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 Les survivants de l'enfer... Quoi ?! Encore ?!

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MessageSujet: Les survivants de l'enfer... Quoi ?! Encore ?!   Sam 30 Sep - 20:32


Les paupières de Shinki s'entrouvrirent doucement, laissant la lumière du jour parvenir à ses yeux encore mi-clos. Dormir ; se réveiller : durant combien de temps n'avait-il pas pu goûter à ce luxe qui rythmait pourtant le quotidien de chacun ? Trop longtemps... Heureusement pour le jeune homme, les vestiges d'un ancien lieu sacré du village avaient été épargnés ou presque lors de la dernière guerre civile qui avait frappé Suna. Cet emplacement, peu connu et tenu à l'écart de la population, était mentionné comme étant la "Chambre de Shukaku" dans les archives sunajins. Une belle figure de style qui qualifiait en réalité la prison où les jinnchurikis du démon tanuki étaient autrefois enfermés... Cette geôle, aux allures de temple, était marquée par de nombreux sceaux minimisant la puissance dévastatrice du bijuu et l'influence que celui-ci pouvait avoir sur ses hôtes une fois endormi. Ainsi, malgré son passé de cachot macabre, l'endroit était devenu la nouvelle salle à coucher du réceptacle en herbe Jishaku, qui avait hélas encore du mal à résister à l'influence néfaste que la bête scellée en lui avait sur son corps et son esprit.

Suite au manque de sommeil prolongé qu'avait enduré l'éphèbe et malgré la longue nuit réparatrice qu'il avait pu passer, la douleur affreuse qui accablait chacun de ses muscles persistait encore, indéniablement... Sa condition physique, laissant à désirer, ne lui donnait clairement pas envie de quitter une nouvelle fois les bras de Morphée, mais le devoir l'appelait. Il devait se lever. Aujourd'hui était un grand jour, le premier depuis sa mise-au-courant de la disparition de son cousin. Sans dirigeant, Suna courrait doucement au déclin, à sa perte, à une nouvelle guerre civile... Suna ne pouvait pas être encore une fois abandonné, il devait être mené.

C'est alors, en cette même matinée d'été, qu'une nouvelle rumeur naquit au sein du village du sable faisant rapidement le tour de la cité. Un conseil allait voir le jour durant la journée. Une assemblée démocratique, dont le système allait être tout bonnement copié sur celui de la précédente sensei du Jûdaime Kazekage : Yumi Esuki, la Kyûdaime. Quatre citadins de Suna allaient donc être choisis - tous les trois mois - au hasard parmi les quartiers nord, est, ouest et sud de la ville afin de choisir par votes l'avenir de certains sujets en rapport avec la nation. Exceptionnellement, Shinki Jishaku, représentant de son cousin le temps de son absence, présiderait l'assemblée et voterait au même titre que les quatre conseillers trimestriels. Officiellement, cette idée était venue de Dorumo avant son départ. D'après les informations dont disposaient les villageois, celui-ci avait décidé de rapprocher un peu plus son régime à celui de son ancienne professeure optant pour une politique plus démocratique et moins centrée sur lui-même. Officieusement, toute cette histoire n'était qu'un mensonge utilitariste, caché au peuple. Cette mascarade avait pour but de maintenir une unité nationale le temps de ramener un peu d'équilibre au village - malgré les nombreuses pertes provoquées par la maladie - et ainsi éviter une énième guerre civile jusqu'à trouver une nouvelle ombre du vent pour diriger...

Quatre élus avaient donc été choisis aléatoirement suivant les citoyens recensés de Suna et étaient à présent attendus dans la salle du conseil où patientaient Shinki et son scribe calmement. Cette situation ne plaisait guère au jeune manieur de limaille... Depuis sa mission à Burakku, il était en effet persuadé que mentir n'apportait jamais rien de bon... Pourtant aujourd'hui, cette décision semblait pouvoir préserver un nombre de vie incalculable, épargner son peuple d'une nouvelle infusion de sang... Faisait-il réellement le bon choix..?

