment fort pour la protéger. Rends cette femme heureuse, soit fort pour elle. Soit plus fort qu'elle, plus fort que ceux qui te menaceront. Haiiro, je vais te raconter quelque chose. »

Hataro expira pour calmer son chagrin, néanmoins rassuré du jugement inchangé de son fils à son sujet : « Il y a longtemps, j'étais à Iwa no Kuni avec une équipe de trois autres Juunin. Nous travaillions avec des renforts : le village caché de la Terre voulait acheter la loyauté de chefs d'organisations en leur offrant de précieux butins. Cependant, leurs caravanes furent attaquées par des Nuke-nin prêt d'une montagne. Nous partîmes à la recherche des pierres. Mais en deux semaines, jamais nous n'avions trouvé quelqu'un à qui les vendre. Un jour, nous vîmes un enfant jouer avec un rubis de la taille d'une pomme. Les bandits avaient jetés leurs butins. »

« Mais... dans ce cas, pourquoi les avoir volés...? » S'interrogea Haiiro, avant que son père ne s'avance nez à nez avec lui, pour annoncer, avec toute sa mise en garde : « Sans doute avaient-ils été amusés. Parce que certains hommes refusent de se plier à toutes logiques. On ne peut ni les acheter, ni les persécuter, ni les raisonner, ni négocier avec. Certains ne rêvent que de voir le monde brûler. »

Hataro recula lentement pour regagner le dossier de sa chaise.

« Tu apprendras de nombreuses choses lors de ton périple, Haiiro. Notamment que parfois, tu devras faire preuve de cruauté, et que la justice est parfois synonyme de vengeance, que la haine n'est pas le mal, mais un sentiment égal aux autres. Tu apprendras à chérir, à aimer comme tu ne pourras jamais aimer ici. Mais malgré tout, n'oublie jamais ce pourquoi tu as un jour aimé, et que de ton vivant, tu protégeras ce qui nous est le plus magnifique. »

Haiiro partit finalement se coucher, avec le cœur noué de tout ce qu'il pu vivre aujourd'hui. Une heure durant, il se tordait sous sa couverture, pensant à Issa, aux mises en garde de son père, et à la puissance qu'il se devait d'obtenir avant de partir. Il allait devoir redoubler d'efforts, il allait devoir prouver son intégrité, son amour et sa volonté de croître bien au-delà des possibilités qui commençaient seulement à sa manifester à lui. Il voulait également se préparer à tout ce qu'il pu entendre ; mais comment ? Il n'avait pas les armes, lui qui n'eut jamais vécu de véritables combats, ni de véritables enjeux. Ses heures de sommeil se transformèrent finalement en de nombreuses heures de méditation vivifiantes : comme placée au-delà des bienfaits que pouvaient conférer un sommeil profond, son corps se régénérait de ses heures de fatigues couplées à de nombreuses heures de pratiques intensives. Il s'endormit alors lorsque son corps fut entièrement détendu, et que ses pensées se noyèrent dans une forme de vacuité. Réveillé par son père dès l'aube pour pouvoir démarrer de nouvelles séries d'entraînements qui l'aideront à maîtriser son affinité, Haiiro rejoignit Issa, pour finalement prendre place face à Hataro, déterminé et muni d'un bô qu'il n'avait jamais vu auparavant. Sans laisser de répit aux deux jeunes gens, sans leur laisser le temps de se saluer, l'ancien Juunin débuta :

« Bien. Pour les jours suivants, nous allons oublier que vous êtes des artisans. Je me chargerai des productions à votre place, tandis que vous vous entraînerez aussi longtemps que vous pourrez à maîtriser votre affinité. Je vous enseignerai des techniques, des méthodes, et je ferai de vous de véritables Ninjas. »

Hataro lança à son fils le bô qu'il détenait. Celui-ci le récupéra en vol, et fut surpris de sa qualité : un bo en bois peint en rouge, et vernis. A ses extrémités, deux cylindres d'ors offraient un équilibre parfait à l'arme, également rendue plus solide.

