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 Soir d'Été 120, dans un bar

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MessageSujet: Soir d'Été 120, dans un bar   Sam 12 Aoû - 18:17



Kamiya Kyoko & Jigoku Taori


Soir d'Été 120, dans un bar



Il faisait chaud.
La chaleur d'un soir d'été était particulière.
Particulièrement agréable, en vérité. Taori s'était réfugié dans le quartier qu'il préférait, à Iwa.
Le quartier des bars ! Aah... quelle jouissance de pouvoir profiter de toutes ces émanations énivrés d'alcool qui inonde l'air d'une odeur qui contribue à l'inconscient collectif de cette société. Enfin, c'est aussi pour ça qu'il venait dans le coin : pour oublier. Il venait juste de terminer son service de garde, et il n'avait qu'une seule idée en tête : aller boire. Boire un bon alcool de riz, et puis au lit. Habillé d'un Hakama blanc bénéficiant de quelques dorures, il fut dévisagé par bon nombre de personnes aux allures malintentionnées. Cela ne le freinait pas, au contraire, il ne serait pas contre quelques bagarres. Mais au-delà de son style traditionnel et visiblement bourgeois, son regard de mauvais garçon, et son bandeau de shinobi d'Iwa accompli, découragea même les plus téméraires de ces simples civils. Ses yeux étaient rouges, à l'obscurité, et étant donné le peu de luminosités qu'offrait la ruelle, cela ne risquait pas de changer. Cette clarté obscure conférait à l'endroit un air assez lugubre, et pourtant la journée, la rue était assez bondée, elle accueillait éventuellement quelques touristes, de nombreux civils, et la nuit elle accueillait toutes les ordures du coin qui venait boire, se saouler la gueule, puis se bagarrer ci et là. Ainsi il n'était pas rare d’apercevoir quelques membres de forces de l'ordre que Taori connaissait bien. Il lui était même arrivé d'avoir été pris en flagrant délit par un ou deux amis en train de se battre, sans jutsus bien sûr, avec une dizaine de civils complètement torchés. Bien sûr, il avait été généreusement couvert, sûrement grâce au charme qu'il dégageait.

Il entra à l'intérieur de l'une des tavernes qui accueillait encore les clients à une heure quelque peu tardive, une heure interdite aux jeunes filles. Il n'était pas seul dans l'établissement, il y avait un duo un peu éloigné et un peu louche, sur une table, en train de se mettre au défi après leur sixième bouteille, et un gars, un peu plus loin, solitaire, et certainement songeur. Taori s'assit au bar, devant le teneur, qui nettoyait quelques verres. Un homme assez costaud, ce qui était probablement nécessaire à ce boulot. Le Juunin commanda un verre de saké, noyant son moral d'un trait, vidant le contenu et commandant un second. Heureusement, il était stoïque, il tenait assez bien l'alcool de riz, même très bien, alors qu'il était à la merci de n'importe qui dés le premier verre d'eau-de-vie ou de vin. Enfin, c'était tant mieux, il préférait de loin le saké, c'était son alcool favoris... La première fois qu'il en avait bu, c'était avec son frère. La première fois, ils avaient finis saouls tous les deux à la sortie de ce même bar, et ils s'étaient battus contre quelques autres mecs dans la même condition. C'était amusant, de faire ça avec son frère... aujourd'hui il ne tirait plus aucun plaisir de toute cela.

Il regrettait beaucoup de choses qu'il avait fait... peut-être que ces choses étaient nécessaires ? Peut-être tout cela suivait un destin écris à l'avance. Dans ces cas-là, il espérait que ce dit-destin fasse en sorte qu'il retrouve son frère... ne serait-ce que pour le prévenir de la disparition de leur mère. En outre, il appartenait à ce village et c'était indéniable. Le fait que celui-ci tombe dans la débauche et la décadence le touchait profondément, mais il n'était qu'un Juunin, il ne pouvait pas faire grand chose. Il excellait dans la maîtrise du Bakuton, mais c'était probablement sa seul qualité. Il fut une époque où il avait été tenté par quelques mouvements de rébellion souhaitant renverser le pouvoir en place, mais... ces milieux-là sont bien trop désespérés. Ils sont même prêts à commettre des actes irréparables qui ne fera que ternir leur réputation vis-à-vis de la population...

Taori soupira, d'éxaspération. La situation d'Iwa était compliquée, la technologie qui envahissait le village s'était bien trop ancré pour être éliminée aussi facilement. Ce qu'il fallait désormais, c'était rétablir les traditions, et construire des temples à la place de ces foutues tours en verre... Quelle idée de construire des tours faites en verre, un coups de pied dans un pilier et c'était fini.
Sa réflexion fut coupée court lorsque la porte s'ouvrit.
Il jeta un regard dans cette direction.

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MessageSujet: Re: Soir d'Été 120, dans un bar   Sam 12 Aoû - 19:46



Soir d'été 120, dans un bar
FT. Taori Jigoku

Les rues du village caché de la roche étaient inhabituellement calmes, en cette soirée d’été qui n’avait pourtant rien qui ne soit routinier. Ce quartier était un de mes favoris, non pas pour ses boutiques de luxe ou toutes les pimbêches de la ville se crêpaient continuellement le chignon pour des motifs on ne peut plus superficiels, mais pour son activité nocturne. L’endroit était réputé pour être un lieu de rassemblement pour les gens que l’on recommanderait normalement peu à une personne de ma catégorie sociale, mais je m’en fichais éperdument… cette caste m’intéressait pour d’autres raisons que celles qui vous sont venues à l’esprit, cependant.

Vêtue comme souvent d’une robe dont la couleur dominante était obscure, garnie de quelques touches d’un rouge harmonieux, cette tenue m’aurait exaspérée au plus haut point si je ne m’en servais pas pour paraître faible lors de mes escapades dans ces lieux, dont le simple but était d’inciter les roublards un peu trop sûrs d’eux à m’accoster. Encore une fois, vous me jugez bien trop vite, ils ne m’intéressent que parce que ce sont des cibles faciles quand l’envie de tuer le temps me fait prisonnière. De plus, au sein de ces murs, qui se plaindrait que l’on agresse régulièrement ceux qui enfreignent les lois dans l’ombre ? Vous l’avez compris autant que moi.

