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 Mission S : Du chaos naît le chaos

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MessageSujet: Mission S : Du chaos naît le chaos    Mer 1 Nov - 20:02

Du chaos naît le chaos 1/6






« Quel honneur… Je suis presque émue. »

L'ordre de mission était tombé. Les troupes sont particulièrement occupé, la révolution à fait tellement de bruit qu'en effet, il parait primordial de régler au plus vite les quelques "incidents" ayant pu survenir. Ceci-dit, je ne m'attendais pas à une évasion de la prison. Du moins, si, je m'y attendais. L'histoire vous le dira. Pendant une invasion, créez la discorde la plus totale, détruisez le pouvoir occupant et rangez le bazar semé, et vous serez adulé comme un dieu. Vraiment absurde, n'est-ce pas ?

Pourtant il en est de la réalité… Assise dans mon lit, face à l'unité chargée de me transmettre l'ordre, je soupirais, cachant ma poitrine à l'aide des draps pâles, mes deux sabres posés derrière ma table de chevet, aux côtés d'une photo d'Alma et moi et de sa bague de fiançailles. J'ai un peu de mal à laisser les gens s'introduire chez moi, j'ai encore beaucoup d'affaires lui appartenant. Il m'était d'abord primordial de demander des détails. J'étais certain de la réponse en demandant où chercher : aucune idée. Comme si c'était si simple. Heureusement, la mission est de haute importance, mais de par sa complexité géopolitique, pas pressante. Je vais pouvoir prendre mon temps et interroger les villageois avant de partir.

Consternée, je clignais des yeux en voyant le ninja me demander une signature d'avis de réception, alors que je maintenais mon drap tant que possible. Il ne manque pas de culot… C'est la première fois qu'on me demande un truc pareil alors qu'on vient me donner mes missions chez moi depuis que le tenant du chapeau, Dorumo Sabaku est porté disparu. A croire que Suna est devenu un service de livraison à domicile. Mais soit. M'enroulant dans mon drap tout en me levant, je quittais la pièce pour enfiler un peignoir dans la salle de bain et revenir signer ce stupide papier indiquant que ce pauvre chunnin avait bien effectué son travail. Désolant. Cette transition est désolante.

Enfin, se plaindre sans chercher de solutions, ce n'est pas plus malin. Signant le papier de l'homme qui semblait avoir beaucoup de mal à repartir de la fenêtre dont il était sorti, je soupirais en rompant l'espace entre lui et moi pour aller ouvrir la porte d'entrée et lui indiquer la sortie. Peiné de ma réaction face à sa drague vaseuse, je fermais à clé derrière moi en allant me glisser sous la douche pour organiser ma recherche d'information dans ma tête. J'allais commencer par interroger le clan, bien évidemment. C'est encore ma meilleure chance. Parler aux civils sera plus compliquer : savoir qui est dans quel camp va nécessiter de la manipulation préalable. Dire aux potentiels camarades des faucheurs que je cherche à les rejoindre augmentera mes chances, de même que donner la nature de ma mission sans entrer dans les détails aux gens plus… Raisonnables, augmentera mes chances aussi… Le tout était de distinguer les deux.

Ah, si le monde entier pouvait être neutre… Mes doigts glissaient le long de la paroi de mon habitacle d'eau chaude. En fermant les yeux, je sentais presque les mains d'Alma parcourir mon corps, alors qu'il s'agissait des miennes. Un deuil si long, c'est lamentable, n'est-ce pas ? Ou peut-être pas… Qu’en sais-je et qu’en dire ? Ne laissant l’eau couler inutilement, je m’enfournais dans mon peignoir pour me préparer un thé noir, un calepin et un stylo. « Notes concernant la capture des faucheurs : passer à l’armurerie. Vingt-cinq parchemins explosifs, dix kunai, cinq bobines de fils, quelques antidotes primaires, quelques poisons, primaires eux aussi, des jumelles, et quelques shuriken. » J’en demandais trop, j’en avais conscience. Mais c’était une conception même au sein du clan. La force, c’est aussi de savoir préserver nos secrets. Pas question d’utiliser d’autres techniques que celles utilisées à l’académie, sauf si je décide de ne laisser aucun survivant. Mais cet incident m’a déjà valu par le passer des… Soucis. Si l’on peut dire. Tournant la page, je soupirais en me remettant à noter.

« Jour un : je commencerai par les lieux touristiques. A savoir, passer la journée à alterner entre promenades solitaires, si possible dans les coins qui craignent le plus, sans bandeau bien évidemment, puis dans les bars, à forcer un maximum de personnes à boire pour jouer la carte de la manipulation. Il fallait bien que je commence quelque part : je ne vais pas quitter le village sans savoir où chercher, cela parait évident. Concernant les groupes isolés, j’ai grand doute qu’ils se soient isolés où que ce soit. A vrai dire, le phénomène d’enfermement soude les liens sociaux assez fermement. Parfois il crée des conflits, mais c’est quelque chose qui peut jouer à mon avantage. Si par bonheur j’ai la possibilité d’infiltrer un camp, puis l’autre et de les monter les uns contre les autres, je ne serai pas tenue responsable du bain de sang, je ramènerai les survivants et ma mission sera accomplie en plus de limiter les bouches à nourrir du village…

Quant à ceux s’étant isolés… Il faut que je prenne la mesure de mes propos. Je vais passer par la prison avant de partir, récupérer toutes les données que je pourrai trouver sur les évadés. Avec un peu de chances, certaines cellules étaient inaccessibles pendant l’attaque, pour cause d’éboulement ou autre, et il reste des survivants à interroger… Pour bien faire, si je n’ai pas d’informations, demain, il faudrait que je demande à être internée aux côté d’un repris de justice ayant connu les deux groupes. Bien. J’ai de nombreuses pistes, mais ne nous réjouissons pas trop vite, cette mission n’a rien de simple. »


Le temps d’une relecture de ma page de journal et des effets qu’il me fallait prendre à l’armurerie, j’acquiesçais en secouant doucement la tête, déchirant le papier pour le déposer dans la cheminée de mon appartement. Très bien. Mes préparatifs initiaux sont maintenant terminés. J’ai mon équipement en tête, mes pièges sont déjà tout tracés, ma stratégie d'approche aussi, et je sais où aller chercher. M’arborant d’un Yukata et glissant mes deux lames à ma ceinture, du côté droit, je glissais dans mon sac quelques liasses de faux billets.




