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 Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]

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MessageSujet: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Ven 3 Nov - 20:23

Un acte simple peut changer une vie. Ce fût le cas de la vie d’un homme au nom inconnu lors de la seconde guerre shinobi, sauvé ou épargné par Despair, celui-ci ne se rappelant plus vraiment des faits exacts, ce qui était compréhensible après cent trente longues années de vie et trois grandes guerres shinobis, sans même parler de tout ce qu’il avait dû faire à Kumo pour se hisser aux côtés de Kami. Sa mémoire avait parfois tendance à flancher sur les éléments qu’il jugeait peu important, et c’est la raison exacte pour laquelle il avait longuement cherché pour retrouver ce sabreur Iwajin. Retrouver une personne près de quatre vingts ans plus tard, sans connaître son nom ou se rappeler de son visage était un exploit et cela lui avait pris un certain temps pour réduire la liste des noms.

A sa connaissance, il restait trois personnes encore en vie qui correspondaient à la description de “sabreur Iwajin ayant survécu à la seconde guerre” et il ne pouvait que prier pour d’une part que celui qu’il lui fallait soit encore en vie et d’autre part qu’il n’ai pas jeté ce qui ne lui appartenait pas. Au delà, il avait tout son temps pour retrouver la bonne personne, ou du moins celle qui avait héritée de l’objet, quitte à devoir déterrer le corps de l’homme. Mais il se posait tout de même une question alors qu’il parcourait le chemin menant vers l’habitat du vieux sabreur. Pourquoi avoir choisi d’habiter au coeur des montagnes alors que s’il souhaitait s’isoler il suffisait de creuser? Cela rendait certes le trajet abrupt et suffisamment raide pour dissuader quiconque de venir le chercher si le sujet n’était pas de la plus haute importance, mais cela lui compliquait parallèlement la vie à un point absurde que le déserteur peinait à comprendre.

Pour autant, il ne négligeait pas l’homme. Atteindre l’âge d’octante-six ans tout en ayant traversé trois des guerres ninjas était déjà un fait d’arme impressionnant, son appartenance à un clan discret bien que de bonne taille était somme toute plutôt correcte, surtout lorsque l’on incluait qu’il se permettait d’en rester éloigné et que celui-ci ne cherchait pourtant pas à le rapatrier de force, et les dernières rumeurs tombées dans l’oreille du Yamanaka laissait entendre qu’il s’était même permis de partir avec la fille du chef actuel du clan. La clef de l’affaire se trouvait vraisemblablement là, dans cette fille, mais Despair ignorait totalement la raison qui avait poussé le vieil homme à l’emmener avec lui ou la raison de cet isolement, et il s’en fichait, de surcroît.

Il ne sous-estimait certes pas la possibilité qu’il soit perçu en ennemi et attaqué, mais en ce cas, le vieil homme souffrirait des conséquences de ses actes, car le Yamanaka avait plusieurs options à sa disposition, depuis la possession de l’homme ou de sa fille, ou plutôt de son arrière petite-fille jusqu’à l’élimination de celui-ci, bien que cette dernière soit de l’ordre de l’excès de zèle. Peu importe la raison, mais la première étape pour atteindre le sabreur et vérifier son identité était ironiquement de pouvoir l’atteindre. Les montagnes de Tsuchi étaient en effet escarpées, trop pour pouvoir s’y aventurer au hasard sans entraînement à l’escalade, ou au moins à ses rudiments. Despair n’avait jamais vraiment reçu ce genre d’entraînements, sans doute aujourd’hui au programme des shinobis en herbe, mais il avait tout de même dû y faire face pendant la guerre, et Violence l’avait déjà amené dans les montagnes il y a de cela plusieurs décades pour lui changer les idées. A moins que ce ne soit lui qui était allé le voir aux côtés de Grief? Il ne s’en souvenait plus.

Son cerveau se pencha à nouveau sur la tâche actuelle, à savoir éviter de tomber des rocs parfois branlants, parfois encore humide de la rosée du matin et parfois simplement parsemés d’anfractuosités traîtresses n’attendant que de happer la cheville du malheureux inconscient. Sa formation, ou du moins son passage dans les montagnes de Tsuchi, lui revinrent pourtant vite en mémoire, lui permettant d’éviter le massacre rocheux qui l’attendait en cas de chute, jusqu’à arriver ainsi à ce que Despair pouvait au mieux qualifier de grande chaumière, au pire de taudis de taille convenable, et vraisemblablement le logement de sa cible. Il soupira un instant, s’assura de la présence de sa lame au poignet et frappa, bien décidé à récupérer ce qui lui était dû. Ses longs cheveux blancs lui tombaient dans le dos, son visage fin paraissait celui d'un aigle et son esprit surchauffait déjà, prêt à intervenir à la moindre opportunité de frapper.

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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Sam 4 Nov - 2:17


Une légère lumière vint transpercer la pièce dans laquelle dormait le vieux samouraï, le sortant de sa torpeur due à sa nuit de sommeil. Même après toutes ses années, le vieil homme avait gardé cette habitude de se lever dès les premières lueurs de l'aube et ne lui fallait guère plus qu’une poignée d’heures de repos pour être en pleine forme. Prenant le soin de faire sa toilette puis d'enfiler son kimono d'intérieur, Le vieil homme qui répondait au nom de Ryouma se dirigea vers la cuisine pour préparer le petit-déjeuner.

Jadis, l’ancien chef du clan Akemi vivait ici, à la manière d’un ermite ou d’un soldat qui, après de longues années de service, s'en allait vivre paisiblement à l’écart de la civilisation et du bruit de la grande mégapole qu'était devenue Iwa. Cette ville, Ryouma l’avait vu grandir, changer, évoluer au point qu'elle n'avait plus rien à voir son apparence d’antan. Il s'était battu corps et âme pour ce pays qui n'était pas le sien, se surprenant parfois lui-même à l'idée d'avoir survécu aux trois précédentes guerres sans aucune séquelle majeure.

Perdu dans ses pensées, Ryouma ne vit pas les deux petits bras qui vinrent lui entourer la taille, un geste qu'il ne connaissait que trop bien maintenant.

« Kiriha, ma petite fille, je t’ai déjà dit de ne pas me surprendre de la sorte lorsque je prépare le petit déjeuner »


La petite fille en question était une gamine de son clan et la fille de l'actuel chef du clan, Itsuki Akemi. D'apparence sociable et possédant une joie de vivre hors du commun, la jeune fille cachait en réalité un lourd passé. Ryouma l’avait retrouvé un soir de tempête hivernale dans la neige à moitié morte alors qu'il rentrait à Iwa pour le nouvel An. Ce n'est que bien plus tard qu'il apprit l’identité de l’enfant et décida de l'élever en lui donnant l'amour et l'affection qu'elle n'a jamais reçu. Après deux longues années à essayer à lui faire reprendre confiance en elle, Ryouma avait réussi à tisser de solides liens avec Kiriha et, par la même occasion, lui faire profiter de l'enseignement que le clan avait refusé de lui transmettre.

Tout naturellement, Kiriha aidait son arrière grand-père dans l'entretien de la maison et s'occupait également de cuisiner sauf lorsqu'elle était trop épuisée après une journée fastidieuse d'entraînement, comme ce fut le cas hier. C’est pour cela d ailleurs que Ryouma décida de ne pas la surmener aujourd'hui et préféra lui donner une journée de repos même si il savait que celle-ci en profiterai pour sortir gambader dans les montagnes ou se rendre en ville pour se promener. D'une certaine manière, Ryouma avait décidé de ne pas la brider, préférant la laisser s'épanouir de son plein gré tout en veillant à ce qu'elle reçoive la meilleure éducation qu'il puisse lui offrir.

C'est ainsi que Ryouma et Kiriha entamèrent cette nouvelle journée, discutant de tout et de rien, jusqu'à ce que des coups répétés se fassent entendre sur la porte d'entrée. C'était une chose suffisamment rare et étonnante pour surprendre le couple et Ryouma se demandait bien qui pouvait s'aventurer aussi loin pour venir frapper à sa porte.

« Je vais ouvrir » Dit Kiriha avant que son arrière grand-père n'eut le temps d'esquisser un geste.

La petite fille traversa le couloir qui la séparait de l’entrée puis déverrouilla le bloquer avant d'ouvrir la porte. Derrière elle, se trouvait un homme aux cheveux longs et blancs dont elle n’avait jamais vu le visage. Elle détourna son attention des lui et tourna sa tête vers l'intérieur de la maison.
« Grand-père ! Je pense que c'est pour toi ! S'écria-t-elle.

Quelques bruits de pas se firent entendre avant que le vieillard ne vienne lui-même rejoindre le groupe sur le seuil de la porte.

« Bonjour, Ryouma Akemi et voici ma petite-fille, Kiriha. C'est assez rare de recevoir des visiteurs chez nous mais je vous en prie, entrez donc…monsieur… »

Il resta là, attendant que son interlocuteur se présente à lui et explique la raison de sa venue.

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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Sam 4 Nov - 9:53

Chaumière habitée, pas de problème. Odeurs de cuisine, voix provenant de l’intérieur, bruits de pas menus, vraisemblablement l’arrière petite-fille de l’homme ou alors l’homme lui même se méfiait d’ors et déjà grandement, tout cela indiquait que pour le moment, ses informations étaient exactes. Il y a pourtant plus simple pour déterminer si oui ou non ses idées étaient correctes et si oui ou non la chaumière était habitée. Une porte qui s’ouvre par exemple, révélant ainsi le corps menu d’une jeune enfant d’une dizaine d’années environ, cheveux bruns, cache oeil, prouvant ainsi soit qu’elle avait des goûts étranges soit qu’elle était atteinte d’une malformation ou victime d’un accident, plutôt petite même pour une enfant de son âge et au regard innocent.

Celle-ci se retourna, appelant son arrière grand-père en pensant que c’était pour lui. Une conjecture exacte, bien que peu difficile à faire au vu des gens présents ici. Après tout, qui irait faire le chemin pour une enfant sans futur, si mignonne soit elle? Maintenant qu’il y pensait, il lui rappelait un peu Fury, mais en brune. L’image de Fury enfant qu’il avait vu avait mise la pauvre dans tout ses états malgré que celle-ci ne soit pas particulièrement ratée, ils étaient juste incapables de relier l’enfant joviale à la déserteuse colérique qui avait fini en couple avec War, qui l’était au moins tout autant. Revenant au présent, il se rendit compte que l’homme était déjà arrivé, le regardant avec à la fois attention, méfiance et surprise.

Bonjour, Ryuouma Akemi, et voici ma petite-fille, Kiriha. C’est assez rare de recevoir des visiteurs chez nous, mais entrez donc… Monsieur….

Une invitation sans connaître la personne? Cet homme devenait il sénile ou avait il oublié jusqu’aux règles de sécurité les plus élémentaires? La troisième possibilité était qu’il ait suffisamment confiance en ses capacités pour le repousser en cas d’incident. Prenant sa décision en un instant, un sourire se fît sur son visage, naturel et criant d’honnêteté malgré sa nature traîtresse et mensongère, et il répondit d’une voix joviale.

Mes amis m'appellent Mays, mais appelez moi comme vous le voulez, un nom n’est qu’un nom. Je suis ici à la demande d’un proche, vous auriez quelque chose lui appartenant, un emblème de clan obtenu il y a longtemps sur le champ de bataille.

Sans répondre, le vieil homme l’amena jusqu’à ce qui ressemblait à un salon où ils s’assirent face à face, l’un au visage fermé, l’autre au léger sourire mettant en confiance. Despair pouvait encore voir l’enfant d’ici, lui assurant ainsi une porte de sortie si les choses tournaient réellement mal et lui offrant par là même un moyen de pression intense sur le vieil homme. Il ignorait si l’autre parti avait ce qu’il cherchait, mais une chose était sûr, si l’emblème était entre ses mains il ne partirait pas sans.

Attendant que le vieil homme reprenne la parole, sans doute occupé à faire le tri dans ses souvenirs pour comprendre de quoi le déserteur parlait, celui-ci observait la pièce. Simple, sans fioritures particulières, simplement le salon d’une chaumière utilisée par un vieil homme et son arrière petite-fille, révélant un caractère austère, presque martial. Il était probable que celui-ci ai une à deux armes sur lui, potentiellement une troisième dans la pièce et qu’il n’hésiterait pas à s’en servir si Zetsubo présentait un quelconque signe de menace.

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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Sam 4 Nov - 12:10

Il ne fallut pas plus de quelques secondes avant que l’homme ne dévoile son identité et que Ryouma puisse mettre un nom sur le visage inconnu.

“ Mes amis m'appellent Mays, mais appelez moi comme vous le voulez, un nom n’est qu’un nom. Je suis ici à la demande d’un proche, vous auriez quelque chose lui appartenant, un emblème de clan obtenu il y a longtemps sur le champ de bataille.”

De prime abord, l’homme avait l’air sympathique comme le démontrait son ton mais les longues années d’expérience du vieux grand-père qu’était Ryouma lui avait appris qu’il ne fallait pas se fier aux apparences. Ce n’était certainement pas l’endroit ni le moment de s’exposer à un quelconque duel, d’autant plus qu’il risquerait de mettre en danger son arrière-petite-fille. Malgré tout, le vieil préférait tout de même en savoir plus sur cet individu avant de tirer des conclusions qui pourraient s’avérer bien trop hâtives pour le moment. Il s’écarta donc du seuil de la porte pour laisser pénétrer Mays et ils se dirigent ensuite tous les trois vers ce qui s’apparentait à une salle de séjour où il invita l’étranger à s’installer autour d’une imposante table de marbre.


« Désirez-vous quelque chose à boire ou à manger ? Le chemin pour arriver jusqu’ici n’a pas du être des plus simples, n’est-ce pas ? Les sentiers des montagnes de Tsuchi sont un véritable défi pour quiconque n’y est pas habitué mais si vous êtes arrivés ici sans encombre, je suppose que vous connaissez au moins la région… »

Il marqua une pause dans laquelle il replongea dans le silence, jetant un coup d’œil furtif vers Kiriha qui semblait juste dévisager l’inconnu se demandait comme lui d’ailleurs ce qu’il était venu chercher.