Alors que le Jishaku se torturait l'esprit à remettre en question ses actes, celui-ci fut couper dans ses pensées par l'arrivée du groupe de conseillers... Adoptant un calme olympien qui ne reflétait en aucun cas sa véritable condition spirituelle, le jeune hôte salua chacun des citadins choisis pour mener la nation du vent. Pro-Gaara, pro-Shunshuke, ex-Faucheur... Tant de profils possibles se dressaient face à lui... Le conseil pouvait commencer.

Membres du conseil, je vous remercie pour votre présence. Comme vous devez le savoir cette assemblée a aujourd'hui vu le jour dans le but de mener la nation de Kaze de la façon la plus juste et démocratique possible... Comme l'aurait voulu la Kyûdaime. - observant chacun de ses interlocuteurs au moment où il prononçait le titre de Yumi Esuki, Shinki espérait ainsi apercevoir au moins une communication non-verbale de la part de l'un de ses vis-à-vis et dresser ainsi un premier plan sur les idées politiques de ses compères.

Ne traînons pas d'avantage et attaquons le premier sujet du jour, voulez-vous ? Depuis quelques semaines maintenant, nos scientifiques ont réussi à confectionner un remède contre la peste qui ronge le Yuukan, depuis le printemps... Notre peuple est aujourd'hui tiré d'affaire grâce aux prouesses scientifiques de nos citadins, mais il n'en est pas de même pour la majorité des pays qui nous entourent... Et ceci, le Culte de la Vie semble l'avoir bien compris. Ses adeptes profitent en effet de la situation en promettant d'épargner chacun des malades qui se présenteraient à eux contre leur adhésion à leur Dieu... Autant vous dire que les rangs du Culte doivent se gonfler jour après jour.
Pour éviter cela et pour l'humanité, le choix suivant doit être voté : "Devons-nous, oui ou non, exporter notre remède aux autres nations ?". Je suis pour ma part favorable.


Lançant un regard à l'assemblée, le jeune manieur de fer attendait que les conseillers face à lui avancent leurs avis et questions sur le sujet. Un premier, qui visiblement avait grimacé lors de la prononciation du titre de Kyûdaime un peu plus tôt reprit :

Empêcher le Culte de grossir le nombre de ses croyants semble intéressant, en effet. Mais ne serait-il pas préférable de vendre notre remède au lieu de simplement le donner ? Nous pourrions ainsi réduire le nombre de nouveaux adeptes que les cultistes recrutent tout en prenant une avance économique sur les autres nations qui accepteraient notre aide.

Donner le remède, le vendre ? Shinki avait déjà son idée sur la question. Pourtant, celui-ci semblait attendre l'avis des autres conseillers avant de reprendre la parole... Que pensez les trois autres sunajins ?

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[samedi 25 février 2017 00] Dorumo Sabaku: Shinki est un élu envoyé par les dieux.
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MessageSujet: Re: Les survivants de l'enfer... Quoi ?! Encore ?!   Sam 30 Sep - 23:11

Un Conseil pour le bien du plus grand nombre...
Été 120

Cela aurait pu être un jour comme un autre. Comme tous les jours, je me serais levée afin d'aller à l’hôpital soigner les survivants de cette maladie. Mais je savais qu'un remède avait été trouvé. Par ailleurs, cette nouvelle m'avait fait plaisir et encore plus lorsque j'ai su que celui-ci était opérationnel. Je suis peut-être Kunoichi mais je suis avant tout une personne qui va se concentrer sur les soins des proches comme des ennemis. Il n'est pas impossible qu'un jour je sois contrainte de soigner quelqu'un qui ne combat pas à mes côtés. Pourtant, je me suis résolue à cette hypothèse depuis bien longtemps. Cela aurait pu être une journée routinière... C'est ce que j'ai pensé jusqu'au moment où j'ai reçu cette fameuse missive. En effet, il y a quelques jours de cela, c'est une nomination que je reçois en tant que représentante du peuple. Pourquoi pas ! Après tout, je les soigne alors les représenter est aussi une solution pour avancer. Et puis, avec le village sans chef, il faut bien se débrouiller pour qu'il continue à vivre. Les ninjas sont pas les seuls à pouvoir décider de l'avenir du village. Les citoyens ont aussi leur mot à dire et c'est aussi grâce à eux qu'on survit. Pendant que les shinobi les défendre et assure la protection du village, ce sont les villageois qui ramènent les matières premières et qui assurent une tenue de commande et de finances pour le village caché du Sable. Mais en ce qui me concerne, je ne l'ai pas oublié et c'est un peu aussi pour eux que je me suis dirigée vers les compétences médicales.