Ce bruit de couloir revint soudainement à mon esprit. Les groupuscules cherchant à renverser le système en place avaient eu vent du départ précipité de l’Ombre de la Terre, vers une destination inconnue. Ils cherchaient donc à s’organiser rapidement afin de prendre le pouvoir avant son retour. Quelle pitié. Cette perspective m’aurait enchantée en temps normal, mais qui peut bien être assez idiot pour penser qu’un village laisserait son commandement changer de mains si facilement ?

- Hé, toi, la poupée de sang royal, je parie que tu transportes pas mal de ryos avec toi. Je pourrais me contenter de te détrousser mais cet accoutrement éveille chez moi une profonde envie de te souiller.

Ainsi donc je n’avais pas fait le déplacement pour rien… un imbécile avait cru bon de me suivre jusque dans cette ruelle, avec pour seule arme un kunai de qualité médiocre. Soit, une distraction reste une distraction, peu importe sa durée. J’essayais, sans vraiment y parvenir, d’endosser l’étiquette qu’il m’avait apposée lors de ma réponse :

- Oh, un voyou, j’ai peur, que puis-je bien faire pour me défendre seule face à un homme si fort et déterminé…

Un rire se voulant presque narquois vint cependant s’immiscer dans mes paroles, ayant été plus fort que ma volonté de le retenir.

- Tu penses vraiment que ton jouet peut m’égratigner avant que tu aies perdu l’usage de ton bras ? Si tu es si sûr de toi, approches.

- Elevée avec une cuillère en or dans la bouche et pourtant si sûre d’elle. Ta mort ne te fera que chuter de plus haut, petite.

Cet idiot se rua sur moi d’une manière qui me désespéra. Attraper son bras et lui déboîter l’épaule avait aussi été d’une facilité déconcertante. Il n’était pas très amusant… du moins il n’a pas eu droit à une seconde escarmouche. Sa charge avait fait tomber de sa poche une bourse regorgeant de ryos. Probablement qu’une autre fille dorlotée avait eu moins de chance que moi, et au fond ça me réjouissait d’autant plus. Cette acquisition était l’occasion rêvée d’aller passer la nuit dans mon établissement préféré. Oui, ce n’est pas très noble de boire plus que de raison, une nuit durant, lorsque l’on est issue d’une famille d’Eisennins réputés, mais après tout, je ne m’en souciais pas le moins du monde.

L’édifice n’était qu’à quelques dizaines de l’endroit où le décérébré avait vécu ses derniers instants. Le gérant des lieux ne me connaissait que trop bien, et préparerait sans doute le premier verre d’une longue série de Shōchūs suite à quoi il m’inviterait à quitter l’établissement lorsque je serais ivre morte. Et en me voyant dans cet état mes paternels m’octroieraient sans doute un énième sermon qui résonnera dans le vent. Une perspective idéale, en somme.

Je poussais la porte de l’établissement, observant d’ores et déjà les autres clients qui se faisaient eux aussi plus rares qu’à l’accoutumée. L’un d’eux retint toutefois mon attention. Ces pupilles rouges, semblables à mon œil droit, dénotaient fortement avec l’obscurité tamisée qui régnait dans la pièce. Comme prévu, le responsable de l’échoppe m’avait déjà préparé la consommation habituelle, accompagnée d’un salut honorable lorsque je m’en emparais, je me contentais de lui régler la somme due, en lui répondant d’un sourire plus ou moins forcé. Je détestais que l’on se base sur mon habit pour modeler la manière dont on s’adressait à moi. Cet inconnu assis non loin de moi m’avait dévisagé quelques instants d’un air quasiment hautain, une autre chose qui avait le don de m’irriter. Nombre de shinobis de ce village étaient issus d’une famille pleine aux as et pourtant beaucoup d’entre eux se permettaient ensuite ce snobisme envers ceux qui ne l’étaient pas. Mon bandeau n’était pas en ma possession à cet instant mais j’allais tout de même profiter de l’endroit pour remettre les choses à plat avec cet homme. Il était bien plus grand que moi, sans doute une raison supplémentaire de son mépris apparent... les hommes de ce pays sont décidément limités intellectuellement. Tout de même, j'aime faire des histoires, je dois bien l'avouer.. pourquoi manquer cette occasion. Je tournais donc légèrement la tête en direction de mon voisin de comptoir pour lui adresser ces quelques mots :

- Je ne sais pas qui tu es, mais il me semble que c’est réciproque. Donc avant de regarder les gens de haut de la sorte, laisse-moi te dire que ce bandeau ne te rend pas plus important que moi, j’ai le même en ma possession, mais pas ici.

Soupirant ensuite, je poursuivis la conversation, elle était lancée de toute manière, et ma boisson commençait sans doute à avoir des effets sur moi.

- Je vois rarement des shinobis ici, qu’est ce qui t’amène ? Une pause pendant ta patrouille ? Ce n’est pas très professionnel pour quelqu’un qui se permet des jugements aussi hâtifs.

 


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MessageSujet: Re: Soir d'Été 120, dans un bar   Sam 12 Aoû - 23:59