« A propos de votre requête, il faudrait que vous me donniez un peu plus d’informations sur le sujet. Voyez-vous, j’ai fréquenté tellement de champ de batailles, fait connaissance d’innombrables clans à travers les générations et je possède effectivement un certain nombre d’objets rapportés de mes péripéties à travers le Yuukan tout entier. J’aurais donc deux questions à vous poser. La première est de savoir à quelle guerre ou bataille le supposé objet m’a été remis. Quant à la seconde, à quoi ressemblait exactement cet emblème ? »

Au-delà du fait que Ryouma était étonné qu’un étranger vienne lui rendre visite, il ne s’était jamais imaginé que son passé guerrier allait un jour le rattraper. Généralement, il possédait une bonne mémoire de ses frères d’armes aux côtés desquelles il avait vaillamment défendu la cité de la Terre mais étrangement, l’étranger ne lui disait absolument rien, à croire que les années avaient altérer sa mémoire et enfoui certains souvenirs au plus profond de son être.  Ce qui était sûr, c’était que Mays semblait exactement savoir où chercher et il était persuadé que Ryouma possédait quelque chose qui ne lui appartenait pas. Néanmoins, peu importe ce que le vieil homme avait emprunté, il serait prêt à s’en séparer et à le restituer à son véritable propriétaire.

C’était d’ailleurs la toute première fois que quelqu’un venait réclamer son du pour la simple raison que tous les autres étaient soient tombés au combat, soient disparus à jamais. En tout cas, le code moral du vieux samouraï l’obligerait de toute manière à être honnête avec son interlocuteur.

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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Sam 4 Nov - 21:48

Il fallait le reconnaitre, la table en marbre était relativement impressionnante, surtout au milieu d'une masure perdue au milieu des montagnes, si grande soit elle. Le pouvoir de l'argent et la preuve que malgré sa retraite martiale et politique, le vieil homme détenait encore une certaine quantité de pouvoir auprès du clan. Juste, pas assez pour les forcer a accepter la jeune.... borgne? Le terme était exact, a condition que l'oeil sous ce bandeau soit absent, mais il paraissait en tout les cas inutilisable ou bien doté d'une capacité particulière, à l'instar des Uchiha que le déserteur avait fréquenté étant plus jeune, mais le clan Akemi n'était apparemment pas renommé pour ce genre de choses. Ne restait donc que deux possibilités, un oeil mort, ce qui était certes triste mais nullement grave, soit la tentative d'un sceau marqué afin de créer un.nouveau dojutsu sur le corps d'un enfant, ce qui était représentatif de ce qu'il haïssait chez les shinobis et qui ne pouvait être pardonné. Malheureusement, il savait qu'il n'obtiendrait la réponse d'aucun des deux concernés et qu'il était donc contraint a une note mentale s'indiquant a lui même d'être prudent.

Sur une note totalement séparée, le Yamanaka était forcé d'admirer la contenance du sabreur et son respect des convenances, allant même jusqu'à lui proposer de se restaurer avant de poursuivre le sujet. Pour mieux l'empoisonner? Despair en doutait mais après tout, on ne survivait pas à la guerre sans deux ou trois coups fourbes fans sa manche, et il n'aurait été ni le premier ni le dernier à user du poison, létal ou non. Le problème ne concernait de toute manière pas l'espion qui, usant d'un corps mort, ne craignait pas ce genre de substances, du moins les versions mortelles. Il était peu sûr des résultats d'un poison paralysant, les résultats variant en fonction du modus operandi de la drogue et non pas de sa puissance. La question ne se posait de toute façon pas réellement puisque bien qu'il puisse mastiquer et avaler, il était incapable de digérer, ce qui laisserait un produit en cours de putréfaction au milieu de son corps, abîment rapidement celui-ci. Il ne pût donc que s'excuser, arborant toujours un mince sourire de politesse.

« Je vous remercie de votre offre de courtoisie mais je n'ai pas ce genre de besoins pour l'instant. Quant aux chemins des montagnes de Tsuchi, je crois me rappeler les avoir déjà parcouru il y a bien longtemps auprès d'un ami de votre nation. Mais c'est trop vieux pour que j'en sois sûr et je n'ai pas d'oeil magique permettant de voir le passé. Si mon souvenir est bon pourtant, j'ai arpenté ces montagnes alors que vous n'étiez vous même qu'un enfant plus jeune que votre arrière petite-fille ici présente.»

Il laissa échapper un rire léger, étouffé par sa main alors qu'il observait les yeux du vieux samouraï. Celui-ci cachait plutôt bien ce qu'il éprouvait ou alors son esprit refusait d'accepter l'énormité de ce qui venait d'être dit. Annoncer son âge de but en blanc n'avait de toute manière que deux résultats, le choc ou se faire traiter de lunatique, principalement à cause de son corps actuel, volé à un jeune homme de vingt ans. Détournant le regard, il croisa celui de l'enfant, qui le dévisageait comme fans l'espoir d'y lire ses intentions, de savoir comment il leur été connecté et s'il se révélerait violent ou non. Il ne lui rendit qu'un sourire chaleureux avant de reprendre

« Quant aux renseignements... Ma foi, j'imagine qu'il est naturel de décrire ce que je suis venu chercher en effet, mais laissez moi vous conter une histoire d'abord, une histoire qui vous évoquera sûrement quelques souvenirs.

Il était une fois un jeune samouraï Iwajin, fier de son clan et de sa nation. Lorsque celle ci-entra dans un conflit de très grande envergure, il n'hésita pas une seconde à se porter volontaire pour soutenir son pays et aller au front, où il fût bien sûr expédié. Pourtant, tout ne se passa pas comme prévu et dès le troisième jour, il fût pris dans une grande bataille entre les trois nations guerrières. Prenant son courage, et son épée, à deux mains, il se rua dans la bataille pour apporter gloire et honneur à son pays, mais un quatrième parti s'invita. Trois hommes et trois femmes, attaquant et tuant librement les membres de chaque village sans distinction aucune. Le sable Sunajin se mêlait aux vapeurs Kirijin, le métal Iwajin se tissait de la lave Kumojin, d'étranges épées volaient et aggressaient les guerriers, leur sang fleurissant dans les airs tels des fleurs pour au final ne révéler qu'un carnage.

Des trois villages initiaux ne restaient que trois hommes, le quatrième parti n'ayant pas perdu un membre. Ceux-ci annoncèrent aux survivants qu'ils étaient les trois chanceux qui pourraient rentrer chez eux, accompagnés d'un message destiné à leurs supérieurs. Un message ne contenant qu'un nom et un emblème, remis à chacun en guise de preuve de leur retour. Le shinobi Sunajin reçut un emblème Kumojin, le konohajin reçut un emblème Sunajin et l'Iwajin reçut un emblème Kirijin. L'emblème du clan Terumi, accompagné d'un nom avant qu'ils ne partent. Résistance.

D'après mes recherches et suppositions, vous êtes l'Iwajin chanceux de l'histoire, et je suis venu chercher l'emblème. Il est temps qu'il revienne auprès de sa propriétaire après tout.
»

Il plongea son regard dans celui de Ryouma, le laissant s'imprégner de cette histoire pour faire ressurgir ses souvenirs, connecter les points entre eux voire même, qui sait, poser un vrai nom sur le faux visage. La plus grosse variable était désormais engagée, comment réagirait-il? Tenterait-il, apeuré par un nom mort mais toujours dangereux, d'attaquer le déserteur pour protéger sa petite-fille d'une menace fantôme? Obtempererait-il de manière à ne pas prendre de risques? Ou alors Zetsubo avait il identifié la mauvaise personne, l'homme n'ayant plus, ou n'ayant jamais eu l'emblème? Dans tout les cas, le cultiste se tenait sur ses gardes, car au fond, qui sait ce qu'un homme se sentant acculé est prêt à faire?

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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Sam 4 Nov - 23:37

Le jeune homme aux cheveux de nacre refusa poliment l’offre du vieil homme prétextant ne pas avoir le besoin de se nourrir ni de se désaltérer pour l’instant. Néanmoins, Ryouma avait vu juste concernant l’ascension des montagnes puisque Mays lui-même affirma qu’il avait déjà sillonné le pays alors que le samouraï n’était qu’un enfant. Cette dernière information le surprit quelque peu mais pas assez pour le faire paraître sur son visage. D’ailleurs, son interlocuteur réprima un sourire, comme si ce qu’il venait de laisser échapper relevait de l’absurde. Alors que Ryouma cherchait mentalement les bons mots pour répondre à cette étonnante révélation, l’invité continua sans lui laisser l’opportunité de placer une parole pour le moment.

« Quant aux renseignements... Ma foi, j'imagine qu'il est naturel de décrire ce que je suis venu chercher en effet, mais laissez moi vous conter une histoire d'abord, une histoire qui vous évoquera sûrement quelques souvenirs.

Il était une fois un jeune samouraï Iwajin, fier de son clan et de sa nation. Lorsque celle ci-entra dans un conflit de très grande envergure, il n'hésita pas une seconde à se porter volontaire pour soutenir son pays et aller au front, où il fût bien sûr expédié. Pourtant, tout ne se passa pas comme prévu et dès le troisième jour, il fût pris dans une grande bataille entre les trois nations guerrières. Prenant son courage, et son épée, à deux mains, il se rua dans la bataille pour apporter gloire et honneur à son pays, mais un quatrième parti s'invita. Trois hommes et trois femmes, attaquant et tuant librement les membres de chaque village sans distinction aucune. Le sable Sunajin se mêlait aux vapeurs Kirijin, le métal Iwajin se tissait de la lave Kumojin, d'étranges épées volaient et aggressaient les guerriers, leur sang fleurissant dans les airs tels des fleurs pour au final ne révéler qu'un carnage.

Des trois villages initiaux ne restaient que trois hommes, le quatrième parti n'ayant pas perdu un membre. Ceux-ci annoncèrent aux survivants qu'ils étaient les trois chanceux qui pourraient rentrer chez eux, accompagnés d'un message destiné à leurs supérieurs. Un message ne contenant qu'un nom et un emblème, remis à chacun en guise de preuve de leur retour. Le shinobi Sunajin reçut un emblème Kumojin, le konohajin reçut un emblème Sunajin et l'Iwajin reçut un emblème Kirijin. L'emblème du clan Terumi, accompagné d'un nom avant qu'ils ne partent. Résistance.

D'après mes recherches et suppositions, vous êtes l'Iwajin chanceux de l'histoire, et je suis venu chercher l'emblème. Il est temps qu'il revienne auprès de sa propriétaire après tout.»


Au fur et à mesure que Mays narrait son histoire, des bribes de souvenirs refirent surface dans la mémoire du vieil homme, le faisant replonger dans le contexte de l’époque. Aucun doute là-dessus, l’homme aux cheveux d’ivoire parlait certainement de la deuxième Grande Guerre Ninja. Une guerre sanglante qui avait opposé trois des cinq grandes nations de l’époque ainsi qu’un village limitrophe de son pays adoptif appelé Ame. Il se souvenait avoir été envoyé avec une escouade sur le champ de bataille alors qu’il venait tout juste de fêter ses dix-huit ans.

Des jours sombres pour le jeune samouraï compte tenu du nombre de vies qu’il avait pris ce jour-là mais, le groupuscule dont parlait Mays avait fait bien plus de dégâts qu’aucun autre shinobi n’avait fait ce jour-là, mettant littéralement fin à la bataille qui se déroulait dans le secteur dans lequel il avait été envoyé. Lorsque le jeune homme se tut, laissant visiblement le temps au vieux samouraï de digérer les informations, Ce dernier laissa patiemment le silence retomber avant de se redresser sur son siège, les coudes sur la table et ses mains soutenant son menton et se perdant dans sa barbe.

« Oui…je m’en souviens maintenant, Mays-san mais cela remonte à plus de soixante-huit années maintenant, lors des évènements de la Deuxième Grande Guerre Ninja. Mon escouade avait été envoyée sur le front sud, à la frontière d’Ame et du Pays de la Terre où plusieurs nations se battaient, chacune pour défendre la sienne. Mon père m’avait raconté que la Première Grande Guerre Ninja s’était terminée par un armistice mais qu’elle laissa les grandes nations sévèrement meurtries. Naturellement, certaines d’entre elles se remirent plus vite que d’autres et il ne fallut pas longtemps pour que les nations se jalousent de l’essor économique de leur voisine. Sous prétexte de vouloir réparer les dégâts de la dernière Guerre et surtout dans un désir expansionniste, les villages déployèrent leurs armées et un nouveau conflit mondial avait vu le jour. A cette époque, je n’étais qu’un jeune homme âgé de dix-huit printemps mais ce que je vis ce jour-là fut l’un des faits les plus marquants de ma longue histoire guerrière.

Un jour de pluie éternelle si caractéristique d’Ame, mêlé au sang de ceux qui combattait pour une raison que je trouve aujourd’hui bien futile…et puis ce groupe de personne qui vint et mis un terme à la bataille en un temps record et, avant que je puisse réaliser l’ampleur de leurs dégâts, je n’étais plus que le seul représentant de ma nation, en plus de deux autres personnes qui étaient supposés être mes ennemis. Cependant, nous étions bien trop préoccupés à constater ce qui venait de se produire pour nous entre découper. J’ai perdu bon nombre de mes compagnons ce jour-là à cause de ce groupuscule qui avait surgi de nulle part et je pensais bien que j’allais rejoindre mes camarades dans la mort ce jour-là mais, étonnamment, il n’en fut rien et il se passa exactement ce que vous avez décrit Mays-san. L’emblème que vous cherchez…je l’ai toujours en ma possession et j’ai même été jusqu’à transmettre le message au Tsuchikage de l’époque mais savez-vous ce qu’il s’est passé par la suite ? Deux autres guerres ont éclaté et où j’ai dû encore une fois participé. J’ai longtemps médité sur la signification du message du tiers qui avait fait cesser la bataille ce jour-là mais je n’ai jamais réussi à en découvrir la véritable raison… »


Il marqua une pause dans laquelle il regarda son arrière-petite-fille en souriant, passant une main sur sa tête en guise d’affection. Elle semblait fascinée par cette histoire, comme le témoignait ses yeux pétillants. Kiriha avait toujours été friande d’histoires du passé et elle se réjouissait à chaque fois que Ryouma lui en contait une. En l’occurrence, elle semblait ne pas avoir connaissance de cette partie de sa vie et pour cause, ce n’était pas la partie la plus joyeuse.

