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 Pantin, fer et glace...

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MessageSujet: Pantin, fer et glace...   Mar 5 Juil 2016 - 0:19



Le discours de Dame Esuki semblait terminé, plusieurs de nos camarades avaient donné leur ressenti sur l'épreuve ainsi que sur le domaine chose sur laquelle j'avais préféré m'abstenir. Bien que différents points m'intriguaient, je devais rester concentré sur l'examen pour optimiser mes chances de réussites.  

Suivant simplement mes collègues vers la sortie, je fus subitement arrêté par la Kazekage qui, en fermant le battant de la porte, semblait vouloir me toucher deux mots. Un peu surpris par son geste, je l'observais me ricaner au nez d'un air cynique me mettant réellement mal à l'aise. Elle prit suite à cela la parole de sa voix douce et apaisante détendant l'atmosphère malsaine qui était montée.

Désolée de te retenir davantage, jeune homme. Tu t’attendais sans doute à pouvoir vagabonder toute la soirée comme tes petits camarades. Mais il en sera tout autre. Je vous ai demandé de vous mêler de vos affaires et de rester concentrés sur l’examen, mais j’ai pourtant une demande à te faire… La plupart des Anbus que j’ai amenés ici sont spécialisés en protection, ce sont des gardes du corps pour la plupart. Il ne vaut mieux pas les dérouter, si tu veux mon avis. En revanche, en matière de récupération d’informations, ils ne sont pas tous au point, et ils ne disposent pas des talents héréditaires dont d’autres jouissent… Tu me suis ? Je vais avoir besoin de toi, Shinki. Je te laisse quartier libre jusqu’au souper. Nous nous rejoindrons à la cafétéria à huit heures tapantes et… nous nous rendrons par la suite au deuxième étage du palais. Je te demande de faire preuve de la plus grande discrétion possible : pas un mot de cette entrevue aux autres ninjas du sable, et encore moins aux étrangers.

Un peu désarmé par cette demande, ce n'était pas une mission banale qui m'avait été confié et la peur de décevoir me gagna rapidement. N'ayant d'avantage de temps pour y réfléchir, Yumi-sama me congédia ce que je fis sans discuter. La faim coupée par l'adrénaline et le stress, je m'empressai de regagner mes appartements pour me ressourcer. Le deuxième étage avait en effet déjà piqué ma curiosité et ce dès mon arrivée, mais l'idée d'y investiguer était toute autre, en toute honnêteté cela m'effrayait...

Perdu dans le méandre de mes pensées, la peur de ne pas me réveiller m'empêchait tout bonnement de fermer l'œil. Les heures défilaient si lentement, je restais là sans bouger, torturer par la crainte. Ce fut seulement aux alentours de vingt heures que je me ressaisis, je n'avais finalement rien à craindre. Qui d'autre que la Kazekage pouvait m'assurer une protection aussi rassurante ? J'allais être aux côtés de la femme la plus puissante du monde shinobi, j'étais entre de bonnes mains.

Pressant la pas pour rejoindre la cafétéria, je ne tardai pas à remarquer la silhouette pimpante de Dame Esuki que j'ignorai simplement. Aller à sa rencontre aurait été une erreur de jugement et de discrétion évidente que je ne pouvais me permettre, je me devais de lui montrer l'étendue de ma perspicacité que je surestimais peut-être. Prenant quelque chose à boire avant de repartir pour les escaliers, je pris la peine de lui faire un léger clin d'œil discret au possible afin de lui faire passer le message : la mission allait débuter.

Gravissant les marches jusqu'au deuxième étage, j'extirpai de ma poche une légère poignée de limaille que je relâchai sur le sol une fois arrivé. Attendant la venue de mon Kage, je m'agenouillai face à la porte avant d'enchaîner quelques mudras et de poser deux doigts sur l'une de mes paupières.