Kamiya Kyoko & Jigoku Taori


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Une femme venait d'entrer.
Enfin, une femme... une dame plutôt.
Son accoutrement aurait presque pu arracher un sourire à Taori.
Mais il arqua un sourcil, dubitatif devant la vue que lui offrait le plus grand des hasard.
Une belle robe noire, surmontée d'un joli minois encadré d'une longue chevelure ébène. Une jeune fille aux traits si fins et délicats n'avait rien à faire dans un tel endroit... Une téméraire ? Son expression en disait autrement, et ses manières en ce lieu sont celles d'un habitué, en l'occurrence, d'une habituée. Elle n'était pas bien grande, et pas bien impressionnante. Sa présence arracha un soupir au Juunin. Elle risquait de s'attirer des problèmes, et il allait devoir la protéger. Décidément, le sort avait décidé de l'emmerder jusque dans un bar sombre et humide, quoique l'endroit fut tout de même assez bien entretenu, la surface du bar était suffisamment lisse pour qu'on y fasse glisser les verres tout du long. C'était passionnant...
Il finit son deuxième verre de saké, avalant son contenu paisiblement tout en gardant un œil sur la gamine qui commandait une eau-de-vie. Eh bien, elle avait du cran pour souhaiter boire un tel alcool. Elle l'avait regardé, quelques secondes. Son expression était celle d'une enfant vexée... Une fille à papa, sortant tard le soir, dans un bar, Taori devait bien avouer que c'était la première fois qu'il voyait cela. Elle ne frémissait pas, elle n'avait pas peur. On aurait presque pu lire de l'amusement sur son visage. Une shinobi ? L'idée lui traversa l'esprit. Cela semblait fort probable, et cette éventualité pourrait lui faire plaisir. Cela faisait longtemps qu'il n'en avait pas croisé dans un bar. La jeune femme s'assit non loin de lui, et elle lui adressa la parole, tournant la tête dans sa direction, ce qui offrit au Jigoku de pouvoir détailler ses traits un peu plus longuement, d'un regard quelque peu incisif tandis qu'elle parlait.
Elle était assez jolie. Ses fines lèvres attirèrent l'attention de Taori tandis que celles-ci remuaient au gré de ses premières paroles. Il descendit alors son regard, observant chacun de ses gestes. Il ne l'écoutait que d'une oreille, le temps semblait se ralentir, une seconde semblait durer une éternité tandis que ses yeux glissaient du bout des fins doigts de la jeune jusqu'à ses épaules en passant sur ses bras qui se déplaçaient le long de son corps. Son regard suivit ainsi la ligne que forma durant un instant son bras et sa fine taille. La robe était très légèrement serrée au-dessus de ses hanches, cela était particulièrement visible lorsqu'elle était assise. Elle avait le dos droit, dénotant une chute des reins appréciable et prouvant qu'elle était issue d'une bonne famille. Ses cuisses et ses genoux n'étaient pas visibles, mais une petite moitié de ses mollets, si. Ceux-ci étaient légèrement tendus et quelques veines étaient visibles ; ils avaient été sollicités au cours d'un effort physique dans la journée ou dans la journée d'hier. Ses pieds ne présentaient aucun défauts malgré qu'ils soient chaussés d'une paire de talons. Déduction : elle était une shinobi. Les femmes à Iwa sont devenues superficielles, elles font mîmes d'avoir un fort caractère alors qu'il serait aisé de les briser en deux. Sa robe avait beau être jolie, celle-ci aurait facilement trouvé sa place dans une boutique pour enfants. Le fait qu'elle se soit aventuré jusqu'ici prouve qu'elle n'a pas peur, les gens ne sont pas ignorants au point d'aller là où ils risqueraient de se faire détroussé de tout leur argent, non, leur argent est bien trop précieux, surtout dans le cas d'une fille à papa. Le fait qu'elle soit une habituée montre pourtant qu'elle viens fréquemment ici. Enfin, sa taille est assez fine, son postérieur semble assez musclé, et il en va de même pour ses mollets que l'on peut à peu prés voir.

-Je ne sais pas qui tu es, mais il me semble que c’est réciproque. Donc avant de regarder les gens de haut de la sorte, laisse-moi te dire que ce bandeau ne te rend pas plus important que moi, j’ai le-...

-Le même, oui. Je m'en doutes, l'interrompit-il calmement, sa voix se mêlant presque à la sienne l'espace d'une seconde.

Elle poussa un soupir, avant de continuer, tout en le tutoyant nonchalamment.

-Je vois rarement des shinobis ici, qu’est ce qui t’amène ? Une pause pendant ta patrouille ? Ce n’est pas très professionnel pour quelqu’un qui se permet des jugements aussi hâtifs.

Et c'est elle qui parle de porter des jugements hâtifs ? Cette dernière réflexion arracha un sourire à Taori, un véritable sourire, dévoilant ses canines légèrement plus longues que la moyenne. Il porta à ses lèvres son troisième verre de saké. Elle avait beaucoup de cran, cette petite. C'était évident que le Juunin en face d'elle était beaucoup plus âgé, et pourtant elle se permettait de se comporter avec lui d'égal à égal. Le respect envers les aînés semble avoir disparu, remplacé par une sorte de dégénérescence de la politesse. Enfin, ce n'était pas très grave. Un détail parmi tant d'autres. En l'occurrence, les autres détails étaient beaucoup plus intéressants, notamment son visage. Il se tourna entièrement vers elle, accoudant son bras au bar et posant sa tête sur sa main, les yeux posés sur la jeune femme, un fin sourire aux lèvres. Le fait qu'elle se considère comme son égal ne signifiait qu'une chose.

-Je n'ai eu d'autre jugement vous concernant que le suivant : vous êtes sacrément mignonne, dit-il d'une voix pourtant ferme, et sérieuse, il poursuivit, et vous ? Vos nouvelles prérogatives ne vous encombrent pas ? Les premières années d'un Juunin sont rarement synonyme de détente. Pour ma part, je peux me permettre de venir ici après mon service. Après tout, nous ne sommes pas en guerre, du moins, pas encore.

Au vu de son visage, elle était jeune. Son grade ne devait certainement donc être que récent. Le premier compliment qu'il avait lancé avait pour but de la déstabiliser, d'une manière ou d'une autre. Jauger le sang froid d'une personne avec qui il allait converser était important, après tout. Le sien était plutôt solide. Taori tourna la tête en direction de l'homme tenant le bar, et commanda un nouveau verre de saké, ainsi qu'un verre d'eau-de-vie pour la demoiselle. Cette jeune femme venait bouleverser ses pensées en le bousculant d'irrespect, et pourtant, il ne comptais en tenir rigueur. Au contraire, avec ce genre d'individus, il faut plutôt tendre la joue gauche. Il ne la sous-estimait pas, c'était aussi une Juunin de toute manière. Elle avait fait preuve d'un fort caractère, bien au-delà de ce que Taori avait pu voir jusque là. Cela dit, il ne lui avait pas encore fait son regard de mauvais garçon, et ce serais probablement amusant quoique pour l'instant la regardait serait plus distrayant.
Il fit glisser son verre un tabouret plus prés d'elle, faisant de même et se rapprochant ainsi.
Son regard cherchait celui de la jeune femme.

