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 L'abeille coule

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MessageSujet: L'abeille coule   Ven 24 Fév - 15:14

L'aurore se levait à peine sur le village d'Iwa lorsque je quittai mon studio, un sac rempli de tupperwares sur le dos. J'avais cuisiné d'arrache-pied toute la nuit, en prévision de mon départ. Si une chose était certaine, c'est que  je n'allais pas manquer de vivres ! À l'affut derrière la bâtisse de mon logement, je guettais les éventuels passants près de ma position. Par chance, les rues ne semblaient pas encore trop bondées, c'était parfait ! Je profitai de cette accalmie pour traverser la cité aux gratte-ciels à toute vitesse, tandis que mon visage rougissait de gène. Rejoignant l'une des sorties de la ville la plus proche : j'étais libre !

Seule au milieu des montagnes, je sentis enfin ma timidité me quitter. Mon visage avait de nouveau retrouvé sa teinte habituelle. La vie de ville n'était décidément pas pour moi et la solitude quant à elle me seyait à merveille. Enfin livrée à moi-même, j'allais pouvoir débuter mon entrainement visant à développer l'art de mon clan, mais où ? Je n'en avais aucune idée... Je me laissais donc avancer, guidée pour mon instinct vers un endroit propice à un tel exercice. Peut-être que pour contrôler les abeilles, fallait-il en adopter leur mode de vie ? MAIS BIEN SÛR ! J'étais conquise par l'idée ! Gambadant parmi les chemins rocheux de Tsuchi no Kuni, je battais des bras comme si ceux-ci étaient des ailes.  


Après plusieurs jours de marches de la même manière, dont certains auraient pu qualifier de ridicule, je traversai finalement les frontières de mon pays avec insouciance. Arrivant devant à un magnifique bosquet dense et luxuriant, j'étais arrivée. C'était l'endroit rêvé ! Je grimpais sur les arbres, sautais d'un à l'autre tout en imitant mes amis les abeilles. Mais rien... Depuis mon départ, je n'avais pas remarqué le moindre changement. Sans cacher ma déception, je m'apprêtais à partir lorsque je vis au loin une ruche vers laquelle je me précipitai. Approchant de la colonie d'insecte en recommençant mon mime... particulier, je n'étais plus qu'à quelques mètres de ce refuge fait à base de cire lorsque je tentai une première communication : « BzzBzzzz ».

Soudain, alors que j'étais concentrée à la tâche, j'entendis un bruit, semblable aux pas d'une personne qui approchait de ma position ! Prise de panique, j'essayai de me dissimuler parmi les branchages, la tête plongée vers le bas, lorsque mon sac-à-dos s'ouvrit malencontreusement, libérant mes nombreux tupperwares qui vinrent s'éclater au sol. J'étais grillée...

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Yumi Esuki
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MessageSujet: Re: L'abeille coule   Ven 24 Fév - 17:45

Arpenter les routes du monde, le vent dans le dos, en espérant tomber sur un truc marrant. Voilà à quoi se résumait mon quotidien désormais : je m’étais totalement libérée des chaînes de l’ancienne Yumi, mais à quel prix ? La solitude n’était pas toujours palpitante, et je ne pouvais pas définitivement combler ce vide en assassinant tous les vendeurs de râmen du pays des sources chaudes. Mais alors comment ? J’étais sûre de préférer cette existence à ma précédente, ce n’était pas une question de regrets. Pourtant, jamais ma vie n’avait eu si peu de sens. Qu’aurait-fait Yumi Esuki à ma place ? Elle se serait posé les bonnes questions, et aurait fini par endormir sa vigilance à force de tergiverser sur des débats philosophiques sans queue ni tête. Après tout, elle aussi elle était seule, dans sa tête. Je m’arrêtai pour poser mes fesses sur un rocher humide et en profitai pour me masser les tempes : trop de réflexion pour moi, tout ça !

«Non Yumi, qu’est-ce que t’aurais fait, VRAIMENT ? J’imagine que t’aurais… Hum… T’aurais fait un truc à l’eau de rose, tout gnangnan, comme… hum… aller te ressourcer sur une terre pleine de sens pour toi.»

Mizu ? Bouah, j’avais bien l’intention de profiter encore un peu de mon anonymat. J’avais pas complètement perdu la boule, hein ! Entrer dans un des quatre grands pays dans l’état actuel des choses ne servirait qu’à me faire repérer en moins de deux. Dans ce cas, peut-être… Oui, peut-être que cette idée était pas débile… L’île-tortue ! J’y avais passé quelques pairs d’années avec ce coincé de Naeko. Et là tout de suite, j’avais peut-être bien quelque chose à faire dessus - pas sur Naeko, bande de dégénérés. Quelqu’un que j’aimerais revoir, plutôt. Je me mis en route sans plus tarder. Les jours passèrent sans que je ne pris la peine de les compter. Les paysages changeaient au fil des kilomètres, mais je n’y prêtais pas tant attention. Ce qui comptait, c’était le résultat. Pas le chemin emprunté. Je me souvenais encore très bien de la crique où Naeko et moi avions laissé notre ami le reptile la dernière fois. Je reconnus l’entrée de la grotte qui y donnait accès dès que je l’aperçus.


Quelques instants plus tard, je n’étais plus sur la terre ferme. Enfin, plus vraiment, vous voyez ce que je veux dire. Je jetais à peine quelques regards furtifs aux bâtiments et décors dans lesquels Naeko et moi avions écrit notre histoire. «Erreurs de jeunesse» aurait été pas mal comme titre pour notre bouquin. M’enfin, je n’étais pas venue ici en quête de souvenirs… mais de réponses. Je dus marcher encore sur une bonne distance, jusqu’à l’autre extrémité de l’île, pour atteindre l’endroit tant espéré. Les saisons avaient bien altéré cette dense vallée. J’en avais surtout un souvenir enneigé, alors la voir rayonner sous la lueur du printemps me laissait perplexe. Mais lorsque je retrouvai la pente que nous avions nous-même creusée à la force de nos bras, je sus qu’il s’agissait du bon endroit. Il régnait dans cette cave une obscurité maculée d’un rayon qui filtrait à travers l’entrée. Assez pour y reconnaître sa proie, pas assez pour éviter de se gameller sur la caillasse qu’on avait mal dégagée. Le fracas de ma chute résonna dans la vacuité de ce lieu presque sacré à nos yeux. Et pour cause, on y avait enfermé une partie de notre vie, et pas la moins lourde de sens.

J’aurais reconnu sa silhouette entre mille. Pourtant, il était devenu maigre et pileux. Mais attention, je parle pas de la barbe bien taillée qui en excite certaines, mais plutôt de touffes difformes qui rappellent plus un australopithèque qu’un être humain. Enchaîné à de la glace éternelle, il était resté accroupi ici pendant des années. Un traitement d’ordure pour une bonne ordure. Lorsqu’il m’entendit chuter, il leva les yeux, présentant un regard aussi neutre que possible. Une coquille vide. Voilà ce qu’était devenu le terrifiant Enfant Maudit.


- Salut le poilu. Je sais bien que t’as pas l’air dans ton assiette, et ça peut te sembler bizarre, mais… j’aimerais te poser une question. C’était quoi, le sens de ta vie ?

J’y étais peut-être allée un peu fort. L’ancienne Yumi y aurait mis les formes, mais je n’avais pas le temps pour ça. Quand bien même j’avais fait fait preuve d’autant de délicatesse qu’un buffle chargeant une gazelle, son temps de réponse me parut long. Très long. Trop long, bon sang ! Plus d’une minute s’était écoulée, et il n’avait pas cessé de me regarder, sans dire mot. Après tant de temps sans lien social, il avait peut-être tout bêtement oublié comment dialoguer. Heureusement, j’avais une solution à tous les problèmes. Je m’approchai de lui calmement et plaçai mes mains sur son crâne - après avoir fouillé ses cheveux à la recherche d’un truc solide pendant un quart d’heure, bien entendu.

- Shinteki Yomi no jutsu.