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Dernière édition par Kaede M. Junko le Mer 6 Déc - 16:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mission S : Du chaos naît le chaos    Mer 1 Nov - 20:09



Du chaos naît le chaos 2/6






La première étape de mon voyage était de m’arrêter à un bureau de tabac pour y acheter des cigarettes sans nicotines, et un de ces briquets en fer, tendance chez les loubards et rebelles en tout genre. Volontairement assez décoiffée, mon vêtement mal ajusté par rapport à mon habitude impeccable, tête d’enterrement, le regard même légèrement mauvais, je dégageais cette aura malsaine que les gens qui se pensent impressionnants (bien qu’ils soient plutôt ridicules) dégagent dans la rue. M’enfonçant dans un recoin sombre, tirant quelques lattes sur ma cigarette, je m’immobilisais en sentant un couteau sous ma gorge après quelques dizaines de minutes de… Eh bien… De coupe-gorge. Naturellement calme, je me forçais à trembler pour alimenter mon personnage. Reprenant d’une voix paniquée, souffle court, lâchant ma cigarette, je laissais la magie opérer.

« E-ecoute, je ne veux pas d’ennuis, je ne suis pas venue ici depuis des mois, c’était le territoire de mon dealer, j’ai juste besoin d’un peu de dope, je suis grave en manque, je ne sais pas me battre, j’ai juste des armes sur moi pour essayer d’être impressionnante, je t’en prie, ne me fait pas de mal, je veux juste un peu de came, j’ai de l’argent, je paie au comptant, et tu n’entends plus jamais parlé de moi, je te le jure ! »

En me retournant, je découvrais évidemment deux personnes et non pas une, ceci dit, je devais limiter mes connaissances d’art ninja au strict minimum pour paraître la plus crédible possible.

« Dit-donc, t’es plutôt une jolie minette pour te balader seule ici, t’as pas peur qu’on te fasse du mal ? »

Un soupire léger naquit à mes lèvres en les voyant s’approcher d’un pas. Oui. J’ai peut-être été un peu médisante sur la confiance que je pouvais apporter à des dealers… Depuis quand ces gens sont intelligents et raisonnables ? En l’instant, la question est… Est-ce que je les laisse vivants alors que l’un commence à dangereusement approcher sa main de mon vêtement… Bon sang. Agrippant la main de l’homme, je tirais soudainement sur son bras en appuyant sur son épaule pour le faire basculer en arrière et sauter sur le second après avoir déboîté l’épaule du premier en le plaquant au sol, mes jambes autour de son cou, l’étouffant jusqu’à lui faire perdre connaissance.

M’époussetant en me relevant pour attraper l’homme hurlant à l’agonie de son épaule déboitée, je faisais lentement craquer mon cou tout en le soulevant par le col pour le regarder droit dans les yeux, mon regard devenu particulièrement froid et vide d’expression.

« Kagan va te tuer quand il te retrouveras… »

« Kagan ? C’est un évadé de la prison, n’est-ce pas ? Tu vas pouvoir m’aider, je le cherche. »

« Non ! Oublie ce que j’ai dit, si je parle ils vont me torturer, puis me tuer ! Je t’en prie, il faut que je parte, le plus vite possible ! »

Attrapant brusquement son bras, je laissais mon regard s’assombrir encore, le plaquant au sol pour appuyer mon genou sur l’une de ses côtes.

« Ecoute-moi bien. Si tu réponds mal à une de mes questions, je te brise une côte. Une fois que ça sera fait, je passerais à tes doigts. A tes mains. Le bras qu’il te reste. Puis tes jambes. Ensuite je t’arracherai les dents une par une, les yeux, et je t’attacherai pour que les rats puissent te finir. »

Vous savez quelles sont les limites d’un sang-froid éternel ? C’est de se dire que l’homme qui a tué votre fiancée était dans cette prison. Et filou comme il l’est, il est particulièrement improbable qu’il s’y trouve encore. J’étais sérieuse. Face à son silence, mon genoux s’écrasait sèchement contre sa côte, celle-ci ce brisant dans un bruit particulièrement brutal, suivi d’un hurlement d’horreur et de douleur, fronçant doucement les sourcils.