« Il s'agit du bô que je maniais lorsque j'étais Juunin. Mon corps est bien trop meurtrit pour pouvoir encore le manier. Grâce à lui, tu seras capable de manier le Raiton à ta guise. Fais-en ta principale arme... un utilisateur du Raiton se doit d'allier sa rapidité avec sa puissance... »

Des jours durant, Haiiro et Issa apprirent à manipuler leur élément à travers différentes méthodes d'apprentissages éprouvantes, tant elles nécessitaient une très grande concentration. Plusieurs jours passèrent sans qu'ils ne puissent user de quelconque jutsu, se contentant simplement de changer leur aura avant de produire soit quelques étincelles, soit quelques gouttes d'eaux. Lorsqu'ils purent plus aisément transformer leur Chakra en élément, les deux futurs ninjas purent débuter leur entraînement afin de recourir à des ninjutsu simples à exécuter, à l'aide de mudras. Néanmoins, là fut le moment où Haiiro dû emprunter un chemin différent de celui d'Issa : il se devait désormais de centrer son apprentissage autour du maniement de son arme en y combinant l'utilisation du Raiton. Lorsque Issa s'entraînait seule à l'apprentissage de nombreuses techniques Suiton, le jeune homme s'entraînait avec son père : bien qu'âgé, celui-ci détenait encore une excellente capacité d'observation couplée à d'excellents réflexes. Montrant alors la voie d'un utilisateur du Raiton à son fils, les deux membres de la famille Soramaro luttaient l'un contre l'autre afin de remédier à des failles existantes, et à accroître la rapidité de celui s'éveillant à un élément nécessitant une grande endurance. Bien décidé à sanctionner les erreurs de son fils aux moyens de coups douloureux, Hataro se montrait volontairement intransigeant afin d'accroître rapidement les capacités de son fils.

III. THE TRAVEL

A terme d'un entraînement de plus de deux mois, Haiiro et Issa étaient capables de recourir au Ninjutsu. Ce fut alors face à tout un village qu'ils s'apprêtèrent à adresser leurs au-revoir. Devant la cinquantaine d'habitants, il y avait à leurs têtes leur propre famille.Chacune s'avança vers le binôme pour leur souhaiter un départ en toute sérénité, et pour les faire des offrandes. Hataro vînt saluer son fils en dernier, le serrant dans ses bras et lui confiant une chaînette à laquelle était suspendu un pendentif représentant un pétale de sakura.

« Il appartenait à ta mère. Elle aurait voulu te le donner... »

« Arigato, otou-san... » Souri tendrement Haiiro, qui le porta de suite.

Les deux voyageurs montèrent chacun au dos d'un cheval qu'on venait de leur offrir, avec différentes provisions suspendues aux selles, rangées dans des sacs en peaux. De grands gestes vinrent conclurent ce départ. Trottant côte à côte, Haiiro et Issa empruntaient les routes qui menaient à Kaze no Kuni. Les paysages qui leurs étaient permis de contempler variaient au fil des heures : si Hi no Kuni était réputé pour ses immenses forêts et ses grandes plaines fleuries, alors, par-delà les frontières, apparaissaient d'immenses falaises tantôt rocheuses, tantôt faites de sables. Il n'y avait plus d'herbes ni de sakura, mais juste un sol craquelé et chaud. Ayant contourné le cœur d'Ame no Kuni, les deux amants purent tout de même remarquer la pauvreté des lieux, à une zone intermédiaire éloignée de la civilisation. Ici se trouvaient des camps faisant office d'un village de fortune. Surpris par tant de pauvreté et par les soins insuffisants administrés à certains blessés, Haiiro et Issa pénétrèrent dans le camp, avant d'être arrêtés par ce qui devait être deux gardes volontaires, armés de katana.

« Qui êtes-vous ?! » demanda agressivement l'un d'eux.

« Des voyageurs. Nous voulions nous rendre à Suna gakure no sato. Et vous, qui êtes-vous ? »

Le second garde fit signe à son camarade de baisser son arme. Haiiro et Issa descendirent de leurs chevaux, avant d'être guidés à travers le camps.

« Nous sommes des rebelles. Je vous déconseille de vous rendre à Suna. Le village ainsi que le pays est sous l'emprise d'un véritable tyran du nom de Shunsuke. Nous avions été traqués dès lors où nous avions pu nous échapper du village. Des affrontements violents ont eu lieu prêt de cette frontière, et plusieurs camarades ont étés capturés par les malfrats au service de Shunsuke. A l'heure qu'il est, ils doivent être torturés et interrogés. Mon frère cadet a été capturé... »

Les deux jeunes gens constataient avec effroi les nombreux abris de fortunes, entendant de nombreux gémissements de douleurs et de tristesses. De lourdes pertes eurent lieux ici. De nombreuses familles semblaient en avoir été affectées.  

« Ce qu'ils veulent, c'est nous dissuader. Nous sommes une petite partie de la rébellion, et certaines informations leurs échappent. Ils veulent soit nous réduire au silence, soit en esclavage... » Rajouta le garde.

