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 Aucunes sépultures pour contenir leurs corps.

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MessageSujet: Aucunes sépultures pour contenir leurs corps.   Jeu 15 Juin - 1:58

Aucunes sépultures pour contenir leurs corps.

Mes nuits étaient mes jours, et mes jours devenaient mes nuits. Une conclusions hative mais réaliste sur le train de vie que je menais depuis ma promotion au rang de Genin. Ma situation elle n'a pas changée au contraire je reste toujours cet inconnue plongé dans une tourmente qui tente alors que défilent les nuages, à savoir pourquoi ? Qui ? Ou est comment ? Sans trouver de réponse. Les habitants de Konoha comme à leur habitude sont plutôt concentré sur des choses factices, sur des intentions égoïstes et malsaines.  Si jadis ce qui faisait allégrement la force et la réputation du village était l'esprit d'équipe et l'entente qui régnait en ce lieu ancestrale qui n'est autre que le village de la feuille. Aujourd'hui d'après ce que j'avais eu l'occasion de voir, rien de cela n'était, de là à me faire douter de ce que j'avais lu à la bibliothèque, dans ce vieux livre. Donc je prenais un malin plaisir à m'isoler encore plus, cela n'était certainement pas la démarche à suivre, pour un sociopathe de mon espèce, mais du moins cela avait le don de ne pas empirer sur mon état personnel. Au contraire ce dernier stagnait et ce n'était pas plus mal. Car depuis que je faisais partie des joyeux troufions qui servait de première ligne et dans de meilleur situation de chair à canon. Le village n'avait daigné faire appel de mes services, on m'avait promis la lune, et je me retrouvait sans un sous.

Peut-être avaient il peur de moi, peut-être que j'étais tomber dans un traquenard qui faisait de moi un énième pion qu'on contrôlait en sirotant une gorgé d'un millésime. De toute manière la solution a cette équation faite de négativité ne m'était pas accessible. Du moins pour le moment, c'est ce que je me disais chaque jour, dans l'attente que le destin vienne me prendre mon dernier droit en ce monde, celui d'espérer.  C'est le printemps, la saison du batifolage, celle des fleurs de cerisier, qui d'ailleurs recouvrent les pavés qui constituent ma route. Il y a quelques jours de cela je me suis rendu dans une petite bourgade non loin de là, un guide touristique que j'avais chipé à une de mes vieilles voisines en vantait tout les mérites, je m'étais donc dit avec tout le naturel qui puisse être que je ferai bien , à défaut de pouvoir faire mieux cela dit, d'aller goûter à un des plats traditionnels que préparait les villageois depuis maintenant plus de deux ou trois siècles ! En l'espèce et comme le décrivait le bouquin, il s'agissait d'un plat cuisiné à la vapeur, et qui consistait en un espèce de ravioli fourré à la confiture d'algue marine, de champignon et d'une sauce très épicée. Ils appelaient ça un « trésors de l'enfer »... C'est donc après une heure de marche et ma chemise couverte de sueur que j'arrivais sur ledit lieux, hélas à ma plus grande stupeur, alors que le vent balayait ma frange noir de droite à gauche. Mes yeux aussi écarquillés qu'ils pouvaient être, contemplaient avec effrois les ruines et les maisons faites de bois délabrés par je ne sais quel maléfice.

Un ours en peluche auquel il manquait un œil et don le coton sortait par le bras gauche était vraisemblablement le seul rescapé de ce lieu qui était apparemment un havre de paix. Très vite j'ai un peu plus poussé mon excursion, non pas pour tenter de découvrir ce qui se passait pour en faire un rapport détaillé. Mais pour dire vrais j'étais épris d'un curiosité si intense qu'il m 'étais alors impossible de rebrousser chemin, et je me rendais compte au fur et à mesure de ma marche que les maisons délabrés que j'avais vue en arrivant étaient dans leur état normale, qu'elles portaient simplement le poids des âges. Dans un petit boui-boui de quartier des assiettes étaient entassées sur le sol, certaines d’entre-elles étaient fendus, quand d'autres étaient brisées ou encore intacte. Et puis je me suis mis à renifler, instinctivement un sensation de mal-être venait à toquer au bout de mes narines comme un groupe de ninja d'élite toquait à votre porte un samedi matin à l'aube. En prenant à gauche entre deux pattés de maison je faisais alors une découverte assez lugubre.

Il était raide, un long linceul tacheté d’hémoglobine le recouvrait, seul son bras gauche maigre, et crispé était visible, ses ongles était jaunis quasiment verdâtres et la couleur de sa peau virait peu à peu en une couleur rappelant une décomposition avancée. D'ailleurs je pouvais voir sur son pouce que ses os n'avaient pas encore étaient rongé par les corbac qui volaient en cercle au dessus de la zone, dansant tel des shinigamis à la mélodie des nuages et rayons de soleil. La vision d'horreur couplée à l'odeur nauséabonde que dégageait le corps me firent presque tourner de l’œil,  effaré par l'atrocité sous mes yeux, les remous qu'effectuait mon estomac allaient vite me faire regretter le petit-déjeuner copieux que j'avais pris tantôt.  Comme une rage intense qui remontait dans ma gorge je laissais sortir mon dégueulis, par le nez et la bouche, évacuant  la douleur que cet individu impossible à identifier avait subit. M'essuyant comme je le pouvais d'un revers de la main droite, je me servis de mes deux pouces pour estomper les larmes aux coins de mes yeux. Avant de reprendre encore une fois guidé par  mon désir d'en savoir plus sur le sujet qui avait alors saisis toute mon attention. A en juger par mes yeux de débutant, le village avait soit connu un massacre, soit un cataclysme sans précédent.