« Ok, ok ! Je vais tout te dire, je t’en supplie, mais arrête ! Arrête ! Ça fait un mal de chien ! Kagan a établi son campement vers Ame, je ne sais pas où exactement, il envois toujours des messagers pour me transmettre la came ! C’est tout ce que je sais, je t’en supplie, emmène-moi à l’hôpital, je ne te dénoncerai pas, ça fait un mal de chien ! »

« Tu ne m’as pas tout dis. Tu le sais très bien. Tu sais… Enfin. Peu importe ton nom, je finirai par te tuer si tu continues de te comporter de cette manière. Alors. Je te laisse une dernière chance. Nous reprenons tranquillement. Que sais-tu sur Kagan ? Quand à lieu ta livraison ? Qui te livre, et où ? »

« Kagan est un gros bonnet qui élargit son cartel de drogues quand la prison de Suna a été attaquée, il a fait la plupart des prisonniers des soldats travaillant à son compte, ce mec gère tous les réseaux de drogues, de prostitution et de marché noir du pays du vent et de la pluie ! Et il compte étendre son territoire ! Mais un autre groupe lui fait barrage, composé d’un homme dont on ne connait pas le nom, qui s’est échappé lui aussi, et qui vient d’émergé. Il parait qu’il arnaque tout le monde sur son passage, et qu’il est particulièrement riche, avec deux mains de bois, et qu’il cherche à se venger de Suna et tout raser sur son passage ! C’est un homme masqué qui me livre, demain, à quatorze heures, ici ! Je lui échange l’argent de la vente, lui me donne ma paie de la semaine passée et la came à écouler. On change toute les semaines, les hommes de mains-de-bois sont à nos trousses pour foutre le bordel dans nos affaires et nous mettre sur la paille pour nous annexer, mais Kagan est plus malin que ça ! »

« Cet enflure s’est donc bien échappé… C’est bien mon grand. Tu échappes à la mort aujourd’hui, et je suis tombée assez tôt sur toi pour ne pas t’en vouloir de ta petite rébellion. Je vais te déposer, toi et ton gros lourdaud de copain à l’hôpital et vous dénoncé, vous finirez surement en prison. Mais je tâcherai de parler de votre honnêteté pour essayer de limiter le temps de votre peine. »

« Merci ! Merci beaucoup ! Mettez nous en prison le temps de régler le problème, on va se faire tuer si on reste dehors ! Merci milles fois ! Vous êtes en train de nous sauver la vie, pourtant les ninjas ont toujours essayé de nous tuer ! »

« Je suis un être humain, jeune homme… Tu es moins âgé que moi, la route de ta vie est encore longue. Tu n’es pas la première personne issue d’un cartel que je rencontre. C’est la première fois que je m’en vais en démanteler un seul, mais ne t’en fais pas pour la suite. En tant que future Kazekage, je l’espère, je tâcherai de faire le mieux, pour le plus grand nombre. »

Il pleurait. Souriant vaguement, j’essuyais les quelques larmes à ses yeux. Certes il devait avoir mal. Mais je sentais des émotions, fortes.

« Vous savez… Si plus de gens comme vous existaient, pour essayer d’aider les autres, quitte à se mettre en danger, le monde serait meilleur… C’est des gens comme vous qui donnent envie de venir ninja, même si vous venez de me péter le bras ! »

« Je te remercie. Je ferai ce que je peux pour toi, ne t’inquiète pas. Peu importe ce que tu as vécu, tu n’en restes pas moins un citoyen de mon village. Alors tu as mon respect, et je me considère responsable de ce qu’il t’arrive. »

Repartant avec les deux hommes sous le bras, je me hâtais en grimpant de toits en toits pour éviter de montrer mon visage de manière très distinguée, direction l’hôpital où je racontais donc cette histoire. A un ninja médical pour que soient prévenus les autorités, en soulignant bien cette importante coopération de celui encore plus ou moins conscient de me ma prise en charge des frais médicaux. Je suppose que c’est aussi une façon de prendre soin des siens, de présenter ses excuses auprès des dommages collatéraux. Ce mec me rappel pas mal d’élèves de l’académie. Sous le régime Shunsuke, il était difficile de faire ce que l’on voulait, aussi, beaucoup de produits passaient par les enfants qui devenaient des receleurs en tout genre. A vrai dire, c’était les moins soupçonnés et les moins fouillés. Même eux faisaient leurs petits trafics en tout genre pour avoir un peu d’argent et aider leurs parents. Pas la majorité, certes, mais ça existait malgré tout. Il est maintenant temps d’aller chercher d’autres informations de manière plus futile pour confirmer la véracité de celles déjà acquises.




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MessageSujet: Re: Mission S : Du chaos naît le chaos    Ven 3 Nov - 1:29



Du chaos naît le chaos 3/6






Déambulant dans les rues, éperdue dans mes pensées, j'allumais une cigarette. Cet homme a donc décidé de repousser les limites de la bêtise humaine et continuer de s'en prendre au village, par pur vengeance… Cette mission, je la sentais devenir une sorte d'affaire personnelle. Capturer ce fumier… Non. Pour le bien du village, le capturer ne paraissait que trop absurde. Le village l'a surement gardé en vie pour des histoires d'argent et oublié entre les passations de pouvoir.

Mais je n'oublie pas. Je n'oublie rien, et chaque jour, je revois cette scène devant mes yeux. La vengeance ne m'apportera absolument rien, et j'en suis consciente. Je ne fais pas mon deuil, mais j'apprends à vivre, de mieux en mieux, de plus en plus, chaque matin. Pour mon village. Pour mon clan. Pour mes amis. Pour moi. Et ce ramassis de saloperie vivante ne m'empêchera en rien de protéger mon village. Déambulant sans réel but, je tirais une latte sur le cylindre embrasé. L'odeur du tabac me rappelait Alma. Elle sortait fumer le soir pendant la ronde, c'était son… Instant de calme, de plaisir, de bonheur. Une liberté dont elle avait besoin. Je crois que ça me procurait cette sensation là aussi, être libre. J'étais un peu jeune, je m'éloignais de ce genre d'objets un peu néfaste.