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MessageSujet: Re: Soir d'Été 120, dans un bar   Dim 13 Aoû - 15:46






-Je n'ai eu d'autre jugement vous concernant que le suivant : vous êtes sacrément mignonne, et vous ? Vos nouvelles prérogatives ne vous encombrent pas ? Les premières années d'un Juunin sont rarement synonyme de détente. Pour ma part, je peux me permettre de venir ici après mon service. Après tout, nous ne sommes pas en guerre, du moins, pas encore.

Je le fixais d’un air neutre, réfléchissant un court instant. Etait-il sérieux, ou me prenais-il seulement pour un passe-temps temporaire ? Ou autre chose ? Finalement, c’est sans doute ses deux verres de saké qui lui ôtent toute retenue, et pourtant il continue à me vouvoyer. Il cachait bien son jeu si mes soupçons étaient avérés.

- Tu as l’air plus futé que ton comportement le laisse supposer. Peut-être que tu en vaux la peine finalement. Toutefois… cesse de me vouvoyer de la sorte, j’ai en horreur toutes ces pratiques que l’on qualifie de ‘bonnes manières’. Ma famille a tenté durant des années de me les inculquer, en vain, je n’ai jamais supporté ce conditionnement. Mais je suppose qu’il est quand même de rigueur de te remercier pour ce compliment bien trop rapide.

Je marquais une courte pause pour terminer ma consommation, et me plongeait ensuite dans une réflexion intérieure en fixant mon verre désormais vide. La fin de sa tirade m’avait interpellée, pas encore en guerre ? L’envisageait-il simplement ou savait-il qu’une telle chose se préparait ? En y pensant, l’absence du dirigeant pouvait avoir été colportée dans d’autres terres, qui ne tarderaient probablement pas à profiter de cette occasion pour s’étendre en dépit de la maladie qui devait également les accabler. Je haïssais cette nation, mais tout de même, une guerre serait l’occasion rêvée de me mesurer à une pléthore d’adversaires dont certains sauraient sans doute me divertir un peu plus que les rencontres que j’avais d’ores et déjà faites ici. Tant de divagations interrompues par le gérant des lieux, m’offrant à nouveau un verre… payé par cet homme, à ma grande surprise.

Il s’était rapproché de moi dans le même temps, son regard de rubis cherchait visiblement à capter le mien. Il est vrai que l’absence de réponse devait commencer à l’impatienter.

- Pardonne-moi, un détail accaparant m’est revenu en mémoire. Mes prérogatives, donc. Je dois dire que ces derniers temps mes occupations ne se résument guère plus qu’à vadrouiller dans ces rues en fréquentant diverses tavernes de la sorte. Le fait que mes trois élèves aient été pris par cette pandémie m’aura au moins permis d’enrichir mon répertoire de lieux où je pourrais passer mon temps libre. Et de toute manière les seules missions qui nous étaient généralement confiées n’avaient pas grande importance pour le village, et entre nous, ça m’arrange bien.

Un léger rire m’échappa soudainement, mon regard s’étant reposé sur le verre qui m’avait été offert. Verre que je descendais d’une traite, avant de donner à l’inconnu ce qu’il souhaitait, mais également de rentrer dans le jeu qu’il avait initié. Commandant une tournée supplémentaire au brave homme qui tenait l’endroit, je me tournais de sorte à laisser au Juunin l’occasion d’admirer mes yeux tant qu’il le souhaiterait, tout en m’adressant à lui :

- Et toi, en dehors de ton service, tu endosses souvent ce costume de courtisan de bas étage ? Ou bien à tu d’autres loisirs que d’arpenter les tavernes ?



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MessageSujet: Re: Soir d'Été 120, dans un bar   Dim 13 Aoû - 18:58



Kamiya Kyoko & Jigoku Taori


Soir d'Été 120, dans un bar



Eh bien, quel caractère.
Pour une gamine tout juste Juunin, elle avait du toupet.
Elle était même assez arrogante, ce qui s'expliquait du fait du rang de sa famille, certainement.
Le regard de Taori finit par se reposer sur le visage de la jeune femme, délaissant sa chute des reins, à contre-coeur bien entendu. Elle ne semblait pas réfractaire à son regard balladeur, et non plus à son léger rapprochement. Il n'était pas non plus réfractaire à son arrogance, cela lui apportait une petite touche hautaine appréciable. Le conditionnement qu'elle était parvenu à éviter de la part de sa famille ne lui avait visiblement pas empêchée de posséder cette suffisance caractéristique des "bonnes familles". Mais c'était assez amusant. Ce qui était encore plus amusant, c'était que ce sentiment de supériorité était couplé d'une légère modestie ; le compliment qu'il lui avait offert n'avait rien de quelque chose de précipité, il était mûrement réfléchi, mais le fait qu'elle n'y croie pas la rendait encore plus mignonne. Un nouveau sourire se dessina sur le faciès de Taori tandis qu'elle continuait de parler et ses lèvres attirèrent à nouveau l'attention du Juunin mais cette fois, il écouta un peu plus attentivement.
Elle était donc une enseignante ? A son âge c'était plutôt fait surprenant. Ceci étant dit, elle ne semblait pas particulièrement proche de ses élèves, et à vrai dire Taori les plaignaient. Elle ne devait pas être une excellente professeure, et comme si cela ne suffisait pas, elle ne devait pas être le moins du monde touchée de leur sort, à moins qu'elle ne le cache. Si tel était le cas, son rire aurait été un rire nerveux, forcé, ce qui n'était pas le cas. Elle ne se souciait pas de cette pandémie, elle en riait. On dit souvent qu'il vaux mieux rire des malheurs du monde, mais lorsque ces malheurs vous touchent personnellement, rire serait bien difficile. Cette pandémie en l'occurrence avait touché bon nombre d'innocents, tuant déjà des millions de personnes, aux dernières nouvelles. Iwa n'était pas particulièrement touchée, et les informations semblaient avoir beaucoup de mal à parvenir jusqu'ici alors même que notre bon village se trouve être la capitale mondiale de la communication, quelle ironie. Il y a quelques jours, il avait entendu quelques collègues parler de quarantaine. Les malades étaient probablement parqués on ne sais où.
La jeune femme se tourna alors vers lui, et il put la contempler encore un peu plus, parcourant sa taille du regard puis remontant vers ses yeux... intéressants. Des yeux vairons. C'était assez rare. L'un était rouge, l'autre... doré. Ca alors, comme les siens, fait encore plus rare. Plus le temps passait, et plus elle était intéressante. Cette hétérochromie lui conférait une importance non-négligeable, et cette surprise se lisait d'ailleurs sur le visage de Taori, qui avait entrouvert les lèvres. Sa main droite, jusque là posée sur le bar se rapprocha de la jeune femme avant que ce ne soit la totalité de son corps, comme attiré par un aimant, ses yeux, plissés, plongés dans ceux de cette gamine prétentieuse... Non, elle était bien plus que cela désormais. Cette particularité ne pouvais tout de même pas être dû au hasard de la génétique. Son visage s'arrêta à quelques centimètres de celui de son interlocutrice. Il entendait sa respiration, et il pouvait presque entendre son coeur battre.