Daisan no Me

Il était vrai que je ne maîtrisais pas encore parfaitement cette technique mais j'en connaissais néanmoins le strict essentiel pour l'utiliser. Laissant glisser le sable ferreux sous le bas de la porte, celui-ci ne mit guère longtemps à prendre la forme d'un œil une fois de l'autre côté me permettant ainsi de voir ce qu'il se passait derrière. Bien qu'avoir la vue sur deux endroits totalement différents m'était encore difficile, je restais au maximum concentré sur ma tâche. Dissimulant au maximum le globe oculaire pour ne pas être repéré je prenais soin de ne manquer aucune miette du spectacle qui me faisait face. Je me retournai alors face à Yumi pour lui susurrer quelques mots

Je vois semblerait-il... de nombreuses personnes, probablement des Kumo-jins. Ils semblent... prier, oui c'est ça prier autour de ceux qui pourraient s'apparenter à de grands autels ornés de runes. Une secte ou peut-être un culte religieux. Oh ! Et en regardant bien, ils semblent tous porter un tatouage identique, peut-être un signe religieux ou un fuinjutsu inconnu. Voulez-vous que je tente de m'approcher ?

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[samedi 25 février 2017 00] Dorumo Sabaku: Shinki est un élu envoyé par les dieux.
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MessageSujet: Re: Pantin, fer et glace...   Mar 5 Juil 2016 - 10:34

Ce couloir était étrange. L'atmosphère était lugubre, les multitudes portes laissaient place à biens des mystères. De plus, une immense fraîcheur était présente, elle était probablement due à la tomber de la nuit. Les traits de mon visage montraient à quelle point j'appréhendais cet endroit. Toujours sur mes gardes, j'entrai dans ce qui m'avais le plus tourmenté en ce vain monde. Parchemin renfermant une marionnette en main, je me préparais à toute éventualité. Que cachait ces portes si sombres, si sinistres ? Je réfléchissais aux conséquences de mes actes, suite à la prévention de mon supérieur Soufuku ; quoi que ce n'était vraiment pas la meilleure chose à faire à l'instant. La pression tangible qui régnait de toute part dans la pièce ne me rassurait pas des moindres. Si j'avais été raisonnable, j'aurai vite fait demi-tour, mais ma perspicacité en avait décidée autrement.

Je ne pouvais également guère ignorer le faite que Yumi-sensei n'était pas dans son dortoir et il en valait de même pour Shinki. Qu'est ce que cela pouvait bien cacher ? Beaucoup de sentiments tournaient dans ma tête, je m'étais encore perdu dans mes plus profondes pensées. La haine que j'avais cumuler ces dernières années ne semblait plus être présente. Néanmoins, il restait encore de l’impureté dans mon cœur et je m'en étais vite rendu compte. Le Kazekage avait chassé tout ce qui me relié à la haine et au mépris, mais visiblement, tout n'était pas partit du jour au lendemain. Une part d'animosité que je renouais au plus profond de moi-même pouvais en reprendre le contrôle. Je devais me montrer très vigilent. Soudain, deux silhouettes se présentées au loin, un ennemi ? Seul l'avenir nous le dira.

Je me préparais au pire, j'hésitais fortement à faire marche arrière. Ce n'était sûrement pas des shinobis du tournoi, mais des présences hostiles ! Cette soirée, je l'avais bien vu, tous les ninjas étaient exténués par la première épreuve, donc je rayais l'option de sympathie. Je pris à vive allure un kunai dans mon étui et toujours sous mon anonymat, j'avançai vers ses deux individus. On ne voyait bien évidemment pas mon visage sous cette capuche sombre. En marchant et me rapprochant de plus prêt, une présence familière fit son apparition. Tourmenté, je ne m'arrêtais pas là et continuais mon chemin.

_ […] Voulez-vous que je tente de m'approcher ?

Cette voix, je la connaissais, mieux que personne ! Mais un doute divulguait en moi, je n'en étais pas sûr. J'étais assez proche maintenant, et dans la plus grande des discrétion je m'exclamai à voix basse, mais assez fort pour que mes deux interlocuteurs puissent m'entendre :

_ Qui êtes vous ? Que faîtes vous là à cette heure tardive ? J’espère fortement que vous avez une explication, sinon je vais devoir user de force ; vous dégusterez de mon art !

