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 L'empire du méfait

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Yumi Esuki
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MessageSujet: L'empire du méfait   Mer 15 Mar - 16:49

Gigantisme. Telle était l’impression que me donnait la foule de bandits que je surmontais depuis mon estrade, une impression certainement amplifiée par la petite taille de la grotte qui nous servait de repère. Des hommes souvent torse nu, portant des cache-oeils noirs et affublé de toutes sortes de couteaux à leur ceinture en cuir. Le pays des montagnes, qui regorgeait de vallées sinueuses, constituait le lieu idéal pour organiser des atrocités depuis un lieu reculé. Trouver autant de bandits de bas étage avait été plus ardu que les convaincre : la peur est le terrain d’entente le plus efficace. Néanmoins, même si ce sentiment de terreur était encore bien vivace, nourri par le mythe d’une femme dont personne n’avait jamais vu le visage, il cédait doucement le pas à des intérêts plus personnels pour chacun d’entre eux : le crime organisé faisait rentrer davantage de fonds que leurs méfaits isolés. Même si j’en gardais une bonne part pour financer mes projets grandiloquents, je m’assurais de les payer plus que ce qu’ils pouvaient espérer gagner en étant seuls. Créer la dépendance de Daiki Shakaigaku. Encore une saleté de bouquin qui trottait dans mon esprit, comme enfermé dans les décombres d’une vie antérieure. J’avais très peu hiérarchisé mon groupe, par prudence, pourtant un vieil homme aux abords terriblement badass s’était imposé pour faire un rapport.

- Nos dernières expéditions ont été fructueuses. Mais votre désir d’en avoir toujours plus risque de nous attirer les foudres des grandes nations, tôt ou tard. Par ailleurs, toujours rien sur les pendentifs dont vous nous avez parlé.

Je ne leur avais communiqué aucun prénom, ni aucun nom. Je leur interdisais également de m’appeler «Madame» - je n’étais pas assez vieille pour ça, pas vrai ? Naturellement, je me plaisais à les entendre me vouvoyer et à parler de moi en disant «Elle». Pas de quoi devenir mégalo’, mais c’était tripant. Attirer l’attention des grands matous ? C’était justement le but, coco. Entendre qu’ils n’avaient rien trouvé sur les artefacts m’arracha cependant un long soupir. J’espérais que mon jouet Hyûga fasse mieux de son côté… Je m’adressai alors à l’assemblée.

- Ça ne fait rien, continuez dans ce sens. Aussi, si des shinobis vous tombent dessus, faites-le moi savoir. Pour ma part, je vais sans doute m’écarter quelques temps des environs… À mon retour, vous avez tout intérêt à avoir maintenu le rythme. Vous savez bien que me décevoir n’est pas une option.

Mon intervention fit germer quelques messes basses qui, simultanément, ne tardèrent pas à se transformer en brouhaha. À moins que quelque chose d’autre en soit la source ?

- Il conspire contre vous ! affirma une voix qui s’élevait parmi les autres nuisances. Cet homme se plaint de votre autorité ! Il veut retrouver ce qu’il appelle «sa liberté» !

Il accompagna ses mots de grands gestes pour désigner le coupable. À la seconde suivante, l’homme pointé du doigt se fit transpercer de part en part par un pic de glace sorti du sol, passant d’abord par son orifice anal pour ressortir par sa gorge. Zut, j’avais loupé la bouche… Il ne fallut pas attendre un instant de plus pour voir le même spectacle se dérouler pour l’homme qui avait dénoncé son camarade. Cette fois-ci, le pic était passé par le périnée pour finir dans l’orifice buccal. À croire que je ne pouvais pas tout avoir… L’imperfection avait son charme, après tout.

- Je ne suis pas à un ou deux moucherons près. Perturbez l’assemblée, et vous finirez vous aussi en brochette. À présent, rompez.

Le silence avait de nouveau subtilisé l’attention, accompagné par son amie l’horreur. Ces garnements finiraient bien par se discipliner, et tout acte de rébellion, même une prise de parole impromptue, devait être sanctionné de la manière la plus brutale. C’était essentiel pour leur rappeler qu’ils étaient tous mes chiens, ni plus ni moins.

Une heure plus tard, alors que la nuit avait gagné le paysage rocailleux, je me tenais allongée au sommet d’une montagne érodée. Le ciel était particulièrement étoilé ce soir, mais je n’avais pas besoin de poésie à ce moment. C'était le besoin de compagnie qui se faisait ressentir, pourtant j’avais l’impression de ne pas être seule… de ne l’avoir jamais été. Je me redressai pour observer les environs, mais il n’y avait personne à l’horizon. Pas même un bandit téméraire venu conter fleurette. Il y en avait eu bien entendu, les nuits précédentes, et j’avais toujours répondu à leur demande en m’offrant à eux. Et au dernier instant, à l’apogée de l’intimité, j’avais toujours mis fin à leurs jours, de manière immédiate et peu cruelle, pas comme les insubordonnés. Après tout, ils m’avaient offert un tant soit peu de plaisir et ne méritaient donc pas leur sort, mais je ne pouvais me permettre de laisser penser qu’une telle audace était permise.  Non, ce soir, cette compagnie était différente… A la fois proche, et si distante. Je sentis mon cou se réchauffer, comme si on me le caressait avec tendresse. Je baissai alors les yeux sur celui-ci, n’y constatant aucun désordre. Seul mon collier y vagabondait. Et si..? Mes yeux regagnèrent alors leur teinte cyan ; je me devais d’essayer quelque chose. Le pouvoir de cet objet était subtile, mais j’étais parvenue à en percer les mystères. Posant mes mains sur sa surface lisse, je me laissai assombrir par une aura sombre et souillée. J’y insufflai juste ce qu’il fallait de chakra Hyôton pour la combiner à mon Shimogan, quand tout à coup…


- Ce n’est pas trop tôt.