-Tu es plutôt unique, toi, dit-il seulement, faisant fî de sa précédente question, son regard était perçant, incisif au plus haut point, presque bestial. Le voici son regard de mauvais garçon.

Sa main s'était encore rapprochée et il s'était levé de son tabouret, se tenant penché en direction de la jeune femme. Puis il se redressa de toute sa hauteur en fermant les yeux, puis en les baissant sur elle. Elle ne devait pas être n'importe qui. Issue d'une bonne famille ne signifiait rien, elle pouvait très bien être une Juunin sans aucun talent ayant payée pour obtenir ce grade. Mais là, c'était bien plus que cela. Elle avait certainement du talent, beaucoup de talent. La sous-estimer serait probablement une erreur.

-Je ne suis pas un courtisan, ceux-ci parlent en mensonges, moi je parle en vérités,, dit-il, se rasseyant sur le tabouret, et je n'ai guère d'autres loisirs hormis celui d'un vulgaire garde d'un village de dégénérés. Mon nom est Taori Jigoku.

Son regard était toujours planté dans celui de la jeune noble, contemplant son oeil doré un moment, puis reportant son attention sur l'oeil rouge avant de revenir sur l'autre.

-Et toi ? Demanda-t-il en penchant légèrement la tête sur la droite, un sourire quelque peu charmeur sur le visage. Il se détourna momentanément afin de vider son cinquième verre de saké. Toujours lucide, il en commanda un nouveau auprès du teneur du bar.
Ainsi qu'un autre verre d'eau-de-vie pour la demoiselle.

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MessageSujet: Re: Soir d'Été 120, dans un bar   Dim 13 Aoû - 21:55






Quelle réaction étrange avait-il eu. Mon regard devait l’avoir surpris, à en juger par son faciès. Il s’était ensuite rapproché lentement de moi, jusqu’à ne laisser que quelques centimètres entre nos visages, avant de se contenter d’une réponse aussi claire que brève.

- Tu es plutôt unique, toi.

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il était assez divertissant, et son regard était également captivant. Outre le fait qu’il lui donnait un certain charme, ses rubis étaient lentement devenus des diamants jaunes. Mes yeux semblaient l’intéresser sur le moment, et cet intérêt était réciproque, nos pupilles étaient finalement assez semblables. Je me demandais tout de même comment son geste devrait être interprété… c’est assez suspect de se lever si soudainement simplement pour voir des pupilles de plus près, mais rien ne me surprendrait de la part de cet homme, pour être honnête.

Tandis qu’il se redressait, je constatais qu’il avait bien plus de présence physique que je ne pouvais espérer en avoir, nous avions probablement une trentaine de centimètres d’écart. Il était également assez musclé. Physiquement nous étions totalement opposés et pourtant la génétique nous avaient dotés de pupilles tant similaires que différentes, le destin devait avoir le sens de l’humour. L’endroit me semblait soudainement bien plus lumineux qu’auparavant… étais-ce là la raison du changement de couleur que les pupilles du presque trentenaire en face de moi avaient démontré ? Je le saurais bien assez vite. Après tout je comptais bien le revoir, ce jeu qu’il avait initié m’amusait, et ce serait bête d’y mettre un terme après une seule soirée sans qu’il soit réellement abouti.

-Je ne suis pas un courtisan, ceux-ci parlent en mensonges, moi je parle en vérités, et je n'ai guère d'autres loisirs hormis celui d'un vulgaire garde d'un village de dégénérés. Mon nom est Taori Jigoku.

- Et toi ?

Son regard retenait le mien captif jusqu’à ce que sa voix me tire momentanément de cette hypnose. C’était donc un Jigoku… je me souviens que mes parents m’ont déconseillé de parler à ce clan, dont le passif n’était pas des plus honorables. Leur seule utilité était le dynamitage, et nombre d’entre eux étaient des déserteurs. S’il était de la seconde catégorie, cela renforçait son importance à mes yeux. Mes yeux restaient captifs, tandis que mes lèvres s’ouvrirent pour laisser passer ces mots :

- Je te pensais un peu plus original que ça, mais visiblement tu te satisfais des conditions de vie que ce régime nous offre, c’est dommage. Enfin, je m’appelle Kyōko Kamiya, ravie de te connaître, Taori.

Le Jigoku arborait maintenant un sourire venant ajouter un certain charme complémentaire à celui que ses yeux lui procuraient déjà. Il consomma son cinquième verre de la soirée avant de financer une tournée supplémentaire. Deux personnes faisant connaissance ainsi en enchaînant les boissons alcoolisées, vous pensez certainement déjà à une certaine forme de prolongation de cette relation… et à en juger par les angles sous lesquels Taori m’observait, vous n’avez pas totalement tort de supposer une telle chose.