J’espérais que mes craintes ne soient pas fondées et que ce n'était qu'un simple quiproquo.
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Yumi Esuki
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MessageSujet: Re: Pantin, fer et glace...   Lun 25 Juil 2016 - 17:51

Enivrée par l’odeur marine, je progressais dans l’obscurité en distinguant à peine ce qui se dressait sur mon chemin. Les craquements de brindilles, les chatouilles du vent sur la verdure et les cris des cigales m’indiquèrent que je me trouvais dans une forêt. Une forêt dont la noirceur ambiante me jetait un mystérieux froid dans le dos… A cette sensation vint s’ajouter un effroyable vertige : tout ce qui m’entourait semblait désormais en mouvement, comme si les arbres rampaient tous dans ma direction alors que le sol tremblait. Ces secousses si particulières, je les avais bien reconnues pour les avoir expérimentées pendant des années : j’étais sur l’île-tortue de Kumo. Cette révélation se manifesta dans mon environnement sous la forme d’une lumière vacillante : un pâle halo bleuté flottait dans les airs, progressant à mes côtés pour illuminer le chemin. Un sentier tout tracé dans… de la neige ? Ce n’était pourtant pas la saison. Je soupirai d’agacement suite à cette remarque intérieure en me rendant compte de ma propre bêtise : naviguant au gré des flots, la tortue du village de la foudre ne s’arrêtait jamais indéfiniment. Qui sait dans quelles contrées du monde elle voyageait en ce moment ? De ce fait, il m’était impossible de déterminer si cette neige était naturelle.

Une nouvelle sensation vint éclairer ma lanterne : à mesure que je progressais sur cette route, un terrible froid s’emparait de moi, faisant frissonner ma peau et me donnant la chaire de poule. Non. Rien ici n’était naturel. Pourtant, tout était fidèle à la réalité : les tremblements de l’île et ces décors que je ne connaissais que trop bien, notamment. Soudain, la forêt glaciale déboucha sur une vallée dégagée. Du coeur de celle-ci émanait une vive lueur semblable à celle qui virevoltait encore au-dessus de mon épaule. Au détail près qu’elle était bien plus massive. Provenant d’une crevasse creusée à même le sol, sa puissance éclairait tout l’univers visible, me permettant même de deviner les mouvements d’animaux sauvages qui s’amusaient à l’orée du bois. Alors que ma lumière personnelle disparaissait, celle de la vallée changea alors du tout au tout : sa couleur bleue s’évanouit pour laisser place à un rouge sang des plus effroyables. Mes yeux furent incapables de s’y habituer, ce qui me poussa à les protéger avec mes mains. Ce geste marqua un nouveau changement : l’atmosphère, déjà fraîche, était devenue algide. Peinant à distinguer ce qui se déroulait dans la crevasse au centre de la vallée, je vis une silhouette en sortir. Je ne savais pas vraiment ce qu’il en était, mais quelque chose de grave venait de se produire. De très grave.




~

Je me réveillai en sueur, et mon premier réflexe fut de vérifier l’heure. Fort heureusement, il n’était pas encore l’heure du dîner. Il me restait encore de longues minutes pour m’y préparer… Me levant d’abord pour plisser mes draps humides d’un geste de la main, je me dirigeai vers la salle de bain afin de m’y rincer le visage. Redécouvrir la fraîcheur de l’eau m’exalta à un point que je décidai de me déshabiller afin d’en faire profiter mon corps tout entier. J’allumai le robinet de la douche et laissai couler une eau tiède avant de m’assoir au sol. Le liquide qui se déversait dans ma nuque et qui gorgeait mes cheveux me procura du bien, mais ce fut celui qui se coinça dans mon oreille et qui me donna l’impression d’être en apnée, sous l’océan, qui me rafraîchit la mémoire : je venais de rêver que je me situais en pleine mer, sur l’île-tortue que Zatoïchi avait léguée à Naeko. Comme dans toutes les perceptions oniriques, il s’y était déroulé d’étranges phénomènes… Je ne me rappelais que de cette lueur écarlate qui sortait d’un trou béant. Oui, un trou béant ! Bien sûr… Il devait s’agir de la faille dans laquelle nous avions naguère emprisonné l’Enfant Maudit. Mais… que cela signifiait ? Ayant l’habitude de parler à ma défunte soeur dans mes rêves - bien que celle-ci m’avait faussé compagnie depuis l’emprisonnement de notre ennemi-, je m’étais rendue compte que ceux-ci étaient rarement insignifiants. S’agissait-il alors d’un mauvais présage ? Seul l’avenir saurait me le dévoiler. Pour l’heure, j’avais des chats bien plus importants à fouetter qu’un vain exercice de divination.