« Avez-vous une idée de l'endroit où vos camarades ont-ils pu été emmenés ? »

« Il y a un camp de soldats à environ dix kilomètres d'ici. Il y a des ninjas expérimentés, et très peu d'entre nous peuvent rivaliser avec leur ninjutsu... »

« On va s'en charger. » Déclara fermement Issa, sous le regard satisfait d'Haiiro, partageant sans doute les mêmes émotions qu'elle vis-à-vis de cette rencontre. Il stoppa alors la marche, et poursuivit :

« Issa, il vaut mieux que l'on se sépare. Je vais libérer les prisonniers tandis que tu resteras ici pour défendre le camps si besoin, et soigner les blesser. »

« Haï... » Acquiesça-t-elle, avant que le garde souri face au bon-vouloir des deux voyageurs.

« Êtes-vous des déserteurs, vous aussi ? »

« Non. On vient d'Hi no Kuni, mais on sait se battre... »

En compagnie de deux autres ninjas, Haiiro pu s'équiper d'une tenue de combat, de son bô et de divers projectiles. Sur le point de quitter le camp, Issa le rattrapa :

« Fais attention à toi. » Elle lui caressa doucement la joue, et embrassa son front. « Vas te faire ces enfoirés. »

« Ouais... » Haiiro tourna son regard en direction du garde, avec un léger sourire aux lèvres : « Je vais ramener ton frère. Je le jure... »

Haiiro tourna les talons en compagnie des deux ninjas les plus expérimentés du camp. Leur assaut se devra d'être rapide, stratégique et efficace. Comptant sur ses aptitudes au combat et sur la rapidité que pouvait lui conférer le Raiton, Haiiro ne tarda pas à faire part de son plan, à mesure que le groupe s'approchait du camps ennemi.

« On ne sait donc pas combien ils sont, mais en tout cas, la plupart sont des shinobi confirmés. On va jouer sur l'effet de surprise : on a suffisamment de kunai explosifs pour créer plusieurs diversions. On va se servir de clones pour attaquer sur plusieurs fronts. On ne va pas risquer de se servir d'autres clones pour créer des éclaireurs : ils détiennent des prisonniers qu'ils pourraient exécuter. Alors, on frappe fort, vite, et bien. »

A chaque victoire son lot de sacrifices. Revenant avec certains otages, mais hélas sans les ninjas qui l'avait accompagné, Haiiro regagna le camp. Les deux frères se retrouvèrent, et Issa, inquiète de l'état d'Haiiro, voyait qu'il fut malgré sa réussite, grièvement blessé. Couvert de sang et de sable, il s'écroula d'épuisement dans les bras de la jeune femme.

« Il lui faut des soins, et vite ! »

Reprenant connaissance sur un lit de fortune, Haiiro était couvert de bandelettes, et une forte migraine lacérait son crâne. Se réveillant aux côtés d'Ottome, le garde à qui il avait sauvé la vie de son frère, et d'Issa, jusque là inquiète de l'état de son partenaire, expira de soulagement lorsqu'elle le vit qu'il reprendre conscience. Elle posa sur son front un gant humide.

« Comment tu te sens... ? »

« Dans le cirage... » Plaisanta-t-il tout en se redressant, et en maintenant le gant sur son front.

« Grâce à toi et grâce à l'aide de ton amie, d'autres groupes de rebelles pourront se regrouper sans craindre le camp ennemi qui nous barrait le passage. Nous détenons un nouveau point stratégique pour poursuivre nos assauts. »

«...Ouais, de rien. »

« Reste calme...! » Grogna Issa lorsqu'elle vit Haiiro tenter de se relever, alors qu'il était encore bien trop faible. Elle le tînt par les épaules, pour le forcer à se recoucher.

« C'est un peu une forte tête. Je m'occupe de lui. Occupez-vous des autres... »

Seuls sous la tente, Haiiro faisait part de ses remords à Issa :

« Ils ont perdus la vie... je n'ai pas tous pu les sauver. »

« Ils le savent, Haiiro. Tu as sauvé des vies, et tu as réussis à détruire avec eux un camp ennemi. Ils ne sont pas morts en vain... »

« Otousan m'avait parlé de tout ça. Des sacrifices, de ce genre de personnes... c'est la première fois que je me sens coupable. Si j'avais été plus puissant... »

« Tu l'as été. Tu as réunis deux frères aujourd'hui, et libérer des innocents de la torture... »

Elle embrassa Haiiro.

« Alors repose toi. Nous reprendrons la route quand tu seras rétabli. »

Il fallu un peu plus de deux jours pour qu'Haiiro puisse se rétablir. Marchant dans le camp pour rejoindre Issa qui quant à elle, s'occupait de soigner des blessés aux côtés d'autres ninjas, le jeune homme avait déjà réuni quelques unes de ses affaires.