« Je suis prêt à vous remettre l’objet en question, mon code d’honneur ne me permettant pas de garder quelque chose qui ne m’appartient pas.  Cependant, j’aimerai que vous confirmiez l’un de mes doutes au sujet de cette histoire. Rassurez-vous, je vous remettrai l’objet peu importe votre réponse, je veux simplement vérifier quelque chose. Vous dites avoir visité le pays lorsque je n’étais encore qu’un enfant mais à en juger par votre apparence, vous semblez être âgé de vingt ans. Ce n’est certainement pas un Henge, je l’aurai senti sinon mais il s’agit là de quelque chose de tout à fait atypique. De plus, vous semblez relativement bien connaître le contexte de l’époque et vous n’avez pas hésité une seule seconde dans votre propos…comme si vous l’aviez vécu vous-même. J’ignore la nature de votre…pouvoir, disons mais j’ai traversé assez de pays et côtoyé assez de personnes issues de différents clans pour ne pas être surpris des capacités de celui-ci. L’être humain est toujours en quête d’immortalité et bon nombre de personnes se sont essayés à rallonger leur vie dans le but de traverser les âges et de subsister le plus possible sur cette terre. Alors, j’aimerai vous poser cette simple question : Faites-vous partie de ce genre de personnes ? »

Il se tut ensuite, fixant du regard le jeune homme, ayant renvoyé la balle dans son camp et attendant patiemment sa prochaine réplique.

Résumé:
 

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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Dim 5 Nov - 5:11

Alors que le vieil Iwajin retombait dans ses souvenirs, les exhumant les uns après les autres, Zetsubo hochait la tête lentement, se rappelant lui même de tragiques événements de cette période. Non pas les récurrentes éliminations d'escouades shinobis, mais la mort de Grief n'était finalement pas si éloignée de ces actes, et elle était toujours la pierre noire de l'âme de Despair, ce sur quoi s'était bâti tout ce qu'il était actuellement. Alors que le vieux samouraï se remémorait les événements, une aura de plus en plus lourde et sombre emplissait l'air, la vie quittant les yeux désormais vitreux du désespéré, son esprit vacillant voguant au gré des souvenirs que lui évoquait le monologue du patriarche, non pas englouti par un puissant genjutsu mais simplement pris au piège de son propre passé. Il ne sortit de sa transe que lorsque la voix se tût, ou plus précisément que la main de son possesseur se déplaça, manquant de faire faire jaillir la lame de son poignet à Zetsubo dans un réflexe de survie affûté par les guerres.

Par bonheur, la main ne se dirigeait pas vers lui mais vers la tête de l'enfant, apparemment ravie d'entendre cette histoire pourtant si navrante de l'histoire shinobi. Celle-ci devait donc être férue d'histoire ou de combat, et il se promit que s'il la revoyait un jour dans le futur, il l'enverrait voir War, ne serait-ce que pour qu'elle puisse admirer son art des épées dansantes. Les derniers mots de l’octogénaire finirent cependant par se frayer un chemin jusqu'au cerveau de Zetsubo et ses yeux s'illuminèrent, un sourire franc, intense, jouissif, presque terrifiant de la joie qu'il exprimait, s'étalant sur son visage, jusqu'à ce qu'il apprenne que l'Iwajin n'avait jamais compris leur message. Son sourire disparût et sa morosité revint, accompagnée du sérieux de l'espion,  avant que celui-ci n'explique la chose:

" Vous êtes trop jeune, Ryouma-kô, ou bien Résistance est désormais trop vieux, je ne saurais dire. Plus personne ne se souvient de nous ou de nos noms, de nos vrais noms j'entends, et notre cause est morte lors de la troisième de ces ignobles guerres. Le message était destiné à vos supérieurs et aux vétérans de votre armée, qui eux se souvenaient de nous et nous craignaient. Pour être franc, Résistance est un groupuscule de déserteurs idéalistes n'hésitant pas à prouver sa force pour imposer le respect. Nous n'étions que six mais avons commis des actes inimaginables pour une si petite force. Au final, ce mot représentait notre retour, notre implication dans cette guerre et notre but, la création d'une faction nukenin d'entraide, où chacun protégerait son voisin. Un but qui échoua malheureusement durant chacune des trois guerres en plus de m'apporter les plus grands bonheurs et malheurs de ma vie."

Le vieil homme méritait au moins de savoir ce pour quoi il avait transmis le message, ce que représentait ce mot banal pour lui mais ô combien important pour eux. Kiriha, elle, semblait suspendue à ses lèvres, buvant ses paroles et comme s'émerveillait de découvrir le lugubre envers de la geurre ainsi que les gens que son arrière grand-père avait connu et dont les noms avaient autrefois résonnés sur tout le continent avant de rapidement disparaître. Pourtant, le samouraï n'en avait pas fini avec l'ex-konohajin.

« Je suis prêt à vous remettre l’objet en question, mon code d’honneur ne me permettant pas de garder quelque chose qui ne m’appartient pas.  Cependant, j’aimerai que vous confirmiez l’un de mes doutes au sujet de cette histoire. Rassurez-vous, je vous remettrai l’objet peu importe votre réponse, je veux simplement vérifier quelque chose. Vous dites avoir visité le pays lorsque je n’étais encore qu’un enfant mais à en juger par votre apparence, vous semblez être âgé de vingt ans. Ce n’est certainement pas un Henge, je l’aurai senti sinon mais il s’agit là de quelque chose de tout à fait atypique. De plus, vous semblez relativement bien connaître le contexte de l’époque et vous n’avez pas hésité une seule seconde dans votre propos…comme si vous l’aviez vécu vous-même. J’ignore la nature de votre…pouvoir, disons mais j’ai traversé assez de pays et côtoyé assez de personnes issues de différents clans pour ne pas être surpris des capacités de celui-ci. L’être humain est toujours en quête d’immortalité et bon nombre de personnes se sont essayés à rallonger leur vie dans le but de traverser les âges et de subsister le plus possible sur cette terre. Alors, j’aimerai vous poser cette simple question : Faites-vous partie de ce genre de personnes ? »

Une question obscène, tordue et emplie de cynisme, c'est comme cela que Zetsubo percevait l'interrogation pourtant naturelle de l'homme. Sa diatribe prouvait de plus que le samouraï ne l'avait pas reconnu, ce qui était finalement normal, mais forçait le déserteur à le lui rappeler.

" Comme si je l'avais vécu moi même? Mais je l'ai vécu, Ryouma-kô, depuis la fondation de Konoha jusqu'à la troisième guerre ninja, où nos rêves de liberté et de sécurité se sont écrasés sur la réalité des enfants soldats. J'arpentais ces montagnes aux côtés d'Asame et de Katô pour le simple plaisir de leur compagnie et de faire un pied de nez au Shodaime Tsuchikage. J'ai soutenu Résistance depuis les ombres spirituelles de nos ennemis, j'ai aimé Grief de toute mon âme et ai pleuré mon être lorsqu'elle mourût dans mes bras. Je suis Despair, l'incarnation du désespoir, membre de Résistance et âme damnée éternelle.

Tous cherchent l'immortalité, mais elle est venue à moi pour me permettre les torts qui nous furent faits, pour me permettre d'accomplir ma dernière volonté. L'immortalité n'est pas un but mais un moyen, un dernier recours pour lequel les désespérés sacrifient tout car elle n'est que le premier pas vers leur rédemption. Vous comprenez vieil homme? Tout n'est qu'une question de perspective. Pour certain, ma façon de me maintenir en vie est une hérésie, coupable des pires châtiments, mais pour moi, c'est ma seule façon de pouvoir partir en paix. Je ne veux plus de l'immortalité, mais je ne peux non plus l'abandonner sous peine de regretter ma vie entière.

Allez, vieil homme, car j'ai répondu à votre question et ai dénudé ma vie devant vous. Je ne souhaite que récupérer ce qui appartenait autrefois à ma tendre épouse pour le lui rendre et je ne veux plus tâcher cet emblème de sang, peu importe la raison.
"

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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Dim 5 Nov - 16:01


Une joie se dessinait sur le visage de l’inconnu alors que Ryouma continuait son monologue jusqu’à ce qu’il en arrive à la conclusion et que le sourire s’effaça du visage de l’étranger. Il apprit donc que le message était destiné aux vétérans de guerre, bien trop peu nombreux à l’époque pour livrer quoique ce soit. Il put enfin connaître le véritable objectif de ce groupuscule que l’homme aux cheveux d’Ivoire nommait Résistance. A en croire ses paroles, le petit nombre de personnes qui le constituait aspirait à un objectif bien précis, celui de la création d’un groupe d’entraide, de « déserteurs » comme aimaient les appeler les cinq grandes puissances mondiales. Un objectif en somme tout assez simple mais dont la réalisation avait sans doute été extrêmement fastidieuse, surtout pour les nations qui devaient voir le projet comme quelque chose d’inconcevable. Néanmoins, Ryouma respectait l’homme pour son but honorable et pouvait se résigner à comprendre la raison de leurs actes.

Quant à l’ultime question que le vieil homme lui avait posée, Mays joua une fois de plus la carte de l’honnêteté en lui révélant bien plus que ce qu’il voulait savoir :

" Comme si je l'avais vécu moi même? Mais je l'ai vécu, Ryouma-kô, depuis la fondation de Konoha jusqu'à la troisième guerre ninja, où nos rêves de liberté et de sécurité se sont écrasés sur la réalité des enfants soldats. J'arpentais ces montagnes aux côtés d'Asame et de Katô pour le simple plaisir de leur compagnie et de faire un pied de nez au Shodaime Tsuchikage. J'ai soutenu Résistance depuis les ombres spirituelles de nos ennemis, j'ai aimé Grief de toute mon âme et ai pleuré mon être lorsqu'elle mourût dans mes bras. Je suis Despair, l'incarnation du désespoir, membre de Résistance et âme damnée éternelle.

Tous cherchent l'immortalité, mais elle est venue à moi pour me permettre les torts qui nous furent faits, pour me permettre d'accomplir ma dernière volonté. L'immortalité n'est pas un but mais un moyen, un dernier recours pour lequel les désespérés sacrifient tout car elle n'est que le premier pas vers leur rédemption. Vous comprenez vieil homme? Tout n'est qu'une question de perspective. Pour certain, ma façon de me maintenir en vie est une hérésie, coupable des pires châtiments, mais pour moi, c'est ma seule façon de pouvoir partir en paix. Je ne veux plus de l'immortalité, mais je ne peux non plus l'abandonner sous peine de regretter ma vie entière.

Allez, vieil homme, car j'ai répondu à votre question et ai dénudé ma vie devant vous. Je ne souhaite que récupérer ce qui appartenait autrefois à ma tendre épouse pour le lui rendre et je ne veux plus tâcher cet emblème de sang, peu importe la raison."


Ryouma avait donc raison, Mays…ou plutôt Despair comme il venait de s’appeler datait bel et bien de l’époque de la fondation des villages, peut-être même de l’ère Sengoku juste avant. Bien qu’il lui avait posé la question et qu’il avait ainsi forcé à répondre, Ryouma ignorait pourquoi l’homme aux cheveux de nacre avait joué franc jeu depuis le début. Ce n’était sans doute pas dans son intérêt de mentir mais Ryouma voyait bien que l’objet, ou plutôt sa valeur sentimentale signifiait beaucoup pour Despair.

« Je comprends votre point de vue et je ne vous juge pas sur le fait que vous utilisiez votre immortalité comme un outil plutôt que de le voir comme une finalité. Votre objectif est honorable même si vos actes m’avaient laissé un goût amer dans la bouche jadis. Cependant, avec les années, j’ai fini par me faire une raison…les villages ninjas avaient certainement leurs torts…d’autant plus que moi-même je servais une nation qui n’était pas la mienne. Quoiqu’il en soit, vous vous êtes montré honnête avec moi et comme je l’ai énoncé précédemment, votre réponse ne change rien à ma décision. »

Il se leva de sa chaise et se dirigea vers le seuil de la porte puis s’arrêta quelques instants avant de prononcer de brèves paroles:

« Je m’en vais chercher ce qui vous revient de droit, je vous demanderai simplement d’attendre quelques minutes afin que je puisse mettre la main sur ledit objet. Comprenez que j’ai beaucoup voyagé depuis cet incident et je me suis vu offrir une myriade d’objets en tout genre. Profitez-en pour faire connaissance avec ma petite-fille. Elle n’en a pas l’air mais elle est bien plus futée que ce que vous pensez. »

Le vieux samouraï s’absenta ensuite pour se diriger vers l’arrière de la maison et sortit une clef dissimulée dans l’un des pans de son kimono et qui servait à ouvrir une lourde porte en fer. La salle en question était suffisamment espacée pour accueillir toutes sortes de babioles et un chemin permettait de s’y aventurer sans trop buter sur les objets. En la voyant, n’importe qui pourrait attester du nombre de voyages fait par le vieil homme tant la versatilité des babioles qui s’y trouvait était impressionnante. Malgré l’immense collection du vieux grand-père, la salle était suffisamment bien entretenue pour qu’on ne passe pas des heures à chercher ce que l’on voulait. Néanmoins, il faudrait tout de même un petit moment avant que Ryouma ne puisse trouver ce qu’il cherchait, surtout lorsqu’on savait que celui-ci était vieux de près septante années…

« Bon et bien…allons déterrer le passé… » Dit le vieil homme avant de pénétrer dans la pièce »

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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Lun 6 Nov - 19:39

Lui en vouloir de n’estimer l’immortalité qu’à l'aune de ce qu’elle lui permettait? Le vieillard se moquait il de lui ou bien se jugeait il si supérieur? A quoi pouvait bien servir l'immortalité à part à accomplir ses désirs ultimes, à voir chacun de ses proches mourir sans espoir de libération? Croyait il que la vie que s’infligeait le Yamanaka n’était que par amusement  et thanatophobie? Ravalant sa rancoeur et l’amertume que lui causait les propos du samouraï, il se contenta de hocher lentement la tête, en approbation avec la dernière déclaration de son hôte, qui le laissa là, seul avec l’enfant. Légèrement surpris de cette action, Zetsubo ne pût que se demander ce qui était passé par la tête du vieil homme, le croyait il incapable de méchanceté gratuite ou avait il tant foi en les capacités de Kiriha?

Soupirant un instant, le déserteur se mit à détailler les environs. Une pièce simple, table en marbre, pas de décorations, pas d’armes, pas de placards, la pièce n’était de toute évidence pas un salon comme il le croyait initialement mais plus une pièce réservée aux rares visites que recevait l’homme. Détournant son regard vers Kiriha, il la découvrit arborant un regard sérieux et extrêmement concentré, totalement en opposition avec son âge, formant ainsi une image qui amusait le Yamanaka. L’enfant imitait elle son arrière grand-père ou avait elle été éduquée ainsi? Ce n’était à vrai dire pas impossible si l’on considérait l’âge de l’homme, s’il l’avait élevée comme il l’avait lui même été…. Zetsubo ne pouvait que supposer que la jeune fille finirait vieille fille, mais lui même n’ayant pas eu d’enfant, il ne pouvait pas vraiment garantir la chose.

