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 Entre vents et flammes murmure l'enfer. [PV. Murasaki Namikaze]

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MessageSujet: Entre vents et flammes murmure l'enfer. [PV. Murasaki Namikaze]   Dim 7 Jan - 17:36




Entre vents et flammes

murmure l'enfer







C’est par l’obscurité de la nuit que se produit l’embrasement, en lequel nait vaguement la lueur. Au bout de mes lèvres, le cylindre brûlant termine sa vie maladroitement alors que les cendres s’envolent au vent glacial du désert nocturne. M’étirant doucement, je rabattais mon haori avant de quitter le toit du bâtiment qui était devenu mon lieu de travail. En ces temps de doutes, ma conscience me hurle que l’unité est primordiale. Pour autant, je n’ai jamais vraiment apprécié le village d’Iwa, qui s’en remet à mes yeux bien trop à la technologie pour être efficace, et en crée des ninjas bien trop peu puissants et conscients de la réalité de la vie. Non, mon épopée ne commencera pas par là.

Konoha semble un choix plus approprié. J’en sais assez peu sur sa Kage. Qu’elle est issue du clan Uchiha et Namikaze, mais voilà tout. Avec un peu de chance, elle a pu s’éveiller à ce célèbre dojutsu, ce qui nous ferait un terrain de partage certain. Retournant à mon bureau, je m’asseyais en tailleur sur mon siège, pour attraper un parchemin et commencer à y rédiger, d’une écriture appliquée et rudement travaillée pour ne laisser filtrer aucun défaut majeur. Certaines de mes boucles étaient un peu maladroites, mais voilà-tout.

« Madame Namikaze,

Je me présente à vous aujourd’hui au travers de ces quelques lignes, Kaede, Malah Junko, Juichidaime Kazekage. Consciente de successions maladroites et précipitées aboutissant à des personnalités politiques rudement divergentes en des temps restreints, je pars en quête d’une rencontre de chaque Kage de façon à partager nos points de vue, mettre un visage, une voix et une personnalité sur les différentes faces éminentes internationales et pour lutter contre le mystère, pour moi vecteur de peur et de violence.

C’est donc dans une approche particulièrement pacifique que j’en viens à vous demander rencontre, en vos terres, en les miennes, en une autre, peu m’importe. Votre lieu sera le mien, si vous accédez à ma requête. Consciente qu’en ces temps de trouble, ma demande puisse paraître incongrue, je vous prie de croire en ma bonne foi, en laquelle je vous laisse choix du temps et du lieu et m’engage à m’y plier.

En l’attente d’une réponse de votre part, je l’espère positive, je demeure à votre entière disposition et vous présente tous mes respects.

Kaede, Malah Junko,
Juichidaime Kazekage »


Attendant patiemment que l’encre sèche, je signais à l’aide d’un sceau, tout à fait banal, employé pour prouver de mon empreinte de chakra, de façon à lui assurer que la personne qui lui écrit et celle qu’elle rencontrera peut-être est bien la même. Refermant le rouleau, je soupirais en m’étirant avant d’aller le transmettre à un volatil, l’un des plus rapides du village, l’accrochant à son cou en prenant soin de ne pas l’étrangler, avant de le faire décoller après une vague caresse et un baiser sur le crâne. Ceci fait, nichant une cigarette à mes lèvres, je déambulais dans les couloirs du bâtiment en regardant l’heure. Déjà trois heures du matin… Il faut que j’aille me coucher, je ne serai jamais levée pour emmener Nary à l’école sans cela. Dans tous les cas, j’aurai au mieux réponse dans trois jours, je pense…




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MessageSujet: Re: Entre vents et flammes murmure l'enfer. [PV. Murasaki Namikaze]   Jeu 11 Jan - 19:20


Entre vents et flammes murmure l'enfer.


Automne 120, deux jours plus tard.


Alors que la pluie tapait contre le carreau et tendait à assoupir la Namikaze, ce fut en tapant la tête contre le bureau qu’elle se réveilla encore et toujours entre ces piles interminables de documents. Moins d’habitants ne signifiaient hélas pas moins de travail… Un bâillement la saisit et un shinobi frappa à la porte avant d’entrer sur son autorisation verbale. Konoha commençait seulement à voir le jour baisser et l’homme lui portait un message reçu à l’instant...un message de Suna qui eut pour effet de faire froncer les sourcils à la dirigeante.