Suite à la réception de cette missive manifestement officielle, j'ai dû me rendre à l'évidence de devoir me mettre en indisponible le temps que cette réunion de Conseil se fasse. Je ne connais pas réellement les sujets qui seront établis mais je devais devoir y prêter toute mon attention. Damned... J'ignore si c'est une bonne ou mauvaise nouvelle me concernant. Mais c'est une chose que je découvrirais par la suite. Calme et posée, je ne me pose pas plus de questions sur cette réunion et ma nomination temporaire comme membre. Cela me donnerait l'occasion de découvrir le monde politique de manière un peu plus engagée. Le jour J finit par arriver et je me décide enfin à me lever. Bien que ma journée a été mise à disposition du Conseil, j'avais un peu hâte d'en savoir un peu plus. Émergeant de mon sommeil de plomb, il m'a fallu un bon petit-déjeuner et une douche pour me réveiller correctement. Comme tous les matins en réalité... Levant le nez vers ma montre, je lâche un soupir de soulagement. Je me croyais en retard mais j'étais en avance. Heureusement d'ailleurs car je ne me voyais pas arriver en retard à une session de Conseil, encore moins lorsqu'on est censée être un représentant. Cela passerait vraiment moyen surtout en ce moment.

Puis je me mis à réfléchir en relisant la fameuse convocation... Finalement, je ne savais pas grand chose de cette session hormis le nom de celui qui présidera l'assemblée. Shinki Jishaku... Ce nom ne m'est pas inconnu. Je ne savais plus où j'avais vu ce nom mais qu'importe... Je ne suis pas juge et encore moins un assassin même si mon statut de Kunoichi peut s'y apprêter. Nous avons tous notre spécialité tout comme j'ai la mienne. J'ai préféré m'éloigner des fronts afin d'occuper un poste d'infirmière le temps de peaufiner ma formation en Iroujutsu. Que demander de mieux... Mais cela ne dura peut-être pas. Cela dépendra de beaucoup de chose. Beaucoup de chose qui vont se jouer parmi ce Conseil. Je sors de mes pensées et je finis de me préparer en attrapant ma dernière tranche de confiture. Je raffole de la confiture et surtout lorsque cela est accompagné par du miel fait maison. Il n'y a que dans un seul endroit où on peut trouver du miel à Suna : Jardin Botanique. Les serres permettent de fabriquer des plantes médicinales mais elles ne poussent pas toutes seules... Chaque année, j'en achète et je me régale même si cela n'est pas toute l'année. Encore un avantage de travailler au sein de l’hôpital du village.

Mettant la tartine dans ma bouche, je croque dedans à pleine dents avant de la poser un peu plus loin. Prenant une simple brosse à cheveux, je me coiffe et j'attache ma chevelure en queue de cheval haute. Puis je me mets à siffloter. Allez savoir pourquoi... On dirait presque que j'ai hâte d'en savoir un peu plus. Bien entendu, je savais que le Kazekage était conseiller par les membres de ce même Conseil. Il n'y a plus de conseillers mais il y a des gens comme moi qui travaille tous les jours pour le bien-être du village. Village de mon enfance. Il est vrai que cela n'a jamais été un village très riche mais l'argent ne fait pas le bonheur et j'apprécie mon enfance ici. Même si c'est aussi ici que j'ai vu ma vie se briser lorsque le restant de ma famille est morte dans un incendie il y a quelques années. Je me rappelle encore de ça alors que je me battais pour devenir Chuunin... En y repensant, j'irais peut-être fait un saut sur leur tombe dans le cimetière. Voilà longtemps que je n'ai plus posé quoi que ce soit alors que je pense toujours à eux. Ce n'est pas pour rien si une photo de famille est présente dans mes affaires. Je me tourne vers la photo avec un sourire triste et je la prends en main aprés avoir attaché ma longue chevelure. Je passe mon index sur chacun des visages avant de sourire. Mais si cela est un sourire triste. Je reste quelques minutes silencieuse à leur adresser une conversation dans le parfait silence.