Cette technique demandait beaucoup de temps de préparation, mais apparemment on était pas pressés, ni lui, ni moi. Et après un long moment, je vis. Je vis enfin ce pourquoi j’étais venu ici. Dans nos esprits se dessinait en simultané la figure élancée de l’homme qu’il était jadis. Un monstre insurmontable, qui représentait pour moi le défi d’une vie. Un à un, il éliminait nos compères, tombant dans le vice encore un peu plus à chaque meurtre. Pourquoi ? Je lui avais déjà posé cette question, au moment de l’emprisonner ici. «Pour me venger» m’avait-il répondu avec honnêteté, une fois la fierté retombée.  Même le plus puissant Esuki de tous les temps avait cédé à cette ineptie typiquement humaine : attacher de l’importance aux autres. Si je connaissais déjà sa réponse, pourquoi étais-je venue lui poser la question ? Avais-je besoin d’en être sûre ? Ou bien de me convaincre que ce n’était pas le cas ? Comme si la loque qui me faisait encore face souhaitait me répondre, son imagerie mentale décrivit des scènes d’une toute autre signification. La passion. Tuer lui procurait du plaisir, et encore plus avec la glace. Ce que je voyais tantôt comme la progression d’un vice, je le percevais désormais comme l’aboutissement d’un art. Et moi, quel est mon art ?

Je lâchai sa tête, j’en avais assez vu. Il n’avait pas bougé d’une semelle, son regard étant comme gelé au niveau de ma taille. Je m’accroupis pour me mettre à sa hauteur et passai une main sur sa joue à la fois frigorifiée et rêche. Le vide dans son regard me procurait un bien démesuré. Tremblant presque en le regardant - et ce n’était pas dû au froid -, je posai ma tête contre son front. Je me sentais sur le même piédestal que lui. L’Esuki qui avait changé l’histoire de notre clan à jamais. Le souffle saccadé, je posai mes lèvres sur les siennes et lui offris quelque chose qu’il n’avait jamais dû recevoir. De l’amour. Pas l’amour aussi solide que les liens qui le retenaient ici. L’amour hormonal, l’amour d’un instant, l’amour éphémère. Ainsi est mon art : capturer la beauté du présent. Mais la réalité revint en trombe. Un pic de glace noire sortit du sol au niveau de son entrejambe, perforant sa tête avec violence. Du sang gicla et coula sur ma joue, encore si proche de la sienne. Merci.


~


Depuis ce jour, ma démarche n’était plus la même. Je n’hésitais plus : j’avançais. Et cette fois-ci, je pensais bien avoir trouvé une nouvelle raison de vivre. J’avais aussi décidé de porter mon précieux pendentif au cou. Il ne servait à rien, terré au fond de ma poche. Ballant au milieu de ma poitrine, il me mettait en valeur, en plus de dégager une aura à la fois enivrante et irrésistible… D’ici, j’entendais presque ses murmures. Presque. Désormais au pays des bois, je m’efforçais encore de réfléchir à un moyen de pénétrer dans la forteresse high-tech du pays voisin. Je me contentais de longer la frontière depuis un long moment en espérant tomber tôt ou tard sur une réponse. Mais le destin fait bien les choses.

À quelques pas, j’entendis la végétation s’agiter de manière anormale. Un animal ? Peut-être… Mais j’avais rarement vu des animaux se balader avec de la nourriture enrobée dans un contenant en plastique. Insoucieuse, je m’accroupis pour ramasser un de ces objets qui avait piqué ma curiosité. L’autre Yumi aurait certainement envoyé un clone, mais je ne comptais pas m’abaisser à cette preuve de lâcheté. D’autant plus que la personne qui traînait dans les parages était aussi imprudente que je pouvais l’être, ou alors très étourdie. Dans un cas comme dans l’autre, cela ne présageait rien de bien dangereux. Et si cette personne avait le chic de me surprendre, cela ne pouvait qu’égayer ma journée. Ayant pris le temps d’examiner son casse-croûte avant de remarquer qu’elle se tenait à côté, essayant tant bien que mal de se cacher, je lui avais laissé une parfaite fenêtre pour une offensive en ramassant un de ses tupperwares. Je m’étais pendant ce temps contenté de sourire aimablement en laissant ma mélodieuse voix de femme mûre faire le travail à ma place.


- Tu as perdu quelque chose, petite ?
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MessageSujet: Re: L'abeille coule   Sam 25 Fév - 11:57

Immobile au milieu des feuillages, j'observais cette parfaite inconnue qui venait d'émerger du bois. C'était une femme charmante à l'allure assurée, elle dégageait une confiance en elle-même tout bonnement impressionnante ! Je faisais pâle-figure à côté, maladroite comme pas deux, c'était clairement le genre de personne à qui je voulais ressembler... Par chance, elle semblait bienveillante à mon égard et lança même un : « Tu as perdu quelque chose, petite ? »  

Je me sentis immédiatement devenir écarlate, prenant la même teinte que mes lunettes ! Je n'avais clairement pas l'habitude de discuter avec des étrangers, ça me donnait... le traque ! Tout mon corps tremblait comme une feuille, je paraissais surement ridicule de son point de vu, cachée derrière ma branche à frémir... Je devais me ressaisir ! Me sociabiliser faisait après tout aussi partie de mon entrainement ! J'entrepris alors de descendre de mon perchoir, lorsque la branche sur laquelle je me trouvais craqua subitement ! Je n'eus le temps de comprendre ce qu'il m'arrivait que je me retrouvais déjà étalé à quelques mètres de la demoiselle... Super la première impression ! Devenant de plus en plus vermeil, je me relevai avec peine avant de répondre : « Dé..dé..désolé madame ! Qu..que je suis ma..maladroite ! »  

Je n'arrivais décidément pas à parler clairement. Le traque, le stress, tout m'empêchait de paraître naturelle ou du moins normale... Il fallait me calmer, je ne devais pas la faire fuir ! Je soufflais un bon coup pour évacuer toute mon angoisse avant de réfléchir à ce qu'une personne sociable aurait pu faire dans une telle situation... Scrutant la charmante silhouette de la gentille femme en quête d'idées, je vis qu'elle portait un magnifique collier, qui sut attirer mes yeux sur la poitrine de l'inconnue. Déviant mon regard un peu gênée, je remarquai qu'elle avait ramassé l'un de mes tupperwares, peut-être avait-elle faim ? Il fallait dire qu'elle sortait d'un long sentier désert de civilisation... Je repris : « Vou..vous avez faim ? Je les ai cuisiné moi-même, nous pourrions pa..pa..partager ? J'ai de tout ! Même des spécialités de grandes nations ! »
Ramassant l'un de mes tupperwares au hasard tandis que je parlais, j'ouvris la boîte en plastique que je venais de récupérer, libérant autour de nous une douce odeur enivrante de brochettes de saumon, un plat typique du Pays de l'Eau...

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MessageSujet: Re: L'abeille coule   Sam 25 Fév - 12:27

Très impressionnée, la petite tomba de sa branche et s’excusa en rougissant. Génial, une gamine timide ! Rien de passionnant, mais c’était toujours mieux que l’incessante marche qui m’occupait ces derniers temps. Je ne pus m’empêcher d’étirer un rictus lorsqu’elle m’appela «madame». Mais que voulez-vous, à 38 ans, il fallait bien que ça m’arrive… Mon faciès se transforma vite en sourire niais lorsque je me mis à détailler la jeune fille. Sa chevelure saumon s’accordait à merveille avec ses yeux couleur miel et ses lunettes ovales marron, faisant de la timorée un paradigme de pureté et d’innocence. Enfin, c’est sans doute comme ça que l’aurait décrite Yumi ! A mes yeux, ce n’était qu’une mioche perdue dans les bois. L’idée de m’amuser avec elle et avec son corps me traversa l’esprit un court instant, mais je refoulai cette pensée aussitôt : livrer un combat contre une fillette frêle n’avait rien de glorieux ni de divertissant.

- Vou..vous avez faim ? Je les ai cuisiné moi-même, nous pourrions pa..pa..partager ? J'ai de tout ! Même des spécialités de grandes nations !

Oh. Que c’est mignon ! Et terriblement gnangnan. Pourtant, mon corps choisit de répondre à ma place à la tête à claques : mon estomac gargouilla, attestant du fait que je n’avais pas mangé de vrai repas depuis la veille. Plutôt que d’en paraître gênée, je choisis de pouffer un rire léger. Après tout, me montrer intimidante n’allait me mener nulle part. En revanche, la caresser dans le sens du poil pouvait s’avérer utile…

- C’est très sympa de ta part, j’ai une faim de loup ! Au fait, tu peux m’appeler Shiro. Me demandez pas pourquoi ce nom-là, je voulais sans doute paraître plus blanc que blanc… Je suis une voyageuse itinérante, toujours en quête d’aventures ! Ben quoi ? Quitte à faire dans le cliché, autant y plonger jusqu’au bout. Et toi, petite, qu’est-ce qui t’amènes ici ?