Pupilles étrécies, la Jûdaime congédia le subalterne et se lança dans la découverte de la missive dont la calligraphie l’étonna. Une écriture fine, travaillée, loin des prémices d’un gamin ou des courbes indéchiffrables d’un vieillard. Le temps des deux énergumènes qu’elle avait reçu dans son bureau était donc fini. Soulagement, méfiance, la lettre suscitait nombre de questions après l’entrevue de cet été qui lui avait laissé un amer souvenir.

Se faisant violence, oubliant comme depuis quelques semaines déjà sa colère à l’encontre de l’Hachidaime, Murasaki prit le temps d’adresser quelques lignes à celle se présentant comme la nouvelle tête pensante au village du sable.

“Madame Junko,

par la présente, permettez-moi d’abord de vous présenter mes respects.

Mes rencontres avec les précédents Kazekage ne nous accordent pas le luxe de la confiance, mais, puisque vous défendez le pacifisme et luttez contre le mystère, je tiens à accepter votre requête.

Si le lieu et l’heure me reviennent, je consens à vous rencontrer dans les plus brefs délais au sein du ryokan Mahika d’Udon no Kuni, à la fin de l’automne. Sûrement qu’un repas partagé sera plus concluant pour vos intérêts et pour les miens qu’une visite sauvage.

Je dois reconnaître que votre initiative est agréable en comparaison des agissements des derniers dirigeants du monde shinobi au cours de ces dernières années.

Dans l’attente de votre réponse, je demeure à votre disposition et vous prie de croire en l’expression de mes salutations distinguées.


Murasaki Namikaze,
Jûdaime Hokage”


Se relisant, la Namikaze soupira. Elle se trouvait agressive, désespérément sur la défensive, mais les différents plis raturés jonchant maintenant son plan de travail témoignaient de son désir d’adoucir sa plume. Un rire nerveux agita sa poitrine et elle scella la lettre pour la nouvelle Kazekage.



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MessageSujet: Re: Entre vents et flammes murmure l'enfer. [PV. Murasaki Namikaze]   Ven 12 Jan - 13:01

Entre vents et flammes

murmure l'enfer







L’heure approche. Une cigarette éteinte, nichée au bord des lèvres, je finis quelques préparatifs de dernière minute, en ce temps de réunion de famille bref. Maman est là. Elle s’est engagée à garder les chats durant notre absence. Nos yeux trahissent en nos échanges une complicité certaine, alors que je finis mon sac. L’histoire est assez lamentable. En mère peu autoritaire que je suis, quand ma fille a appris que je voyageais au pays des nouilles et que je passerai donc prêt des côtes, elle a insisté pour que je l’emmène à la plage sur le retour…

Les cheveux attachés à la hâte, je vagabondais à droite à gauche sous les yeux ébahis de deux de mes félins. Maman s’occupe d’habiller Nary, et à l’heure où mon réveil se manifeste, nous nous croisons aux portes du couloir menant à l’entrée du vaste appartement que m’offre ma fonction. Dans un sursaut vague, un sourire gêné s’offrit à nous alors que je détaillais les tresses méthodiquement effectuées par Maman. Cela me ramenait en enfance. En un sourire tendre, je passais ma main sur la joue de l’enfant, qui elle m’offrait un sourire fier tandis que Maman paraissait elle aussi nostalgique. Peut-être plus que moi encore.

Après une accolade brève envers Maman, une caresse sur la tête de chacun de nos petits félins, nous partions fièrement en quête du désert alors que mon haori se promenait au vent, mon chapeau entre les doigts, eux munis d’un vernis discret, assez peu provoquant, harmonisé avec un maquillage travaillé. Les minutes s’écoulaient, et la route jalonnait les oasis pour que nous puissions nous reposer. Le périple avait été prévu. Mon absence du village du sable prévu de 12h aujourd’hui, à 20h, le lendemain soir. L’auberge annoncée par le Hokage a déjà fait acte de réservation. Dans le doute de ce mouvement officiel, j’avais fait gré de bonne foi en réservant plusieurs chambres pour la nuit.