Une mystérieuse voix avait percé la nuit, venant de nulle part en particulier et de partout à la fois.

- Qui es-tu ?

- À ton avis, petite sotte ?

En temps normal, une telle remarque ne serait pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Si ce chant avait un corps propre, il aurait ravalé sa langue dans la seconde. Mais j’avais posé le doigt sur le problème : il n’avait pas d’enveloppe, d’où cette résonance et ce spectre sonore si intrigant.

- Kurama.

Cette aura, qui s’apparentait de prime abord plutôt à un ressenti, devint tout à coup nettement visible. Une lueur orangée m’entoura alors, crépitant cependant d’étincelles noires. Je compris que ces dernières correspondaient aux traces de mon propre chakra, lui permettant grâce à ma pupille de communiquer. J’interprétai tout cela comme une confirmation à ma déduction. Je ricanai légèrement, puis repris la conversation.

- On va bien s’amuser, tous les deux…

- Sans moi. Tant que je serai séparé en cinq comme un bout de viande mal taillé, ne compte pas sur moi pour quoi que ce soit.

- Tant mieux. J’ai bien l’intention de réunir toutes ces breloques. C’est ton entièreté qui m’intéresse, pas de pitoyables morceaux.

- Pitoyables ? Ne me chauffe pas, vieille peau.

Je constatai alors que l’aura s’était peu à peu détachée de ma personne, se décalant et s’accaparant sa propre forme. Bien sûr, il ne s’agissait pas de quelque chose qu’on pouvait toucher, mais cela en donnait au moins l’illusion. Kurama fit le choix ironique d’apparaître comme un petit renard inoffensif, m’arrivant tout juste aux genoux. Je ne pus m’empêcher d’exprimer un rire très audible, puis j’attrapai le pendentif qui pendait à mon cou et le serrai de plus en plus fort, comme si cela pouvait exercer une quelconque pression sur lui.

- N’oublie pas l’ordre des choses, Kyûbi. Sans moi, tu n’es rien. Tu as intérêt à te montrer coopérant si tu veux redevenir toi-même. Où sont les autres pendentifs ? Tu dois bien avoir une idée.

Se mettant à grogner avec férocité, il finit par répondre, un ton de lassitude dans la voix canine :

- Non… Nous sommes cinq parties totalement distinctes. J’ignore où sont les autres. Et toi, n’as-tu pas une idée ? Un endroit par où commencer ?

J’en avais bien une, mais… Comme si une force supérieure tentait de me la dissimuler, je ne pouvais que l’apercevoir. Il s’agissait d’une histoire d’expédition… une recherche interdite. Un binôme de jeunes gens ? Hum, ils ne venaient pas d’ici. D’ici, mais d’où ? L’environnement était désertique, sablonneux. Suna. Ces gosses espiègles venaient chercher quelque chose. Deux gosses ? Non, il y avait clairement une relation hiérarchique entre les deux, bien qu’un respect mutuel se faisait percevoir. À regarder de plus près, la fille était plus âgée que le garçon. C’était comme… sa sensei. Je connaissais son nom. J’avais cet étrange sentiment que je le connaissais forcément. Peut-être car… c’était le même que le mien. Yumi… Hatake ? Yumi Hatake et Sora Okinawa. Deux Konohajins venus au temple du Vent pour y dénicher un artefact. Oui, c’était ici-même que nous avions mis la main sur le pendentif que je possédais désormais. A l’issue de cette aventure, le jeunot, Sora, était reparti avec le collier de sa défunte maîtresse.

- Ce gamin. Oui, ce gamin en a un. Il n’y a donc qu’un seul lieu dans lequel je suis sûre de trouver un pendentif : Konoha.

- C’est pas vrai… commença-t-il en grognant de plus belle. Encore et toujours ce village de malheur. J’ai un passif avec eux.

- Uzumaki Naruto, n’est-ce pas ? Tu n’as qu’à me raconter ça sur la route.

Je me mis à fixer la cime voisine, faisant croître peu à peu un être surnaturel que je connaissais bien.

- Intéressante technique.


Mon phoenix de glace était bien plus attrayant avec cette couleur. Il prit son envol et perça le ciel d’un cri adamantin. Pendant qu’il s’approchait de nous, Kurama épousa de nouveau ma silhouette, me permettant de sauter sur le dos de la majestueuse créature lorsqu’elle fut à portée. Direction sud-est. Pays du feu, me voilà.

RP terminé
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