Une fois la nuit tombée, j’irai tordre les os d’innocents animaux à mains nues. Overdose de mignonneries.
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MessageSujet: Re: L'abeille coule   Dim 26 Fév - 15:09

« C’est très sympa de ta part, j’ai une faim de loup ! Au fait, tu peux m’appeler Shiro. Je suis une voyageuse itinérante, toujours en quête d’aventures ! »

Cette femme était donc une aventurière, elle devait avoir visité bon nombre de pays. Sa vie semblait épatante ! À côté d'elle, la mienne paraissait si.. plate... En parlant de moi, Shiro semblait curieuse sur ma venue dans ces contrés et me questionna à ce sujet. Que c'était embarrassant, je n'avais clairement pas l'habitude de parler à des étrangers et encore moins de ma personne, je préférais simplement écouter ce qu'ils avaient à dire... Toujours aussi rouge écarlate, je m'établis à même le sol, ouvrant quelques tupperwares afin que l'itinérante ait l'embarra du choix quant à son repas, avant de répondre : « En..enchantée Shiro, je m'appelle Mitsubachi... Je va.. Je vagabonde depuis peu, je me plais beaucoup en solitaire. Mai..mais je suis pas contre le fait de rencontrer de nouvelles tête, hein ! »

Mince, j'espérais ne pas l'avoir vexé ! Je ne voulais pas qu'elle se pense de trop. Elle avait l'air si aimable, je ne pouvais pas mieux tomber pour apprendre à me sociabiliser, je ne devais pas la faire fuir ! Mais j'y pense, je ne lui avais pas donné de couverts ! Fouillant dans le foutoir qu'étais mon sac, j'en sortis deux fourchettes que je tendis vers la dame pour qu'elle se serve. Pendant que j'entamais l'un de mes plats, je remarquai que le vent soufflait fort aujourd'hui. Entendre les murmures Fūjin ? Mais ! Ce n'était pas normal lors d'une discussion ordinaire ! Il fallait que je relance la conversation avant que cette situation ne me gêne d'avantage, mais que dire ?!  

« A..alors comme ça, tu voyages beaucoup ? Ta..ta vie doit-être tré..trépidante ! Tu viens d'où ? »

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MessageSujet: Re: L'abeille coule   Dim 26 Fév - 16:22

Avant de répondre à ma question, la petite prit soin d’ouvrir ses récipients disposés au sol, sans jamais affronter mon regard impétueux plus blanc que son innocence. Je profitai de ce moment de répit pour m’assoir en tailleur, observant déjà les différents mets à ma disposition. Alors que je m’attendais à trouver de fades encas, je découvris un véritable spectacle culinaire. Cela me rappela vaguement les buffets des soirées mondaines que Yumi fréquentait par le passé. Quel genre de gamine était-elle pour se balader avec un menu gastronomique dans le sac à dos ? Une fine odeur salée me fit cependant oublier toute curiosité : je reconnus un plat typique de Kiri, l’onigiri rosé. Rien de plus qu’une boulette de riz surmontée d’une fine tranche de poulpe agrémentée d’une sauce dont la couleur donnait son nom à l’ensemble. Je n’en avais pas dégusté depuis plusieurs années ! Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais déjà sauté dessus. Mais il valait mieux respecter un minimum les conventions sociales pour m’attirer la sympathie de la demoiselle.

- En..enchantée Shiro, je m'appelle Mitsubachi... Je va.. Je vagabonde depuis peu, je me plais beaucoup en solitaire. Mai..mais je suis pas contre le fait de rencontrer de nouvelles têtes, hein !

Face à sa maladresse, je me contentai de sourire pour tenter de la mettre à l’aise.

- Mitsubachi ? Tes parents sont apiculteurs, ou quoi ? Autrement, ils auraient très mauvais goût. Quel était le pire entre les deux ? A part ça, je ne suis pas sûre qu’il soit prudent pour une jeune fille frêle de se balader seule dans la nature. De dangereux individus pourraient traîner dans les parages, après tout…

L’espace d’un instant, j’affichai un sourire narquois qui en disait long sur le sujet. Je me repris aussitôt en essayant de le transformer en une mine inquiète. Comme pour faire oublier cette mimique, je me servis le fameux onigiri que j’avais repéré, impatiente de n’en faire qu’une bouchée. Mais le sort en avait décidé autrement : une rafale de vent survint à ce moment précis, laissant le tant désiré bout de poisson voler au gré de feuilles printanières. Il était hors de question de laisser cette satanée météo me dérober mon repas ! J’eus le réflexe d’activer la technique appropriée sans former le moindre signe. Quelle serait la réaction de Mitsubachi en voyant la tranche de poulpe léviter d’elle-même jusque dans mes mains ? Avant de remarquer l’incident, la fillette m’avait posé une question sur mes origines.

- A..alors comme ça, tu voyages beaucoup ? Ta..ta vie doit-être tré..trépidante ! Tu viens d'où ?

- Ouais, je traîne ici et là. Je profite de mes économies pour me faire plaisir. Je viens du…

C’est vrai ça, d’où je viens ? J’avais eu le réflexe d’utiliser le Fuuton pour récupérer de la nourriture, mais pas celui de réfléchir avant de parler. Quelle idiote ! J’improvisai une réponse sans prendre le temps de mesurer à quel point elle me compromettait.

- Du… hum… du pays du Gel. Pas loin de Kaminari. affirmai-je en manquant de conviction. Je rebondis très vite pour lui faire oublier ce détail. Et toi, d’où tu viens exactement ?
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MessageSujet: Re: L'abeille coule   Lun 27 Fév - 0:24

« Mitsubachi ? Tes parents sont apiculteurs, ou quoi ? »

Le ton  qu'employait  Shiro laissait clairement sous-entendre ce qu'elle pensait de mon prénom... Le pire c'est qu'elle n'avait pas tort ! Une partie du clan Kamizuru s'était tournée vers l'apiculture suite à notre déchéance. J'étais vexée et je n'arrivais clairement pas à le dissimuler. Froissée, je tournai la tête, tandis que celle-ci devenait d'autant plus écarlate. Faire la moue n'était pas très charmant, mais je ne pouvais m'en empêcher. J'avais toujours eu le chic pour extérioriser mes sentiments...

Toujours énervée par la remarque de la vagabonde, je n'avais écouté qu'à demi-mot sa mise en garde. Il fallait dire qu'elle avait encore une fois raison, ce qui me contrariait d'avantage... Je n'étais pas très puissante, pour ainsi dire pas du tout,  et des personnes malintentionnés auraient pu me tomber dessus à tout moment. Fort heureusement, je m'étais paré à toute éventualité ! Et je savais déjà quoi faire si une telle chose venait à arriver ! Je n'avais qu'à proposer à ces potentiels malfrats quelques-uns de mes tupperwares dans lesquelles j'avais ajouté une petite "spécialité" qui les aurait directement envoyé au petit coin ! Un plan MACHIAVELOS ! Ces repas diaboliques étaient rangées dans une poche à l'arrière de mon sac, qui fort heureusement ne s'était pas ouverte lors de ma partie de cache-cache.  

Tandis que je songeais à mes magouilles de défense ultime contre une mort certaine, je vis l'inconnue se servir d'un plat typique de Mizu. Souriant pour la première fois tout en la regardant faire, j'étais persuadée de la réponse qu'elle allait me donner ! En effet, j'avais lu dans un de mes livres culinaires que les voyageurs avaient tendance à se tourner vers les plats de leur pays d'origine lorsque cela leur était possible. Mais pas de chance ! Le vent n'en fit qu'à sa tête et l’onigiri rosé s'échappa des mains de la demoiselle. Avant de... Lui revenir dans les paluches comme par magie !? Shiro semblait tout simplement avoir dompté le vent pendant quelques instants ! Elle était une genre de sorcière ? Ma bouche demeurait grande ouverte, je n'avais tout simplement pas compris ce qu'il venait de se passer... La voyageuse répondit alors comme si de rien n'était :  

« Ouais, je traîne ici et là. Je profite de mes économies pour me faire plaisir. Je viens du… Du… hum… du pays du Gel. Pas loin de Kaminari. Et toi, d’où tu viens exactement ? »

Le Pays du Gel ? Hein ?! Mais alors mon bouquin ne disait que des âneries ? Ou alors... Était-elle... simplement une exception à la règle ? Oui ça devait être ça ! Mince alors, elle attendais de nouveau de moi une réponse. Voilà donc ce qu'était une discussion... Après tout et je comprenais mieux pourquoi j'en tenais si peu, c'était si embarrassant d'être le centre d'attention pendant quelques secondes ! En plus, avec la précédente remarque de mon interlocutrice, je n'avais clairement plus envie de me confier à elle.