Reposant la photo par la suite, je récupère mon matériel et je finis par quitter ce qui me sert de chambre. Ce n'est pas un truc grand mais cela me suffit. J'avais vendu la demeure de mes parents et cela m'avait permis de louer la chambre que je loue encore. Avec ce que je gagne, je m'en sors suffisamment mais je n'en demande pas plus. Je ne suis pas un de ces êtres qui veut s'en mettre plein les fouilles. Je veux vivre simplement et c'est plus facile ainsi même si je dois souvent compter au ryo prés. Et je ne suis pas la seule dans cette situation. C'est monnaie courante et il faut savoir faire des sacrifices pour s'en sortir. Retrouvant le soleil étouffant du désert entourant le village, il n'est pas suffisamment haut pour faire suer quiconque qui se trouve à l'extérieur mais ce sera le cas d'ici une heure ou deux. Habituée à marcher dans la ville, je regarde autour de moi avec le sourire tandis que ma peine s'efface petit à petit. Je savais exactement où je devais aller et tout le monde sait que la salle du Conseil se trouve dans la tour du Kazekage. C'est là-bas que je dois me rendre. Je suis née ici et je sais que la tour se trouve en plein milieu du village et que toutes les rues principales de Suna mène à cette tour en forme de gourde avec le symbole du Vent gravé. C'est un bâtiment qu'on ne peut pas rater et puis, je passe aussi régulièrement là-bas car en plus de mes missions au sein de l’hôpital, je dois répondre exécuter des missions pour le compte du village même si cela se raréfie. Surtout avec la maladie qui a frappé le village mais qui est maintenant à l'abri.

Marchant donc, je finis par tomber devant l'immense bâtiment et j'y entre sans me poser de questions. Je ne suis pas naïve et je sais que tout ce qui va se décidé finira par disparaître sous les coups d'un leader qui décide autre chose pour le bien du village. Combien l'ont fait pour cette même raison ? J'ai arrêté de les compter et je n'ai aucune étiquette... Arrivant en bas, je monte les étages pour me rendre là où je suis attendue. Il n'y a pas de surprise et je croise les autres représentants que je salue les uns après les autres. Et c'est donc ensemble qu'on passe l’accès vers la salle du Conseil. Prenant une grande inspiration, j'incline ma tête pour remercier le président de ce conseil. Un signe de respect car même si nous sommes réunis pour un Conseil, le respect est la base de toute chose. Particulièrement dans un village en difficulté. Puis je finis par prendre place autour de la grande table et je reste silencieuse. En effet, je ne suis pas là pour discuter avec les autres mais bel et bien pour défendre des citoyens et un village. Je pose alors mes coudes sur la table et je joins mes mains que je place alors au niveau de mon menton. Je n'attendais plus qu'une chose : que la session du Conseil commence.