Observant plus en détail les mouvements faciaux de la jeune fille, il finit par déterminer de légers mouvements sous le bandeau, preuve que la jeune fille n’était pas réellement borgne au sens propre, mais que l’oeil en question était vraisemblablement inutilisable, pour quelque raison que ce soit. Il aurait sans doute pu s’infiltrer dans l’esprit de la gamine mais était-ce vraiment nécessaire, pour un si petit détail? Ce n’était au fond que sa curiosité, naturelle à chacun, qui le titillait et lui donnait envie de savoir, et il était presque certain d’avoir vu juste, principalement parce qu’il avait connu quelqu’un dans le même cas. Arborant un sourire léger et un air nostalgique dans les yeux, il adressa pour la première fois la parole à Kiriha.

Tu n’es pas borgne de naissance, pas vrai? J’imagine que c’est une maladie qui a éteint ton oeil, sans doute vers trois ou quatre ans? Incurable, mais pas fatal. Pour beaucoup, ce serait un triste destin et ils maudiraient les cieux, mais au final, est ce que c’est si important?

Je vais t’avouer un petit détail que les gens ont oubliés sur notre groupe Kiriha. L’une d’entre nous était exactement comme toi, atteinte d’un mal qui l’empêchait de voir de l’oeil droit. Est ce que cela l’a empêchée de devenir une des plus puissantes shinobis que j’ai pu voir? Pas du tout, et elle vit aujourd’hui heureuse quelque part à Mizu no Kuni avec un ami. Je te conseille de ne pas t’en faire sur ce détail, parce qu’au final, ça ne t’empêchera pas de devenir qui tu veux être. Je pense que la seule chose qu’il faut pour cela, c’est de la force ou de la technique.

Tu es encore petite mais ton arrière grand-père a combattu et survécu trois guerres durant, si tu voulais devenir forte, ou au moins capable de te défendre, je pense qu’il pourrait t’enseigner sans aucun problème.  C’est à chacun de voir ce qu’il veut faire de sa vie, tu dois bien avoir quelque chose que tu aimerais faire?


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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Mer 8 Nov - 22:43

Kiriha était restée assise tranquillement depuis la venue de l’inconnu aux cheveux de nacres et à écouter parler les deux adultes. Elle avait été fascinée par découvrir un nouveau pan de la vie de son arrière-grand-père. Malgré les événements tragiques qui s’étaient déroulés durant la Seconde Grande Guerre Ninja, Kiriha s’intéressait surtout sur les détails narratifs qu’avait exposés Ryouma. Même la révélation de Mays quant à son immortalité ne l’avait pas réellement surprise en réalité, cela n’avait fait qu’attiser sa curiosité encore plus.

Même lorsqu’il se leva et la laissa toute seule avec l’invité, elle s’était juste contentée de lui suivre en le suivant du regard avant de s’intéresser à nouveau à Mays ou Despair comme il s’était auto-désigné. Son apparence enfantine et sa bonne humeur habituelle pouvait laisser penser qu’elle avait toujours eu une vie heureuse mais il n’en était rien. L’air sérieux qu’elle arborait maintenant n’avait pas grand-chose de naturel sinon qu’elle avait du mûrir vite…bien trop vite. La petite fille fut interrompue dans sa réflexion lorsque l’homme devant elle décida enfin de briser le silence et sa première question n’était pas des plus anodines :

Tu n’es pas borgne de naissance, pas vrai? J’imagine que c’est une maladie qui a éteint ton oeil, sans doute vers trois ou quatre ans? Incurable, mais pas fatal. Pour beaucoup, ce serait un triste destin et ils maudiraient les cieux, mais au final, est ce que c’est si important?

Je vais t’avouer un petit détail que les gens ont oubliés sur notre groupe Kiriha. L’une d’entre nous était exactement comme toi, atteinte d’un mal qui l’empêchait de voir de l’oeil droit. Est ce que cela l’a empêchée de devenir une des plus puissantes shinobis que j’ai pu voir? Pas du tout, et elle vit aujourd’hui heureuse quelque part à Mizu no Kuni avec un ami. Je te conseille de ne pas t’en faire sur ce détail, parce qu’au final, ça ne t’empêchera pas de devenir qui tu veux être. Je pense que la seule chose qu’il faut pour cela, c’est de la force ou de la technique.

Tu es encore petite mais ton arrière grand-père a combattu et survécu trois guerres durant, si tu voulais devenir forte, ou au moins capable de te défendre, je pense qu’il pourrait t’enseigner sans aucun problème.  C’est à chacun de voir ce qu’il veut faire de sa vie, tu dois bien avoir quelque chose que tu aimerais faire?”



Trop d’informations fusaient dans la tête de l’enfant borgne et le discours de Mays sonnait dans sa tête comme un petit message réconfortant sur son handicap. Ce réconfort, Ryouma le lui avait déjà rapporté deux ans auparavant, il était donc inutile de s’inquiéter pour elle maintenant. La petite fille débordait de joie et n’en avait que faire du regard des autres maintenant. Néanmoins, elle appréciait tout de même le fait qu’il s’intéressait à ce détail et il semblait assez intelligent pour avoir remarqué le type de mal qui touchait son œil.

« Vous avez vu juste concernant mon œil, je ne suis pas borgne au sens propre du terme. Je souffre d’une forme rare d’amblyopie qui provoque une dégénérescence des tissus nerveux de l’œil. Je vous épargne les détails car ils sont trop compliqués pour quelqu’un de mon âge mais j’ai perdu la vue bien plutôt que ce que vous croyez, vers cinq ou six mois à peu près. Par contre, ce n’est pas un mal incurable. Vous ne le savez sans doute pas mais la technologie de pointe de la ville d’Iwagakure est telle qu’il est possible que je recouvre la vue actuellement si je le voulais. Cependant, j’ai longuement réfléchi à cette opportunité mais j’ai décidé de continuer à vivre avec cela pour le restant de mes jours. Je ne doute pas que votre amie ait pu devenir une grande shinobi même avec cet handicap et j’ai un objectif à peu près similaire.

Dans mon cas, mon clan m’a abandonné, me forçant à le fuir pour ne jamais y retourner. Il y a deux ans, le soir du nouvel An, j’ai voulu m’aventurer seule en dehors de la capitale mais j’ai bien vite été rattrapée par les conditions climatiques et failli mourir congelée sur place. Je ne dois mon salut qu’à mon arrière-grand-père qui me tira des bras de la Faucheuse en me permettant de vivre mon existence comme je l’entends. Depuis, j’essaie de combler le retard causé par l’ingratitude de mon clan en tirant enseignements qu’il a acquis durant sa longue vie. Quant à ce que je veux faire et bien…j’ai envie de voyager, énormément, marcher sur les pas de mon arrière-grand-père et mettre une image sur les histoires qu’il me raconte le soir avant de dormir. Sinon, à long terme, je compte bien prouvé à mon clan que la petite Kiriha peut devenir une bonne pratiquante du Kenjutsu même avec un œil en moins…mais enfin, c’est encore loin pour envisager quoi que ce soit… »

Elle replongea ensuite dans le silence, laissant le temps à son interlocuteur de digérer ces informations. La petite fille ne lui avait pas tout raconté, sa mère…son parcours à l’académie, sa relation avec son père par la suite et surtout, les marques indélébiles qui seront gravées à jamais sur son corps.

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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Ven 10 Nov - 10:29

Amblyopie? Ce n’était donc pas réellement un problème oculaire mais cérébral, même si à en croire la jeune fille le problème venait de la connexion entre les deux organes, et était survenu  bien plus tôt que ce que Fury avait vécue. Etait-ce une chance ou un malheur, de n’avoir finalement jamais connue la lumière du jour de cet oeil droit et donc de ne pas se sentir lésée par ce handicap? Le Yamanaka l’ignorait, plus assez empathique pour pouvoir se mettre à la place d’une enfant borgne et faire des conjectures sur cette situation. Ce qui l’interpellait plus en revanche était qu’elle prétende qu’Iwa puisse la guérir de son affliction, le village de la roche avait il tant avancé que cela depuis ces quelques années qu’il n’y était pas passé? S’il se rappelait bien, la dernière fois qu’il était venu, le Tsuchikage était nommé Gin Inkan, récemment passé suite à un coup d’état et apparemment bien parti pour devenir un Kage respecté. Il devrait y passer après cet entretien dans ce cas, les nouvelles périmées ne valant de toute façon rien.

Il ne pouvait en revanche que féliciter Kiriha pour sa présence d’esprit et son abnégation d’elle même pour arriver à ses buts, à moins que ce ne soit une sérieuse dose de stupidité, il ne pouvait en être réellement sûr sans aller fouiller dans son esprit et de déterminer les raisons de son choix, ce qu’il n’avait guère l’intention de faire. Pourquoi fouiller dans l’esprit d’une enfant déjà prête à vous dire ce qu’elle sait? De plus son but était….. noble peut être? Le mot n’était sans doute pas le plus adapté mais au moins elle ne parlait guère de revanche, ou du moins pas à mot ouvert. Vengeance contre un clan méprisable, qui incarnait à la perfection l’égoïsme shinobi, rejetant ceux atteints de malformations comme l’enfant devant lui alors que celle-ci ne demandait qu’un foyer et le droit d’apprendre le maniement de l’épée aux côtés de sa famille.

La suite de l’histoire lui fit en revanche froncer les sourcils. Elle avait tentée de fuir un soir de réveillon, en pleine nuit et sans aucun soutien d’aucune part? La folie devait avoir une limite que l’esprit ne devrait pouvoir franchir, et cette idée était loin au delà de la ligne de sécurité normalement admise par un être humain standard. Elle n’avait survécu que grâce à la chance, mais avait au moins le mérite d’être lucide sur ce point et avait décidée de rentabiliser le temps perdu en suivant les enseignements du samouraï, dans l’espoir de devenir une experte du sabre et de pouvoir voyager de par le monde, voyant de son oeil ce que son ancêtre lui racontait. Un but simple, étonnamment proche de ce que Zetsubo lui même faisait depuis des années, et il avait vu bien plus qu’il n’aurait voulu pouvoir voir par moments.

Voyager hein…. Je ne peux que te souhaiter d’avoir de la chance durant ceux-ci, car tu verras sans doute autant de belles choses que d’atrocités, autant de cruauté que de gentillesse. Tu verras des gens bourrus et alcooliques ne cherchant qu’à te mettre dans leur lit tout comme de jeunes gens sympathiques ne demandant qu’à t’aider pour le simple plaisir d’aider leur prochain, le monde est ainsi. Beau et laid, triste et joyeux, cruel et miséricordieux.

Retiens juste que d’une part, la vengeance est inutile, et d’autre part de ne jamais te lier de trop près à quelqu’un, car on ne sait jamais quand ils partiront, et la douleur de cette perte finit par faire des gens des spectres d’eux-même, tout comme je le suis, poursuivant un passé illusoire en cherchant un moyen de faire revenir celle que j’aimais, portant son corps partout avec moi et rassemblant le peu d’effets qu’elle possédait comme un dragon amasse son trésor, veillant jalousement sur celui-ci, prenant de mauvaises décisions par pur désir de vengeance ou par simple mélancolie.


Ce conseil était théoriquement simple à suivre, mais dans la pratique nul ne savait si la jeune fille se souviendrait de cette rencontre dans dix ans, vingt ans ou même plus, ou si elle se souviendrait même d’un individu nommé Mays au cas où ils se reverraient un jour dans le futur.
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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Sam 11 Nov - 13:02

La conversation continuait entre les deux shinobis. D’une part un homme ayant vécu plus d’un siècle et arpentant les terres du Yuukan depuis si longtemps qu’il avait vraisemblablement perdu toute notion du temps. De l’autre, une petite fille, à peine âgée d’une dizaine d’années et qui n’était encore qu’aux balbutiements de sa vie. Malgré les nombreuses générations qui les séparaient, les deux parties semblaient enclines à en apprendre un peu plus sur l’autre, en attendant que son aïeul lui rapporte l’objet tant convoité.

Le dénommé Mays semblait par ailleurs être prêt à partager un peu de son expérience de vie, la mettant en garde sur les potentiels dangers qu’elle rencontrerait au cours de ses périples. Malgré son handicap, Kiriha était une jolie petite fille et il allait sans dire qu’elle deviendrait une magnifique jeune femme d’ici quelques années, attirant, à son grand dam, les convoitises de nombreux mâles en furie. C’était l’une des raisons qu’il l’avait poussé à suivre les enseignements de son arrière-grand-père, après s’être résignée à l’idée que certains individus ne comprenaient que par la force. La pensée très manichéenne de Mays était certes très simpliste mais elle résumait que trop bien le monde dans lequel ils vivaient.

L’homme enchaina ensuite sur un point plus sensible, celui d’éviter de s’attacher trop fortement à quelqu’un ou pire, comme le pensait Kiriha elle-même, dépendre totalement de cette personne. Pour l’instant, la petite fille n’avait qu’un seul point d’attache et le vieux samouraï avait été la seule personne qui lui avait redonné goût à la vie. Elle le savait, Ryouma n’était pas éternel et tout ou tard il devra quitter ce monde pour rejoindre ses ancêtres mais, ce que Kiriha espérait, était qu’il reste suffisamment de temps avec elle pour parfaire son entraînement de manière à ce qu’elle puisse continuer seule si jamais il devait s’éteindre. Le jaugeant de son regard, Kiriha commençait à penser que Mays avait une certaine sagesse, ressemblant un peu à celle du vieil homme et sûrement due au poids des années qu’il transportait. Forte des conseils qu’il lui avait donnés, la petite borgne se chargea de lui répondre :

« Je me souviendrai de vos paroles, Mays-san. Vous semblez être un homme avisé et je ne peux que suivre vos conseils. Je ne cherche absolument pas à me venger de mon clan, l’énergie et l’effort que je devrais mettre dedans seraient mieux investis dans quelque chose de plus constructif. C’est peut-être assez enfantin comme rêve mais je préfère me concentrer sur mes objectifs et laisser le clan Akemi vivre comme il l’entend. Le moment venu, j’irai confronter mon père mais ça ne se fera pas dans un bain de sang. Il a toujours été très sévère mais il n’est pas assez idiot pour ôter la vie à sa propre progéniture. La petite fille que je suis ne cherche pas la vengeance ni le pouvoir de diriger, juste un peu de reconnaissance d’un patriarche devenu fou à cause de la mort de sa femme…que j’ai provoqué indirectement. Croyez-moi, Mays-san, si j’étais restée plus longtemps au sein du clan, je peux vous assurer que c’est moi qui aurait conçu l’héritier quelques années plus tard, donnée en pâture à un quelconque mâle en rut et prisonnière d’une vie que je n’avais jamais voulue.»

Elle se leva et alla chercher un ruban bleu ainsi qu’une veste blanche sertie de quelques émeraudes.

