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 Spectacle pourpre

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MessageSujet: Spectacle pourpre   Ven 7 Avr - 23:41

Certains étaient hantés par la nausée, d’autres s’enflammaient à cause de leur volonté. En moi il n’y avait rien de tel. Seul mon âme errait dans ce corps, corps souillé par ses lèvres. Cette impression semblable à la solitude aurait pu être expliquée par mon insatisfaction mais je ne possédais aucun désir. Mon amour envers mes prochains subsistait mais je n’arrivais plus à le projeter dans l’avenir. Tout me paraissait si clair et confus à la fois, sûrement parce que mes mots ne pouvaient pas donner sens à ce que je ressentais. Limité par moi-même à nouveau et comme toujours, le schéma se répétait sans cesse. Le grain de sable n’avait jamais cessé d’irriter ma peau mais je pensais tôt ou tard m’habituer à cette sensation. Cette terre comme toute les autres était accueillante mais l’adaptation prenait toujours plus de temps. Mes racines désormais vieilles et sèches avaient prises goût aux hauteurs, aux montagnes et aux grandes forêts. Malheureusement mon être dans son intégrité se retournait contre lui-même afin de s’apercevoir entièrement tel le serpent qui fermait sa bouche sur sa propre queue.

Il me suffisait de voir l’extérieur pour comprendre qu’elle n’était plus présente en ces lieux. Future  de ce domaine, elle avait réussi à repousser ses limites et celles du village pour le fonder à nouveau. A elle-même elle incarnait l’ordre et le respect, bien qu’humaine les personnes qui la reconnaissaient s’inclinait face à cette figure presque divine. Moi-même du haut de mon balcon je lui vouais de l'admiration. Depuis la hauteur j’admirais l’ensemble de son village qui apparaissait dans mon champ de vision. La circulation était dynamique, les personnes se liaient les unes aux autres avant de s’en aller vers leurs prochaines occupations. Aucune goutte de sang n’était versée à l’extérieur malgré les extrêmes opinions présentes. Autrefois cela était courant, la diversité du village faisait couler à flot le liquide pourpre qui habitait les assassins et les victimes. Chaque grain orange qui tournait au rouge était un rappel au village, un symbole qui indiquait que la plaie était toujours ouverte. Les tensions existaient toujours tout comme les grains pourpres ensevelis sous une vague de sable orange.

Le cadre disparut. Le vent souffla laissant le pourpre ressurgir à nouveau. Les pas de la foule s’accordaient comme à leur habitude. Les citoyens vivaient, tous s’occupaient. Certains étudiaient des livres, d’autres entretenaient des plantes mourantes et les restants marchandaient des fruits aux goûts attirants dont la pelure noircissait à cause de la chaleur. Il y eu sûrement quelques actions d'effectuées avant que le premier cri ne parvienne aux passants. Une fin exprimée d’un seul trait qui résonnait dans les rues. Tel un orchestre qui jouait des thèmes pour appeler son publique, le bruit produit par la première victime venait d’appeler la mort avec succès. S’en suivi une succession de sons qui se suivaient et formaient une chanson à la fois ancienne et nouvelle, celle de la guerre civile. Ce déclenchement fut pour moi la révélation : elle avait quitté les lieux. Le pouvoir s’étant dissipé le sang du passé refaisait surface pour se mélanger avec celui fraîchement versé. Partageant un lien fort avec elle j’aurai pu moi-même descendre sur scène afin de mettre fin aux innombrables voix qui chantaient le désaccord mais rien ne m’y poussait. Aucun de mes sentiments ne surgissait pour me contraindre à agir. Mon âme voyait à travers mes yeux une dualité : la normalité et l’absurdité.

Rester sur place et me tenir comme un pilier au milieu de la bataille n’était pourtant pas la meilleure des idées. Sans oublier que ces penseurs qui se prenaient pour des martyrs pouvaient débarquer à tout moment dans le domaine familiale. La maîtresse de ma vie avait fuit et je ne pouvais plus dépendre de ses choix même si je savais ce qu'elle aurait fait : j'étais désormais seul et devait agir pour moi afin de pouvoir retrouver l'un des deux membres de ma famille. N’ayant pas fini mon enracinement sur les terres de ce village je n’avais pas grand chose à prendre avec moi pour ce départ. Mes mains s’emparèrent des trois bandeaux frontal - la cascade, les nuages et le sable - que je possédais et je mis l'actuel sur mon front. Mon bandeau actuel sur le front et les deux autres en poche je pris le risque de m’aventurer dehors. Voyant l’agitation un doute m’envahit, mon choix d’être en retrait était-il le bon ? Peut être que je devais intervenir malgré l’apparence du tableau ? Mais si cela avait été le cas quel aide aurais je pu apporter ? Deux factions s’opposaient sans se préoccuper des dommages collatéraux, intervenir me poussait à choisir ou anéantir. L’un ou l’autre menait à la même conclusion : les grains du village sont pourpres et le resteront.

«Compte tu réellement t'en aller ? Pendant des siècles j'ai fuis mais nos démons finissent toujours par nous rattraper.»