Calme et posée, j'entends alors une voix qui ouvre la session. Attentive, je reste silencieuse attendant de parlementer des sujets du jour. Mais d'abord, il parle des volontés de la Kyûudaime... Honnêtement, je reste neutre car finalement, je ne suis pas bien placée pour juger le passif de nos dirigeants et je reste silencieuse. En tant que kunoichi, on m'a appris à savoir taire ses propres émotions ou ressentis donc je n'ai rien à montrer. Je suis peut-être médecin mais c'est une double raison pour ne jamais montrer l'un comme l'autre. Il faut rester concentrer sur les objectifs. Il reste silencieux un moment avant de reprendre la parole pour parler du remède. Ah... Voilà un sujet que je maitrise vu que je travaille à l’hôpital. Le problème, c'est qu'on parle d'enjeu politique plus que de guérison et c'est une chose déplorable que je constate. Cependant, je conserve ma position initiale tandis que je réfléchis correctement. Il est vrai que le fait d'avoir le remède pourrait changer les choses concernant le Culte mais peut-être pas à réduire leur partisans. Cependant, un détail majeur semble tout les endormir. Si on annonce publiquement qu'un remède est entre nos mains, le Culte va vouloir nous frapper au vif puisqu'on est un frein à leur ascension ainsi qu'à celle de leur Dieu. On parle d'extrémiste là... Et il n'y a pas plus cinglés que les extrémistes comme nous l'a prouvé l'histoire par le passé. Toutes les Grandes Guerres ont eu pour point de départ un extrémiste... Ce qui risque de compromettre notre exportation du dit remède... J'écoute l'échange et je reste silencieuse car cette discussion  me laisse perplexe... Et pas qu'un peu... Vient alors mon tour de m'exprimer et je prends quelques secondes pour trouver les termes adéquat...

« - Il est vrai que si nous exportons le remède et que nous le vendons, cela permettra à Suna d'obtenir une avancée économique mais ce n'est pas réellement ça qui me pose problème. On parle d'un export qui sera probablement public... Que risque-il de se passer si le Culte de la Vie vient à l'apprendre ? Nous parlons d'extrémistes, pas de simples gangs de rue ou des petits criminels de petits rang du bingo-book... Si on veut exporter, il va falloir se préparer à une réponse car le Culte ne nous laissera pas faire bien longtemps et ils n'hésiteront pas à nous frapper au vif... »

Autant dire que même si je suis encline à accepter d'exporter le remède, il est important de prendre toutes les possibilités en compte sans rien négliger. Et comme d'habitude, ce seront les civils les premiers touchés. Et sincèrement, mon éthique de médecin m'oblige à penser à leur sécurité avant le reste. Je suis donc tiraillé entre accepter, le faire de manière discrète ou ne pas le faire du tout. Cependant, Suna ne peut pas rester neutre et elle va devoir prendre position à un moment. Toutes les nations vont probablement s'associer ensemble pour mettre un terme à la folie du Culte. Je sens les regards sur moi et je ne me démonte pas pour autant. Retirant mes mains de mon menton, je les détache même avant de reprendre la parole. Je devais de toute façon donner un avis...

« - Je suis pour l'export ainsi que pour la vente mais sous condition. Il est primordial d'assurer la sécurité du village et de nos citoyens au maximum ! »

Mon avis est donné et j'ignore s'il sera aussi important que celle des autres. Mais on ne m'a pas convoqué pour que je me tourne les pouces. Pour une fois que je peux participer aux décisions du village, je ne me fais par prier. Mais je suis plutôt du genre à rester méfiante car on ne sait jamais ce qui peut arriver. Le temps risque d’être long une fois que les décisions seront appliquées. J'espère seulement que la réponse du Culte ne se fera pas. Mais soyons honnête, le pourcentage d'une réponse est bien plus élevé que le reste. Et les fanatiques sont les plus dangereux des criminels... A eux de s'en souvenir. Je ne suis pas née dans une période où la guerre était présente mais j'ai écouté mes cours d'histoire durant ma période académique...