« Vous n’êtes pas le seul à amasser les objets d’un défunt jalousement, je le fais également. C’est tout ce qu’il me reste de ma défunte mère que je n’ai jamais connue. Vous trouverez peut-être cela étrange mais elle me manque terriblement alors que je ne la connais que par les échos que mon arrière-grand-père a bien voulu me laisser entendre et même si je suis consciente qu’il partira lui aussi un jour, je souhaite de cœur qu’il reste à mes côtés jusqu’au moment où je puisse me débrouiller toute seule.»

Elle reposa les objets sur la table, comme pour donner le temps à son interlocuteur de les examiner plus longuement.

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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Sam 11 Nov - 19:41

Un homme avisé? Il se rappelait avoir entendu quelques blagues mais aucune ne le faisait autant rire intérieurement que celle-ci, bien que son visage n’en laisse rien paraître. Lui, avisé? Non, loin de là. Pour commencer, les gens avisés n’entraient pas en guerre pour des raisons qui leur étaient étrangères, ils ne désertaient vraisemblablement pas non plus, ils ne rêvaient pas d’un état de nukenins libres et par dessus tout, ils ne rêvaient pas de ramener leurs êtres aimés à la vie, ou du moins laisser ces rêves à leur état de rêverie, ne travaillant certainement pas dans ce but. Non, très clairement le définir comme une personne avisé n’était sans doute pas le meilleur choix de l’enfant, contrairement à sa décision de rejeter la vengeance envers son clan.

Cela en revanche était une très bonne chose, car le désespoir se nourrissait de la vengeance, et entraînait un cycle de violence et de haine dont lui même ne parvenait pas à se défaire, mais qu’une jeune fille qui n’était pas encore entrée dedans pouvait encore éviter. Le fait de vouloir prouver quelque chose à ses détracteurs était en fait déjà un mauvais point en soi, mais il n’avait guère le coeur de le dire à Kiriha, car il n’aurait été au fond qu’un hypocrite, et pour être honnêtes rejeter ce genre de volonté aurait fait de la jeune fille la réincarnation du Bouddha en personne, un individu au coeur suffisamment pur pour pardonner à tout et tout le monde.

De plus, elle était de toute évidence parfaitement lucide sur le futur qui aurait été le sien si elle était restée dans un clan de faux élitistes dont le seul mérite était de savoir agiter un bout de métal tranchant. Génisse pour un clan d’idiots et de barbares, cette seule pensée suffisait à emplir le coeur flétri de Despair de rage et à lui faire désirer descendre dans cette ville pourrie qu’était Iwa pour y semer le chaos, en commençant par incendier tout le domaine de ces imbéciles de sabreurs. Il s’arrêta soudainement, conscient que son expression faciale devait s’être violemment tordue et que son masque d’homme civilisé affrontait le risque imminent de craquer. Reprenant sa contenance, il laissa échapper un profond soupir de lassitude, enfermant toute sa haine dans ce souffle avant de reprendre un visage lisse, espérant que l’enfant n’avait pas vu cela.

Relevant les yeux, il découvrit que Kiriha avait ramenée un long ruban bleu ainsi qu’une tenue blanche ornée de fils d’or et d'émeraudes, le tout formant un ensemble esthétique que le déserteur ne pouvait qu’apprécier. A écouter l’enfant, il découvrit qu’il s’agissait d’une tenue laissée par sa mère vraisemblablement morte en couches, chose que Kiriha regrettait et alors qu’elle expliquait son espoir que Ryouma vivrait au moins jusqu’à la fin de son apprentissage, une idée vint au déserteur. L’enfant aimait le maniement du sabre? Il connaissait justement un sabreur exceptionnel venu de Tetsu no Kuni, qui aujourd’hui regrettait le manque d’activité de sa retraite malgré un clan en léger essor et une femme toujours aussi dynamique. Un sourire vint accrocher le coin de ses lèvres alors qu’il sortait un papier et une plume, griffonnant un nom et une localisation géographique dessus avant de plier le papier et de le faire glisser sur la table jusqu’à l’enfant, contournant habilement le vêtement.

Puisque tu aimes le sabre, j’imagine que je peux déranger un vieil ami pour toi. Lorsque tu auras finie ton apprentissage du sabre, ou que Ryouma t’aura quittée, cherche la personne qui est nommée sur ce papier. Je ne peux pas t’indiquer exactement où il est puisque je n’en sais pas grand chose moi même, ne nous étant pas vus depuis bientôt une douzaine d’années, mais je peux te promettre que c’est un excellent manieur de sabre, bien meilleur que la majeure partie des samouraïs que j’ai pu voir de ma vie. Dans tous les cas, si tu lui dis que Despair t’as envoyée, il ne devrait pas te rejeter.

Quand à cette veste… Je pense qu’elle t’ira à ravir d’ici quelques années. Mais pour le moment… Ma foi, j’imagine que tu es un peu trop jeune et qu’il te manque encore un peu de poitrine pour emplir la veste
” dit le déserteur en étendant lentement un doigt jusqu’à toucher de l’ongle le centre du thorax de la jeune fille. “ Encore une chose qui viendra avec les années, pour le moment tu n’as guère à t’en faire.

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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Dim 12 Nov - 15:01

Tandis que Kiriha levait encore un peu plus le voile sur son passé peu joyeux, elle observait les mimiques de son interlocuteur avec attention. Tantôt calme, hochant la tête en signe de compréhension, tantôt agité et arborant une mine dont les traits étaient tordus par un quelconque sentiment de colère ou de haine. Kiriha ne saurait dire, dans cette myriade d’expressions faciales, quel était réellement le ressenti de Despair à propos de l’histoire qu’elle était en train de lui narrer. Elle-même, était assez calme, faisant parfois trembloter son timbre de voix sans qu’elle le veuille vraiment sur des passages difficiles de son enfance. La petite fille décida de ne pas relever cela, feignant ne pas avoir décelé le changement d’attitude de Despair qui ne tarda pas d’ailleurs à retrouver son calme après un long soupir qui en disait plus que de simples paroles.

Toutefois, l’homme aux cheveux de nacre éveilla son attention vers elle lorsqu’elle lui rapporta les effets de sa défunte mère, semblant d’ailleurs apprécier l’esthétique du vêtement qu’elle lui avait léguée. Alors qu’elle continuait à parler, Despair sortit un papier et y griffonna quelque chose dessus, animé par un éclair de malice qui ne pouvait l’empêcher de le faire rire. Il le fit ensuite glisser vers elle et Kiriha put en examiner le contenu. De prime abord, il y avait seulement un nom ainsi qu’un vague lieu et tandis qu’elle essayait de comprendre la signification de ce geste soudain, Despair lui en expliqua la raison.

Selon le déserteur, il s’agirait d’un « moyen » lui permettant de localiser l’un des plus grands sabreurs qu’il avait pu rencontrer et l’homme aux cheveux de nacre était prêt à, selon ses dires, « déranger un vieil ami pour elle ». Il n’en fallut pas plus à la petite borgne pour s’émerveiller de joie. Elle ne connaissait pas ce mystérieux inconnu mais elle le respectait déjà rien que par la brève description que lui avait donné Despair et rien que le fait de penser qu’elle puisse un jour voyager pour parfaire sa maitrise du sabre la rendait extrêmement heureuse et elle s’empressa d’aller mettre le papier en lieu sûr afin de ne pas l’égarer.

« Un sabreur vous dites ? Assurément que j’irais le voir même si c’est dans plusieurs années. Je n’oublierai pas ce geste et m’efforcerait de remuer tout le Yuukan pour le retrouver. Si ce que vous dites est vrai alors je ne peux pas laisser passer une telle occasion de m’apprendre de lui mais pour le moment, je vais juste me contenter d’apprendre les bases avec mon arrière-grand-père. J’ai encore du chemin à faire avant de pouvoir manier le sabre correctement. Peut-être entamerai-je mes voyages après l’examen chuunin, je n’ai pas encore d’idée fixe pour le moment mais ce qui est sûr, c’est que j’y arriverai un jour. Je suis doté d’une patience à toute épreuve, notamment grâce au fait que je pratique beaucoup la méditation. Pour être honnête, bien que je sois Iwajin de naissance, je me sens beaucoup plus proche de mes ancêtres samouraï et de Tetsu no Kuni que de mon appartenance au village caché de la Terre. Peut-être parce que le clan est originaire de là-bas, peut-être à cause de l’enseignement de mon arrière-grand-père, ma retraite dans les montagnes…ou peut-être les trois à la fois. En tout cas, je me suis toujours préoccupée par la volonté de lever le voile sur le passé de mon clan plutôt que de mon devoir de citoyenneté envers Iwagakure… »

Elle s’interrompit un instant puisque Despair approchait doucement de sa poitrine en l’effleurant à peine de son doigt. Un léger frisson lui parcourut l’échine mais elle se rendit bien vite compte que son geste n’avait rien de méchant. En somme, l’homme aux cheveux de nacre lui expliquait simplement que la petite fille était encore trop jeune pour porter ce genre de choses, manquant indubitablement de matière pour emplir la veste. Ce simple propos fit un peu rougir la jeune fille, une attitude qui ne changera d’ailleurs jamais même après avoir avoir atteint l’âge adulte.

« Oui…en effet, le peu de personnes que j’ai côtoyé et qui ont connu ma mère me disaient que je lui ressemble beaucoup alors il n’est pas étonnant que cet endroit aussi y ressemblera dans quelques années… »

Elle dissimula un peu sa gêne à la suite de ses paroles, rougissant encore un peu plus mais parvint à se calmer après quelques minutes, prête à reprendre la conversation sur des bases plus « saines ».

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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Lun 13 Nov - 12:17

Patience et longueur de temps font plus que force et que rage, était-ce là le bon idiome? Il semblait bien au Yamanaka que c’était le cas, et la jeune fille semblait le prendre à coeur, suffisamment en tout cas pour pouvoir, malgré son âge, s’efforcer de méditer pendant de longues périodes. Sa déclaration de favoritisme national envers le Pays du Fer ne surprit guère le déserteur en revanche, une enfant pratiquant de manière si fervente le kenjutsu ne pouvait guère que descendre des samouraïs de Tetsu no Kuni. Si elle se sentait si proche des samouraïs, elle aurait une surprise le jour où elle rencontrerait War, si jamais elle le retrouvait du moins. L’homme ne répondait pas du tout aux critères communs des samouraïs, refusait de porter l’armure et n’était de toute manière même pas censé savoir manier un sabre. Et pourtant, la vie avait réservée bien des surprises à son clan lorsqu’il avait révélé être capable de tout cela et bien plus encore, faisant de lui le premier homme guerrier du clan Sensô. Oui, si la petite Kiriha réussissait à retrouver ce sabreur émérite, il ne faisait nul doute qu’elle ferait des progrès démentiels dans l’art du Kenjutsu.

Alors qu’elle tentait d’ailleurs de dissimuler sa gêne malgré son visage écarlate d’embarras, Zetsubo ne pût s’empêcher de se poser des questions d’ordre personnelles, bien trop à son goût et surtout bien trop douloureuses pour qu’il puisse goûter à la rêvasserie. Si Asame et lui même avait eut une fille, aurait elle ressemblée à la petite Kiriha? Aurait elle rêvée elle-aussi des exploits passés de ses parents en pensant au futur et au monde extérieur qui l’attendait? Il n’en savait rien, et préféra ainsi repousser ces questions qui l’assaillait, aussi douloureusement que si les mots avaient eus des dents aiguisées ancrée fermement dans sa chair et son esprit pourtant modelés par la guerre.

Cela l’amusa pourtant de la voir aussi paniquée et rouge, durant un long moment avant qu’elle ne reprenne sa contenance, et il décida de cesser de la taquiner ainsi. Après tout, le fait de moquer ainsi une enfant n’était guère glorieux et ne collait certainement pas à sa morale, si lâche soit elle, bien qu’il dût reconnaître qu’il le ferait sans hésiter si cela lui permettait de survivre.

Tu ne devrais pas avoir à trop lui courir après, à ma connaissance il doit toujours être situé à Mizu no Kuni avec sa femme et ses enfants, depuis bien soixante ans maintenant. Son nom est Tenshi Sensô, le seul homme de son clan à savoir manier les armes. Il est lui aussi samouraï, mais pas comme toi ou ton arrière grand-père, il est né et a été éduqué là bas,même si son clan interdisait aux hommes de prendre les armes. A l’époque, il faisait partie de Resistance également, sous le nom de War, et même s’il est légèrement plus jeune que moi, il est également bien plus terrifiant lors d’un combat. Sa maîtrise du kenjutsu reste gravée dans ma mémoire et leur étrange Hijutsu créait une symbiose guerrière absolue. Les lames volants et tranchants, bloquant et parant comme s’il était le maître du champ de bataille, un ange de guerre né pour se battre. C’est peut être pour cela que les matriarches Sensô le laissèrent vivre, je l’ignore, nous avons tous gardés des secrets après tout.

Si tu le trouves, tu pourrais même t’entendre avec ses enfants qui sait? La dernière fois que je lui ai parlé, il avait enfin une fille, un peu plus jeune que toi. C’est dans ces moments là que je me sens le plus vieux et le plus triste de nous tous. Chacun de nous est restée avec sa partenaire, mais la mienne est morte il y a si longtemps…. Et chacun de ses traits me manque….


Caressant d’une main le livre à la couverture de cuir qu’il possédait, le Yamanaka expira un instant avant de libérer le fuinjutsu contenu dans celui-ci, révélant en lieu et place du livre le corps d’une jeune femme, si frêle et mince qu’elle semblait poupée, aux cheveux d’un rouge sombre similaire aux feuilles de l’automne et dont le teint pâle laissait entendre une maladie terrible au mieux, une absence totale de vie au pire, théorie confirmée par le manque de mouvements thoraciques et l’immobilité totale du corps en générale. Un index courbé vint se frotter à la joue du corps alors qu’une larme gouttait sur la joue opposée, roulant le long de celle-ci pour venir s’accrocher à la mâchoire fine avant de tomber, mouillant brièvement le col de la chemise blanche de la jeune femme et qu’une voix peinée ne chuchote.

Asame….

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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Lun 13 Nov - 21:48

Despair ne se priva pas des sourire lorsque que Kiriha se retrouva dans l'embarras suite à sa dernière réplique. Kiriha le voyait bien et était, malgré son visage écarlate, contente de le voir sourire ainsi. Il paraissait assez morose depuis le début de la conversation et la petite fille sentait que la tension due à leur premier échange de paroles s’estompait peu à peu et ils semblaient que les deux individus se parlaient sur un ton plus naturel.