- Tu parles en vérité, dis-tu. J’aimerais donc savoir quelle vérité dissimulent tes yeux lorsqu’ils se promènent sur mon corps ? C’est peut-être volontaire mais tu n’es pas très talentueux pour le faire de façon discrète.

Tout en écoutant sa réponse, je vidais mon quatrième verre de Shōchū et passait commande d’un autre duo de consommations. Cela m’arrivait rarement de boire en compagnie d’un autre mais quand c’était le cas, sans que je ne me l’explique vraiment, je tenais bien mieux l’alcool que lorsque j’étais seule. Je me tournais à nouveau dans sa direction, une question supplémentaire ayant germée dans mon esprit.

- Au fait, tu n’aimes que le saké ? Ce brave homme possède bien d’autres alcools en vente, c’est bête de te restreindre de la sorte.




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MessageSujet: Re: Soir d'Été 120, dans un bar   Lun 14 Aoû - 17:50



Kamiya Kyoko & Jigoku Taori


Soir d'Été 120, dans un bar



Elle était maline, cette gamine.
M'enfin, cela ajoutait une fois de plus à son charme.
Taori était de plus en plus fasciné par cette jeune femme prétentieuse et dédaigneuse.
Elle l'intéressait au plus haut point, si bien qu'il s'était de nouveau rapproché tandis qu'elle parlait. Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus éprouvé autant d'intérêt pour une représentante de la gente féminine, encore plus pour un cas semblable. Ce jeu auquel ils s'adonnaient tous les deux étaient des plus amusants, ce jeu d'alcool, mais aussi ce petit jeu de séduction. Ceci dit, ses réflexions étaient sacrément cassantes, et même Taori aurait pu s'en vexer mais heureusement l'alcool commençait à influencer certains de ses gestes, notamment l'approche discrète et sournoise de sa main gauche qui glissait le long son propre genou qui, lui, n'était qu'a quelques centimètres de celui de la jeune femme alors qu'il faisait diversion avec le rapprochement beaucoup moins discret de sa main droite qui, elle, glissait sur le bar. Tous les deux tournés l'un vers l'autre, ils étaient relativement proches, et lorsqu'ils parlaient, leurs souffles s'entremêlaient dans l'air qui subsistait entre eux comme une barrière inévitable, non, une barrière à franchir.
Mais elle n'avait pas totalement tort dans l'une de ses réflexions. Taori avait beau traiter ce village de foyer de décadence, il vivait pourtant toujours ici et ne faisait rien contre ceux qu'il nommait dégénérés. Mais que pouvait-il faire ? Les mouvements de rébellion était voués à l'échec et ce régime ne pouvait pas tenir en l'état indéfiniment. Beaucoup de personnes étaient mécontentes de ce changement trop brusque d'habitudes, de traditions... y compris lui. Ce serait potentiellement intéressant s'il s'avère que cette jeune femme fait partie de l'un de ces mouvements. Ce serait surprenant, cela dit. Mais au vu de ses paroles, elle n'était certainement pas satisfaite de la situation actuelle. C'était étrange que le hasard ait réunis deux personnes aussi différentes et pourtant aussi semblables dans ce bar parmi tant d'autres, dans une ruelle parmi tant d'autres. Peut-être était-ce là l'oeuvre du destin ? Les mêmes pupilles, la même insatisfaction. Il voulait désormais apprendre à la connaitre, plus, beaucoup plus.

Taori perçut le regard de la jeune femme qui semblait ne pas pouvoir se décoller du sien. D'ailleurs, lui non plus ne parvenait plus à se défaire de celui de son interlocutrice. Il se sentait à nouveau attiré comme par un aimant, mais cette fois-ci, il résista quelque peu. Cet aimant en question n'était plus ses yeux, mais ses lèvres. Afin de taire cette brutale envie, il redirigea son attention vers son verre de saké qu'il porta à sa bouche, sans toutefois détourner les yeux.

-Tu parles en vérité, dis-tu. J’aimerais donc savoir quelle vérité dissimulent tes yeux lorsqu’ils se promènent sur mon corps ? C’est peut-être volontaire mais tu n’es pas très talentueux pour le faire de façon discrète.

Il s'y attendait. Son caractère fort et sa franchise conférait à cette question un caractère pertinemment inévitable. Un nouveau sourire illumina alors son visage tandis qu'il plongeait à nouveau ses yeux dorés dans ceux, vairons, de la jeune femme. Il la regarda terminer son verre tandis que lui en était à son sixième, entamant un septième, avant de prendre la parole d'un ton des plus sérieux.

-Quelle observatrice. A vrai dire, je ne cherchais pas à être discret, commença-t-il. Lorsque je me suis redressé à l'instant, tu en as fait de même. Dans ce cas, veux-tu que je te laisse en voir un peu plus ?

Sur ce dernier mot, il entrouvrit un peu plus son hakama jusqu'aux abdominaux, offrant à la jeune femme la vue d'une musculature parfaitement dessinée sans être excessive. Il souriait, espérant provoquer chez elle une réaction des plus amusantes. Mais il ne lui donna aucun répit, car lorsqu'elle s'apprêtait à porter son propre verre à ses lèvres après ses dernières paroles quant aux possibles autres alcools que le gérant du bar devait posséder, il se rapprocha brusquement d'elle, se levant de son tabouret. Il glissa doucement sa main gauche sur le genou droit de la jeune femme tandis que sa main droite se posait délicatement sur son poignet et dirigeait alors sa main, portant le verre, vers lui. Il déposa ses lèvres à l'endroit exact où celles de la jeune femme s'était précédemment posées afin d'avaler une ou deux gorgée de l'eau-de-vie tout en la perçant de son regard charmeur, un regard presque sauvage. Il espérait avec tout cela une ou deux réactions très amusantes de sa part, espérant l'avoir suffisamment déstabilisée pour qu'elle tombe enfin le masque de cette suffisance.