Un grondement, une voix ancestral venait d'émerger en moi. Figé dans mon élan je pris à nouveaux mes deux anciens bandeaux que je venais de ranger plus tôt. Sur moi se trouvait trois accessoires me rappelant le chemin que j’avais parcouru. Lors d'un court instant je fus saisi par un souvenir, ou plutôt un fantôme du passé. Face à moi se trouvait le Godaime Raikage, un ami, un frère, un père mais avant tout un sauveur. C'était dans ce même pays qu'il m'avait recueilli, faible individu que j'étais. C'était sur ce même sable qu'il m'avait donné espoir et pour lui je ne pouvais pas me contenter d'un simple départ. Ma décision venait d'être prise. De mes mains je comptais sauver les citoyens sans laisser ma puissance m'échapper. Sans attendre je pris mon envol vers l'extérieur mais une fois dans la rue la situation fut bien pire que je ne le pensais. Même si la violence ne me surprenait plus le nombre de corps qui jonchait le sol était incroyable. Pour de simples idées le peuple courrait à sa perte en oubliant que s'il ne restait plus personne dans le village leur combat deviendrait inutile. A droite et à ma gauche se déroulait une multitude de combats : les plus inexpérimentés se donnaient des coups ou se tranchaient avec des lames tandis que les habitués usaient l'espace et les éléments à leur avantage. Déconcentré par tout ces combats mon attention me fut ramenée lorsque j'entendis un cri, sûrement un enfant venant de perdre ses parents. Un enfant de plus qui grandirait en s’enracinant dans un bain de sang, dans une instabilité. Sans attendre je parcouru les rues afin de le retrouver mais lorsque ce fut le cas une explosion retentit. Un bâtiment était en train de s'effondrer sur cet être innocent. En un court instant mon chakra se concentra dans l'un de mes pieds afin que je puisse bondir pour le saisir. Ses larmes coulaient le long de mes bras et je ne pouvais pas le laisser se blesser alors je fis ce que je savais mieux faire : de la glace. Une couche de glace compact nous recouvrit rapidement afin que je ne perde connaissance.

«Relève toi !»

La glace qui me protégeait avait pratiquement fondu à cause de la chaleur et du temps que j'avais passé dessous le sable. Cette masse qui recouvrait mon corps bougeait. Elle vibrait comme si une entité colossale venait de poser pied sur le monde. Avec un peu d'effort j'avais réussi à m'échapper à l'épaisse couche de grains qui me recouvrait tout en prenant l'enfant avec moi. Il était inconscient ou mort. Tout semblait flou à ce moment et je n'avais pas pensé à vérifier son pouls. Autour de moi le village n'en était plus un, tout était détruit. S'il y avait bien un gagnant à cette opposition d'idéologies c'était le chaos causé par passions humaines. Une fois relevé j’eus du mal à marcher, un débris avait sûrement dû écraser l'une de mes jambes sans même que je ne m'en rende compte. En étant étourdi je ne pouvais aller bien loin.

«Regarde à l'horizon, il est là, je le sens. Il faut que tu prennes de la hauteur.»

Aussitôt l’ordre prononcé que je me retrouvais perché en haut de l'un des bâtiments qui tenait encore debout. A l'horizon se trouvait un démon que notre dirigeante avait déjà affronté. Les survivants du peuple nécessitaient ils mon intervention ? Je n'avais aucune idée du nombre de personnes en vie mais la guerre était sans doute la pire que ce village pouvait avoir subit. Ma conscience s'en alla quelque instant du monde réel pour plonger dans les profondeurs de mon être. Emporté par des courants marins je me venais d'apparaître dans un monde qui n'était pas le mien. Loin dessous moi, dans les abysses, luisait un œil immense. Le simple fait de le regarder me déstabilisait même si celui-ci m'était familier.


«Dis moi, que devrai-je faire ? Mon rêve de paix n'est plus depuis des années, ma famille se disperse sans arrêt et je n'arrive pas à me stabiliser. Je suis toujours en train de me courir après, de courir après le fantasme d'un foyer mais la vérité est que ce monde n'en abrite aucun. Ce monde fait d'oppositions m'attire et me rejette tout comme je tente de me l'approprier pour finalement le rejeter. Tu le sais, tu le vois, en ce moment même se déroule l'un des tableaux que l'humanité n'oubliera jamais qui sera d'autant plus marqué par l'apparition de l'un de tes congénères. Devrais-je intervenir ? Entrer dans l'aire du combat fatal pour mettre fin à ces successions d'actions insensées ? Si je m'y rend cela ne va t-il pas à l'encontre de ma vocation ? Le bandeau que je porte indique clairement mon appartenance à ses terres, à cette immensité de sable recouvert de sang alors je devrais logiquement foncer. Pourtant je sais que si je m'y rends je me laisserai ma peau brûler jusqu'à ton apparition pour vaincre cet être et cela causera bien plus de dommages qu'il y en a déjà. Tout cela est en train de se passer parce qu'elle nous a abandonné juste après avoir concrétisé notre amour. Comment a t-elle pu briser une symbiose si tendre et laisser la destruction s'installer ? Dis moi !»

La bête n'avait pas de réponse, elle était tout simplement partie dans les profondeurs en me renvoyant à la réalité. Quelques secondes passées dans mes pensées et l'état du champ de bataille venait d'empirer : une énorme vague de sable s'élevait dans le ciel. Cette image apocalyptique me rappelait un lointain souvenir, celui où l'Enfant Maudit avait enfoui l'île Esuki sous l’océan. En voyant cela ma décision fut prise et mon chakra commençait déjà à bouillir en moi. Je n'avais aucune idée de ce que je comptais faire pour empêcher ce tsunami de s’abattre sur les ruines. De l'eau ou de la glace, ou les deux peu importait tant que je parvenais à bloquer ce désastre. Un bond, puis deux et le temps de me rapprocher du raz-de-marée un géant mur de glace fit son apparition. Ce n'était pas le mien donc forcément celui de Yumi ou Yukimura. Mon cousin était en voyage alors ma pensée se redirigeait forcément vers elle. Ma course vers le front s'arrêta à cause de mon espoir. Il ne me restait plus qu'à secourir les citoyens blessés à travers les décombres en attendant que ma moitié s'occupe de détruire la menace.

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