De plus, l'homme aux cheveux de nacre n'hésita pas à lui donner plus d'informations sur le mystérieux sabreur et elle ne manqua pas de les noter sur papier afin de ne pas les oublier. Il était assez probable qu'elle vienne à ne plus se rappeler de cela dans quelques années puisque qu'elle était bien trop enjouée à l’idée de rencontrer ce fameux War et ses éventuels enfants pour oublier ce qui se disait dans leur discussion. En somme toute ,l'homme que lui décrivait Despair s'était retiré quelque part dans le pays de l'eau et semblait être à l'opposé de ce que l'on pouvait imaginer d'un samouraï venant de Tetsu no Kuni et l'art que lui décrivait Despair remplissait encore plus de joie la petite borgne.

« Un Hijutsu basé sur le Kenjutsu ? C'est assez intéressant et ça mérite encore plus que je me déplace ! Ne vous inquiétez pas si il ne ressemble pas vraiment un samouraï. Je respecte les traditions de mes ancêtres mais je suis reste ouverte d'esprit pour ne pas me limiter à une simple apparence. Je serai honorée d'apprendre auprès d'un grand maître de Kenjutsu, surtout que celui-ci a l'air de manier les lames d'une façon assez particulière »

Kiriha observait ensuite son interlocuteur caresser doucement le livre qu'il possédait et poussa un long soupir qui en disait long sur son état d'esprit. Et pour cause, Kiriha n’eut pas le temps de cligner de l'œil qu'une femme apparut en lieu et en place du bouquin que tenait Despair quelques secondes auparavant. La petite fille fut très étonnée de ce phénomène de prime abord mais elle prit quelques minutes pour analyser cette étrange apparition. En fouillant dans sa mémoire, elle se remémora l'un de ses cours académiques, entre deux séances de lamentation sur son existence, que cette prouesse s’apparentait au talent que l'on appelait le Fuinjutsu. Kiriha ne connaissait pas grand-chose à ce talent et encore moins sur le fait qu’on y puisse emprisonner une personne mais elle décida de repousser ses questions tellement son regard était rivé sur la personne qui en était sorti.

En effet, la jeune femme dotée d'une chevelure écarlate qu'elle voyait maintenant très distinctement, était d'une grande beauté. A en juger par les gestes de Despair, Kiriha put émettre l’hypothèse qu'il s'agissait probablement de la femme dont il lui avait parlé depuis le début. Elle semblait endormie, plongée dans un sommeil profond mais même elle pouvait constater que l’absence totale de mouvement décrivait le genre de sommeil dont on ne se réveillait jamais. Bien qu'il semblait contrôler ses émotions, Kiriha sentit une certaine tristesse accompagner les gestes de l’homme aux cheveux de nacre.

D'une certaine façon, Kiriha connaissait ces sentiments d'une certaine manière. Despair avait d'ailleurs du vivre cette effroyable solitude qui nous frappait lorsque l'on perdait l’être aimé alors la petite fille, du haut de ses dix printemps,  fit un geste simple, plein de compassion et de bons sentiments, un geste dont son arrière grand-père l'avait gratifié maintes fois mais qu'elle se permettait aujourd'hui de faire à autre. Elle se leva donc et alla enlacer l'homme qui, malgré sa carrure svelte, n'arrivait pas en faire complètement le tour de ses petits bras.

« Je ne suis pas très douée pour réconforter les gens ni pour les consoler…c est même d'ailleurs plutôt le contraire alors je n'ai rien trouvé d'autre que de faire parler les gestes. Quand certaines de mes pensées reviennent me hanter, mon arrière grand-père utilise cela pour me faire aller mieux. Je doute que ça ne marche pour vous mais…peut-être vous sentirez-vous moins seul ?

Votre femme était d'une beauté remarquable et il ne va sans nulle doute que son caractère l’était tout autant. Je comprends mieux maintenant pourquoi vous cherchez tant à récupérer ce qu'il lui appartenait et je salue le fait que vous lui êtes restée fidèle après tant d'années. Cela prouve que vous l’aimiez vraiment et qu'elle comptait beaucoup pour vous. Certains n'hésitent pas à trahir la confiance de leur conjointe de leur vivant… »


Elle continuait à observer le visage calme de la défunte épouse et put connaître le nom de celle-ci grâce aux murmures presque inaudibles de L’homme.

« Vous savez…quand je vous parlais de mon père quelques instants plus tôt…et bien il n’était pas comme ça. D'après les rumeurs, celui-ci commença à changer après la mort de sa femme et d'un homme bon et compatissant, il était devenu l'exécrable tyran qui menait le clan Akemi d'une main de fer et qui rejetait les faibles même si ils provenaient de sa propre progéniture. Je suis persuadé qu'il aimait beaucoup ma mère mais pour une raison que j'ignore, sa mort l'a rendu fou au point de rejeter son propre enfant et de l'accuser de lui avoir donné la mort indirectement. Au début, je le méritais, je le haïssais puis j'ai fini par lui pardonner. Cela fait dix années qu'elle est décédée et même si je n'ai jamais pu cerner la véritable personnalité de mon géniteur, je suis au moins sûre d’une chose : Peu importe le nombre d’années qui défileront, personne ne sera capable de remplacer ma défunte mère dans son cœur… »

Quelques larmes perlèrent ensuite sur ses joues qu’elle ne put retenir malgré sa volonté d’être sérieuse sur un moment aussi « grave ». La petite Kiriha était un peu triste pour elle-même de par les souvenirs qu’elle avait éveillés mais elle l’était d’autant plus pour l’homme aux cheveux de nacre. Elle passa ainsi quelques instants à sangloter avant d’essuyer ses larmes de sa manche et de reprendre ses esprits :

« Pardonnez-moi, je me suis un peu laissée aller par les évènements. Pourriez-vous, si cela ne vous dérange pas bien sûr, me raconter l’histoire de votre femme ? Je ne sais pas si cela vous soulagera d’une quelconque manière mais je suis prête à vous écouter, Mays-san. »

Elle resta ainsi devant lui en attendant une réponse éventuellement favorable à sa demande.

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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Mar 14 Nov - 20:41

Particulière? L’enfant était loin de se douter que le samouraï renommé War maniait les armes sans jamais les toucher, ne serait-ce que du bout du doigt, et que c’était seulement lorsqu’il souhaitait ressentir le craquement du cuir sous sa paume qu’il se saisissait de l’une de ses nombreuses lames et s’en servait personnellement. Non, le plus souvent il se contentait de les faire danser à distance, éliminant chacun de ses ennemis avec grâce tandis que ceux-ci faisaient leur possible pour pouvoir ne serait-ce que s’approcher de lui.

La réalité le rattrapa bien vite pourtant, laissant échapper une larme sur la joue du corps sans vie de Grief. Voir ce corps préservé du temps par la puissance des sceaux ne pouvait pas le laisser de marbre, après tout, son épouse paraissait intacte, si criante de vie que s’il n’avait pas su qu’elle était morte, il aurait sans doute cru qu’elle dormait. Et pourtant, il se battait pour elle justement, pour qu’elle puisse un jour se relever de l’au-delà et marcher à ses côtés à nouveau. C’était un but pour lequel il travaillait depuis plus d’un demi-siècle, et pour lequel il était toujours au même point, au point de départ. Il ignorait s’il pourrait acquérir l’Edo Tensei qui formerait la base de la réincarnation de Grief, il ignorait s’il serait assez compétent pour le modifier de manière à ce qu’elle ai une pleine liberté et par dessus tout, il ignorait même si sa quête aurait un jour une fin.

Caressant du regard la ligne du cou de son aimée, ses yeux finirent par atterrir sur une légère chaîne d’argent accrochée à un flacon empli de poussière blanche. Une poussière vieille comme leur amour, née sur le champ de bataille de la première guerre shinobi, une poussière provenant des pierres qui se désintégraient au contact des techniques ninjas et qui se soulevait au rythme des corps qui tombaient, une poussière qu’il avait récupéré lors de leur première mission ensemble et qu’il lui avait offert, pour leur rappeler à tout les deux leur relation de partenaires du crime, ou plutôt de partenaires de trahison. Des pierres qu’ils avaient eux même finis par appeler des “pierres d’amour”, de manière ironique.

Sa bouche s’entrouvrit à nouveau alors qu’il repensait à ce terme et, très basse, presque imperceptible à moins de tendre l’oreille, sa voix se fit entendre. Parfois à peine plus forte que le vrombissement d’un moustique, parfois aussi forte qu’un chuchotement, ceux capables de l’entendre pouvait se rendre compte que ses paroles suivaient un rythme, une mélodie connue de lui seul sans doute en une chanson dans laquelle sa mélancolie se ressentait pleinement.



Il ne se reprit qu’en sentant l’enfant qu’il croyait encore devant lui à ses côtés, l'enlaçant comme pour le réconforter de sa peine, s’excusant de ne pouvoir le réconforter qu’ainsi puisqu’elle même peu douée avec les mots. A défaut de le consoler de l’absence de son épouse Kirijin, cela avait au moins eu le mérite de le sortir de sa transe mélancolique, ne serait-ce que pour entendre la jeune fille louer la beauté de Grief et sa propre fidélité. L’idée même d’abandonner son épouse lui était étrangère, elle avait été sa lumière au milieu de la guerre, trahir sa confiance aurait été une hérésie que même la torture n’aurait pu absoudre.

Récupérer ce qui lui appartient oui, depuis ses possessions matérielles jusqu’à l’ultime possession de chacun, sa vie. Je sais que cet acte est possible, même si j’ignore encore comment, mais un jour Asame reviendra, aussi jeune et belle qu’à notre rencontre. Comment pourrais-je décider la trahir tout en sachant que je n’oeuvre que dans le but de ramener quelqu’un à la vie?

Non Kiriha, les gens qui trahissent ceux qu’ils aiment sont ceux qui n’aiment pas assez, mais ceux qui aiment trop tombent dans une forme de folie obsessive à la mort de leur conjoint. Tout a un prix finalement, tu dois juste choisir quand le payer. Ton père par exemple, l’a payé à la mort de son épouse, sacrifiant son caractère d’homme “bon et compatissant” comme tu le dis, sans doute parce qu’il estimait que sans ta mère, celui-ci n’avait plus lieu d’être. Il n’y a pas de véritable personnalité au final, seulement celle que les gens arborent à un moment donné. S’il était un homme aimant et attentionné avec ta mère, il est aujourd’hui un homme dur et tyrannique, restant pourtant la même personne. Et comme moi, il n’a su faire face au gouffre émotionnel qui l’a englouti lorsqu’elle est morte. Il a décidé de l’ignorer et de le laisser vide, j’ai choisi d’en faire le centre de ma vie et de le faire se remplir à nouveau. Il aurait pu être à ma place, tout comme j’aurais pu être à la sienne.


Constatant qu’elle pleurait également, Zetsubo se sentit obligé de passer son bras droit dans le dos de l’enfant, la consolant également comme il le pouvait jusqu’à ce qu’elle demande à connaître Grief, ou du moins son histoire. Son regard se fît lointain, replongeant dans des souvenirs qui ne s’étaient jamais vraiment effacés de sa mémoire.

Grief et moi…. Enfin, Asame et moi, nous sommes de deux mondes différents. J’étais un shinobi konohajin, le genre dont la seule particularité est son apprentissage d’un hijutsu clanique, sans grande ambition ou talent, alors qu’elle était l’héritière d’un clan kirijin de renom, les Terumi, dont l’un des emblèmes est entre les mains de ton arrière grand père. Et si j’étais un membre “de la masse” comme on pourrait dire, elle était ce que n’importe qui qualifierait de prodige. Même pour les génies elle paraissait inatteignable, une épreuve insurmontable pour prouver leur valeur et chaque membre de sa génération a souffert de la comparaison avec elle. Jeune, elle a plus d’une fois prouvée sa puissance et si j’avais été envoyé au front comme commandant par ma famille qui espérait se faire une place politique, elle avait été envoyée en tant que combattante émérite.

Pourtant, à l’instar du reste du groupe, la guerre a vite usée ses principes et la lassitude du combat et de la mort environnante émoussa rapidement le voile de gloire que la guerre était censée apporter à Kiri, menant à une désertion qui la mena à d’autres membres d’un groupe qui ne tarda pas à fonder Résistance. Chacun de nous avait développé un don pendant la guerre, quelque chose qui nous rendait unique parmi les shinobis. J’avais personnellement brisé le tabou de mon clan de ne jamais se séparer de son corps, Violence usait justement de ses capacités pour agir avec une brutalité exceptionnelle mais Asame…. Asame avait ouvert un monde à part entière.

Je suppose que tu sais que les shinobis utilisent en général l’un des cinq éléments modernes, qu’il s’agisse du feu, de l’air, de l’eau, de la terre ou de la foudre. Peut être sait tu également que certains, de part leur naissance ou leur labeur, sont capables d’utiliser des capacités représentant une forme d’équilibre entre deux de ces éléments, que l’on nomme Kekkei Genkai. Les Terumi sont de ceux-là par exemple, capable de manier ce qu’ils nomment le Fûtton, un équilibre entre le feu et l’eau représenté par des vapeurs souvent acides. Asame quant à elle…. Elle était au delà de cela même. Durant la guerre, elle mêla cet art au Fuuton pour créer ce que les Iwajins nomment désormais le Kekkei Tota, un assemblage harmonieux de trois éléments. Elle ne donna jamais de nom à cette technique, mais celui-ci lui permettait de faire varier les propriétés de l’air, depuis sa consistance, sa résistance jusqu’à son humidité ou son acidité, et nous l’avons beaucoup moquée en l’appelant la Petite Déesse du Vent.

Ca a duré longtemps comme ça, presque deux guerres, séparées d’une trentaine d’années où nous nous sommes réfugiés dans un pays, loin au nord, au coeur du pays des crocs et où nous avons vécus heureux, jusqu’à ce que la guerre reprenne. La deuxième nous aura pourtant porté malheur, une unité konohajin nous prenant en embuscade durant un instant de répit et Asame est tombée, encaissant un coup fatal à ma place. La lumière de ma vie s’est éteinte comme ça, remplacée par une flamme de colère et de désespoir destinée à la raviver.


Il se sentait mal de retourner lui même le couteau dans la plaie si longtemps après, ayant presque l’impression de se faire violence, mais il savait que la petite Kiriha ne voulait pas de mal et ne souhaitait qu’en savoir un peu plus sur une personne qu’elle avait sous les yeux et à laquelle lui-même tenait de toute évidence comme à la prunelle de ses yeux. Et pourtant, la douleur de l’histoire était toujours aussi présente, et il ne pouvait qu’espérer que le dénommé Kami était en possession d’un moyen de renverser les cycles karmiques.

