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 (EVENT ATTAQUE DE KONOHA) La mort du vieil homme

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MessageSujet: (EVENT ATTAQUE DE KONOHA) La mort du vieil homme   Ven 15 Avr - 19:38

L'homme était assit à une table, dégustant lentement son thé. Sa femme, devant lui, souriait. Elle était assise devant la fenêtre. Silencieuse, elle regardait les étoiles filantes qui, ce soir là, bougeaient haut dans le ciel, ne laissant de leur trace que leur sillage qui durait quelques secondes. Elle se remémorait ces soirées, passées avec son père, où ils regardaient, ensemble, main dans la main, passés ces anges du ciel qui illuminaient le village de Konoha. Celui-ci, à travers les années, avait bien changé, mais seulement pour le mieux. Si jadis il avait fait face à de grandes guerres, il était maintenant prospère. Les enfants pouvaient y jouer dans les rues sans peur de se faire aggresser. Après avoir travaillé des dizaines d'années pour le village, les plus vieux savaient qu'ils pouvaient compter sur le village caché de la feuille pour leur donner une retraite paisible qu'ils avaient bien mérités. Les routes, partant un peu partout aux alentours des grandeurs de ce village splendide, connectait ensemble les réseaux de commerce qui permettaient non seulement à eux, mais à tous les villages, de prospérer et d'avoir la chance de consommer des biens qu'ils ne sauraient avoir autrement. La jeune femme soupira, clignant des yeux. Ceux-ci lui brûlaient. Elle fixait la fenêtre depuis trop longtemps. Elle se les essuya du revers de la main avant de reprendre, elle aussi, sa tasse de thé. Il n'y en avait plus. Elle se leva, fit quelques pas douloureux vers la cuisine et prit appui sur le petit meuble à côté de la cuisine.

Les années d'elle et de son mari étaient loin derrière eux. Ils avaient subit les outrages du temps fatal à tous les êtres vivants. Ils n'en voulaient toutefois pas autant. Ils avaient vécus leurs lots d'aventure. Ensemble, ils avaient découvert ce qu'était l'amitié, puis l'amour. Des années durant, ils se sont aimés sans se chicaner, ils se sont soutenu par amour. Aujourd'hui, ils vivaient leurs jours paisibles, à l'abri du travail et des souffrances quotidiennes du travailleur. Bien sûr, la femme avait été heureuse d'avoir cette retraite qu'elle anticipait depuis longtemps. L'homme, lui, avait été un peu plus dur à convaincre. Effectivement, lorsqu'on lui avait demandé de quitter son poste, il avait d'abord refusé. Depuis trop d'années déjà il travaillait pour le compte du village. Il avait mit trop de temps et d'énergie dans la cause de la paix pour qu'on lui demande comme ça de se tasser. Itade Matsudai, Hokage à ce moment, avait décidé de lui laisser un travail, un seul, simple. Seulement suite à cette offre le vieux Hijado s'était résolu à quitter ses fonctions. On lui avait donné un papier, un tout petit papier sur lequel était dessiné un signe bien étrange qu'il ne connaissait pas. On lui dit que si un jour le village était en danger de mort, que si le village tombait, qu'il serait peut-être le seul à pouvoir l'utiliser. On lui dit que si un jour ce paisible endroit devait être souillé, que si tout le monde venait à mourir, laissant derrière eux leurs enfants et leur famille, alors qu'il devait faire tout en son pouvoir pour prendre ce papier et l'activer. Sur lui, apparemment, il y avait un sceau. Si ce sceau était activé, on lui dit que les secrets de Konoha disparaîtrait possiblement à jamais de l'emprise d'un ennemi qui aurait été trop fort pour eux. Ainsi, pour la sécurité du village et de la prospérité des familles, il gardait toujours ce papier sur lui, en tout temps. C'était son devoir sacré, qu'il allait préserver jusqu'à sa mort. C'était son contrat qu'il avait passé pour le village, mais aussi pour justifier sa propre existence.