Accroupis devant une flaque pourpre, je mastiquait entre mon indexe et mon pouce  gauche, une goutte de cet étrange liquide qui se révélait être du sang. S'en était trop pour mon faible cœur, je décidais donc de rebrousser chemin vers Konoha l'excitation passée, bien évidement le retour fut des plus longs, la faim au ventre n'arrangeait en rien la situation dans laquelle j'étais... Une fois devant les portes du village il y avait un ninja, un peu fort, un peu simplet, le genre de gars qui montre fièrement son bandeau en hurlant à la mort le nom de sa prochaine technique histoire de mourir en premier si un ennemi apparaît, je lui montrais mon insigne pour éviter qu'il me pose des questions mais c'était une lubie pour moi, un inconnu au bataillon de passer les portes tranquille. J'ai donc justifié par mon identité en signant un papier que je n'aurai du signer  étant donner que j’appartiens au village. Il me fit remarquer que mon prénom « Yôtaro », possédait une faute d'orthographe, que l'accent était sur le dernier « Ô » et pas sur le premier ! Essayant à l'aide de mes yeux d’échapper à  l'interrogatoire, je faisais en sorte de ne pas trop paraître suspect à la même occasion. C'est ainsi que prétextant que mes parents m'avait appeler de la sorte avec l'accent sur la lettre « o ». Pour dire vrais, le prénom Yôtaro m'est venue en lisant le nom d'une marque sur une bouteille de produit ménager,  * Quand Yôtaro passe, la poussière trépasse qu'il disait... * Quelle vie de merde...

Enfin bref, c'est soudain que le balourd eut comme une lumière, et même moi j'étais stupéfait qu'une chose comme ça puisse lui arriver. Il me toisait d'un «  C'est toi l'nouveau » ! Et me tendait sa main droite, il se passa un court instant avant que je ne me remémore ce que m'avait appris ce bouquin sur le savoir-vivre, une poignée de main. C'était là ce que voulait cet homme, je m'empressais donc de lui répondre favorablement. La situation banale mais cocasse faisait s'échapper un rictus au coin de ma bouche, qui démontrait qu’intérieurement, j'étais flatté et à la fois soulagé qu'une personne ici à Konoha puisse me reconnaître. Je me dirigeais ensuite vers le bureau du Hokage, ou une fois encore j'eus le droit à une série d'interrogatoire. La mine déconfite par les frais souvenir de ma funeste découverte, j'expliquais une fois encore qui est-ce que j'étais, un Genin du village fraîchement promu dont le nom est mal orthographié et donnais un bref résumé de ce que j'avais vue. On me dit alors de monter l’escalier sur ma gauche pour me diriger dans une pièce où attendait déjà un beau monde. Des gens de tout âge, et de tout sexe, elle est belle la diversité au seing du village, peut-être l'une des seules choses dont les instances peuvent être fiers. Pour patienter je regarde l'horloge défiler, ou encore je prend un magazine avant de le céder à une petite fille qui ne devrait pas s'abrutir avec de tel chose tant il y a mieux à lire, et à faire à son âge. Et puis je soupires, me gratte plusieurs fois car ma jambe gauche me démange énormément. Assis sur ce siège qui me fait mal au cul, comme un con depuis deux heures dans cette foutue salle d'attente, sans avoir l'occasion de pouvoir me laver les mains...
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MessageSujet: Re: Aucunes sépultures pour contenir leurs corps.   Sam 17 Juin - 17:43

Les Maux passant.

Deux heures plus passées et j'étais toujours là sur cette putain de chaise, à regarder l'horloge de cette putain de salle. Tandis que d'autres personnes venaient à gagner les places qui se libéraient et tenaient une mine déconfite lorsqu'ils comprenaient subtilement qu'ils passeraient le restant de leurs vies assis. C'était invivable, en plus de l'interminable moment suspendu dans lequel nous étions, s'ajoutait une chaleur insupportable, j'aurai donné mille et un compagnons pour posséder un éventail. Pour la saison printanière, celle du batifolage je trouvais qu'il faisait alors bien chaud. La sueur dégoulinait de mon front en abondance, si bien que mes camarades d'infortunes pouvaient croire de moi, que je venais de courir un marathon. Quand bien même j'avais un message à faire passer à la direction du village, j'étais loin de l’archétype du héro courant des kilomètres sans boire ni manger pour donner à son peuple les clés de la victoire. J'ouvrais le bouton du col de ma chemise pour me sentir moins obstrué, clignant en même temps des paupières comme pour chasser le mal qui s'emparait sans doute de ma chair.