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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Mer 15 Nov - 13:03

Alors que Kiriha essayait tant bien que mal de réconforter l’homme aux cheveux de nacre, celui-ci commençait à élever la voix doucement mais, pour cette fois-ci faire parvenir un son mélodieux à ses oreilles mais dont le ton de l’homme aux cheveux de nacre faisait comprendre qu’il était chargé d’une grande mélancolie. Elle écouta attentivement ces quelques paroles jusqu’à ce qu’il finisse et qu’il daigna répondre à sa question, l’enlaçant de son bras comme pour stopper ses pleurs.

Trop jeune pour comprendre vraiment ce qu’il disait mais aussi trop prise par l’émotion qui l’envahissait à l’instant, Kiriha ne put saisir correctement tout le discours de Despair. Si elle en croyait ses dires, l’homme oeuvrait pour sa femme même dans sa mort, essayant de retourner le cours du destin en la ranimant. Kiriha ne pouvait que constater son désarroi, impuissante, sans qu’elle ne puisse rien y faire. Ranimer les morts ? Elle était d’avis de laisser les morts se reposer mais Despair avait l’air d’aimer sa femme si fort que sans elle à ses côtés, sa vie n’avait plus aucun sens et, d’une certaine manière, la ramener permettrait de raviver la flamme que rien n’a su rallumer depuis maintenant des décennies.

« Je crois comprendre ce que vous voulez dire même si je ne l’ai pas vraiment vécu. Je suis encore jeune donc je ne saisis pas vraiment encore très bien le concept d’amour, du moins encore deux personnes, j’entends. Tout ce que j’ai reçu depuis ma naissance, ce sont des brimades, insultes et parfois même des persécutions… »

Elle détacha ensuite le obi de son kimono et découvrit un de ses deux bras. Celui-ci était couvert de cicatrices, tantôt superficielles, d’autres plus profondes. Kiriha ne lui montra que ce qu’elle avait envie de lui faire voir, ces marques n’étant que la partie émergée de l’iceberg. En réalité, tout son corps en était pourvu hormis son visage et sa poitrine qu’elle avait eu le soin de couvrir avec ses bras pour éviter de se prendre un coup dans les endroits vitaux.

« Cependant, continua-t-elle,  dans les rares moments de lucidité où mon père retrouvait plus ou moins la raison, j’ai pu constater quelque chose qui m’avait un peu surprise à l’époque. Je devais être âgée de quatre ou cinq ans tout au plus. Alors que j’essayais d’échapper un groupe de gamins qui m’avait volé mon cache-œil, je m’étais réfugiée dans l’arrière-salle du dojo que tient mon père et où il était habituellement le seul à avoir droit d’y pénétrer. Je m’étais cachée dans un coin de la pièce, derrière un paravent et c’est là que je l’ai vu. Une autre facette de lui-même que je n’avais jamais pu voir auparavant. D’habitude si sévère et ne déliant la langue que pour élever la voix sur les membres dissidents ou ses élèves qui n’appliquaient pas ses conseils correctement, mon père était agenouillé là, la tête dans les mains, pleurant sa bien-aimée. Vous avez raison, mon père a sacrifié son caractère car il n’avait plus de raison d’être, la pierre angulaire qui maintenait sa vie lui avait été arrachée brutalement et j’en ai payé le prix. Je compris à ce moment-là qu’il était peut-être bien plus triste que moi, ayant perdu la seule chose qui comptait vraiment pour lui. La petite Kiriha dut fuir le clan quelques années plus tard mais je sais que quelque part, il subsiste encore une petite lueur d’espoir mais que celle-ci est occultée par un voile ténébreux extrêmement épais. Arriverais-je un jour à le percer ? Rien n’est moins sûr mais je compte bien essayer… »

Kiriha se tut ensuite lorsque Despair commença à narrer l’histoire de sa défunte femme. Comme elle se doutait, les circonstances dans lesquelles ils s’étaient rencontrés n’étaient pas des plus normales. Resistance…ce fameux groupe dont il avait évoqué le nom un peu plutôt. En énumérant les capacités de chacun, y compris celle de sa femme, Kiriha ne fut guère étonnée qu’un tel groupe ait pu faire autant de dégâts durant la Seconde Grande Guerre Ninja. Elle en sut d’ailleurs un peu plus sur son don et la manière dont il restait en vie. Un transfert de conscience de corps en corps…c’est ainsi qu’il se maintenait en vie et cela signifiait également que si ils étaient amenés à se revoir, Kiriha pourrait ne pas le reconnaître. Elle devait donc se baser sur d’autres critères que l’apparence physique, ce qui rendait encore plus intéressant le fait de poser des questions.

« Ainsi vous étiez issus de deux nations différentes au départ. Comme quoi, malgré la guerre et les différends entre les villages ninjas, vous êtes tout de même parvenus à vous entendre. Je suis désolée pour votre femme. Sa mort était…si tragique mais si elle vous a évité une mort certaine en prenant le coup à votre place, cela prouve qu’elle vous aimait aussi. Je ne sais pas si il existe vraiment un moyen de ranimer les morts mais vous semblez y attacher un grand intérêt. Puisse Kami-sama vous aider dans votre quête. Je suis désolée d’avoir ravivé cette douleur.»

Elevant la voix à son tour, se rappelant l’un des airs que les femmes de son clan chantaient pendant les fêtes où Kiriha n’était pas conviée et où elle observait depuis sa chambre ou le toit du dojo les nombreuses mines joyeuses pendant qu’elle pleurait sur son sort. Ironiquement, ces paroles s’étaient enregistrées à son insu dans sa mémoire comme si elles auraient été utiles plus tard, comme c’était le cas aujourd’hui. Sa douce voix d’enfant ne permettrait peut-être pas de chanter correctement mais au moins, cette mélodie arriverait peut-être à apaiser un peu le cœur meurtri du déserteur. La petite fille sécha donc ses larmes et se laissa porter par les paroles lourdes de sens :



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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Jeu 16 Nov - 0:31

Bien sûr qu’elle ne pouvait pas comprendre, à son âge. Il aurait ri si elle avait prétendue comprendre, les personnes ayant vécues un amour aussi puissant étaient déjà bien trop rares peu importe leur âge, la probabilité qu’un enfant puisse avoir connu ça, d’autant plus avec son passé, était infinitésimal. Non, définitivement un grand amour était hors de portée de la compréhension de l’enfant, mais la tristesse, la solitude et la déception qu’induisait un rejet et des brimades constantes pour une difformité physique due à la malchance et au hasard de la nature, n’importe qui pouvait le comprendre. Il l’avait vécu parce que pas assez doué pour devenir un héros, elle l’avait vécu pour une simple maladie génétique. Non, définitivement, un jour ces comportements devraient cesser, et le moyen le plus sûr pour cela était la fin de l’ère des villages. Une ère de paix simple et brute, sans violence et où un défaut pouvait être accepté par tous. N’était-ce pas ce que tout les shinobis cherchaient à accomplir au début?

Il se rappelait d’un discours du Shodai Hokage, où celui-ci parlait de la fondation de Konoha et de ses rêves pour l’endroit. Le Senju ne demandait pas mieux que de créer un endroit de sécurité et de paix, et qu’avait été les premières actions de Konoha? S’engager dans une guerre, y envoyer ses jeunes, puis une autre guerre, puis encore une autre, où ils avaient envoyés des enfants. Non, les shinobis ne valaient guère le coup et il était plus sûr de tout effacer, faire table rase pour rebâtir sur des bases saines, sans doute effaçant le ninpô des mémoires de tous.

Il y avait trop de blessures dans cette pièce, qu’elles soient physiques ou émotionnelles, et les paroles de Kiriha ne faisait que le confirmer, son père avait lui même brûlé la face qu’il montrait à sa femme autrefois, refusant que quiconque d’autre y ai droit si elle même ne pouvait plus l’apprécier, mais au final il était à l’instar du déserteur, un homme effondré qui ne tenait plus que sur quelques planches d’un pont croulant au dessus du vide de la mort. Il vivait sans doute pour son devoir tandis que le Yamanaka vivait pour le passé. Et si lui-même ne pourrait remplacer la pierre angulaire de son âme que par celle qui existait auparavant, il restait peut être un espoir pour le père de l’enfant, ou du moins celui-ci le croyait.

Moi je le sais. Je l’ai vu à l’oeuvre, crée par le Nidaime Hokage lors de la seconde grande guerre puis banni car trop dangereux pour le reste du monde. Et pourtant il est là, quelque part dans le monde, caché jusqu’à ce qu’une nouvelle personne le retrouve et souffle la poussière qui le tapisse pour à son tour relever les morts. Non Kiriha, même si c’est quelque chose de désastreux pour le reste du monde, je sais d’hors et déjà que je le ferais tout de même. C’est l’égoïsme des désespérés, qui nous pousse à tout faire pour arranger notre situation, quitte à tout sacrifier.

Mais j’imagine que tu as quand même raison sur un point, tout ce que les gens comme ton père et moi veulent est dit dans cette chanson. Nous ne demandons qu’à voir les yeux de notre compagne une dernière fois… J’espère que tu réussiras à replacer le morceau d’âme qui lui a été arraché Kiriha, que ce soit pour toi, pour lui ou pour ton clan. Si tu veux mon avis, lui prouver que tu es digne de lui succéder pourrait marcher, mais présente également un risque extrêmement lourd, celui qui s’en aille directement de lui-même, sans changer quoi que ce soit. A toi de voir, mais je pense qu’on ne s’en tire jamais sans payer quelque chose. Tout a un prix, parfois tu dois le payer sans en tirer d’avantage, et parfois tu obtiens les avantages sans payer le prix. Mais au final, il faut toujours mettre les deux dans la balance avant d’apprendre le résultat final.

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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Ven 17 Nov - 10:07

Lorsque Kiriha finit sa mélodie et qu’elle retomba dans le silence, Despair le brisa quelques instants plus tard. Selon lui, ce pouvoir permettant de réanimer les morts existait bel et bien, enfoui quelque part dans le Yuukan. Son créateur, le Nidaime Hokage avait passé l’arme à gauche il y a de cela des décennies mais, il avait laissé derrière lui une technique qui était sans doute la plus étonnante qu’elle n’ait jamais entendu. La petite fille n’était pas vraiment bien placée pour juger le déserteur mais elle avait quand même peur que ce pouvoir serve des intérêts autre que ceux de ressusciter sa femme. Le mieux était encore de lui demander mais ses questions incessantes pourraient exaspérer Despair et la petite fille fut prise dans un dilemme qui la faisait se mordiller la lèèvre du bas inconsciemment. Après quelques minutes de réflexion, elle décida tout de même de lui révéler le fond de sa pensée en essayant d’être le moins direct possible.

« Je ne doute pas qu’un tel pouvoir existe finalement, après tout, bon nombre de shinobis se révèlent être des prodiges au point d’élaborer des techniques qui dépassent l’entendement. Je comprends que vous vouliez renverser le destin et faire revenir votre femme à vos côtés, c’est tout à votre honneur mais n’avez-vous pas peur de tomber dans les travers de cet immense pouvoir ? Une fois obtenu, ne seriez-vous pas tenté par aller au-delà de ce que vous aviez prévu à la base ? Vous pourriez alors faire revenir les sommités de ce monde et, pourquoi pas…les contrôler. Enfin, je suis loin d’être bien placée pour vous juger alors quoi que vous fassiez, j’espère qu’au moins vous parviendrez à raviver la flamme de votre cœur »

Kiriha le regarda un instant, le fixant intensément, comme si elle attendait une réponse puis elle détourna son regard pour remarquer que son bras était toujours découvert. La petite borgne s’empressa ensuite de remettre son kimono correctement avant de continuer :

« Pour mon père, vous avez raison, peut-être que j’y arriverai ou peut-être pas mais quoi qu’il arrive, j’ai encore beaucoup de chemin à parcourir avant de le revoir. La petite Kiriha a ses propres problèmes à régler avant de se pencher sur ceux des autres donc je pense que je ne le reverrai pas avant plusieurs années, en espérant que celui-ci ne sombre pas totalement dans la folie ou qu’il se donne la mort. Cependant, le connaissant, je ne pense pas qu’il considère la mort comme une option donc il y a de bonnes chances pour qu’il soit là pour encore de longues années. D’ailleurs, je ne cherche pas vraiment à lui succéder, je préfère largement voyager à travers le monde plutôt que de devenir la matriarche de mon clan. Bon nombre de personnes désirent la place de mon père et je ne pense pas que quelqu’un comme moi qui ne se bat que lorsque cela est nécessaire puisse vraiment tirer le clan vers le haut. Au contraire, je suis persuadé que beaucoup de membres seront étonnés de mon retour et se demanderont sûrement comment j’ai pu survivre car, oui, je suis la seule potentielle héritière, ma mère n’ayant malheureusement pas pu donner d’autres enfants. C’est peut-être utopique mais je n’aspire qu’à la paix et à la réconciliation mais c’est peut-être juste un rêve d’enfant après tout… »

Elle alla ensuite s’asseoir en se mettant cette fois-ci face à l’homme aux cheveux de nacre, le regard fixé sur sa défunte femme.

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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Sam 18 Nov - 12:53


« Je ne doute pas qu’un tel pouvoir existe finalement, après tout, bon nombre de shinobis se révèlent être des prodiges au point d’élaborer des techniques qui dépassent l’entendement. Je comprends que vous vouliez renverser le destin et faire revenir votre femme à vos côtés, c’est tout à votre honneur mais n’avez-vous pas peur de tomber dans les travers de cet immense pouvoir ? Une fois obtenu, ne seriez-vous pas tenté par aller au-delà de ce que vous aviez prévu à la base ? Vous pourriez alors faire revenir les sommités de ce monde et, pourquoi pas…les contrôler. Enfin, je suis loin d’être bien placée pour vous juger alors quoi que vous fassiez, j’espère qu’au moins vous parviendrez à raviver la flamme de votre cœur. »

Elle marquait un point, ce genre de techniques n’étaient créé que par les prodiges et les fous, le plus souvent lorsque les deux s’alliaient, et elles pouvaient servir à tout et n’importe quoi mais n’était-ce pas le cas de toute chose? Un kunai pouvait servir à couper les liens qui retenaient ses camarades ou à poignarder son meilleur ami pour des broutilles, tout n’était qu’ustensile, depuis les lois élémentaires qui faisaient tourner le monde jusqu’au fruit le plus infime. La seule différence était la puissance de l’ustensile, car si un ninjutsu de maîtrise des pommes n’impressionnerait vraisemblablement pas grand monde, le pouvoir de modifier les lois spatio-temporelles universelles ou la mort était une puissance terrifiante qu’il fallait reconnaître.