« Enfin sur pieds ? »

« Ouais... Issa, je voulais... »

« Je sais. Moi aussi j'ai du mal à partir... »

Ottome les entendit, et se joignit à eux. Le duo avait offert une aide cruciale pour ce camp de rebelles qui désormais, pourra évoluer dans ses démarches. De nombreux soldats volontaires guérissaient, et d'autres avaient repris espoir quant à une possible victoire.

« Soyez tranquilles, mes amis. Vous pouvez partir le cœur libre. Grâce à vous, le camps ennemi nous appartient. Nous allons pouvoir établir de nouveaux camps pour les rebelles et pour les réfugiés. Nous manquions d'hommes, mais d'autres viendront nous rejoindre. Tel était le plan. »

Haiiro et Issa échangèrent un sourire furtif. La jeune femme se leva du lit du blessé qu'elle était entrain de soigner pour rejoindre son partenaire. Elle tapa son épaule, et s'empara finalement de deux de ses sacs, qu'elle accrochera à la selle de son cheval.

« Nous vous donnerons quelques provisions et quelques ryos pour votre voyage. Où partez-vous ? »

« Merci... on part pour Tsuchi gakure no sato, puis nous longerons les côtes jusqu'à Kumo. »

« Vous parcourrez les plus belles régions de ce continent. Puisque nos chemins se séparent, je vous souhaite, de la part de l'ensemble des personnes de ce camps, un bon voyage. »

Trois heures plus tard, le binôme avait traversé la moitié des terres arides qui séparait le pays du vent du pays du fer. A l'horizon commençait à se dessiner les hautes montagnes derrière lesquelles Iwa no Kuni fut édifié par le premier Tsuchikage. Si la chaleur ne semblait jamais avoir été une contrainte pour les deux voyageurs, leurs gourdes étaient néanmoins presque vides. Pénétrant finalement les frontières du pays voisin, ils purent, dans l'heure, trouver un point d'eau. Une magnifique jetée entre les pierres, descendant vers un plateau des plus sauvages. Ravis de la vue qui s'offraient à eux, ils campèrent pour la soirée. Installant un bivouac, ils passèrent du bon temps dans un endroit discret et inoccupé, s'illustrant comme un lieu atypique du pays qu'ils venaient de rejoindre.

« Comment ça s'est passé, lorsque tu étais partis combattre, au camps de Suna ? » Demanda nonchalamment la jeune femme, enveloppée dans une couverture chaude, à proximité du feu, tandis qu'Haiiro remplissait quelques gourdes.

« Ce n'était pas facile. Après avoir bénéficié de l'effet de surprise, nous avions pu pénétrer dans le camp. De là, des affrontements débutèrent. Afin de me permettre de partir avec les prisonniers, les ninjas avec qui j'étais se sont sacrifiés. J'étais trop faible pour pouvoir défendre le six détenus. J'ai vaincu plusieurs Shinobi. Je ne les ai pas tués. Je ne pouvais pas. »

« C'est tout ce que je pensais entendre de toi. L'entraînement de ton père nous a été bénéfique à tous les deux. Tu as changé, Haiiro. Avant, tu étais indécis, et tu avais toujours la tête entre les épaules. Quand je te vois, maintenant, je vois un Ninja accompli, et également quelqu'un de bien. »

Après avoir terminé de remplir les gourdes, Haiiro prit place autour du feu, à côté d'Issa, et prit quelques natos offerts par le camp qu'ils avaient aidés, pour ensuite les partager avec elle. La jeune femme posa sa tête sur l'épaule droite de son partenaire, pour se reposer. Les nombreuses heures qu'elle avait passées à soigner plusieurs individus l'avait épuisée. Haiiro prit également un léger appui sur le sommet de son crâne.

« Je t'aime... » murmura-t-elle. Haiiro lui prit doucement la main. Elle était froide. Les températures à Iwa no Kuni n'étaient pas les mêmes qu'à Suna.

« Moi aussi. »

« Qu'allons-nous faire, après avoir remonté jusqu'aux cotes ? »

« Nous pourrons voir la mer depuis le sommet des landes. Nous longerons ensuite les cotes jusqu'à Kumo, pour finalement redescendre à Hi no Kuni. »

« Nous retournerons donc chez nous ? »

« Un voyage n'en est pas un si l'idée de revenir ne s'y retrouve pas. »

Les deux jeunes gens purent trouver le sommeil rapidement. Cependant, le lendemain, ils constatèrent que leurs chevaux étaient malades. Aucun des deux ne voulaient se laisser grimper, ni reprendre la marche. Leur seul moyen de transporter avec eux quelques vivres semblait corrompu.