Les secrets gardés de Konoha renfermait bien des surprises. Les pouvoirs secrets du village, gardés jalousement depuis des dizaines d'années, peut-être une centaine, y étaient enfouis. Les fiches des ninjas les plus connus et les moins connus y étaient répertoriés. Les secrets de l'histoire, qui ne devait être connu que d'une très petite minorité étaient disséminés dans cet endroit, caché dans la montagne de Konoha, creusé à même la montagne derrière les têtes des Hokage, ultime symbole d'un village qui avait été grand, et qui le serait peut-être éternellement. Ces secrets, entourés de ninjas prêt à les défendre coûte que coûte, cachait bien plus que ça. Mais cela, le vieil homme l'ignorait. Malgré tout, il prenait plaisir à protéger officieusement cet endroit.

Sa femme fit un pas, puis un autre. Enfin, elle mit la main sur la théière devant elle et commença à s'en verser. Sa main tremblait, et ce n'était pas uniquement à cause de la vieillesse. Hijado soupira à son tour. Il finit son thé et regarda par la fenêtre. Il laissa s'échapper une larme. Était-ce donc ainsi que sa vie allait se terminer aujourd'hui? Était-ce ainsi que son ultime but s'achèverais? Il avait peur, oui, comme tout le monde. Ce matin-même on avait annoncé que des milliers d'hommes, plusieurs dizaines de milliers d'hommes, approchaient les frontières du pays du feu. Aujourd'hui, il craignait que ce fameux village, qu'il avait aidé à bâtir tout au court de son existence, ne partent en fumée qu'en quelques heures. Il avait peur de la mort, depuis qu'il était vieux. Lorsqu'il était jeune, il était prêt à tout éventualité, il faisait souvent bataille, mettant sa vie en jeu pour des enjeux qu'il ne soupçonnait même pas. Maintenant, dans le confort de sa vieillesse. il eût de la peine à étirer un sourire face à cette attaque. C'était la deuxième en seulement quelques jours, et le vieux Hijado ignorait comment le village pourrait faire face à cette seconde menace. Peut-être en était-ce trop pour ce village qui souffrait des attaques ennemies depuis bien trop longtemps maintenant. Sa main força sur le bord de son fauteuil. Il se maudit de sa faiblesse. Il se maudit de sa vieillesse qui l'empêchait de sortir dehors et de foutre une raclée à tous ces bâtards de Kiri qui venaient ainsi souiller la prospérité et la bienveillance d'un peuple qu'ils ne comprenaient même pas.

Eux, ils ne connaissaient que la peur et la misère. Souffrant d'une guerre civile sans précédent qui les avaient ravagés pendant des années, ils s'en étaient retournés à leurs désirs primaires: tuer. Ils ne connaissaient que la guerre, ces enfoirés. Ils ne connaissaient ni l'amitié ni l'amour. Seulement la torture et la douleur. Leur réponse ridicule ne se situait que dans la dérision de la vie et de la paix mondiale qu'avait su mettre en oeuvre, pendant longtemps, les dirigeants de Konoha. Non, jamais il n'y avait eu de vraies guerres dans les territoires de Konoha, et les gens en étaient jaloux. Pire, ils ne comprenaient pas la paix qui entourait ce village prospère. Comme l'ignorance fait souvent de paire avec la peur, la haine est ainsi créée. Face à cette haine, ce village se sentait démuni. Ils se sentaient démunis face à un village comme Kiri qui ne comprenaient plus la compassion ou les sentiments humains. Ils s sentaient dérisoires face à un peuple qui avait abandonnés toutes les avancées qu'avait su faire les shinobis pendant des centaines d'années. Ils s'en retournaient ainsi, à la guerre, plongeant leurs anciens kage dans la honte, les faisant se retourner dans leur tombe. Ils faisaient replonger le pays du feu dans une guerre qu'ils n'avaient pas mérités. Oui. C'est pour ça que le vieux Hijado se sentaient aussi en colère. Il ne pouvait rien faire à ces mauvaises intentions. Que ce soit par les paroles ou par les actes, il était trop vieux, trop faible, pour pouvoir se faire entendre. Il plongea la main dans sa poche, et prit le papier qu'il fixa pendant plusieurs minutes. Ainsi, c'était ce soir qu'il allait l'utiliser.