Oui. Non. Peut être. Je ne sais pas. Peut être tomberais-je dans la folie et l’égoïsme du pouvoir de contrôler les morts, peut être pas. Plus important même, cela m’est égal. Je ne prétends pas être une bonne personne, et si l’on m’affirmait avec des preuves qu’exterminer ton clan ou un village me permettait de faire revenir Asame, je n’hésiterais pas un instant avant de remuer ciel et terre jusqu’à ce qu’il n’existe plus une trace écrite des victimes ou que je meure en essayant. Le jugement d’une enfant ou de quiconque m’importe peu si tu veux savoir, mais ton espoir me touche.

Ryouma avait raison pourtant, la petite Kiriha était bien plus vive que son âge ne le laissait supposer, elle venait de le prouver à plusieurs reprises, ne serait-ce qu’en mentionnant l’attrait du pouvoir inhérent à la race humaine et leur peur viscérale de la mort. N’en était il pas un excellent exemple? Même avec une bonne raison, il était la preuve que tous sont terrifiés par la Faucheuse et que lorsqu’ils le peuvent, ils font tout pour y échapper, il avait juste été un peu plus chanceux que les autres à ce niveau là. Elle ne se faisait de plus pas d’illusion sur le futur de son géniteur et de ses priorités, peut être par manque de confiance ou peut être par peur de celui-ci, et avait elle même annoncée son manque d’intention de devenir matriarche, mais le temps et le pouvoir changeait les gens. Ce qu’elle refusait fermement aujourd’hui, elle le désirerait peut être demain.

Constatant que l’enfant s’était rassit en face de lui, il sourit tristement avant de murmurer quelques mots, incompréhensibles pour quiconque autre que lui même, comme une berceuse ou une prière au creux de l’oreille de sa femme avant que le corps de celle-ci ne disparaisse, aspiré de nouveau par le fuinjutsu ornant son journal à la couverture de cuir et d’argent. Le vieil homme mettait longtemps à revenir et une idée lui vint, peu commune.

Un rêve d’enfant… Est ce que ce n’est pas cela qui nous anime tous? Je pense que tous rêvent de quelque chose, et si j’ai le même idéal que toi, les méthodes que j’ai choisies sont pourtant bien plus brutales et cruelles que celles que tu userais mais tu as raison, la violence ne devrait jamais être gratuite, et c’est sans doute à cause de cela que le continent est dans cet état. Guerre après guerre après guerre après guerre, encore et toujours. De la violence gratuite et sans utilité, et c’est malheureusement pour cela qu’il faut savoir se battre.

Je suppose que tu ne sais pas manier les armes mais le combat à mains nues devrait aller non? Je n’en possède que les bases, et encore, mais que dirais tu d’une séance de pratique? Vous devez bien avoir un dojo ou quelque chose d’approchant ici n’est ce pas?


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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Sam 18 Nov - 19:15

“ Oui. Non. Peut être. Je ne sais pas. Peut être tomberais-je dans la folie et l’égoïsme du pouvoir de contrôler les morts, peut être pas. Plus important même, cela m’est égal. Je ne prétends pas être une bonne personne, et si l’on m’affirmait avec des preuves qu’exterminer ton clan ou un village me permettait de faire revenir Asame, je n’hésiterais pas un instant avant de remuer ciel et terre jusqu’à ce qu’il n’existe plus une trace écrite des victimes ou que je meure en essayant. Le jugement d’une enfant ou de quiconque m’importe peu si tu veux savoir, mais ton espoir me touche.”

Ainsi, cet homme était prêt à tout pour ramener sa femme même si cela voulait dire de se rabaisser à utiliser des méthodes peu orthodoxes pour arriver à ses fins. L’on disait que la fin justifiait les moyens mais, pour la petite fille cela accordait une certaine importance au cheminement que l’on faisait pour atteindre son but. Peu importe son âge ou sa maturité d’esprit, la petite Kiriha ne se résoudrait jamais à l’idée de priver quelqu’un de quelque chose qui lui est cher pour satisfaire ses propres désirs. Une philosophie suicidaire en ce monde, dira-t-on, mais cela faisait bien longtemps que la borgne ne se souciait plus des jugements des autres. Malgré tout, elle comprenait un tant soit peu ce que voulait dire Despair et respectait son désir de vouloir réanimer sa femme.

« Je ne vous jugeais pas, j’essayais juste de comprendre votre point de vue même si il est différent du mien. Je vous l’ai dit tout à l’heure, je suis assez ouverte d’esprit pour accepter que quelqu’un pense différemment de moi. Avec mes antécédents, ça fait bien longtemps que je ne me soucis plus du regard des autres… »

L’homme aux cheveux de nacre ne semblait pas avoir fait attention à sa réplique ou plutôt, il ne lui répondit pas tout de suite, murmurant quelques paroles inaudibles dans le creux de l’oreille de sa femme. Il se passa ensuite exactement l’inverse du phénomène dont elle avait été témoin quelques minutes plus tôt et bientôt, Asame fut emprisonnée de nouveau dans le livre qui lui servait sans doute de réceptacle et qui empêchait que le temps n’agisse sur elle à jamais. La petite fille murmura à son tour une parole, presque spontanément, comme si celle-ci était convaincue de la chose :

« Au revoir Asame, à bientôt… »

Elle passa ensuite un long moment à fixer le bouquin avant que Despair ne la sorte de ses songes en lui proposant quelque chose d’assez inattendu. Le déserteur voulait tout simplement se mesurer à elle dans un combat à mains nues, domaine dans lequel la petite fille avait un certain talent. Cependant, Despair avait vu juste concernait sa maîtrise des armes, étant encore assez loin de pouvoir tenir le sabre correctement, Kiriha préférait largement éviter de l’utiliser pour l’instant.

« En temps normal, j’aurais refusé. Voyez-vous, je n’aime pas me battre sauf quand c’est vraiment nécessaire ou que je suis acculée mais ce que vous proposez semble être du même acabit que ce que je fais avec mon arrière-grand-père alors j’accepte votre proposition. D’ailleurs, vous avez vu juste concernant le Kenjutsu. Ma technique n’est pas encore au point alors je risquerai plus de me blesser plus qu’autre chose donc je préfère effectivement éviter de me battre avec mon sabre. »

Elle se leva ensuite et demanda de lui suivre vers l’arrière-cour. Rien de bien impressionnant si ce n’est que le sol avait été ramené à niveau dans le but d’offrir une surface plane en bois pour permettre de s’entrainer correctement. Ici, elle pourrait y aller librement sans se soucier de l’environnement autour. La petite fille alla se placer d’un côté de la pièce puis, salua son adversaire avant de se mettre en position. Il était temps pour elle de mettre en pratique ce qu’elle avait appris durant les deux dernières années passées au côté de son arrière-grand-père et, surtout, voir si son entraînement avait porté ses fruits.

« Très bien, Mays-san, montrez-moi ce que vous savez faire et je ferais de même en retour… »

Kiriha se tenait prête à agir, guettant le moindre mouvement de son adversaire. Même si Il semblait assez svelte, la petite borgne avait appris qu’il ne fallait pas sous-estimer son adversaire et il ne fallait que d’un faux pas pour voir la victoire lui filer entre les doigts.

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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Hier à 13:25

A bientôt? Peut être oui, il ne pouvait que l’espérer, prier même pour que cela arrive le plus tôt possible, même s’il savait au fond de lui que les chances que cela arrive était extrêmement fines. En réalité, il tablait plutôt sur de longues périodes de dix, quinze ou vingt ans au minimum. Un long silence s’était ensuite fait, où lui même ignorait vers quoi mener la conversation et où Kiriha paraissait ne pas en mener large non plus, fixée qu’elle était sur le journal à couverture de cuir qu’il possédait et où résidait le corps de Grief. Il avait pourtant fini par trouver une porte de sortie vers où menait la discussion et elle avait, étonnamment… acceptée?

Il se doutait bien que sa maîtrise du kenjutsu était encore trop faible pour pouvoir prétendre à un défi de ce genre. Elle était trop petite et vraisemblablement pas encore assez musclée pour pouvoir manier une arme sans rapidement se fatiguer et pour être honnête, cela l’arrangeait. S’il pouvait encore faire aller au combat à mains nues en jouant sur son expérience et l’avantage massif de taille qu’il avait sur elle, sans même parler des multiples stratégies vicieuses qu’il pouvait employer sans coup férir, il aurait été totalement incapable de faire quoi que ce soit avec une arme dans les mains, n’ayant jamais été formé à autre chose que le lancement de shurikens et de kunais.

Se levant, il la suivit jusqu’à une petite cour à l’arrière de la masure, presque étonné de voir que tant de travail avait été fait pour offrir une surface plane au milieu des montagnes. Oh, pour sûr ce n’était pas sur une grande aire, mais le simple fait de voir une surface entièrement plate et pire, couverte de planches de bois de manière à créer un faux dojo, l’agaçait en même temps que l’impressionnait. Ce genre d’endroits rendait obsolète une partie des techniques fourbes de jeu de terrain par le genjutsu ou par le déplacement. Même s’il ne comptait pas exactement mettre la petite Kiriha dans une position où elle se tordrait la cheville, cela gênait une partie de sa tactique habituelle. De plus, utiliser d’un genjutsu dans un combat contre une enfant qui lui faisait au moins partiellement confiance pour ne pas tricher aurait été vicieux, plus encore parce que le combat ne valait rien. Il n’y avait aucun enjeux et aucun risque, il pouvait donc se permettre un combat, sans doute le premier depuis longtemps, à la loyale.

«Très bien, Mays-san, montrez-moi ce que vous savez faire et je ferais de même en retour… »

Ce que je sais faire? Cela se résume à pas grand chose mais ce n’est pas important. Ce que je veux te montrer, c’est ce que les gens sont capables de faire à l’exterieur, pas en terme de puissance, mais en terme de fourberie, les coups sournois qui seront sans doute omniprésents plus tard, car il y en a beaucoup qui, comme moi, compensent leur faiblesse par des ruses et des attaques en traître.

Et alors qu’il disait cela, il marchait tranquillement vers l’enfant, comme ouvrant une leçon en agitant la main pour énumérer les différents types de combattants, depuis le sournois attendant dans les ombres jusqu’au salopard vicieux prêt à mordre et à planter après les trêves, jusqu’à arriver à moins de trois pas d’elle. Il décida alors de porter le premier coup, prenant soudainement une impulsion vers l’avant avant de jeter ses doigts en avant, visant droit vers l’oeil valide, décidant de s’arrêter à quelques centimètres si l’enfant ne réagissait pas. Quant à ce qui se passerait si elle réagissait, cela restait à voir, mais il changerait sûrement son coup de manière à toucher les jambes, du côté aveugle de l’enfant bien sûr.

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MessageSujet: Re: Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]   Hier à 23:35

Kiriha observait son adversaire, vidant de son esprit toute pensée parasite qui pourrait le parasiter mais, là où elle s’attendait à un début de mouvement agressif de son adversaire, celui-ci paraissait relativement calme et elle relâcha un instant sa garde en écoutant son discours tout en laissant ses sens en alerte. Selon lui, Despair comptait lui apprendre qu’un combat ne se gagnait pas forcément grâce aux prouesses de chacun mais que d’autres paramètres tels que la fourberie pouvaient entrer en compte. La petite fille le savait déjà, certains étaient prêts à tout pour arriver à leurs fins et la conversation qu’elle avait eue avec l’homme aux cheveux de nacre était suffisante pour lui permettre de comprendre qu’il faisait certainement partie de ce genre d’individus.

Tandis qu’il parlait, Kiriha suivait attentivement ses mouvements, ses propres bras légèrement relevés et prêts à réagir à une éventuelle menace de son adversaire. Son pacifisme l’avait poussée à développer un style de Taijutsu assez défensive, préférant la riposte plutôt que l’attaque. De plus, elle essayait, si le combat le permettait, de seulement incapaciter l’ennemi en évitant, si possible, les points vitaux. Était-ce là une bonne façon de faire ? Certainement qu’il existait d’autres moyens bien plus efficaces de se défendre mais puisqu’elle n’utilisait ses capacités qu’en ultime recours ou lors d’entrainements, la petite borgne ne s’était jamais penchée sur la question. Fixant toujours son adversaire, elle le voyait approcher doucement, calmement, sans qu’elle ne puisse déceler aucune animosité, puis lorsque celui-ci fut à quelques pas d’elle, il décida soudainement à passer à l’attaque.

Prenant une vive impulsion vers l’avant, Despair projeta ses doigts vers l’avant en direction du visage de la petite fille, essayant peut-être un étranglement des yeux. Le coup était simple, basique mais effroyablement fourbe mais aussi assez bien orchestré mais c’était une erreur de penser que Kiriha se ferait impressionner par ce genre de geste. Malgré sa difficulté à estimer les distances, c’était une autre histoire lors d’un combat rapproché. Attendant que le coup n’arrive à portée correcte, elle frappa simplement et juste assez fort sur l’avant-bras de Despair pour le faire dévier légèrement vers la gauche et écarter ses doigts de son visage puis, elle fit quelques pas en arrière pour mettre un peu de distances entre les deux. Elle commençait légèrement à douter sur les compétences de Despair dans l’art du Taijutsu ou peut-être usait-il juste de fourberies pour laisser ses meilleurs coups à la fin ? En tout cas, Kiriha ne pouvait se risquer de se laisser aller complètement au combat sans qu’elle ne soit sûre des prouesses de son adversaire. Elle profita d’un petit répit pour lui lancer quelques paroles :

« Je ne doute pas du nombre de gens utilisant ce genre de fourberies mais je ne réponds pas à ce genre de sournoiseries par la pareille. Je combats loyalement peu importe la tactique employée par mon adversaire, telle est ma philosophie de combat… »

Elle se remit en position, attendant la prochaine offensive de son adversaire. Kiriha ne combattait jamais pour la victoire mais elle voyait plutôt cela comme une activité physique régulière, un moyen de se défendre. La petite Kiriha n’avait jamais aspiré à devenir une kunoichi, surtout au service d’une terre dont elle ne se sentait pas rattachée. Cependant, elle avait très vite compris qu’elle ne pourrait pas parcourir le Yuukan en simple voyageuse et devait nécessairement suivre un entrainement permettant de faire face aux dangers qu’il recelait. Malgré tout cela, Kiriha ne refusait pas de combat « amical » si cela lui permettait d’apprendre de nouvelles choses. Après tout, se disait-elle, plus elle accumulera de connaissances et plus elle sera apte à se défendre de plusieurs situations…

Résumé:
 

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Pour un simple souvenir [PV Kiriha] [FB-An 108]
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