© CRIMSON DAY

Résumé:
 


Dernière édition par Kaya Nakamura le Dim 22 Oct - 8:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les survivants de l'enfer... Quoi ?! Encore ?!   Mar 3 Oct - 18:42



Shinki attendait patiemment les réponses de ses vis-à-vis. Dans un tel système diplomatique, les idées de chaque membre du conseil avaient un poids. Aucun avis ne comptait plus qu'un autre, pas même celui du président, et en laissant la parole à ses égaux, le jeune manieur de limaille espérait bien faire transparaître la chose à ses compères... C'est alors qu'une charmante demoiselle membre de l'assemblée partagea ses craintes suite aux répercussions que pouvaient avoir un tel export du remède pour les habitants du désert. La kunoichi semblait posséder une qualité d'altruiste rare que le patriarche Jishaku appréciait. Cependant, la dénommée Kaya était au même titre que le précédent conseiller d'avis à vendre le remède et non le donner. Cette nouvelle n'arrangeait pas le jinnchuriki. Monnayer le remède impliquait des conséquences que Shinki se devait de rappeler... Il reprit alors la parole d'un air plus grave et préoccupé :  

Il est vrai qu'agir en salvateur nous placerait en tête de liste dans les cibles à abattre pour le Culte de la Vie. Mais cette organisation religieuse a déjà révélé par le passé vouloir s'en prendre à notre nation. Que nous le fassions ou non, Kami et ses fidèles prévoiront tôt ou tard de nous éliminer... L'affrontement semble inévitable... Toute fois, nous pourrions toujours décider de délivrer le remède de manière anonyme, afin d'éviter des répercussions trop rapides contre notre peuple tout en sauvant un nombre incalculable de vies...  

Shinki terminait sa première tirade, laissant aux autres membres le temps de bien saisir la portée de ses paroles. Il n'était pas ici uniquement question de sunajins, mais de l'humanité toute entière...

Je reste toutefois sur mes positions quant à la vente de ce salut médical. Cela reviendrait à s'abaisser au niveau du Culte en cherchant le profit dans le malheur des autres. De plus, qu'adviendrait-il des civils habitant les campagnes n'ayant pas l'argent nécessaire pour sauver leur famille ? Pourquoi les petits pays accepteraient-ils de débourser le moindre ryo lorsque que les partisans de la Vie leur offre la même bénédiction gratuitement ? Selon vous, la vie humaine a-t-elle réellement un prix ?
Donner le remède signifie éviter que certains citadins du monde ne rejoignent les rangs du Culte, d'empêcher l'ennemi de devenir plus fort et ainsi : limiter le danger que celui-ci fait encourir à l'humanité. Nous n'en tirerions certes aucun avantage économique, mais nos relations diplomatiques évolueraient quant à elles dans le bon sens... Aboutissant peut-être par la suite à une alliance.


Shinki terminait ainsi son dernier monologue, espérant avoir persuadé un maximum de conseillés. Certains auraient pu qualifier les idées du jeune homme comme utopiques, idéalistes, irréalisables... Mais le Jishaku en était pourtant convaincu, la paix n'était pas pour lui un rêve, mais un objectif à atteindre... Écoutant ce que les autres conseillers pouvaient avoir à dire et leur répondant si cela était nécessaire, l'heure du vote arriva finalement et l'aboutissement de ce débat avec lui :  

Indiquant un à un leur avis final sur la question, les conseillers étaient arrivés à une égalité parfaite : deux conseillers étaient pour la vente anonyme du remède tandis que Shinki un autre étaient quant à eux pour l'offre anonyme de celui-ci. C'était à présent au tour Kaya. Pour quel parti la iryōnin allait donc trancher ?

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[samedi 25 février 2017 00] Dorumo Sabaku: Shinki est un élu envoyé par les dieux.
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MessageSujet: Re: Les survivants de l'enfer... Quoi ?! Encore ?!   Mer 4 Oct - 12:53