Une fois prête, et de nouveau élégamment vêtue, je me rendis à la cafétéria, afin de me remplir la panse. Bien que le buffet proposait des mets de toutes contrées, je me cantonnai à la cuisine Kirijin, qui m’avait tant manqué depuis ma désertion. J’aurais pu en demander à mes cuisiniers, du haut de ma tour de sable, mais les homards et autres fruits de mer vagabondaient rarement en plein désert ! Alors que je me régalais en dégustant une nourriture délicate que la plupart des autres Sunajins répugnait de par leur ignorance, j’aperçus Shinki sortir de la pièce en me faisant un discret clin d’oeil. Pas assez discret apparemment : si j’avais pu m’en rendre compte, je ne devais pas être la seule. Espérant que ce geste ne compromettrait pas notre mission, je pris le temps de finir mon repas pour ne pas éveiller davantage de soupçons. Je saluai ensuite mes camarades et souhaitai une agréable et tranquille soirée aux Sunajins qui avaient dîné à ma table. Une manière distincte de leur demander de ne pas agir sans réfléchir. Je sortis et grimpai les escaliers qui s’avéraient bien trop inondés de monde à mon goût. Je décidai de faire patienter mon subordonné en rejoignant ma chambre. M’installant à l’écritoire dans le coin de la pièce, je m’amusai à rédiger une lettre qui ne trouverait jamais de destinataire.


Citation :
Cher Enfant Maudit,

J’ignore ce que vous tramez actuellement là où vous avez été reclus, mais je vous serais grée d’arrêter de m’importuner lors de mon sommeil. Pendant que j’y suis : le rouge est une teinte trop peu originale pour un psychopathe sanguinaire. J’espérais que ces années passées dans le froid et la solitude vous auraient rendu amical. A votre place, j’opterais pour un élégant mauve. A la frontière entre le clair et l’obscur, cette couleur s’accommode à merveille des civils au coeur tendre. Car c’est ce que vous êtes désormais, ni plus ni moins : un civil. Privé de votre maîtrise du chakra, vous ne sauriez être quoi que ce soit d’autre. Alors pour une fois, soyez aimables et restez à votre place : dans le passé.

Vous adressant mes sentiments les plus respectueux,
Yumi Esuki, Kyudaime Kazekage

J’avais pris du temps à chercher mes mots, si bien que la trotteuse avait allègrement dansé pendant de trop longs moments. Dehors, les dernières lueurs du soleil qui filtraient à travers ma fenêtre à mon arrivée dans ma chambre avaient toutes disparu. J’avais peut-être fait attendre Shinki un poil trop longtemps… Naeko me prendrait décidément pour une folle dingue s’il venait à lire cette missive, mais j’étais pressée. Je me contentai de la plier maladroitement et de la cacher sous mon oreiller encore dérangé par ma sieste de tout à l’heure, puis je sortis. Les bougies qui éclairaient d’ordinaire les couloirs semblaient avoir été éteintes par les serviteurs de Futae. Les couloirs devenus sombres respiraient alors la quiétude : pas un bruit ne retentit en même temps que la poignée de ma porte. Je pris soin, comme les ninjas savaient si bien le faire, de rester silencieuse, m’assurant également que personne ne m’avait suivie. Je descendis au deuxième étage à pas de loup et pris quelques instants pour retrouver le Jishaku. Nous n’avions pas décidé de l’endroit précis auquel nous devions nous rejoindre, ce qui me causa de me perdre dans ces allées qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau. Cependant, je finis par le retrouver, recroquevillé devant une porte. Le pauvre avait dû rester ainsi toute la soirée : drôle de repos que j’offrais à un participant de l’examen ! Je m’accroupis à son niveau afin de m’annoncer en chuchotant, et ainsi de l’extirper de sa rêvasserie.