« M..moi ? Je..je suis une fille d'apiculteurs comme tu l'as deviné. Je vis pa..pas très loin dans un pays voisin. Tu..tu voyages vers où toi ?»

Redevenue rouge tomate, je décidai de me réconforter dans la nourriture en saisissant un plat typique de Shimo dont Shiro semblait être originaire : le nabemono. Soudain une idée pleine de malice traversa mon esprit. Il était temps de vérifier si les dires de mon manuscrit s'avéraient réellement faux ou si l'inconnue m'avait menti.  

« Tu..tu connais le nom de ce plat ? J'ai un trou, je..je déteste quand ça m'arrive... »

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MessageSujet: Re: L'abeille coule   Lun 27 Fév - 15:19

En étant plus attentive au langage corporel de la petite, je compris vite qu’elle avait été contrariée par ma remarque sur son prénom. Quoi, vraiment ? Se frustrer pour si peu ? Il fallait décidément que j’adapte le niveau de mes paroles à son jeune âge.

- Mais c’est joli Mitsu’, hein. Très très joli. Roh, te renfrogne pas l’amie, ce n’était qu’une blague.

Peu après, lorsque j’utilisai inconsciemment mon Fuuton, je remarquai qu’elle avait fait les yeux ronds. Pas étonnant… Ma performance avait été tout bonnement impressionnante ! A moins que la gamine ne soit vraiment impressionnable..? Sans doute un peu des deux. Je me contentai de sourire bêtement, encore une fois pour la rassurer, l’appâter sur un territoire d’entente commune. Cette approche semblait fonctionner un peu mieux que la précédente, puisqu’elle choisit de me poser une nouvelle question, en conservant sa timidité pustuleuse, n’exagérons pas ses progrès.

- M..moi ? Je..je suis une fille d'apiculteurs comme tu l'as deviné. Je vis pa..pas très loin dans un pays voisin. Tu..tu voyages vers où toi ?

Raaaah, décidément. Vers où pouvais-je voyager ? Lui dire que je comptais passer entre les mailles de la sécurité d’Iwa ne relevait certainement pas du génie, bien au contraire. D’autant plus que je n’avais pas encore réfléchi vraiment à la question : le système de surveillance d’Ashiro - ou de son éventuel successeur - devait être aussi sophistiqué que ses tablettes et autres bizarreries prétentieuses. Le seul moyen de le découvrir, c’était de foncer tête baissée. Pourtant, malgré mon tout nouveau caractère impulsif, quelque chose semblait me retenir d’agir aussi inconsciemment… Des restes de la mégère utopique ? Peut-être bien. En hommage à cette dernière, j’optai pour une réplique de politicienne : s’écarter du sujet en donnant l’impression d’y avoir répondu.

- Vers où je me rends ? C’est une excellente question, petite. Je laisse le vent me porter au-delà des frontières afin de découvrir de nouvelles cultures. Malheureusement, je trouve le pays des bois assez monotone. Tu dis habiter un pays voisin, qu’est-ce qui t’a motivé à visiter celui-ci en particulier ?

Après avoir développé, elle se saisit d’un autre plat raffiné tout droit sorti d’un de ses tupperwares. J’avais beau avoir dégusté de nombreuses spécialités diverses, celle-ci m’était totalement inconnue. Alors que je croyais mener la danse, Mitsubachi frappa juste là où ça faisait mal. La question fatale.

- Tu..tu connais le nom de ce plat ? J'ai un trou, je..je déteste quand ça m’arrive…

Un trou de mémoire ? Vraiment ? Sous ses airs de petiote incapable, si ce n’est peut-être pour l’art culinaire - et je m’étais bien gardée de la complimenter à ce sujet -, elle semblait dissimuler une certaine forme de perspicacité. Ou alors le destin avait quelque chose contre moi. Le plus probable restait tout de même la première possibilité… Je regrettais presque les talents d’oratrice de l’ancienne Yumi : armée de son talent pour la rhétorique, je n’aurais pas commis ces imprudents écueils. Les mots étaient bien souvent plus puissants que les actes lorsqu’il s’agissait de manipuler autrui. J’aurai peut-être à retravailler mes manières en futur… D’ici là, je devais agir, et vite. Cette fois-ci, déblatérer une nouvelle ânerie d’un ton hésitant ne suffirait pas à la duper. Poursuivre la conversation reviendrait à descendre une pente glissante à dos d’éléphant en patins. Je n’étais plus maître de l’interrogatoire, et j’avais besoin de le rester afin de gagner sa confiance. Que faire ? La tuer ? Une si petite chose innocente ? Ce ne serait pas bien différent des animaux que je prévoyais de trucider une fois le soleil couché. Mais même une bête pouvait faire mine de fuir : cette proie était déjà beaucoup trop resserrée dans le piège pour que ce soit amusant. J’exclus donc cette possibilité avant de trouver une alternative. Oui, cela pouvait marcher. Cela devait marcher.

- Haha, tu me poses cette question, à moi ? Bien sûr que je connais ce plat. Il s’appelle…

Maintenant. Mes premiers mots étant destinés à l’embrouiller et à m’assurer qu’elle maintienne sa garde abaissée, je bondis sur elle en infusant du chakra Irou dans mon index droit. L’instant d’après, je tentai de le plaquer sur sa nuque. Si elle parait ou ripostait, elle entrerait en contact avec mon doigt de toute manière, ce qui entraînerait dans tous les cas une paralysie générale momentanée. La seule option viable était l’esquive, mais elle était pour le moins ardue à mettre en place dans cette position et à cette distance, même contre une attaque de face. Si tout se passait comme prévu, Mitsubachi se verrait complètement paralysée pendant un court instant. Assez pour que je passe à la suite…

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MessageSujet: Re: L'abeille coule   Mar 28 Fév - 13:27

« Vers où je me rends ? C’est une excellente question, petite. Je laisse le vent me porter au-delà des frontières afin de découvrir de nouvelles cultures. Malheureusement, je trouve le pays des bois assez monotone. Tu dis habiter un pays voisin, qu’est-ce qui t’a motivé à visiter celui-ci en particulier ? »

Nous nous trouvions donc au Pays du Bois ?! Un air niais habillait mon visage face à cette révélation. Il fallait dire que je voyageais sans réelle destination depuis plusieurs jours et que je ne m'étais jamais questionnée sur l'endroit où j'avais atterri... Un peu honteuse, je repris :

« Je..je passe par ce pays plutôt par hasard à vrai dire... Je me suis contentée de marcher en ligne droite depuis mon départ... Mai..mais je vais en tirer profit ! Il existe plusieurs plats uniques ici que j'aimerais apprendre à cuisiner ! »

Le sang m'était encore une fois monté à la tête, je devais avoir l'air d'une tomate... Se contenter d'avancer droit devant soi, maintenant que j'y pensais, ça paraissait un peu simpliste et stupide comme voyage, surtout pour quelqu'un comme Shiro qui voguait vers des aventures trépidantes... Alors que je questionnais l'inconnue sur un plat typique de son pays, celle-ci rétorqua :

« Haha, tu me poses cette question, à moi ? Bien sûr que je connais ce plat. Il s’appelle… »

Shiro se leva subitement ! Bondissant en ma direction ! Je n'eus le temps de comprendre ce qu'il m'arrivait que la demoiselle avait posé son index sur ma nuque ! Qu..Qu'est-ce qu'elle avait donc ?! Pourquoi agissait-elle ainsi ? Voulant me dégager, je remarquai bien vite que mon corps ne me répondait plus ! Mes muscles semblaient comme paralysés, et seuls mes yeux semblaient épargnés par cette immobilité. Le regard craintif, je guettais une aide inespérée, mais rien.. Nous étions seules, j'étais fichue...