Un Conseil pour le bien du plus grand nombre...
J'étais en ce lieu pour représenter un peuple. Mais c'est un peuple qui est aussi dans le besoin surtout après la guerre civile qui a frappé le pays. Bien que pour le moment, nous soyons hors de danger bien que cela soit relatif, ce n'est pas le cas de tout le monde. Je connaissais le prix d'une vie et contrairement à l'aspect matériel, une vie ne peut jamais être remplacée comparé aux bâtiments qui compose Suna ou n'importe quel autre village. Sur les années, ce sont des choses qui finissent détruits, qui doivent être rénovés pour rester debout. Mais pas la vie humaine. Pour moi, chaque vie a son importance qu'elle soit animale, végétale ou encore humaine. La guerre civile a ravagé le village qui a dû mal à se redresser. Je n'ai peut-être que dix-sept ans mais je ne suis pas aveugle. Je n'ai pas quitté le front par hasard et j'ai choisi de prendre le chemin de la surveillance de la Vie. Je ne souhaite pas la guette mais je ne souhaite pas la mort non plus. On dit souvent que les médecins sont les pires assassins qui soit mais je ne cherche rien de tout ça. Je travaille à l’hôpital et ce job me convient parfaitement. Du moins pour le moment. Rien de très flagrant, rien de très important mais suffisant pour utiliser mon altruisme. Je vis simplement et je ne demande rien de mieux. Je ne fais pas partie de ces clans capricieux qui semble exiger ce qu'ils veulent. Je ne même pas membre d'un clan et c'est peut-être pas une politique faite pour moi. Ce conseil n'a rien de semblable et j'avais oublié à quel point cette réunion avait son importance.

Comme l'exige ma présence, j'écoute tout ce qui se dit, l'échange entre chacun d'entre nous. Je réfléchis à tout en même temps. On dirai ce que l'on veut mais la politique est très stratégique mais elle a toute son importance. Ici, on parle de la vie de plusieurs milliers de personnes qui peuvent perdre la seule véritable chose précieuse alors que le débat s'enclenche ici. Ressentir le poids de toutes ses vies est quelque chose que je ressens depuis que j'ai commencé à suivre la voie médicale. Je ne suis certes pas la meilleure mais je sais que ma présence est indispensable pour les soins ou les urgences. A Suna, les soins sont gratuits et je n'ai absolument rien contre ça. J'ai à cœur la vie des autres que la mienne. J'ai embrassé la voie médicale dans l'unique but de sauver des vies et de soigner les malades quelque soit leur situation financière. Je ne suis pas un monstre et encore moins un marchand. Je ne sais pas réellement négocier mais peut-être que cela viendra un de ces jours. Le président prend alors la parole et je tourne ma tête vers lui comme pour lui montrer mon attention. Attention particulière que je dois bien au Pays et aux villageois. Il ne m'apprend vraiment rien car je savais très bien qu'il arrivera un moment où nous seront dans la ligne de mire que ce groupuscule. Le pire dans tout ça, c'est qu'il est en train de s'enfoncer tout seul avec ces explications. Tout le monde sait que le Culte attaquera mais le jour où cela viendra, il faudrait mieux être prêt non ? Et qu'est ce qui permettrait de s'y préparer ? L'argent pardi. Ce mot maudit est à la bouche de tout le monde même moi. Pourtant, je ne me sens absolument pas attirée par ça mais c'est un besoin dont le village est dépendant. Pour construire et étendre un village, il faut des matières premières et l'époque des trocs est terminée depuis bien longtemps maintenant. Et c'est partout pareil. Problème, c'est que pour avoir ces matières premières, il faut de l'argent...

C'est toujours délicat de percevoir toutes les situations. Je reconnais moi-même que les deux aspects ont des bons comme des mauvais points. Cependant, le fait de l'offrir sans rien demander en retour montrerait à tous que Suna n'a besoin de personne pour survivre. N'est ce pas là un problème qui risque de faire pencher ça en la défaveur du village. Car le Culte voudra probablement démontrer que Suna est faible et fragile. C'est bien plus compliqué que cela. Mais je ne suis pas assez présente dans le domaine politique pour prétendre savoir mieux que les autres. Pour le moment, je devais rester moi-même et juger ce qui serait le mieux pour les habitants du village. Après, j'allais les représenter pour une durée de trois mois et c'était une grande première pour moi. Ne dit-on pas qu'il faut un début à tout ? Mais j'ignore réellement où cela va nous mener... L'absence du Kazekage marque les esprits et pas uniquement les villageois... En l'absence d'un leader, cela peut vite devenir le boxon qui peut entraîner une guerre civile si cela s'aggrave. On parle de vente aussi mais personne ne pense à la vente au cas par cas. On aurait très bien pu donner le remède aux plus petits villages et le vendre aux grandes nations. Aux plus riches en soi... Seulement, si on ne le fait ainsi il n'y aura plus d'anonymat. Je reste sceptique face à tout ça et je reste silencieuse permettant ainsi à tout le monde de prendre la parole. J'observe tout le monde en silence et je finis par joindre mes mains toujours en réfléchissant à l'ensemble des possibilités. Une décision devra être prise de toute façon.