Si Maman me voyait fumer, elle me tuerait ! L'idée même me faisait rire alors que je vagabondais jusqu'à l'entrée de la prison sous-terraine pour jeter mon mégot et y entrer, m'adressant au gardien après avoir remis mon bandeau à mon épaule pour m'identifier plus clairement. J'avais très clairement fait mon nom au sein des ninjas de mon village. Difficile de ne pas me reconnaître avec le nombre de missions que j'ai exécuté seule malgré la dangerosité apparente. Comme… Celle-ci. Par exemple.

« Bonjour. J'aimerais consulter le registre de la prison et les dossiers de chaque détenu datant de l'évasion, s'il vous plait. C'est assez urgent et important. » Fis-je en présentant mon ordre de mission. L'homme y jetait un rapide coup d'œil avant d'acquiescer et me guider au système d'archivage de la prison et m'y laisser émerger pour que je puisse récolter des informations. M'installant au bureau dédié à cet effet, je soupirais alors que ma pupille scintillait vaguement contre l'écran.

Quelques anciens genins, quelques chunnins… deux junnins ayant validés leur examen au bout de la troisième et cinquième fois, respectivement… Rien de fameux concernant les individus pouvant poser problème. Imprimer chaque visage dans mon esprit me semblait important, mais sans plus. Inutile de reconnaître chaque visage en direct, je les arrêterai tous… Divers plans évoluaient en mon esprit au fur et à mesure de l'avancée de mes recherches, alors que je prenais des notes à côté en émettant quelques croquis. Ce qui était certain, c'est que me lancer tête baisser équivaudrait à me jeter dans la gueule du loup… Par chance, pas de Fuinjutsu d'un niveau au-delà d'académique déclaré… J'échappe donc aux kekkai en tout genre. La difficulté majeure, c'est maintenant de déterminer qui travaille pour qui et qui est isolé…

Quittant les lieux, des idées plein la tête, je soupirais. La nuit allait tomber, j'en ai pour une journée de voyage pour arriver aux abords d'Amegakure en me dépêchant un peu. Je voulais passer voir Maman, en vitesse. Elle fatiguait de plus en plus. La solitude, les guerres, l'ennui… Mais elle l'aurait lu dans mon visage. Cette hargne que je mettais dans cette mission. Je lui aurais tout dis, et elle m'aurait dénoncée pour ma sécurité. C'est assez certain. Secouant doucement la tête, j'allumais une nouvelle cigarette. Décidemment, je sens mes nerfs particulièrement à vif. Très bien. Une pause repas, un coup d'œil à la météo, et je pars dès que le temps est assez clément pour ne pas me mettre en danger. Eh oui, c'est l'un des aléas de vivre dans un désert : les tempêtes de sables récurrentes, surtout durant les grands vents.

Lentement, je laissais mes pas me guider jusqu'à mon appartement pour me renseigner tout en me préparant un repas léger, bien qu'en grande quantité pour en emporter sur le chemin. Ça évitera des pauses inutiles. En laissant la cuisson se faire, j'attrapais mon calepin.

« Jour un, fin : j'ai rencontré un homme qui m'a donné les indications dont j'avais besoin quant à ma mission. Il ne me reste qu'à attendre une livraison demain matin, sous l'apparence de mon informateur. J'en profiterai pour le prendre en filature. Cependant, demain matin je dois absolument aller observer le chemin avant son arrivée pour vérifier qu'il ne s'agisse pas d'un piège. Dans tous les cas… Je finirai par le savoir. La lune est pleine ce soir, je pense que le repos va être particulièrement compliqué. Tant pis, je ferai de mon mieux… Je me demande de plus en plus si je prends cette mission à cœur pour Alma ou pour le village. Me laisser dépasser par la vengeance ? Sans vouloir être prétentieuse, je ne pense pas en être réduite à cela, tout de même…

J'ai déposé ma liste d'équipement nécessaire à l'homme de la prison. Il avait son rapport à faire au changement, et ça m'évitait un détour. Je vais donc le récupérer demain, à cinq heures du matin. Je verrai à aller boire un café ensuite et me lancer sur ma reconnaissance de terrain. J'y placerai quelques débris précis avec un marquage particulier pour confirmer que l'homme repartait bien de là où il venait. Forcément, si on lui demande de faire des détours, il me faudra le prendre en filature longtemps, et je risque d'être repérée. Aussi je devrais me préparer émotionnellement dès le départ à un trajet particulièrement long. »





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MessageSujet: Re: Mission S : Du chaos naît le chaos    Mar 21 Nov - 15:48




Du chaos naît le chaos 4/6






Le réveil sonne au gré d’une fatigue certaine. La nuit s’en fut rudement courte et mon esprit se remémore la mission précédente. Nary va enfin venir vivre à la maison. J’aurais aimé aller la voir à l’hôpital avant de partir, cependant la situation est tendue et nécessite une rigueur absolue. M’infiltrer auprès des petites frappes n’a pas été par le passé une grande difficulté. Il s’agit là tout de même de réduire à néant un cartel de drogues et une pensée révolutionnaire… Je me sens comme un chien de garde. Me retournant dans mon lit pour jeter un regard vers la pleine lune, je la sentais se refléter en mes yeux pâles.

Mes pensées s’alertent alors que je me demande quoi faire. Dans quelques minutes, il faut que je me lève. Le temps d’une rapide douche, et mes pas auront à me guider à l’armurerie. Emergeant maladroitement, je laissais mon corps nu s’orienter vers l’eau tiède, ruisselant sur moi un moment alors que mes cheveux tombaient en cascade le long de mon dos, mon minois laissant les gouttes ruisseler lentement. M’enfournant dans mon peignoir, je m’asseyais à mon rebord de fenêtre pour allumer une cigarette et boire mon café tout en déposant mon calepin sur mes genoux.