-Je n'apprécie pas seulement le saké, dit-il avec un sourire, insinuant quelques sous-entendus en souhaitant bon voyage à l'imagination de son interlocutrice. Et toi, Kyōko ? Demanda-t-il finalement, prononçant son prénom d'une voix suave.

Il vint se rasseoir sur son tabouret après un moment, les yeux toujours plantés dans ceux de la jeune femme. Il souriait, toujours du même sourire. Sa main gauche était revenue sur son propre genou, mais il avait profité de l'action afin de rapprocher une nouvelle fois son tabouret du sien. Désormais, leurs genoux se touchaient légèrement, et ses pieds, munis de simples sandales, se rapprochaient de ses chevilles, venant les frôler tandis que sa main droite venait effleurer son bras de temps à autre et sa main gauche son genou alors que ses yeux caressais les siens.
Dans l'immédiat, son intérêt pour cette femme était grand.
Et l'alcool ne l'aidait guère à dissimuler ce fait-là.
Un désir naissait en lui.

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MessageSujet: Re: Soir d'Été 120, dans un bar   Mar 15 Aoû - 0:46






J’étais muette de stupéfaction. Taori venait de me faire une proposition fort intéressante, de manière très subtile. Ma nature volontairement dépravée, accentuée par l’alcoolémie qui commençait à altérer mes capacités cognitives, ne pouvait refuser d’admirer minutieusement ce torse à la musculature idéalement tracée qui s’offrait à mon regard hétérochrome. Peut-être était-ce simplement dû à la quantité de Shōchū que j’avais bu, ou bien ce n’était que la finalité de ce petit jeu initié par le Juunin, ou encore un mélange des deux, l’état actuel de ma lucidité ne me permettait pas de trouver la réponse à cette question. J’étais en revanche certaine d’une chose à cet instant.

Chose que mon visage légèrement coloré devait sans doute trahir aux yeux du bel homme en parti exhibé. Sa main gauche aurait en temps normal été repoussée sans ménagement, mais cette sensation me paraissait agréable. Presque aussi agréable que la signification de son agissement sur mon verre. Si c’est ce qu’il souhaitait, il allait l’obtenir. L’expression de ses préférences, achevée par un retournement de la question sur un ton très plaisant, fut suivie d’une série de gestes qui venait d’écrire la suite de cette soirée. Son regard était le geôlier du mien, qui trahissait désormais un désir naissant, mais je ne m’avouais pas prisonnière pour autant. Nous étions dans un lieu public, il était donc impossible que mes mains ôtent directement son hakama comme elles l’auraient voulu, cependant mes chevilles vinrent se glisser derrière les siennes, comme une invitation à se rapprocher davantage encore. Je vins lui susurrer ces quelques mots à l’oreille, inaudibles pour qui que ce soit excepté l’homme à qui ils étaient destinés, mais faciles à deviner pour quiconque avait une vue globale de la scène :

- Pourquoi ne pas continuer notre discussion ailleurs ? Dans le quartier voisin, cinquième porte à gauche dans la rue principale, par exemple, qu’en dis-tu ?

Je savais pertinemment que ce désir qui m’accablait était réciproque, et je ne comptais pas me priver d’une telle occasion. Mes mains s’étaient finalement contentées temporairement d’un simple contact avec cette musculature imposante, agrémenté de légères caresses. Mon visage vint ensuite se positionner juste en face du sien, seulement séparés par quelques misérables centimètres qui ne purent résister à la tentation qui me rongeait. Mon geste fut complémenté d’une étreinte, dont le seul but était finalement de prolonger autant que possible cet instant, autour de la nuque de l’homme qui avait su ravir mon intérêt par des méthodes dont la moralité pouvait-être contestée.




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MessageSujet: Re: Soir d'Été 120, dans un bar   Mer 16 Aoû - 5:31



Kamiya Kyoko & Jigoku Taori


Soir d'Été 120, dans un bar



Que c'était plaisant.
Sentir le regard d'une belle femme sur soi était plaisant.
Être désiré était une sensation unique, sensation dont les capacités ne devait pas être mésestimées.
Le désir montait en lui, le faisant terriblement frémir, les poils sur ses bras se hérissant au contact de la jeune femme qui venait glisser ses chevilles contre les siennes. Sa respiration s'accentuait à mesure que la chaleur augmentait entre eux. Cela faisait à peine quelques minutes qu'ils se parlaient et déjà ils se touchaient, s'effleurant à maintes reprises, comme si le désir naissant n'osait pas aller plus loin. Mais Taori n'était pas lâche, il faisait rarement preuve de pudeur, loin de là, et qui plus est l'alcool provoquait en lui un cruel manque de circonspection qui expliquerait ses futurs actes. Qu'elle était terriblement craquante, sa frange de cheveux ébène venant à demi cacher son regard aux désirs inassouvis et tendaient à une soirée de débauche en sa compagnie. Peut-être Taori était-il son premier homme ? Ça, il ne tarderait pas à le savoir, en tous cas. Il se mordit la lèvre inférieur lorsqu'elle s'approcha de lui alors qu'il venait d'en faire de même. Elle vint lui susurrer quelques mots à son oreille, quelques mots, à peine audibles, qui vinrent caresser son envie. Elle jetait de l'huile sur le feu, elle savait s'y prendre celle-là, plus encore lorsqu'elle vint se coller un peu plus contre lui. Il ne put résister à poser une main chevronnée sur sa taille, glissant habilement sur celle-ci et caressant nonchalamment sa hanche dans l'unique but de provoquer chez elle quelques réactions liées à son propre désir, comme un petit gémissement, ou ne serait-ce qu'un soupir. Il sentit les doigts de cette jeune femme ardente parcourir légèrement son torse au travers de son hakama entrouvert. Il sentit son odeur, une douce odeur de lavande, mais cela importait peu.
Ce qui importait dans l'instant présent, c'était qu'il pouvait savourer le corps de cette jeune femme à travers ses mains, comme un avant-goût de ce qu'il allait éprouver plus tard. Taori laissa s'échapper un très long soupir d'excitation dans le creux de la nuque de Kyōko, libérant un air chaud sur sa peau qui semblait si fragile, en cet instant. Il était temps de mettre à exécution sa proposition. D'un geste bref et rapide, il glissa sa main droite à l'intérieur de son hakama, révélant ainsi la présence d'une poche dont il tira quelques sous afin de les déposer sur le comptoir. Par la suite, tandis que sa main gauche empoignait la hanche de la jeune femme, sa main droite vint étreindre le haut de son dos. Il vint à son tour s'approcher de son oreille si délicate et il ne put s'opposer à la tentation d'en mordiller très légèrement le lobe avant de lui murmurer quelques mots aux sonorités si plaisantes...