« - Je n'appellerais pas ça une bénédiction gratuite. Il en appelle au désespoir de l'humanité pour faire pencher en leur faveur puis ils soumettent... C'est tout sauf gratuit... Un proverbe dit bien que tout un prix, si ce n'est pas de l'argent, il s'agit d'autre chose. Vous parlez de relations diplomatiques voire même d'alliance mais n'est ce pas là le prix que vous attendez de leur part ? »

Oh oui, je suis loin d'être bête. En tant que médecin, je ne demande jamais rien à mes patients même s'ils trouvent toujours quelque chose à me rapporter. Certains même n'hésitent pas avec des bocaux de miel ou de quelque chose qu'ils produisent eux-mêmes. Mais même dans mon métier, on attend un minimum de reconnaissance. Et oui, retourner la situation me rend particulièrement aiguisé sur l'aspect intellectuel. En tant que soigneurs, on nous demande de beaucoup réfléchir et cela fait aussi partie de mon apprentissage. On ne fait pas n'importe quoi avec n'importe qui. Chaque personne est unique en son genre et il est important d'y prêter attention. Chaque détail à son importance et chacune de nos décisions est prise avec une profonde réflexion derrière. On ne soigne par une brûlé de la même façon qu'une plaie ouverte... C'est insensé tout de même. La discussion reprend tandis que le temps continue son influence sur les pauvres ninjas et villageois que nous sommes. Après, on est pas là pour chercher la guerre et parfois, je maudis parfois le fait de réfléchir à toutes les conséquences imaginables. Mais je voulais protéger les villageois. Avec tout ce qui s'est passé, cela s'est fortement fragilisé entre les villageois, les ninjas et le personnel politique.

Le débat est terminé et le moment de voter est arrivé. J'écoute tout le monde et une fois que tout le monde a parlé et donner son avis. En soi, le Conseil est mitigé et on se retrouve face à une parfaite égalité. Je les regarde les uns après les autres et je n'aurais jamais imaginé qu'une telle pression allait arriver sur mes épaules de médecin mais aussi de représentante. J'étais encore tiraillé avant de me dire que mon altruisme me perdra un jour. Je détache mes mains jointes pour me mettre au fond de mon siège pour croiser les bras sous ma poitrine avec un air neutre. Je savais ce que je voulais mais je ne savais pas quelle solution je devais prendre. Passant ma langue sur mes lèvres pour l'hydrater, je laisse le silence perdurer un moment avant que ma voix se fasse entendre pour trancher sur la décision finale du Conseil sur le remède. Après tout, je suis la mieux placée pour pouvoir en parler. Bien entendu, je sentais tous les regards qui me surveillaient comme si je n'étais qu'un simple morceau de viande. Bon d'accord, j'exagère un peu mais ce n'est pas complétement faux non plus...

« - Ma voix va en la faveur de la donation anonyme.  »

Certains pouvaient être soulagé et d'autres moins. Mais j'avais rendu mon jugement sur l'affaire. Je suis médecin et j'ai toujours promis de sauver des vies sans rien demandé en retour. L'aspect politique ne fait pas vraiment de ma formation initiale mais peut-être que je devrais m'y mettre afin de mieux prendre mon rôle à cœur. Car je prends ce rôle à cœur tout comme je prends à cœur ma fonction d'infirmière et j'espère dans les années à venir devenir un médecin compétent et bienveillant. J'ai choisi cette voie et je compte bien devenir une iryōnin confirmée...


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Les survivants de l'enfer... Quoi ?! Encore ?!
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