« Jour deux : l’éveil est difficile, j’émets toujours des doutes sur mes intentions et cette mission. Cependant, quoi qu’il en soit, je dois conserver mon sang froid et esquiver l’orgueil et la colère autant que possible. Je vais bientôt me mettre en route après avoir empaqueté quelques vivres. J’espère mine de rien que cela se déroulera sans difficultés. Je ne souhaite pas bâcler ma mission, loin de là, et je suis bien consciente du danger et de la responsabilité qui pèse sur mes épaules. Mais mon objectif en reste mon objectif. Mon village, ma famille. Dernier récapitulatif. Préparer des vivres. Nourrir les chats. Aller faire un tour sur la direction d’Ame, passer à l’armurerie pour m’équiper, et attendre. Simplement attendre. »

Préparant donc mes petites affaires avant de m’occuper de la nourriture et de l’eau de mes petits colocataires félins, je quittais les lieux après avoir enfilé des sous-vêtements confortables, un legging, un débardeur et une veste jaunâtre, couleur sable, assez foncée de façon à demeurer discrète dans la nuit ; pour aller me promener sur les lieux, cigarette au bec. Mes yeux ne semblent pas réagir. Pourtant… J’ai des doutes.

« Kenmeigan. »

Mes prunelles prenaient un motif différent alors que je me concentrais. Malgré la nuit, les seuls dangers évidents sont les sables mouvants. Pas de pièges, pour le moment. Me promenant quelques minutes avant de laisser mes yeux reprendre leur apparence normale après avoir moi-même posé quelques objets du quotidien sur le chemin. C’est une route peu empruntée, si l’un deux c’est profondément enfoncé ou a été déplacé par des pas ou autres, et que ma cible change de trajectoire, je serais en mesure de voir qu’il s’agit bel et bien d’un piège. Mes pas me guident donc désormais sur le chemin de l’armurerie. Très légèrement chancelante, je montre encore quelques difficultés à émerger. Mon arrivée se fait remarquer : le ninja de garde semble assez agacé d’avoir préparé ma demande et d’avoir dû se réveiller aussi tôt. Ça se lit en ses yeux. Non seulement il est dans un état d’éveil pire que le miens, mais en plus, il parait blasé et avoir une certaine rancœur envers moi, en me tendant mes poches d’équipement en ravalant sa grimace.

« Veuillez m’excuser pour le dérangement, jeune homme. Ma mission présente un caractère particulier et mes horaires doivent être particulièrement strictes, je m’en vais de ce pas pour le pays de la foudre. »

Evidemment c’était un mensonge, cependant, même si les ninjas sont généralement de confiance, ce n’est pas un fait avéré et absolu. Aussi le mensonge me permet d’avoir une couverture. En un sens, et en un autre de rester crédible auprès de mon village. Après tout, mes objectifs demeurent les mêmes. Je veux protéger tout le monde, quoi qu’il en coûte, et mon objectif ultime s’approche donc du pouvoir. Être Kazekage… Je me demande ce qu’il en suivra de la disparition de monsieur Sabaku. Cette suite de disparition des Kazekage m’inquiètent en un sens. Les règnes de madame Esuki, monsieur Nitobe et monsieur Sabaku ont été relativement courts, et je me demande si les questions derrière cela ne sont pas tenues au secret… Mais peu importe le poids des responsabilités qui m’incombent, je ne reviens pas sur ma volonté. Je tiens ça d’Alma.

Après un bref échange avec l’homme qui finit par me souhaiter bon courage, bien qu’un peu pâteux en ses termes, je gagnais visiblement sa confiance. Au gré d’un mensonge… En soit, c’est assez triste. Mais c’est… Comme ça. Il ne me restait plus qu’à attendre. Allant aux alentours de dix heures me poser dans un café proche du point de rendez-vous, je prenais un café en écoutant les discussions alentours tout en rêvassant, laissant doucement le temps s’écouler dans un bruit environnant me rendant presque hypnotisant.

« Bon alors elle compte commander à bouffer la p’tite dame ou elle va continuer de boire du café !? »

Clignant des yeux, je levais la tête vers le serveur, jetant un bref coup d’œil au menu inscrit sur un tableau, vaguement accroché, grimaçant doucement, ma main maintenant mon menton et ma joue, alors que je jouais doucement avec ma tasse.

Un curry, s’il vous plait.

Fis-je en me replongeant dans le vide. Aucune des informations environnantes ne me semble utile. Fronçant les sourcils, je sentais mes yeux à nouveau s’activer. J’avais eu le temps de me reposer depuis le dernier usage de mon Dojutsu, cependant, les regards m’en paraissaient dangereux. Me tournant doucement vers eux, je les observais de longs instants, ceux-ci se levant assez soudainement pour s’approcher de moi. Leurs intentions étaient claires. Ils ne savaient rien. Leurs intentions sont assez… Perverses. Lentement, je dégainais la lame de l’un de mes sabres pour leur lancer un regard meurtrier, en secouant négativement la tête lentement pour les inviter à se rasseoir. Quelques instants, ces derniers hésitèrent avant de retourner s’asseoir. Secouant doucement la tête j’attendais donc ma nourriture pour me mettre à manger gentiment, mes yeux ayant repris leur lueur normale.

Après un léger repas, je quittais les lieux après avoir laissé le coût sans pourboire d’un ryo au commerçant qui me paraissait fortement désagréable. M’approchant du lieu de rendez-vous, je cachais mon armement derrière une poubelle en signant lentement.