« Comment allons-nous faire ? Sans eux, nous ne pourrons jamais rejoindre les côtes en une journée... »

Haiiro était entrain de ranger le bivouac, et incapable d'installer les charges sur les selles des deux montures, il les laissa à terre. Éteignant le feu au moyen d'un rapide souffle de Chakra, il rejoignit Issa, qui tentait d'apaiser les bêtes.

« Nous allons faire une halte à Iwa gakure no Sato. Avec les huit-cent ryos que nous ont donnés les réfugiés de Suna, nous pourrons peut-être acheter un cheval, et quelques provisions pour le voyage. »

La route conduisant au village du Fer se dessinait comme un long chemin au milieu des falaises. Le pays semblait avoir renforcé sa sécurité, si bien que plusieurs ninjas confirmés inspectaient les routes, et arrêtèrent plusieurs fois le duo pour vérifier leur identité. Les Ninjas, vigilants mais toutefois accueillants, échangèrent quelques informations avec les voyageurs : les chevaux coûtaient cinq-cent ryos, et Iwa se situait à environ une heure de marche. Obligés de faire un détour, ils allaient certainement devoir trouver une auberge pour veiller, et en profiter alors pour prendre le temps de découvrir les lieux. Arrivant sans embûches face aux portes du village caché, deux gardes les examinèrent une nouvelle fois.

« Déclinez vos identités... » Fit l'un d'eux, en s'opposant à leur route.

« Issa Hataro et Haiiro Soramaro, du village d'Hibana, à Hi no Kuni. Nous voyageons. Nos chevaux sont tombés malades à la frontière. Nous faisons donc un détour pour espérer trouver une nouvelle monture. »

Les gardes portaient une insigne prouvant leur appartenance à un groupe d'élite. Les deux jeunes gens, quelques peu intimidés de se retrouver face à de pareils Shinobi, faisaient profils bas et laissaient retranscrire de biens petites voix. Bénéficiant alors d'un laisser-passer, ils purent finalement parcourir l'allée principale d'Iwa gakure no sato, constituée de différents commerces, et fréquentée tant par les habitants que les voyageurs. A l'est du village se trouvait une écurie : ils purent acheter un cheval, et acheter de nouvelles provisions tout en prenant le temps d'explorer chaque recoin de la capitale de ce pays. La plupart des édifices furent battis dans la roche, et différents temples attestaient de nombreuses croyances, de nombreux clans et Kekkei Genkai ayant existé lors de temps anciens.

IV. THE DEATH.

Trouvant finalement repos dans une vieille auberge, le couple pu se remettre en route le lendemain, le cœur emplit de satisfaction, en ayant pu connaître un trajet serein et magnifique. Partageant la même selle et ayant dû alléger le poids de leur provisions pour ne pas encombrer leur monture, ils purent rapidement gagner les cotes du pays de la cascade, qui portait bien son nom : si les terres d'Iwa étaient montagneuses, le paysage qui s'offrait désormais à eux était tout aussi pentu, mais plus verdoyant et surtout, orné de magnifiques cascades clairs et limpides. La flore était plus riche, et à cet endroit, les jetées rejoignaient la mer. Cependant, ils furent rapidement encerclés par des brigands. Sur certaines routes très peu surveillées, certaines bandes sévissaient. Elles étaient néanmoins tombées sur de mauvaises proies.

« Donnez-nous tout ce que vous avez, voyageurs ! » Menaça l'un d'entre eux. Issa, voulant recourir au pour-parler, fut interrompue par Haiiro, qui descendit alors de son cheval, bô en main, pour faire face au chef de la horde. Avec un léger sourire en coin et sans chercher quelconque échange verbal, il porta un violent coup de poing au visage de leur assaillant, dérapant douloureusement sur le sol, et sombrant dans l'inconscience.

« D'autres revendications ?! » S'exclama le jeune Shinobi, en faisant virevolter son arme. Étonnée par tant d'agilité et de force, Issa comprit que son partenaire avait beaucoup appris de ses précédents combats à Suna : ses mouvements étaient rapides, efficaces, et exécutés de sorte à faire du poids de ses adversaires un désavantage pour eux. Cette simple démonstration de puissance suffisait à la rassurer quant à ses capacités.

« Ne tardons pas. Il s'agissait de simples brigands, mais ils sont peut-être affiliés à une bande organisée. » Expliqua Haiiro en remontant sur le cheval. Durant le trajet, Issa fit part de son inquiétude : plus ils s'approchaient des plus petites régions à proximité de Kumo, plus l'atmosphère lui semblait hostile.