-Je vais vous donner... commença-t-il, marquant une pause afin de libérer une nouvelle bouffée d'air chaud sur sa peau, ce dont vous brûlez si vivement d'acquérir ; la volupté d'une jouissance sans nom.

Il se redressa d'un coups de toute sa taille, mais il emportait la jeune femme dans son élan, la tenant dans ses bras. Aucune grimace d'effort ne vint enrayé son expression. Il posait sur elle un regard des plus tendres, et pourtant, dans le fond, terriblement sauvage et lorsqu'il relevait les yeux, son sourire était celui d'un conquérant. Il sortit du bar à la vue des trois autres clients, et se rendit à l'endroit mentionnée dans les indications de sa belle, s'apprêtant à s'adonner à la concupiscence la plus extrême. Il jeta un regard sur la jeune femme dans ses bras, se demandant un instant si elle allais se défiler. Ce serais dommage après tant de séduction entre eux. Sur le trajet, il laissa volontairement son hakama chuter de l'une de ses épaules, exposant un peu plus son torse aux yeux de la princesse et lui offrant de quoi pourvoir à son désir le temps d'attendre leur nid de dépravation, de bestialité.
Tandis qu'il la portait, Taori déplaça lentement l'une de ses mains, celle portant le dessous de ses genoux, se rapprochant inéluctablement de son entrejambe, glissant son pouce entre ses cuisses. Une fois parvenus devant cette glorieuse porte, il se pencha légèrement en direction de la serrure, permettant à Kyōko de la déverrouiller elle-même. Ils entrèrent par la suite, ne la délaissant pas pour autant, découvrant un intérieur digne de sa personne. C'était une maison parmi tant d'autres, et pourtant le salon sur lequel donnait la porte d'entrée était d'une élégance rare. Des meubles fait dans un bois d'ébène, rappelant la teinte de la chevelure de la belle demoiselle propriétaire des lieux, un confort éloquent, dans un décor contrastant remarquablement avec la personnalité de celle-ci. Mais ce n'était guère surprenant, c'était même prévisible.

D'un coups d’œil, Taori avisa un canapé du regard, choisissant le premier meuble qui lui avait été donné de voir. Il se dirigea dans sa direction, avant de déposer la jeune femme dans la position assise. Il ne lui jeta aucun regard, pour le moment, car ses yeux étaient bien trop occupés à savourer la vue de ce corps qui semblait si frêle. Il s'agenouilla devant elle, portant ses mains sur l'une de ses jambes, la caressant subtilement en remontant vers son genou, puis redescendant en direction de son pieds afin de lui retirer son talon dans un mouvement de prestance, comme un prince venant déchausser sa princesse. Une fois les deux talons retirés, il vint exercer une légère pression sur l'épaule gauche de son altesse, l'incitant à s'allonger, la tête sur un accoudoir. Il se plaça au-dessus d'elle, son bras gauche venant s'appuyer sur le dossier du sofa, sa jambe gauche venant se glisser entre les cuisses de Kyōko et sa main droite caressant tendrement sa joue tandis qu'il la fixait avec un regard la dévorant toute entière, des pieds à la tête. Les cheveux blond de l'homme vinrent encadrer la superbe vue qu'elle lui offrait, tombant autour de ses yeux comme le cadre du portrait subtilement sensuel des joues rosées de cette jeune femme qui le fixait, elle, avec un regard tout aussi ardent, quoique peut-être un peu plus hésitant.

-Par quoi désirez-vous commencer... Ohime-sama ? Demanda-t-il d'une voix toujours plus suave, d'un ton toujours plus charmeur.

Il décida de prendre les devants, car tel était son devoir de mâle alpha. Mener la danse était un privilège qu'il préférait s'octroyer à lui-même, aussi égoïste que cela puisse paraître, cela lui semblais d'une logique indéfectible. Il aimait être en posture de supériorité, mais rien n'était plus plaisant qu'une femme sachant renverser la situation. Il n'attendait que cela. Taori approcha ses lèvres de celles de la jeune femme, édictant qu'il était temps de mettre fin à la distance qui séparait leur deux corps. D'un geste, il se débarrassait du haut de son hakama qui restait suspendu par le obi qui le cernait à sa taille et qui ne demandais qu'a être desserrer. Ses muscles saillants vinrent réchauffer le corps de Kyōko tandis qu'il s'approchais tant et si bien que le bout de leurs nez vinrent se toucher. Et sa main droite aventureuse s'accorda une excursion en territoire hostile, venant caresser le genou de la jeune femme, et remontant, par-dessous sa robe, sur sa cuisse. Il décida, judicieusement, de débuter leur ardente relation par la douceur et la tendresse, peut-être l'incitera-t-elle à être plus sauvage, mais il ne voulait pas effrayer la pauvre bête qu'elle était, ni la délicatesse qu'elle semblais si bien incarner. Il planta enfin ses yeux dans les siens. Puis ses lèvres chaudes, et humides, vinrent se poser dans une finesse et une élégance inégalée sur celles, jolies et si roses, de cette amante si brûlante d'un appétit qui était impossible à assouvir jusque là mais qui désormais était satiable.
Peu importait que ce ne soit qu'une relation d'un soir ou plus que cela.
Peu importait le futur, ce qui importait était l'instant présent.
Et en cet instant, ils allaient se donner l'un à l'autre.
Ardemment.

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MessageSujet: Re: Soir d'Été 120, dans un bar   Sam 19 Aoû - 19:29

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