« Henge ! »

Ainsi je prenais l’apparence de l’homme que j’ai interpelé hier, mon informateur. J’espérais pouvoir lui faire confiance. Mais mes yeux ne me trahissent jamais quant aux émotions et aux intentions des gens. Il avait l’air absolument sincère. Une chance… Quelques dizaines de minutes après, il arrivait enfin.

« T’es là p’tit con ! Aboule la recette. J’espère que t’as tout vendu, pas comme la semaine dernière. Le boss était de mauvaise humeur, il m’a dit que je devais te buter si tu ne faisais pas un effort ! »

Déglutissant faussement, je m’approchais en donnant à l’homme une liasse de billet. Bordel… Dire que c’est à cause de gens comme ça que Nary est devenue orpheline. Mon œil ne s’active pas, j’ai l’impression que j’ai gagné sa confiance.

« Voilà qui est mieux ! Comme Kagan était furax, il sera content d’apprendre que tu prends aucun salaire cette semaine, ça lui donnera moins envie de te buter, p’tit con. Prends ça, à la semaine prochaine ! »

Acquiesçant je prenais donc la marchandise. Cela me laissait une preuve supplémentaire pour mon dossier de rapport. Il avait l’air pressé. Quittant la ruelle rapidement, ma filature pouvait commencer. Grimpant sur un toit après avoir rompu mon jutsu et repris mes effets, je le sentais. Le vif de ma mission pouvait enfin commencer.

résumé:
 




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MessageSujet: Re: Mission S : Du chaos naît le chaos    Mar 21 Nov - 17:33




Du chaos naît le chaos 5/6






Il fallut à peine une petite heure à l’homme pour réunir ses effets et repartir. Je l’ai vu frapper et martyriser l’un de ses larbins sans pouvoir agir, et la frustration en mon cœur était à son comble. Evidemment, j’avais envie d’intervenir. Mais si je voulais mettre un terme à tout ça, une bonne fois pour toute, il me fallait rester calme. Et patiente…

Nous nous éloignions du village. Il va être plus difficile maintenant de conserver un contact visuel avec l’homme qui me faut suivre. Heureusement que j’étais habillé couleur sable et que la couleur de mes cheveux m’aide un peu. La traque se montrait d’autant plus compliqué que je devais passer outre les protections du village pour ne pas rompre ma couverture. Si l’un des senseurs posé aux postes d’observation est de mèche avec eux, je suis fichue.

Aussi, n’appartenant pas au clan Sabaku et n’étant pas la meilleure senseuse que ce monde ait connu, je m’efforçais à la sortie du village de me mettre à courir pour dépasser largement ma cible, la bousculant au passage en me retournant avec un léger regard désolé sans pour autant m’arrêter, comme pour montrer l’urgence d’une mission. Mes pas me guidaient au loin, dans une direction largement opposée à celle du village de la pluie. A vraie dire, je me dirigeais vers le pays du feu à première vue.

« Parusu ! »

Soudainement, au contact des ponts de verre, mes impulsions et ma vitesse augmentait considérablement, en direction de ma mission fictive. L’objectif était bien sûr de brouiller les pistes. Une fois l’horizon quittée, je signais pour reprendre.

« Bunshin no Jutsu ! »

Mon clone lancé, je bifurquais pour me diriger à la frontière, après plusieurs heures de course, je me retrouvais enfin à la frontière à laquelle je pouvais profiter pour me reposer et gagner mon souffle. Grâce à la technique employée, j’ai gagné plus d’une heure quarante-cinq, perchée sur un arbre avant d’entrevoir ma cible et reprendre une filature bien plus simple en le suivant à distance jusqu’à son repaire. Un jeu d’enfant, ou presque… L’entrée est bien gardée… Il me fallait un plan de repli. M’approchant d’un lac, je griffais doucement mes vêtements tout en étalant un peu de terre et de poussières à certains endroits de mes vêtements, stratégiquement calculés par rapport à plusieurs chutes. Mordillant l’arrière de ma lèvre, je laissais le sang couler. Il me fallait maintenant attendre une petite heure avant de me présenter, pour laisser temps au liquide rouge de noircir légèrement et paraître un peu plus ancien.

Glissant mes effets et principalement mon bandeau frontal sous un rocher assez volumineux, je me dirigeais donc chancelante à l’entrée du lieu, tout de suite accostée par les gardes de l’entrée.

« Eh ! Qu’est-ce qu’elle branle là celle-là !? »

Chancelante en lançant un regard parfaitement joué de détresse, je m’appuyais maladroitement sur les arbres pour m’arrêter en voyant les armes brandies vers moi, frissonnant tout en contenant mon Dojutsu pour qu’il ne se manifeste pas.

« Aidez-moi, je vous en supplie, je me suis enfuie du refuge de Locki, i-il… il nous a réduites en esclavage, ma sœur et moi et… Elle ne s’en est pas sortie… O-on voulait s’enfuir, ils veulent détruire le village… O-oh mon Dieu… Aidez-moi, par pitié…

Je fondais en larmes, persuadée de mes propres mots, créant une gêne certaine parmi les hommes de mains. L’un d’entre eux partis donc à l’intérieur du complexe, ressortant avec un homme dont je ne reconnaissais pas le visage contrairement aux autres, c’était surement Kagan.

« Alors il passe à l’action ? Très bien. Viens avec moi, toi. On va discuter. »

Poussée par les hommes, manquant de chuter de manière assez volontaire, je laissais l’homme me guider à son bureau, le voyant le fermer à clé, simulant des tremblements.