« Haiiro. J'ai un mauvais pressentiment. »

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

« Tu n'as pas remarqué ? Nous n'avons croisé aucun voyageur, ni personne sur ces routes. J'ai l'impression qu'un Chakra malsain plane sur nous. On devrait dévier notre traversée, et passer par la vallée de la fin pour regagner Hi no Kuni. »

Le cheval s'affola soudainement, se dressant sur ses pattes arrières et se tordant de tous les côtés. Les deux voyageurs tombèrent de la monture, qui s'en alla alors au galop. Issa avait violemment heurté le sol, tandis qu'Haiiro reprit sa respiration après avoir chuté, dos à plat. Il se releva tant bien que mal, pour ensuite relever son aimée, qui saignait de l'arcade. Elle était quelque peu étourdie, mais n'était pas emprunte à un grand mal.

« A moins que l'on soit tombés dans un piège... » Murmura prudemment le jeune homme, arme en main, voyant peu à peu les alentours se perdre dans une brume opaque. Pour couvrir ses arrières, Issa se mit dos à lui, tirant un kunaï de sa sacoche.

« Reste concentrée. Essaye de percevoir les sources de Chakra de ceux qui nous attaquent. Cette brume résulte d'un puissant Jutsu. »

Les deux jeunes voyageurs parvinrent à contrer une première salve de différents projectiles venant de toute part. Ils ne purent cependant réagir assez vite face à une explosion déclenchée par un parchemin enroulé autour du manche d'un kunai. Violemment balayés, tous deux furent grièvement blessés, et sombrèrent dans l'inconscience, leurs corps tuméfiés gisant sur une herbe carbonisée.

Se réveillant alors dans ce qui semblait être un bâtiment abandonné, Haiiro s'était rapidement aperçu que des liens entravaient ses mains ainsi que ses pieds. Issa quant à elle, était encore inconsciente. Tentant de ramper jusqu'à elle pour espérer la réveiller, Haiiro fut brutalement traîné par le col ; probablement par l'un de ses assaillants.

« Tu comptais aller où comme ça, le pécore ?! »

Le jeune homme serra les dents lorsque le malfrat frappa ses côtes. Il s'en alla ensuite de la pièce, en y verrouillant la porte. Zyeutant aux quatre coins de la pièce, Haiiro pu finalement rejoindre Issa, qui eut bien moins de chance que lui lors de l'attaque. Son bras droit était en sang, son visage et ses hanches quant à elles brûlées au troisième degré. Elle ne se réveillait pas, et impossible de prendre son pouls pour réellement connaître son état. Angoissé et lui aussi blessé, ses jambes étaient lourdes, et sa conscience ne cessait de vaciller. Il voyait trouble, et son front le brûlait. Expirant pour reprendre une respiration correcte et pour stimuler l'afflux de Chakra dans son corps pour espérer gagner un peu plus de force, il resta allongé longtemps, dos à plat sur le sol.
Haiiro avait peur ; peur d'avoir failli à sa promesse de protéger son aimée, peur de mourir sans pouvoir accomplir son nindo. Impossible d'étancher cette insatiable crainte qui le statufiait, qui paralysait ses muscles et troublait sa respiration.
Il se souvint alors des paroles de son père. De ce que l'homme aspirait au sein d'un monde magnifique, uniquement bafoué par la cupidité. Il savait que s'il ne pouvait réunir assez de forces pour affronter des hommes ne voulant que voir le monde brûler, il allait mourir. Il ne le pouvait pas. Il lui fallait rejoindre Hi no Kuni aux côtés d'Issa. Il lui fallait vivre pour continuer d'apprendre, pour défendre ce qui lui était cher. Emprunt d'une grande haine pour ses assaillants, il se résolu à les affronter. Prenant alors appui sur ses omoplates pour élancer ses jambes en l'air et tomber à pieds joints sur le sol, il réclama ensuite la présence de l'un de ceux l'ayant attaqué. A peine rentré, le ninja qui lui avait auparavant porter un coup de pieds prit de plein fouet un puissant coup de balayette. Inconscient, il heurta douloureusement le sol en même temps qu'Haiiro, ayant alors senti l'une de ses vertèbres se fendre. Serrant les dents et les poings pour résister à une immense douleur lacérant tout son corps, il rampa jusqu'au corps évanoui de son assaillant pour s'emparer du kunai posé sur sa main. Il pu alors défaire ses liens, puis ceux d'Issa. Son pouls était faible, et sa respiration lente et irrégulière.
Avec une haine croissante faisant office de moteur, le jeune homme s'entoura de son Chakra, fit abstraction de ses maux, et porta son aimée pour quitter la pièce.