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MessageSujet: Re: L'abeille coule   Mar 28 Fév - 17:38

Comme prévu, Mitsu’ n’opposa aucune résistance à mon assaut. J’avais une très courte fenêtre pour réaliser la suite. Une fois n’est pas coutume, je devais rapidement faire disparaître les preuves… et notamment cette nourriture sur laquelle elle m’avait interrogée. Le tupperware en question contenait une sorte de pot-au-feu, un mélange d’aliment subtilement mijotés. De toute évidence, aussi vaste soit mon orifice buccal, je ne pouvais pas engloutir ce plat copieux en une seule bouchée, qui correspondait à peu près au temps qui m’était imparti. De la même manière que je l’avais fait pour le morceau de poulpe, je fis prendre au contenant en plastique de l’altitude, le surélevant assez haut pour le poser sur une branche qui surmontait un arbre voisin. L’important était de le garder strictement hors du champ de vision de la fillette.

Ceci fait, je composai une série de mudras à toute vitesse avant de poser mes deux mains sur le crâne immobile de la fille d’apiculteurs. J’infusai aussitôt du chakra Irou dans sa boîte crânienne, gagnant aussi vite que possible son hippocampe. L’objectif : l’empêcher de pérenniser des souvenirs récents bien précis. Je me concentrai sur son envie soudaine de vérifier que je venais bien du pays du Gel, puis sur le souvenir qu’elle était en train de construire dans l’immédiat. Une seconde plus tard, mon origine ne sera plus hypothétique dans son esprit : ce sera un fait. Par ailleurs, elle aura complètement oublié que je venais de l’assommer et de lui laver littéralement le cerveau. Par contre, ce qu’elle ne risquait certainement pas d’oublier…


- C’est fou ce que tes cheveux sont doux. Tu les traites avec du miel, peut-être ? lui demandai-je aussi naturellement que possible en massant encore machinalement ses tempes.

Dans la précipitation, je n’avais pas eu le temps de changer de posture avant que la paralysie ne prenne fin. Je me trouvais là, accroupie, tout près d’elle. La situation devait être gênante, surtout pour elle, alors que son architecture cognitive devait faire face à une micro-amnésie. Je retirai mes mains et les reposai au sol avant de me laisser tomber sur les fesses. Je plissai les yeux en riant d’un air niais, tâchant d’appliquer à la lettre les conseils du Dr. Shakaiteki, dont les ouvrages sur le contact social reposaient dans la partie la plus poussiéreuse de la bibliothèque de Kiri, à l’époque où Yumi y vivait. Vous savez, cette fameuse rangée de bouquins que même la bibliothécaire n’a jamais ouverts… C’était tout à fait le genre de cette pimbêche de lire même ces derniers afin de paraître intéressante en société. Si quelqu’un pouvait me laver le cerveau, à moi aussi, j’aimerais bien qu'on me retire ces âneries.


- Hum. repris-je en arrêtant de rire. Je me raclai la gorge, puis poursuivis. C’est pas très marrant de marcher en ligne droite, sans savoir où aller. Et si on faisait route commune ? Je veux dire, y a un petit village pas très loin d’ici, au nord - si je sais encore lire une carte. Tu pourrais peut-être demander au cuistot du coin de t’apprendre deux ou trois tuyaux ? J’empruntai un ton plein de bonne volonté pour la motiver. Allez, fais pas ta timide. Je payerai si besoin est.

Plus vite on se sera écartés de ce maudit tupperware, mieux on se portera. Oui, elle aussi : elle avait tout intérêt à rester à l’écart de la vérité.

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MessageSujet: Re: L'abeille coule   Ven 10 Mar - 0:20

Il faisait noir... Si noir autours de moi... Soudain, le voile clos de mes paupières se déchira brusquement, me libérant de cette cécité qui semblait m'avoir gagné le temps d'un instant. Mon battement de cils semblait avoir duré une éternité et tout demeurait encore flou. Je n'avais aucune idée de ce qu'il venait de se passer, mais une chose était certaine, Shiro était... Bien trop proche de mon visage !!! Les mains fourrées dans ma chevelure, la belle demoiselle profita alors de ce rapprochement imprévisible et particulièrement incongru pour me questionner sur mon épaisse touffe.

«C’est fou ce que tes cheveux sont doux. Tu les traites avec du miel, peut-être ? »

Surprise par ce geste inattendu, un petit cri aigu m'échappa sans que je ne puisse le contrôler. Essayant de prendre de la distance avec l'inconnue bien trop tactile, je me sentais d'ores et déjà devenir plus écarlate que jamais, si bien que des bouffées de chaleur commençaient à me malmener. La voyageuse amusée, ou peut-être moqueuse, se mit subitement à ricaner, permettant ainsi de détendre l'atmosphère pesante qui avait à peine eu le temps de s'installer. Encore un peu gênée par ce qu'il venait de se passer, je réussis finalement à passer outre et à afficher un petit sourire tout en remontant mes lunettes d'un geste frénétique. Puis, Shiro poursuivit là où nous nous étions arrêtées...

« Hum. C’est pas très marrant de marcher en ligne droite, sans savoir où aller. Et si on faisait route commune ? Je veux dire, y a un petit village pas très loin d’ici, au nord - si je sais encore lire une carte. Tu pourrais peut-être demander au cuistot du coin de t’apprendre deux ou trois tuyaux ? Allez, fais pas ta timide. Je payerai si besoin est. »

L'a..l'accompagner !? Flattée mais hésitante, c'était bien la première fois qu'une personne me proposait de la suivre ainsi. Shiro était peut-être devenue ma.. première amie ? Pourtant intérieurement, tout me disait de continuer seule, comme je l'avais toujours fait jusqu'alors. La vie à plusieurs n'avait jamais été mon fort après tout, mais ici, la native du Pays du Gel semblait si.. enthousiaste à l'idée de continuer ensemble. Je ne pouvais refuser ! Mettant ma timidité de côté, je répondis avec intrépidité :

« D'a..d'accord, allons-y ! »

M'emparant de mon sac-à-dos, je commençai à débarrasser les différents tupperwares, avant de me lever, prête à suivre la douce itinérante jusqu'au village dont elle m'avait parlé. Cela promettait d'être intéressant, quoi qu'un peu effrayant....

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MessageSujet: Re: L'abeille coule   Sam 11 Mar - 11:57

La perspicacité de la petite n’avait pas échappé à ma manipulation. Crédule, elle avait accepté ma proposition avec enthousiasme. Nous nous levâmes et entreprîmes de regagner le sentier le plus proche. C’était la manière la plus sûre de retourner à la civilisation. Cela dit, malgré mon désir de m’écarter des nabemono, je ne savais pas réellement quelle direction emprunter. Combien de secondes, minutes, heures, devrons-nous marcher avant de vraiment tomber sur quelque chose ? Afin de tuer le temps, je décidai de réengager la conversation, avec un peu plus de précautions cela dit, sur un sujet qui me tenait à coeur.

- J’ai beaucoup entendu parler du village d’Iwa… Ses allures de mégapole, ses techniques avancées, sans parler de la réputation de leur ancien chef. Un certain Ryuka, me semble-t-il. La nouvelle de son décès a vite fait le tour du monde. As-tu déjà visité la ville ?

Il ne fallut guère plus de temps à meubler avant de distinguer, au loin, les murs d’un village. Quelle chance ! Notre itinéraire nous mena directement au premier restaurant que nous avions croisé. Pour une fille qui appréciait la gastronomie, quoi de mieux qu’un de ses sanctuaires pour être encline à s’ouvrir ? Les portes coulissantes en bois nous fîmes gagner une antichambre munie d’un comptoir d’accueil. D’ici, nous pouvions entendre le calme plat qui régnait à l’intérieur, habilement masqué par une musique traditionnelle qui jouait en fond. Autant dire qu’il n’y avait pas foule ! Une hôtesse arriva et nous proposa de la suivre en nous servant un thé vert pour nous faire patienter. Lorsqu’elle nous présenta la carte, je l’aperçus. L’ignoble, l’infâme, l’immondice. Le mot maudit. Ce bouiboui proposait des nabemono ! Je baissai machinalement la feuille plastifiée, dégoûtée à l’idée de lire ces idéogrammes. Mais ce n’était pas dans mon esprit qu’ils devaient rester tacites : je chipai la carte des mains de Mitsu’ avant qu’elle n’ait eu le temps de s’y intéresser, espérant que ses yeux ne s’étaient pas posé au même endroit que moi avant cela.

- Merci madame, mais on n’a pas besoin de ça. Servez-nous plutôt les meilleures spécialités du coin, on est là pour ça, n’est-ce pas petite ? terminai-je en lui adressant un sourire en coin. J’attendis que la serveuse s’écarte pour rebondir sur autre chose. Toi qui es cuisinière, avant d’apprendre, il faut savoir s’imprégner du savoir. Blindons-nous la panse et voyons ensuite !