« M-monsieur… S’il vous plait, vous devez m’écouter, le village est en danger, j’ai entendu parler de vous par un traitre qui joue double jeu pour Locki, il en a parlé avec lui pendant que je… Que… C’est… »

« Ferme ta gueule ! »

En sentant sa main partir dans mon dos, je soupirais intérieurement en me laissant coucher au sol avec son coup.

« Si Locki veut attaquer Suna, on perd le gros de notre buisness… Ca fait chier ! Heureusement, on a débusqué l’agent double il y a un moment, on attendait le moment opportun pour attaquer. »

Sérieusement ? Quelle aubaine… Deux grosses brutes sans cervelles contre Suna, qui veulent déjà s’entretuer avant de soi continuer de transformer les villageois en toxico ou essayer de le détruire… Si je me débrouille bien, je peux les faire s’entretuer et rentrer de mission avec les quelques survivants après les avoir pacifiés.

« Putain de merde. Il faut toujours que ce sombre abruti se foute dans mes affaires, tout ça parce qu’il veut se venger. Très bien. On va lancer l’assaut. Demain. A 5 heures, bien avant que le soleil ne se lève. Tu sais tenir une arme ? On a besoin de bras. Sinon rends-toi utile, et va proposer tes services aux hommes. Malgré ton état, t’as toujours l’air bonne à baiser.

Dégoûtant… Absolument dégoûtant. L’idée me donnait envie de vomir. Il fallait que je trahisse une partie de ma couverture ou que je l’assassine maintenant… Mauvaise idée. Sait-on jamais.

« J-je pense que je peux me battre, monsieur… Je veux venger ma sœur, je suis prête à donner ma vie, j’étais genin au village de Suna… »

Acquiesçant, celui-ci me confiait à un « formateur », mauvais comme un pied qui entraînait le peloton secondaire alors que tout le monde semblait se remuer dans l’enceinte du refuge, nous laissant aller nous coucher à une heure du matin, sur des sacs de couchage de fortune ramassés à droite à gauche… Après tous, ces gars sont des prisonniers.

Demain. Demain, tout prends fin, et j’aurai enfin ma vengeance… Etrangement, je peine à fermer l’œil.



Résumé:
 





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MessageSujet: Re: Mission S : Du chaos naît le chaos    Mer 6 Déc - 16:41




Du chaos naît le chaos 6/6






La fatigue me guide par le biais de l’adrénaline. Les yeux mi ouverts, j’entends le complexe ce mettre en branle. Me redressant pour me diriger spontanément vers l’armurerie, j’observais tout autour de moi les volontés et les directions de cette petite organisation. Rien de bien fameux, le « plan » c’est de tout casser avant le lever du jour pour les prendre par surprise… Tu parles d’un conseil de guerre. Comment ces gens peuvent se prétendre crédible ? Les plus malins de ce petit groupe semblent s’en tenir au silence. J’en fais partie. Certains tremblent, d’excitation ou de peur. C’est certain.

C’est ça la guerre. La peur, l’impatience, les ordres, la perte de ses moyens. Difficile d’un simple regard de définir qui compte s’enfuir et qui compte se battre, pourtant, les micros expressions et les agissements laissent à douter de plusieurs faits. Quelques-uns, de confiance, une poignée d’hommes vont rester ici pour défendre le complexe. Fort heureusement, le chef va venir avec nous. Cela facilitera ma mission. Je n’en reviens toujours pas que déclencher cette guerre aura été si simple… Au final, elle est inévitable. Je me suis juste évitée des difficultés.

Le temps d’empaqueter quelques vivres, nous partions. Je faisais mine de suivre le groupe avec difficulté, de façon à observer le comportement du groupe. Deux éclaireurs derrière, une trentaine d’hommes dans le peloton dans lequel je fais partis des dernières, deux éclaireurs en avant, et deux autres éparpillés sur le chemin pour faire de la reconnaissance. C’est assez… Classique, mais viable. Fronçant les sourcils, j’attendais d’entrevoir l’autre complexe. C’est… Ca ? Sérieusement ? Une vieille usine de chips désaffectée ? C’est ça le QG des plus violents tortionnaires du village de Suna ? Je soupirais intérieurement. Ces gens sont une vaste blague. Ecoutant les ordres, foncièrement organisés tel que « On rentre, et on les élimine le plus discrètement possible », je comprenais que la situation allait vite dégénérer et qu’il m’allait falloir prendre du recul. La priorité est surtout que Locki ne me voit pas. Si seulement je lui avais crevé les yeux à l’époque, il n’aurait probablement jamais pu former le moindre groupe.

D’ailleurs comment fait-il pour parler ? J’aurais raté une corde vocale ? Je ne pense pas, sinon il aurait pu hurler pendant quand je le réduisais au silence et il aurait dénoncé Alma. Encore que, aurait-on donné le moindre crédit à cet homme-là ? Enfin. Les deux hommes partis en reconnaissance viennent d’exécuter les deux gardes, tout le monde se met en branle et pénètrent par l’entrée principale. Observant autour de moi, j’attendais l’ombre pour signer un vulgaire clonage pour que mon moi fictif pénètre en les lieux, alors que du bout des lèvres, je passais à l’action.

« Kenmeigan. »

Ceci fait, je sautais en avant pour écraser mes mains ouvertes sur les nuques des deux éclaireurs restés en arrière pour couvrir notre position. La mort venu d’en haut, comme on l’appelle. Bien que là n’était pas ma volonté, mes mains s’écrasant sur leurs nuques pour les assommer dans un geste assez précis, tandis que les hurlements semblaient s’accumuler à l’intérieur, me laissant de marbre. N’oublions pas l’objectif initial. Le but est d’en conserver le maximum en vie. Ainsi, je laissais mes pas me guider à l’intérieur, me fiant au bruit autour de moi et de la faible lumière, la plupart ayant été brisées par les combats. Le lieu était séparé en de nombreuses pièces, pour la plupart ravagées, quelques murs acculés. La chute des murs porteurs ne devraient pas tarder.