- Bonsoir Shinki. Désolée pour le retard, j’attendais… le moment propice. Je te laisse te mettre au travail.

Sans dire mot, il se redressa et utilisa un jutsu propre à son sang : le Jiton. Après quoi, il sut me décrire ce qui se dissimulait derrière ces mystérieuses portes.

- Je vois semblerait-il... de nombreuses personnes, probablement des Kumo-jins. Ils semblent... prier, oui c'est ça prier autour de ce qui pourrait s'apparenter à de grands autels ornés de runes. Une secte ou peut-être un culte religieux. Oh ! Et en regardant bien, ils semblent tous porter un tatouage identique, peut-être un signe religieux ou un fuinjutsu inconnu. Voulez-vous que je tente de m'approcher ?

Curieuse découverte que nous venions de faire ici : le palais était donc occupé par ce qui semblait être, comme l’avait suggéré ce chuunin si fiable, un culte religieux. Mais à qui ou à quoi vouaient-ils cette confiance aveugle ? Alors que je m’apprêtais à lui demander d’aller un peu plus loin pour en savoir plus, une voix distordue retentit dans notre dos. Celle d’un prépubère en train de muer et qui fourrait son nez là où il ne devrait pas…

- Qui êtes vous ? Que faites-vous là à cette heure tardive ? J’espère fortement que vous avez une explication, sinon je vais devoir user de force ; vous dégusterez de mon art !

Je me retournai de manière vivace en posant la main sur mon étui à kunais. Sa voix me rappelait vaguement quelqu’un, mais l’obscurité ainsi que sa grande capuche m’empêchèrent de l’identifier physiquement. Mon coeur aurait pu battre la chamade, étant exposée à un risque non-identifié. Pourtant, il demeurait aussi calme qu’un lac si placide que la tombée d’une feuille n’aurait su le faire osciller. Même si ma conscience ne parvenait pas à mettre un nom sur cet homme, mon inconscient me soufflait qu’il ne représentait pas un danger. Et peut-être que ce sixième sens s’était manifesté à cause de ce qui se produisit l’instant suivant : un cri émergea de l’étage inférieur. Je l’avais beaucoup trop souvent entendu pour ne pas le reconnaître au premier instant… il s’agissait d’un funeste soupir. Celui qui l’avait soufflé ne faisait dès lors plus partie de notre monde, mais, contrairement à la feuille, les seuls décibels qu’il avait expulsés suffirent à brouiller le lac placide qui sommeillait en moi. L’eau était désormais agitée, remuée en des sens contraires, ce qui la fit déborder à ses extrémités tel un vase rempli avec un excès de vigueur.

Mon calme avait cédé à la panique, j’étais en proie à une terreur bien plus grande que jamais : pour la première fois depuis bien longtemps, j’avais peur. Lorsque je sentis le palais tout entier s’agiter suite à ce cri qui avait fendu la nuit, je composai des mudras sans hésiter, motivée par un instinct survivaliste. Me servant de l’Iroujutsu et du Fuuton pour décupler respectivement mes forces et ma vitesse, j’attrapai Shinki et l’inconnu dressé devant nous avec une poigne à laquelle ils n’auraient su résister. A une vitesse bien trop grande pour pouvoir distinguer notre environnement, je courus sans relâche vers le troisième étage en portant les deux jeunes gens, Shinki sur l’épaule gauche, l’autre sur la droite. Une fois arrivés dans l’aile de Suna, je poussai la porte de ma suite d’un fracassant coup de pied puis je lançai mes deux colis sur mon lit tout en fermant derrière moi la porte d’un coup de cheville. Dans l’élan du mouvement, la capuche de l’inconnu s’était abaissée, dévoilant le visage de Dorumo. Sacré gaillard… Nous étions sains et saufs, et cela n’aurait peut-être pas été le cas si je n’avais pas fait si vite : une oppressante sensation de danger s’était dégagée non loin de nous… des intentions mortelles. Peinant à reprendre mon souffle, je clarifiai la situation.