Le service fut court et agréable, ponctué de sourires aimables de l’hôtesse. Ces gens faisaient montre d’une telle courtoisie que je me demandais si nous n’étions pas leurs premiers clients de la semaine. Makis, yakitoris, on termina enfin par un impressionnant teppanyaki. La cuisine étant ouverte sur la salle de réception, nous pûmes observer les grandes flammes s’en dégager, ce qui me rappela l’espace d’un instant les techniques Katon d’un ancien élève… Cette divagation d’esprit fut aussi brève qu’imprécise, et je la comblai en profitant du spectacle culinaire qu’on offrait à mes yeux et mes papilles. Entre temps, quelques autres clients, des hommes en costumes modernes, s’étaient affairés dans un coin de la salle, bien à l’écart. De quoi rassurer mes soupçons sur la désertion de cette province. Lorsque le repas fut terminé, le personnel du restaurant s’amassa autour de nous pour nous demander notre avis.

- C’était plutôt pas mal. Classique, mais pas mal. Cela dit, l’assaisonnement et la cuisson du teppanyaki étaient vraiment bons. Mon amie Mitsubachi est une cuisinière en herbe. Je suis sûre que vous avez le temps de lui livrer quelques leçons à ce sujet. Tout de suite.

Le cuisinier tira une grimace, visiblement réticent à partager ses secrets. Je choisis cet instant pour me montrer la plus persuasive possible : une aura gelée et terriblement malsaine s’échappa de tout mon être, ce qui fit perler des sueurs froides sur le front de tous les employés. Ils n’avaient certainement jamais rien vu d’aussi terrifiant que mon regard glacial et meurtrier. Bien entendu, je m’étais volontairement donnée en spectacle à la fille des abeilles.

- Hum. Euh, oui, bien sûr ! Suivez-moi en cuisine, petite. Je vous apprendrai tout. Tout ce que je sais !

Sage décision.

- Profite bien de la leçon, Mitsu’ ! ajoutai-je avec un sourire aimable qui faisait totalement contraste avec l’ambiance.
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MessageSujet: Re: L'abeille coule   Jeu 23 Mar - 21:46

Shiro et moi défilions tranquillement, sous les épais feuillages de la forêt d'Hayashi. Cette balade me dépaysait totalement ! La flore du pays du Bois était si.. unique en son genre ! Cela me changeait grandement des montagnes brunes et monotones de mon pays d'origine... Après quelques minutes de marche l'itinérante reprit la parole :

« J’ai beaucoup entendu parler du village d’Iwa… Ses allures de mégapole, ses techniques avancées, sans parler de la réputation de leur ancien chef. Un certain Ryuka, me semble-t-il. La nouvelle de son décès a vite fait le tour du monde. As-tu déjà visité la ville ? »

Mon corps tout entier fut parcouru d'un frisson inexorable ! La triste réalité m'était revenue en plein visage... Iwa. Ma ville natale à laquelle j'étais à la fois si fidèle et si distante, j'allais devoir y retourner. L'idée de devoir rentrer au bercail là où la population était si nombreuse me fit tirer une grimace.

« Trop peuplé... - lançai-je simplement d'une voix amère, étrange je n'avais pas bégayé... »

Suite à cela, nous tombâmes immédiatement sur le fameux bourg dont Shiro m'avait parlé. Là, un petit restaurant guère peuplé nous accueillit à bras ouvert. Heureusement pour moi, nous étions peu dans l'auberge et ma timidité, bien que toujours présente, faisait profil bas. Une fois attablées, la native du Gel m'arracha des mains la carte des menus que l'hôtesse m'avait gentiment apporté, à croire qu'elle savait déjà ce que nous allions prendre à man... Attendez... N'avions-nous pas déjà mangé quelques uns de mes tupperwares avant de venir jusqu'ici ? Etrange, j'en étais pourtant certaine mais mon ventre qui criait famine me prouvait l'inverse... Coupée dans mes pensées mon amie lança tout haut :

« Merci madame, mais on n’a pas besoin de ça. Servez-nous plutôt les meilleures spécialités du coin, on est là pour ça, n’est-ce pas petite ? - puis elle continua. Toi qui es cuisinière, avant d’apprendre, il faut savoir s’imprégner du savoir. Blindons-nous la panse et voyons ensuite ! »

L'aimable femme revint rapidement jusqu'à nous. Ses mains étaient bondées de délicieuses assiettes mariant couleurs et odeurs d'une parfaite union. Les spécialités de ces contrées étaient tout simplement fabuleuses, d'autant plus que le chef des lieux semblait manipuler la poil à la perfection. Après plusieurs minutes de vrai festin, le personnel du restaurant s’amassa autour de nous pour nous demander notre avis. Shiro semblait tout aussi satisfaite que moi et eut même l'audace de demander au cuisinier de m'apprendre son savoir. Gênée par cette demande si soudaine, je sentis rapidement mon teint tourner vers le cramoisi lorsqu'une aura émanant de la vagabonde me glaça le sang !

L'ambiance fut rapidement aussi froide que glace. Le chef des cuisines qui semblait tout aussi chamboulé que moi, termina par accepter la demande de la voyageuse d'une voix chancelante. La situation avait dérapé si vite. J'avais encore du mal à comprendre ce qu'il venait de se passer. Je cherchais le regard de Shiro en quête de réponse lorsqu'elle reprit :

« Profite bien de la leçon, Mitsu’ ! »

Je me levais alors de table, silencieuse. Mes jambes tremblées dû au traque de suivre seule le cordon bleu. Mais ce n'était pas tout. Ce que je venais de voir ou devrais-je dire ressentir me troublait grandement. J'étais à la fois admirative et terrorisée par le spectacle de ma camarade, quelque chose d'étrangement malsain c'était dégagé d'elle. C'était effrayant.. Et pourtant si extraordinaire ! Une fois seule avec le vieille homme aux plats sublimes celui-ci commença à m'expliquer deux trois recettes typiques de sa région. Sa voix tremblée. Avait-il peur ?! Je tentai donc de le rassurer avec un sourire maladroit:

« N'ay..n'ayez pas peur monsieur. Vous..vous ne risquez rien ! Shiro est quelqu'un de très.. gentille, elle ne ferait pas de mal à une mouche. Elle aime simplement se.. donner en spectacle... »

C'était plutôt ironique venant d'une personne qui ne la connaissait que depuis quelques heures. Les propos que j'avançais étaient sans fondement mais l'essentiel était là : le chef semblait apaisé, si bien qu'il en profita même pour se confier :

« Vous savez avec tous ces meurtres dans le pays, on ne se sent plus à l'abri... Mais vous me rassurez ! J'ai bien cru que notre heure était arrivée. Aller, en preuve de bonne foi, je vous offre l'un de mes livres, choisissez celui que vous voulez. »

Après plusieurs minutes d'absence, je revins à la table où Shiro et moi nous étions attablés auparavant, un manuscrit entre les bras.

« Merci Shiro !! »

Lançais-je de vive voix tout en courbant l'échine en preuve de grâce. Bien que ses méthodes n'étaient pas celles auxquelles j'adhérais, j'avais clairement vu la volonté de m'aider de la part de la voyageuse et lui en était très reconnaissante. Après ces courtes politesses, mon visage prit rapidement un air bien plus grave :

« Dis..dis Shiro, je ne sais pas si tu comptes rester longtemps dans le pays, mai..mais fais attention à toi ! D'après le cuisinier, un meurtrier roderait à Hayashi depuis peu et il faudrait pas qu'il te tombe dessus... Personnellement après une telle nouvelle, je ne compte pas m'éterniser d'autant plus que grâce à toi j'ai à présent un superbe livre de recettes, je n'ai donc plus grand intérêt à rester ici ! Merci encore ! »

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MessageSujet: Re: L'abeille coule   Lun 3 Avr - 11:38

- Trop peuplée…

Pas étonnant pour une fille écolo gnangnan de préférer la solitude et la tranquillité au dynamisme et à la pluralité. Cela dit, sa remarque me révélait tout de même qu’elle s’était certainement déjà rendue à Iwa. Et à dire vrai, je n’en demandais pas beaucoup plus…

Alors qu’elle se rendait en cuisine, accompagnée du maître des lieux, je m’affalai sur la table ronde  en y posant ma poitrine et en tenant ma tête de mes mains, comme si elle était incroyablement lourde. Discuter et m’amuser avec cette gamine ne pouvaient pas me faire de mal, mais toute bonne chose devait savoir trouver son terme. Tapotant en rythme mes joues avec mes doigts aux longs ongles teintés de noir, ce qui semblait être le début d’une dispute attira mon attention : deux des quatre hommes en costards-cravates se jetaient des regards assassins tout en haussant le ton. La petite et le cuisinier, depuis leur position, ne devaient entendre qu’un bruit de fond, bien que la scène était dans leur champ de vision. Les serveuses, en revanche, observaient déjà les perturbateurs du coin de la salle d’un oeil inquiet. Entre ma petite scène et ce remue-ménage, le quotidien de ces péquenots s’en trouvait réellement chamboulé ! Mais un des gars venait de franchir la limite, dégainant un couteau de chasse avec agilité. Il le plaça sous la gorge de son interlocuteur, et alors le petit groupe qu’ils formaient encore se sépara aussitôt en deux binômes farouchement opposés. Pfff, des mafieux de bas étage, à tous les coups.