Il se souvenait de cette journée où Itade lui avait tendu ce petit papier, minuscule. Au début, le vieillard était furieux. Il croyait que le Hokage le mettait en dérision, lui et sa volonté protéger le village jusqu'à sa mort, la volonté de feu. Le Hokage, Itade Matsudai, lui, d'un air extrêmement sérieux, le lui avait tendu, sans dire un mot, sans trahir ne serait-ce qu'une once de ses émotions. D'un air solennel, il l'avait tendu au vieux qui l'avait prit, ne sachant plus que penser. Il se souvenait de cette pièce dans lesquels ils étaient. Le soleil, dehors, réchauffait complètement le bureau qui laissait planer l'odeur des petits arbres qu'il avait placé ça et là pour donner de la vie. Il avait, dans ses yeux, toujours cet air bienveillant qu'ont les Hokage, mais aussi les grandes personnes, celle qui se démarquent.

- Tu tiens dans ta main, mon ami, la possibilité d'une rédemption pour le village de Konoha. Peut-être que toi, tu arriveras à réussir ta mission là où d'autres auront échoués. J'ai confiance en toi, mon vieil ami. Tu ne m'as jamais faillit et je te donne avec confiance ce sceau secret du village. Si tu devais l'utiliser, tu sauverais ainsi l'honneur de tous tes confrères. Tu sauverais des milliers de vies.

Le jeune Hokage s'était levé, bras derrière le dos, gardant son air sérieux, et s'était approché lentement de la fenêtre. Dehors, il regardait les enfants, les femmes vaquer à leurs occupations. Il regardait quelques équipes de ninjas marcher nonchallament un peu partout dans le village. Il regardait ce train train quotidien, faisant du village de Konoha un endroit où il faisait bon vivre, avec un petit sourire. Ce petit sourire lui était apparût simplement à la vue de ce spectacle grandiose: une société prospère qui avait combattu et vaincu la guerre et la dérision.

- Oui, si le village devait tomber. Si ces gens devaient succomber. Si des démons pire que l'enfer ne devait s'introduire et détruire notre beau village, cette société que nous avons construite depuis si longtemps toi, moi, puis nos prédécesseurs, tu devras utiliser ce petit sceau que je t'ai donné. Ainsi, comme je t'ai dis, tu sauverais des milliers de vies, peut-être des centaines de milliers.

Il se retourna, un petit sourire triste sur le visage, vers le vieux Hijado qui ne disait un mot, regardant tour à tour son supérieur hiérarchique et le petit papier qu'il lui avait donné, ne sachant auquel il fallait qu'il donne de l'importance. Il ne se doutait pas à ce moment-là qu'il vivait une scène qui allait le marquer à jamais. Il ne se doutait pas que plusieurs dizaines d'années après il allait se remémorer mot pour mots ces paroles et qu'il reverrait cette image souriante d'un Hokage qui était mort depuis ce temps. Il avait été remplacé par Hanakô Hyûga, qui, de sa volonté du feu et de sa détermination à triompher de ses ennemis par la paix, avait sû continuer à monter Konoha au rang d'un grand village pacifique qui allait marquer l'histoire. L'amour pour épée. C'est tout ce qu'ils devaient être.