Trêve d’observation. Mon regard se dirigeait vers les fuyards en accompagnant mes gestes, d’une impulsion sèche, mes mouvements devenaient plus secs, plus précis, à l’activation de Parusu, arrivant rapidement devant les quelques fuyards pour les endormir à coup dans la nuque avant de m’enfoncer dans un premier couloir, bondissant sur une kunoichi ressortant en vitesse d’une pièce, écrasant mes deux pieds sur son visage pour la plaquer au sol et lui faire perdre connaissance par le choc. Me rattrapant au sol, d’un saut retourné d’une habile pirouette, je m’agrippais à une poutre apparente de la charpente du bâtiment pour observer la situation, les lames et jutsu jaillissant du sombre champ de bataille.

Mes cibles s’installaient à mon regard pour le moment. La pièce la plus défendue cache l’objet de ma convoitise. Il me le semble bien évident. C’est là que cette enflure se planque. Ou c’est un piège… Mais fort heureusement, l’intelligence n’a jamais fait partis d’un trait important chez lui. Grimpant sur la poutre d’un geste habile, glissant un kunai entre mes dents, un parchemin explosif attaché sur celui-ci, le lançant sur un sac remplis de ce qui semblerait être à priori des stocks de drogues. Contre-commerce ? Intelligent. A l’explosion, je reculais pour m’éloigner au plus de l’impact vers l’entrée pour camoufler une seconde explosion de la première, créant un trou dans le sol à l’aide d’un parchemin, me servant de ma bobine de fil pour empêcher de sauter de l’autre côté à moins d’en connaître l’emplacement initial. Ainsi, je rendais la fuite impossible. Reculant à l’extérieur, tout en retenant ma respiration, je reprenais mon souffle assez fortement, haletant, alors qu’une fumée blanche s’évadait des fenêtres. Les bruits de lames devenaient petit à petit plus discrets, jusqu’à s’estomper, transformés par des cris de folie, petit à petit.

De l’extérieur, cela semblait tel un théâtre macabre. Arrachant quelques morceaux de tissu d’un vêtement de l’un des éclaireurs endormis, je me servais de ce dernier comme d’un masque, attendant encore quelques instants avant de pénétrer dans le lieu, la plupart des hommes au sol, alors que la porte qu’était mon objectif s’ouvrait. C’était lui. Je le distinguais mal à cause de l’obscurité et de la fumée, mais je le sentais. Je le savais. Marchant sur les hommes inconscients, enjôlés par la drogue ou morts, ses pas se guidaient maladroitement vers moi dans une tentative de fuite. Signant rapidement, je me transformais en l’un de ses acolytes en m’approchant.

« Bordel Zaku ! Qu’est-ce qui s’est passé ici !? Qui est la taupe !? »

Celui-ci s’approchait, tentant de m’attraper au niveau du cou alors que du bout des doigts j’attrapais sa main de bois pour la retourner de façon à retourner son bras brutalement, celui-ci se retrouvant dos à moi, mon apparence normale revenant au grand jour.

« Alors la prison n’a pas finis de t’achever, espèce de sombre merde… ? Je suis là pour arranger ça, ne t’inquiète pas. »

« Toi !? Comment tu m’as retrouvé !? Oh putain merde ! merde ! Non ! C’est du passé tout ça ! Je t’ai pardonné, je ne comptais pas me venger et tu t’es assez défoulée ! Laisse-moi partir je ne poserai plus aucun soucis c’est prom- »

« A d’autres, espèce de sombre merde… »

Fis-je alors que ma lame traversait son ventre brutalement, visant les organes vitaux. Le regardant s’écrouler en avant alors que je rengainais mon arme, j’essuyais ma lame en fendant l’air brusquement, le sang de cet homme que j’aurais dû tuer si longtemps auparavant se répandant au sol. Au fil, j’attachais, bâillonnait et bandait les yeux des survivants en les entassant dehors Attrapant une feuille et un crayon je me mettais à rédiger mon rapport après avoir envoyé une missive en référé.

« Rapport de mission, à la poursuite des faucheurs. Il s’avère en définitive que le groupe s’est séparé en deux après la fuite de la prison, certains fidèles à leur leader, d’autres à un trafiquant du pays de la pluie. Je me suis infiltrée dans le cartel de ce dernier pour obtenir le plus d’informations possibles sur les deux groupes, en rivalité. Afin d’éviter tout risque pour le village, j’ai encouragé le combat entre ces factions de manière à étouffer un soudain surplus carcéral. Ci-jointes les coordonnées précises du principal repaire de chaque groupe et l’identité des passeurs infiltrés dans le village. L’un des deux chefs est toujours vivant, l’autre a succombé durant le combat. Aucun témoin ne s’est échappé.»

Après une bonne nuit de repos et de surveillance des captifs, l’équipe de soutiens arrivait enfin pour transporter les détenus jusqu’au village. Epuisée moralement, je fumais cigarettes sur cigarettes en passant un temps certain à manger. Je tenais sur mes deux jambes pour Nary, bien évidemment. Le grand jour est pour demain. J’ai le temps de me reposer, ranger et me faire belle pour l’accueillir dans son nouveau chez elle. Un sourire vague nait à mon minois en songeant à l’idée. Encore une mission en solitaire qui s’est déroulée à merveille.

Résumé:
 





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