Des échanges incroyablement brutaux et désordonnés avaient toutefois permis aux jeunes gens de se frayer un passage dans les allées du bâtiment. Au moyen d'un jeu de jambes habile et puissant, Haiiro pu se défendre, mais fut tout de même blessé par ces quelques affrontements. De plus en plus faible, il eut cependant l'idée de recourir au Raiton pour briser l'une des murs boisés d'un couloir, donnant alors sur le bord d'une falaise, située au-dessus de la mer. Y sautant au moment où d'autres mercenaires affluaient, il plongea, et lutta contre la fatigue dans le but de pouvoir regagner la terre ferme, située à une dizaine de mètres de lui. La chute fut haute mais peu douloureuse. Néanmoins, cette consommation de Chakra le privait de toute autre possibilité de surmonter ses multiples douleurs. Regagnant une plage de galets jusqu'à laquelle il dû tirer Issa, il hurlait de douleur, et se laissa tomber au sol. Essoufflé et souffrant, il pivota à côté d'elle, tentant un massage cardiaque pour espérer lui faire reprendre connaissance.

La jeune femme toussa, mais ne demeura pas en meilleure santé. Ses yeux, dénués de lueurs vives, laissait présager de ses derniers souffles. Haiiro retenait ses pleurs. Sa respiration prompt et nerveuse témoignait d'une immense tristesse, surpassée par un profond courroux faisant vibrer ses os fragiles.

« Kuso... kuso... !! Reste avec moi... reste avec moi... ! »

« Haiiro... » Murmura-t-elle faiblement, en cherchant la main de son partenaire, qui la prit aussitôt.

« Reste avec moi, je t'en supplie... » Sanglota-t-il, ramenant la main pâle, égratignée et blanche d'Issa contre sa poitrine.

« On va rentrer... on retrouvera tout le monde. S'il te plaît... »

« Deviens le plus grand et le plus sage de tous les Shinobi. Protège-les, protège ce monde. »

« C'est toi que je veux protéger... ! »

Issa mourut. Ses paupières s'étaient fermées, et son cœur s'était arrêté de battre. Haiiro hurlait sa fureur et pleurait la mort de son aimée des heures durant. Lui offrant une sépulture en couvrant son corps de nombreuses pierres, ce fut un regard colérique et désolé qui demeurait sous une pluie froide. Des muscles serrés, une aura électrique qui traduisait cette haine latente qui ne demandait qu'à sortir.

La paix… je ne vois pas comment on pourrait l'obtenir. Mais ce qui est sûr, c'est qu'un jour, je lèverai cette malédiction. Une fois que la paix sera revenue, je ferai tout pour la maintenir. * Pensa-t-il, redonnant un second souffle aux paroles d'un être les ayants prononcées jadis.

V. THE FIRST TO DREAM.

Jamais Haiiro ne retourna à Hibana. Une vision ébranla son esprit et son opinion au sujet de la réalité qui régissait le monde Ninja : celui d'un lever de soleil qui gorgeait les nuages de sang, d'une aube funèbre ayant à tout jamais changé un homme. Chaque matin, il observait ces nuages, le symbole d'une organisation révolue, qui hantait néanmoins le souvenir des nations. Continuant à parcourir le monde et à faire justice, Haiiro Soramaro obtînt un surnom, et le statut de fugitif du pays du Feu. Même s'il n'avait jamais servi Konoha, « Soramaro premier à rêver » gagna en réputation, et inspirait une certaine crainte de la part des nations et des organisations criminelles dirigées par des diplomates corrompus, voyant en lui l'image d'un mercenaire qui ne prenait position que lorsque ses idées devaient être défendues.
Comme l'image parfaite d'une évolution post-traumatique, ses apparitions se confondaient dans leurs raisons : était-ce de l'altruisme extrême, ou un trouble psychologique ? En continuant de se battre contre le crime, il était devenu plus fort, et s'était donné de nouveaux buts. Il pu donner du sens à une expérience traumatisante. Comme un militant, ou comme un forcené condamné à une résilience accomplie, Le Premier à Rêver était le premier a inspirer les mêmes desseins que ceux qui s'étaient dressés contre l'Ordre établi. Jamais il ne tua cependant quelconque ennemi. Il se différenciait de ces Ninjas qui ressemblaient à des rois de la guerre, prenant à part une violence perpétuelle. Soramaro Premier à Rêver n'était pas agressif, ni sarcastique, et ne cessait d'invoquer le bien de l'humanité. Jamais il ne fit étalage de son savoir ou de ses richesses, et jamais il ne canalisa sa virilité dans des Jutsu surdimensionnés. Il apparaissait peu de temps, et disparaissait en un éclair.
Une ombre furtive apparaissant là où la pauvreté et le déséquilibre des droits fondamentaux se trouvait.