Que faire ? La fillette aux prunelles de miel allait peut-être être déçue de moi si je ne faisais rien. Et j’avais encore besoin de sa confiance, au moins pour quelques temps… Telle une ombre qui s’insinue sous une porte, je me faufilai jusqu’aux brigands. L’espace d’un instant, l’idée de les éliminer pour assouvir un désir profond me traversa l’esprit, mais je me ravisai en imaginant à quel point Mitsu’ serait choquée par la pile de cadavres. En un sens, il fallait la marquer, mais pas à ce point. Je me contentai d’attraper les deux hommes les plus bruyants par le col, un dans chaque main, avant de ramener mes avant-bras au plus proche pour cogner leur tête entre elles, puis de les étirer de nouveau le plus possible, les envoyant d’un geste aérien valser dans le décor du p’tit restau’. Tous les deux assommés par le choc, l’un avait fini sa chute dans l’aquarium qui longeait un des murs de la pièce, l’autre était passé au travers d’une table visiblement fragilisée par le temps. Oups. J’avais fait un peu plus de bordel que prévu.

Alors qu’une vieille femme en uniforme s’était déjà approchée d’un air à la fois impassible et insondable pour balayer les débris de bois, le cuisinier et ma nouvelle amie revenaient de leur petite leçon.


- Dis..dis Shiro, je ne sais pas si tu comptes rester longtemps dans le pays, mai..mais fais attention à toi ! D'après le cuisinier, un meurtrier roderait à Hayashi depuis peu et il faudrait pas qu'il te tombe dessus... Personnellement après une telle nouvelle, je ne compte pas m'éterniser d'autant plus que grâce à toi j'ai à présent un superbe livre de recettes, je n'ai donc plus grand intérêt à rester ici ! Merci encore !

Haha, vraiment ? Un meurtrier ? Qu’est-ce qu’un meurtrier foutrait dans un endroit si paumé ? Très bonne question Yumi, qu’est-ce qu’il y foutrait ? Si je ne savais plus vraiment pourquoi je traînais dans les parages, c’était sans nul doute le signal pour tirer ma révérence. Enfin, pas avant de lui avoir demandé mon retour sur investissement. Oui, faire preuve d'autant de bonté envers quelqu'un avait été un investissement mental non-négigeable !

- Oh ? Tu t’en vas déjà ? Quel dommage… commençai-je d’un air déçu, aussi déçue qu’une petite fille à qui on refuserait une glace. Merci de me prévenir pour ce sale type en tout cas, je tâcherai d’être prudente sur la route. Ça a été un réel plaisir de faire ta connaissance. Mais… j’aurais aimé te demander quelque chose, à vrai dire.

Je pris soin de baisser la voix afin de m’assurer que personne d’autre ne m’entendrait, ni le personnel qui balayait et épongeait la scène catastrophée, ni les deux bandits encore en état de marcher recroquevillés d’effroi sous leur table.

- En fait, si je suis venue dans ce coin, c’est pour acheter un jouet à mon petit frère… il est gravement malade. Il se trouve qu’il est fan de théâtre, alors j’avais pensé à un appareil sophistiqué comme… une sorte de modificateur vocal. J’imaginais pouvoir en trouver dans les alentours d’Iwa, mais apparemment seule la ville elle-même est aussi surdéveloppée qu’on le dit. Tu te demandes sans doute pourquoi je ne me rends pas directement dans cette ville. En fait, il y a quelques tensions sous-jacentes entre Shimo et Iwa, je ne voudrais surtout pas engendrer un conflit diplomatique entre ces villages ninja pour une histoire aussi futile… et pourtant si importante à mes yeux.

En fait, c’était plutôt moi la fan de théâtre dans l’histoire : toute l’énergie que j’employais pour filer ce tissu de mensonges avait fait jaillir de moi une aura mélodramatique, comme si on pouvait entendre des violons sangloter quelques notes cinglantes. Je fouillai dans ma poche avant d’en sortir une épaisse liasse de billets.

- Est-ce que ça te dérangerait de… trouver cet appareil pour moi ? Et le ramener à ce village d’ici une semaine ? Tu serais vraiment un amour.

Quel genre d’être sans coeur pouvait bien refuser cette demande après un récit aussi émouvant ? De toute manière, après toutes ces mésaventures et ces jeux persuasifs, j’espère que la gamine avait bien compris qu’on ne pouvait tout simplement pas me dire non.
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MessageSujet: Re: L'abeille coule   Ven 21 Avr - 17:40

Alors que je m'apprêtais à partir, Shiro profita des derniers instants qui nous restaient à partager pour me quémander un petit service : lui ramener un gadget d'Iwa pour son frère cadet fan de théâtre. Bien que cette demande paraissait anodine, pour moi s'en était tout autre. Rentrer dans un de ces magasins bondés du village de la roche était de loin l'un de mes pires cauchemars ! Mais je ne pouvais refuser. Il fallait dire que la native de Shimo s'était avérée si gentille à mon égard, c'était là la moindre des choses à faire que de l'aider à combler de bonheur son fraternel. Saisissant la liasse de billets qu'elle venait de sortir, je répondais à sa demande par un ample hochement de tête, le sourire aux lèvres, avant de quitter le restaurant. Une fois dehors et seule, les dires du cuisinier me revinrent en mémoire m'arrachant un frisson... Revenir à Hayashi alors qu'un meurtrier tournait par ici, quelle idée ! J'espérais que ce mystérieux assassin ait quitté le pays lors de mon retour... Commençant à avancer, je fus frappé par un malencontreux inconvénient : je ne savais plus par où rentrer !? Il avait fallu que Shiro m'amène je ne sais où ! Moi qui étais une quiche en géographie, je regrettais amèrement mes voyages en ligne droite avec lesquels il suffisait de se retourner et faire marche pour rentrer... Cherchant désespérément un point de repère, mon attention fut subitement attirée par un bourdonnement, celui d'une abeille.. non de plusieurs ! Les petits insectes semblaient vouloir me désigner un chemin. Ces apoïdes étaient-ils issus de la ruche que j'avais croisé en chemin avant de rencontrer Shiro ? Mais cela voulait donc dire que mon entrainement avait fonctionné ! Mes yeux miels scintillait de bonheur. Je suivais avec enthousiasme la direction que me montraient mes amis aux dards acérés, satisfaite de pouvoir enfin prétendre au titre d'héritière du clan Kamizuru et prouver que mes parents avaient finalement tort sur mon compte : que je n'étais pas une ratée !

~

Une semaine s'était écoulée depuis ma rencontre avec Shiro et l'idée de lui remettre le modificateur de voix pour son frère me comblait de joie. Ce sentiment de satisfaction était d'autant plus fort quand on savait la véritable mission commando que j'avais mené pour acheter ce cadeau sans succomber au traque de la foule dans le magasin. J'avais mené ma quête à merveille et grâce à mes compagnons apis j'avais pu revenir à notre point de rendez-vous sans aucun souci. Attablée à la même place qu'il y a de cela quelques jours, je patientais jusqu'à l'arrivée de mon amie, le fameux paquet posé face à moi sur lequel je tapotais avec mes index tout en le tenant entre mes mains...