Le vieil homme revint à lui. Il s'était perdu dans ses pensées en regardant dans ce petit bout de papier. À l'extérieur, il y eût une légère déflagration et un tremblement de terre. Il serra sa mâchoire. Il maudissait encore sa faiblesse qui l'empêchait d'agir comme il le souhaitait. Il se leva, toutefois. Difficilement, il s'approcha de sa femme qu'il embrassa probablement pour la dernière fois. Sa femme versa une larme alors qu'elle mit sa main derrière la tête de son mari qui, lui, restait fort dans l'adversité. Sa femme était au courant de ce que devait faire son mari, et que c'était probablement la dernière fois qu'elle le verrait, lui, cet homme qu'elle avait été depuis son enfance et avec qui elle avait passé tellement de temps. Elle savait qu'elle destin leur était destiné à lui et à elle. Les deux êtres se regardèrent quelques secondes, sans rien dire. Derrière eux, les cris se faisaient déjà entendre. L'un des murs était attaqué par ces démons de Kiri. Ils voyaient d'ici, tous les deux, la fumée monter haut dans le ciel, témoin de ce terrible massacre qu'allait attendre Konoha. Ils se lâchèrent finalement et la femme lui dit, tout simplement:

- À plus tard, mon amour.

L'homme ne lui répondit pas, il savait que c'était inutile. Elle le savait aussi. Ce lien qui les connectaient elle et lui était trop puissant, trop fort pour qu'ils aient besoin de simple parole. Hijado prit le bandeau qui était sur le petit comptoir à côté de lui et l'enfila. Bien sûr, il avait l'air ridicule, lui, ce vieil homme, avec ce bandeau sur la tête, mais il allait, aujourd'hui, ce soir, effectuer sa dernière mission, celle que lui avait donné il y a si longtemps un homme grandiose. Il sortit par la porte de côté, trainant avec lui dans sa main le papier qui lui était si important. Les dommages, au loin, se faisaient sentir. Les tremblements de terre ne se faisaient pas attendre et de grandes déflagrations émanaient du lieu même s'il était très loin, trop loin.

Hijado se dépêcha de se rendre au temple, juste à côté de l'hôpital. Cet hôpital verrait aujourd'hui des gens mourir, des gens souffrir. Cet hôpital verrait aujourd'hui le sens de l'injustice dans toute sa dégueulasse splendeur. Le vieil homme se mit face au petit autel sur lequel il devait activer le sceau qui lui avait été confié dans sa jeunesse. Il se croqua un doigt pour activer le sceau, puis mit sa paume sur le papier. Le symbole disparu. Ainsi, les archives de Konoha avaient disparut dans un lieu prévu depuis longtemps par des hommes déjà disparut. Il ne restait en ce lieu absolument rien, qu'une pièce vide et inutile.

Le vieil homme se mit à sanglotter. Ainsi, sa vie prenait fin, car le but de sa vie prenait fin. Il se revoyait genin, alors qu'il avait connu ses amis qui étaient mort déjà. Il se revoyait passer son examen chuunin, grandir avec ses amis, puis finalement rencontrant sa femme. Il revoyait cet enfant qu'ils avaient eu ensemble, qui avait grandit et qui périrait peut-être lui aussi cette nuit. Les larmes coulaient sur son visage. Il leva la tête et regarda, devant lui, les visages neutres, coulés dans la pierre, des anciens Hokage qui ne pouvaient désormais absolument rien faire pour ce village qui serait lancé dans la peur et dans la mort. Hijado lança un dernier sanglot. Une dernière larme coula sur sa joue.

Devant lui, devant la fenêtre, était apparut, au dessus des statues, un monstre terrible. Un grand démon énorme dont émanait une puissance démoniaque monstrueux. Des frissons parcoururent l'échine du vieil homme qui, fermant les yeux de désespoir, ne pût qu'entendre le son de la bombe énorme qui se projetait vers lui et mettait fin à sa vie, à lui ainsi qu'à sa femme et des centaines de shinobis et civils présent dans cette zone.


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