Soramaro Premier à Rêver obéissait à une doctrine selon laquelle rien n'existait au sens absolu ; dans la totale négation de toute réalité substantielle et de toute croyance. Il ne s'appuyait par sur le peu qu'il savait pour appréhender les phénomènes du monde. Si le savoir constituait une chose bien relative, la réalité pouvait parfois être illusoire. Alors, il vivait de loin, observait, et s'efforçait d'étudier ainsi que de comprendre le moindre mécanisme définissant le monde.

Vivant alors de trocs et de voyages, il était difficile de savoir où Haiiro comptait se rendre, et ce qu'il comptait faire. Chaque voyage à ses imprévus.

« C’est pourquoi toute cité est un fait de nature, s’il est vrai que les premières communautés le sont elles-mêmes. Car la cité est la fin de celles-ci, et la nature d’une chose est sa fin, puisque une fois qu’elle a atteint son complet développement, nous disons de chaque chose que c’est là sa nature, aussi bien pour un homme, un cheval, ou une famille. En outre, la cause finale, la fin d’une chose, est son bien le meilleur, et la pleine suffisance est à la fois une fin et un excellent. Ces considérations montrent donc que la cité est au nombre des réalités qui existent naturellement et que l’homme est par nature un animal politique. »

Haiiro rencontra les plus grands êtres spirituels du monde, qui l'aidèrent à comprendre les origines de chaque coutume, de chaque habitude, de chaque mentalité, de l'essence de chaque raisonnement ayant forgé le monde. Et encore plus profondément, de la racine par laquelle les ninjas puisaient leurs connaissances. De la pratique des arts martiaux, des stratégies militaires aux différentes pratiques méditatives, rien ne pouvait sembler anodins tant pour l'apprenti que ses nombreux maîtres. Soramaro Premier à Rêver obtînt un savoir lointain, si bien que l'ensemble de ses sentiments vinrent l'obliger à faire table rase sur son passé tourmenté par la mort de son aimée, à la fin d'un  parcours initiatique, et au début d'une nouvelle vie.

Salué après avoir déjoué un complot visant à ébranlé l'Ordre d'Iwa, Haiiro fut non pas par conviction mais par volonté d'un moment gagné une demeure, admis au sein des corps armés. Devenu alors Shinobi et contraint de porter un bandeau frontal ne constituant que très peu de valeur à ses yeux, il continua à se montrer discret au sein d'un village qui ne fut jamais le sien. Il tînt alors secrètement un livre où se retrouvait la moindre de ses pensées. Des pensées similaires à celles qui ont un jour, faits le cœur d'un nuage sanglant. Si rien ne semblait pouvoir garder en cage un esprit aussi riche et embrouillé que celui d'Haiiro, alors un jour viendra sa véritable désertion.


Dernière édition par Haiiro Soramaro le Mar 15 Mar - 0:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Haiiro Soramaro [FINI]   Lun 14 Mar - 22:11

Et bah purée, c'est du beau boulot tout ça !

J'te souhaite la bienvenue cher Haiiro, et bon RPs sur Senkai !

Sora Very Happy

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MessageSujet: Re: Haiiro Soramaro [FINI]   Lun 14 Mar - 22:12

Merci beaucoup, Sora !
Au plaisir Very Happy

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MessageSujet: Re: Haiiro Soramaro [FINI]   Lun 14 Mar - 22:58

Bienvenue jeune homme, je pense que tu aura le haut grade sauf que le bras droit de Iwa bah c'est moi en fait ^^
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MessageSujet: Re: Haiiro Soramaro [FINI]   Lun 14 Mar - 22:59

Merci Roku !
Ok, tant qu'il y a autre chose sous la main ! ahah !

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MessageSujet: Re: Haiiro Soramaro [FINI]   Lun 14 Mar - 23:23

Je valide au grade Anbu, bienvenu dans ma garde d'élite.
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MessageSujet: Re: Haiiro Soramaro [FINI]   Mar 15 Mar - 0:29

C'est très juste et décrit, travaillé. Cela faisait longtemps que je n'avais lu telle présentation. Tu as d'ailleurs joué avec le contexte et construit un personnage réaliste mais tes bien pensé. Je valide aussi, bon voyage sur le forum.
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MessageSujet: Re: Haiiro Soramaro [FINI]   Mar 15 Mar - 8:48

Merci beaucoup !!! Very Happy

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