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Yumi Esuki
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MessageSujet: Re: L'abeille coule   Aujourd'hui à 10:07

Évidemment, Mitsu’ avait accepté de me rendre service. Du moins, elle avait accepté mon pognon. Je lui faisais confiance, mais la possibilité qu’elle garde l’argent et ne revienne jamais ne m’agaçait pas tant que ça. Je passai ma semaine dans les environs du même village, aidant même les chasseurs à traquer leur gibier. Je continuai à me présenter comme une habitante du pays du Gel, et les civils ne se posèrent pas de question sur mes capacités hors norme. J’avais pris une chambre dans l’auberge du coin, et même les gros pleins de soupe amateurs de cartes qui veillaient tard le soir au comptoir n’osèrent pas m’importuner. L’histoire du restaurant de la dernière fois s’était vite propagée, et elle me servait de rempart contre toute mésaventure. Néanmoins, il y avait bien un villageois que tout cela dérangeait. Tout juste dans la vingtaine, le bâtisseur me glissait toujours des regards soupçonneux. Je l’avais entendu un soir dans l’auberge, essayant de convaincre le propriétaire que j’étais louche. Son hypothèse se basait essentiellement sur le fait que les crimes qui sévissaient dans le reste du pays s’étaient interrompus depuis mon arrivée : il en avait dans la cervelle, le bougre ! Il aborda même son intention d’aller prévenir les autorités d’Iwa, estimant que c’était aux shinobis de s’occuper d’une personne comme moi. Je ne pouvais pas me contenter de l’éliminer avant de m’en aller, tous ces gens qui connaissaient mon visage me sauraient coupables. J’avisai alors un autre stratagème.

Le lendemain matin, ou plutôt peu avant sa pause déjeuner, je me pointai sur son lieu de travail : il s’occupait de la rénovation de l’école, donnant des ordres aux ouvriers en s’aidant de sa carrure saillante et de son charisme. D’une musculature robuste, il mesurait environ deux têtes de plus que moi. Ses cheveux blonds bouclés et son teint légèrement bronzé de travailleur faisaient tout son charme. Appuyée sur une barrière, je l’observais de loin. Mais il ne tarda pas à me repérer, me jetant un regard froid et désintéressé. Quel mufle ! Lorsqu’il fut l’heure de prendre leur pause, je me redressai et avançai distinctement au milieu du chantier. Pas un seul des gaillards en uniforme orange criard se privait d’observer mes formes se mouler lors de mes mouvements gracieux. Même le bâtisseur ne pouvait détourner le regard, bien qu’il s’efforçait de le maintenir sévère et ferme. Je m’arrêtai face à lui en souriant.


- Vous n’avez pas vu les panneaux ? Vous n’avez pas le droit d’être ici…

- Oui, je sais, on me dit souvent ça. Seulement voilà : je te trouve très mignon, et j’aurais aimé partager mon repas avec toi.

Je ne saurais décrire sa réaction : un subtile croisement entre l’étonnement et le dégoût. De toute évidence, il n’avait pas envisagé cette éventualité. Quelques phonèmes hésitants sortirent de sa bouche avant de finalement balbutier :

- Je… non. Enfin, pourquoi pas ?

Qu’est-ce qui pouvait bien se tramer dans sa tête ? Peut-être ne voulait-il pas se montrer hostile pour éviter de se prendre la droite que j’avais mise aux loubards de l’autre jour. Ou peut-être improvisait-il un plan pour en apprendre davantage sur moi. Dans tous les cas, ça me convenait. D’un pas décidé, je commençai à marcher vers l’unique enseigne du village, celle où j’avais déjà sévi. J’entendais ses pas dissonants me suivre à la trace. Quelques instants plus tard, nous étions tous deux attablés à la même table où j’étais avec Mitsu’.

- Hum. Pourquoi ? Pourquoi moi ?

- Je me demande pourquoi c’est toujours si difficile pour un homme d’admettre qu’il peut plaire aux autres.

- Je veux dire… Si c’est un mari que vous cherchez, il y a des gars très biens parmi mes collègues. Des plus âgés.

- Non mais je rêve ? J’ai tant l’air d’une vieille peau ? Et puis, si ça peut te rassurer, non, je ne cherche pas de mari.

- Eh bien… Vous êtes agréable à regarder, mais il tombe sous le sens que nous ne sommes pas de la même génération. commença-t-il en prenant peu à peu confiance dans ses propos. Lorsque la serveuse arriva et que je la congédiai en lui demandant de nous apporter deux verres de saké, il reprit en haussant le ton : Oh, non ! Je ne peux pas, je travaille cet après-m…

- Allons, allons. Ils n’y verront que du feu. Et c’est toi le patron, non ? Ils seront trop occupés à se lamenter de ne pas avoir été choisis pour déjeuner en tête à tête avec la charmante créature venue d’ailleurs.

Il soupira et grommela quelques mots inaudibles.

- D’ailleurs, si vous ne cherchez pas un mari, qu’est-ce que vous faites chez nous ? On est pas habitués au tourisme, vous voyez…

Bien. Il commençait à être à l’aise, à moins cacher son jeu. Visiblement, je n’avais même pas besoin de l’alcool pour le désinhiber !

- J’attends une amie. Elle arrive demain. Et après cela, je partirai aussi vite que je suis arrivée… C’est pour ça que je me suis lancée aujourd’hui : c’est mon dernier créneau pour apprendre à te connaître.

Je le vis rougir quelques instants, mais il se sut se ressaisir lorsqu’on nous apporta nos verres. Nous passâmes commande avant de trinquer. La discussion qui vint fut assez banale et ennuyeuse : j’insistai pour qu’il me tutoie, il me parla de sa famille, qui avait trépassé suite à l’épidémie qu’avaient connue Iwa et ses alentours, puis je tâchai de lui ressortir le bobard que j’avais inventé à Mitsu’ au sujet de mon soi-disant frère à l’article de la mort. Bien sûr, j’omis de mentionner la partie sur les tensions qu’il y aurait déjà entre Shimo et Iwa : il n’avait pas besoin d’être plus soupçonneux qu’il ne l’était déjà.

- Je comprends mieux… Il est possible que je t’ai mal jugée, depuis ton arrivée, et je m’en excuse.

Je me contentai de sourire en portant mon verre à mes lèvres. Précisément dix heures plus tard, je me trouvais dans les bras de Komaro - car le bâtisseur s’appelait Komaro -, nue, dans son lit. Lorsque le repas était arrivé à son terme, nous avions remis notre entrevue au soir, après sa journée de travail. Il m’avait alors accueilli chez lui, et je m’étais appliquée à sauter quelques étapes du rendez-vous, passant de l’apéritif au dessert… Appuyée sur sa poitrine, je le laissais me caresser les cheveux tout en ponctuant ses gestes de quelques embrassades sur son torse. Cet instant m’amena à une profonde réflexion : avais-je réellement envie de continuer sur la voie de l’incertitude ? Après tout, il me suffisait de passer le reste de ma vie ici, auprès de Komaro ou même d’un autre. Le monde oublierait vite la Kazekage disparue, ce qui permettrait à Shiro de Shimo de vivre en paix là où elle voulait. En tout cas, je fus soulagée de trouver satisfaction dans des plaisirs plus simples que celui procuré par la violence. Ôter la vie à quelqu’un a quelque chose de jouissif, mais cette exaltation est bien différente de celle que je ressentais encore quelques minutes avant cela.

- Les coups d’un soir, c’est pas vraiment mon truc d’habitude… Tu es certaine de vouloir partir ?

Notre proximité lui permettait-il de sonder mon coeur ? Peut-être qu’au fond, c’était de cette proximité que j’avais peur. Yumi a toujours souffert à cause de ses attaches. Aujourd’hui, la fuite est une option préférable.

- Mon frère m’attend.

Sans prononcer ni oui ni non, j’étais parvenue par ces quelques mots à faire résonner un argument d’autorité. Le lendemain matin, je me pointai au restaurant pour y retrouver Mitsu’, assise à notre table. Mon joujou trônait dessus, encore emballé. Décidément, cette petite était quelqu’un de bien. Je commandai deux jus de fruits à la serveuse avant de m’assoir en face de la fille des bois.

- Salut Mitsu’. Contente de te revoir. Je te remercie infiniment de m’avoir rendu ce service… Tu peux garder la monnaie. J’ai eu le temps de faire un peu connaissance avec les gens de ce village. Je voulais que tu saches que… Si un jour tu as le moindre pépin, tu n’as qu’à venir ici et à demander le soutien d’un certain Komaro. Précise que tu viens de ma part, et il te fournira l’aide dont tu as besoin. Et si je devais repasser dans le coin, je lui rendrai visite. On pourrait se revoir à l’occasion, non ? Je t’en dois une.
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