- Je… Nous… Nous sommes en vie. commençai-je avant de longuement expirer afin d’éviter que le reste de mon discours soit aussi saccadé. Quelqu’un est mort ce soir. Shinki, merci de ta collaboration. Pas un mot de ce que tu as vu à qui que ce soit… nous en apprendrons plus en temps et en heure. Cela pourrait être n’importe quoi d’autre, mais l’incident de ce soir m’apparaît comme un avertissement. Nous ne devons pas aller plus loin. Dorumo, j’ignore ce que tu faisais si tard hors de ta chambre, mais tu as eu de la chance de tomber sur nous. Beaucoup de chance. Alors ne tente pas le hasard plus longtemps et tiens-toi tranquille jusqu’à la fin de l’examen. Désormais, je compte sur vous pour retourner illico presto dans vos chambres et d’y rester jusqu’au lever du jour. Si quelqu’un vous demande, vous avez simplement été réveillés par ce cri et avez voulu m’en avertir. C’est clair ?

Finissant ma tirade avec un trop-plein d’autorité, je les congédiai ensuite dans le couloir avant de m’étendre sur mon lit, sur le ventre. Frissonnant encore d’angoisse, je regagnais la chaire de poule que m’avait causé mon cauchemar. D’un geste tremblant, je passai les mains sous mon oreiller afin de froisser ma lettre. Maudit présage.
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MessageSujet: Re: Pantin, fer et glace...   Lun 1 Aoû 2016 - 14:06

Ayame Nari était une des plus fidèles servantes de Jinkaku Futae. Cette petite brune au joli minois dégageait une certaine délicatesse, mais sa foi aveugle la rendait parfois quelque peu insipide. Il ne se passait pas un seul instant sans qu’elle ne pense à son Maître, auquel elle vouait une confiance totale. Néanmoins, sa fougue la poussait souvent à commettre de l’excès de zèle. Jusque là, elle n’avait rien fait qui puisse réellement la compromettre. Mais elle était sur le point de commettre l’irréparable… Lors du dîner qui suivait la première épreuve, Ayame aperçut un jeune chuunin de Suna faire un clin d’oeil à sa dirigeante. Elle se douta alors que ces deux-là manigançaient quelque chose. Elle se mit en tête de les empêcher à tout prix de nuire à son Maître.

Et c’est ainsi que débuta sa soirée : elle suivit le Jishaku et espionna ses moindres faits et gestes avec la discrétion qu’on lui avait conseillé d’adopter. Il lui fallut patienter de longues heures afin d’enfin découvrir ce qui se tramait derrière les mystérieux agissements du village du sable… La Kazekage en personne rejoignit au cours de la nuit le jeune homme dans un couloir du deuxième étage. Ils utilisèrent une technique ninja qu’Ayame ne sut identifier pour observer ce qui se déroulait derrière les portes fermées à double tour. Ils savaient ! Ils savaient tout. La brunette fut emplie d’enthousiasme lorsqu’elle s’imagina dénoncer cette fourberie à Futae. Soudain, un cri strident retentit… il provenait des appartements du propriétaire du palais. Comme pétrifiée, Ayame attendit que les shinobis s’affolent à leur tour et dégagent le passage pour sortir de sa cachette. Elle finirait bien par faire payer ce crime de Suna, mais pour l’heure, elle devait se hâter de rejoindre Jinkaku…


© Yumi Esuki

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MessageSujet: Re: Pantin, fer et glace...   

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Pantin, fer et glace...
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