Ma chair elle, me grattait j'avais l'impression de subir le couru de milliers de fourmis rouges et je fus surpris par les rougeurs qui apparaissaient dans un premier temps sur mon poignet droit. Soupirant et gesticulant j'avais bien évidemment peur de paraître étrange et suspect aux yeux de ces gens là. Cela s'expliquait entre par mon court séjours à l'hospice du village pour rien au monde je n'y retournerai quitte à mourir ici. Et puis comme une symphonie à en faire pâlir Dvorák, j'étais la victime de migraine insoutenable, cela tapait dans mon cerveau comme un sourd cognait à tue-tête sur un tambours. J'étais soudainement et à mon grand désarroi, assoiffé tel un samouraï en plein désert, victime du cagnard. Et les autres, eux paraissaient normales comme si de rien n'était,  les regard bien-sûr fusaient en ma direction. Je compris alors que quelque chose d'étrange m'arrivait, j'essuyais à l'aide de ma main gauche mon front moite, et grognait comme pour me dégager le larynx, poussant alors des râles dans le but de me soulager de cette main invisible qui me saisissait de l'intérieur. Je cachais avec tant bien de mal les tremblements de mes membres, était-ce à cause de ce maléfice ? Ou était-ce simplement la peur qui me frappait ? D'un point de vue personnel j'aurai juré voir les deux danser devant moi, guettant le moindre de mes faux pas, pour dévorer mon âme. Lorsque vint dans le couloir une petite dame, portant sur son nez des culs-de-bouteille, les cheveux coupés au carré je levais faiblement la main pour tenter de m'adresser à elle.

Lui demandant de l'eau, elle ne fit pas mine de ma requête et continuait son bonhomme de chemin. La torture était intense, et mon tour ne venait pas, la porte du bureau était pour moi à des kilomètres que je ne saurai parcourir vue mon état actuel. Une vielle dame armée d'une grande sympathie m'indiquait alors, qu'il se trouvait une fontaine à la disposition des usagers, son regard suspicieux me faisait comprendre que mon attitude déconcertante pour les bonnes mœurs, avait retenue l'attention des gueux présents à mes cotés. Avec une difficulté sans précédente je me tenais fébrilement sur mes deux jambes, et avançait avec toute la peine du monde vers ladite fontaine de jouvence, qui j'espérai soignerait mes douleurs soudaines. Comme un fou, comme un soldat en pleine tranchée durant des jours et des heures je me hâtais sauvagement vers le trésors mésestimé entreposé entre deux estampes des précédents Hokage.  Un gobelet ? Que nenni ! J'ouvrais le robinet plongeant ma crinière à son dessous pour me rafraîchir avant d'en boire le saint breuvage quête de mon existence directement à la bouche touchant de mes lèvres la petite cascade qui déversait en mon être son contenu salvateur.

Hélas, moi qui pensait que l'eau fraîche me calmerais fut vite désespéré tant celle-ci rappait ma gorge et me brûlait de l'intérieur. Stoppant donc mon action et m'essuyant tel un barbare du revers de ma manche, entraînant deux files de baves dans le vide qui finirent leur course entrechoqués sur le carrelages d’exceptions qui constituait le l'étroit passage vers l'escalier qui lui menait à la sortie. J'expirais fortement et tentais avec une concentration inimaginable de soutenir les muscles de mes paupières qui suivant la logique de la chose étaient devenues un énième poids qui m’entravait. Et puis du coin de l’œil je l’apercevais, là se tenant entre la porte et la sortie, me regardant d'un air amusé. Avançant vers moi lentement, d'une démarche ample et solennel le plus effrayant était que le grand inconnu ne possédait pas de visage, il était simplement noir, d'une consistance proche de la brume, une ombre maléfique au souffle glaciale. Je voulais coûte que coûte prendre mes jambes à mon cou, mais une fois n'est pas coutume mes mots de têtes s'intensifiaient accompagnés de voix envoûtantes,  les sirènes m’appelaient susurrant mon prénom telles des succubes en chaleurs. Mes mains sur les oreilles qui étaient bien chaude, pour tenter d'échapper à la frénésie qui me parcourait, je rentrais à nouveau dans la salle d'attente, paniqué par le traquenard dont j'étais l'objet. Les personnes autour de moi, tentaient de me dire quelque chose que je ne pouvais entendre, j'avais chaud, je voulais hurler à la mort quand je le voyais, se tenant derrière l'attroupement de commère faussement inquiètes de mon sort, il soufflait la mort, je leur disais de fuir, qu'il arrivait. Quand un haut gradé sorti de nul-part venait me saisir le bras sans aucun doute pour me calmer. Je lui rétorquais avec une brutalité nouvelle chez moi :

- Ne me touchez pas !

Je rugissais tel un lion, mon malheur n'étais pas le leur elles criaient encore... Les voix, dans ma tête... Ma vision se troublait sous la chaleur incandescente de mon épiderme, je tombais à genoux sur le sol de cette salle d'attente. Comme une bouteille à la mer, mon S.O.S  n'avait pas trouvé preneur.
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