Qu’est-ce que l’argent en ce monde, hormis un moyen de transmettre plus rapidement et plus efficacement des informations, après tout ? Un moyen de s’offrir un confort certain, dont le partage apporte parfois le bonheur. Toujours est-il que mes commodités sont mes commodités. Entre deux baignades surveillées par mes soins en les oasis pour nous rafraîchir et éviter les coups de soleil et autre attraits de la sécheresse, nous avancions bien. A grands pas même. Plus vite que mes prévisions, malgré la présence de mon petit bout de chou. A vrai dire, elle n’est pas bien lourde. Pas bien grande. La porter est simple. Eviter les sables mouvants l’est encore plus en ayant grandis en ce pays et en ayant étudié la nature du sable, son comportement, sa texture…

Nous étions en avance. Dix-sept heures sonnait notre entrée en le pays des nouilles et la fin de cette épopée du désert. Nous séparant des vêtements adaptés pour se décontracter légèrement, je prenais soin de me recoiffer au gré des affres du vent subit. Rapide, me montrer élégante, professionnelle et en même temps décontracté me semblait important. L’habit fait-il le moine ? Il est possible de dire que oui, il est possible de dire que non. Toujours est-il que cette rencontre ce vaut à être probablement importante. C’est en cela que j’étais réticente d’emmener Nary avec moi.

Dix-huit heures, nous pénétrions en le lieu cible. Installées, avancées, je buvais un thé en regardant mon enfant manger. Evidemment, elle ne prendrait pas part au repas. Cela ne la concerne en rien. Trop jeune. Et c’est aussi en cette raison que j’ai pris soin de louer une bonne partie des chambres disponibles de l’auberge, pas si grande, de façon à éviter les foules et pouvoir garder un œil sur elle en permanence.

Ceci fait, nous sortions prendre l’air, fermant les yeux en retrouvant la douceur du vent et de l’air pur, alors que j’allumais une cigarette lentement ma pouponne d’une dizaine d’années grimper aux arbres, un léger sourire entre les lèvres. Malgré le maquillage, une tenue assez sélectionnée en une robe sobre, clair, vaguement dissimulée par mon haori rouge, symbole de mariage, de naissance, de beauté, de festivité, de sincérité et de bonheur. Enfin. Malgré tout, perdurait les cernes sous mes yeux, maquillées par le correcteur, mais démontrant tout de même que ces vacances diplomatiques étaient plus que nécessaires.

Elle ne devrait plus tarder, je suppose.




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MessageSujet: Re: Entre vents et flammes murmure l'enfer. [PV. Murasaki Namikaze]   Sam 20 Jan - 0:06


Entre vents et flammes murmure l'enfer.


Fin de l'automne 120, jour de la rencontre.

Prête, elle l'était, mais anxieuse...assez peu. Murasaki avançait en terrain connu dans cette histoire et sa confiance s'enracinait comme approchait l'heure du départ. Le regard de la brune s’apaisait, une douce matinée loin de l'humidité automnale accompagnait les premiers rayons du jours tandis que la dame des feuilles observait son paquetage somme toute léger. Le principal l'attendait déjà là-bas, protégé et soigneusement gardé par des âmes en qui elle pouvait placer toute confiance.

Pour la première fois, la Hokage goûtait le luxe de maîtriser les pièces d'un jeu auquel elle s'estimait encore novice. Un lieu familier et une interlocutrice pacifique au milieu d’alliés, même la présence involontaire de ses fils ne semblait pas capable d’exciter l’angoisse dormante de la Namikaze qui exposait ce jour plus qu’un autre son appartenance au clan Uchiha. Elle était assez excitée quelque part, mais pas à l'idée de rencontrer la Kazekage ; il y avait bien des années qu’elle n’était plus revenue en cette terre si chère à son cœur.

Peut-être un peu rêveuse, idéalisant sûrement le bénéfice qu’elle pourrait tirer d’un ressourcement éphémère, Murasaki laissa son regard se perdre sur les lignes obscures décorant le kunai si particulier qu’elle tenait dans sa main. Expiration, concentration, les yeux de la dame se fermèrent, son bras se détendit et le kunai se planta dans le sol déjà meurtri de sa chambre à l’instant où la Jûdaime disparaissait.

“ Bon retour, Murasaki-chan.

Un sourire tendre dérida celle qui n’était finalement rien d’autre qu’une enfant en ces lieux.

- Je suis rentrée, obâsan. ”

À l’approche de son entretien particulier, retrouver la douceur de quelques visages familiers lui faisaient du bien. Sa grand-mère, quelques employés de cette dernière qui faisaient presque partie de la famille et, par-dessus tout, ses fils. Murasaki avait presque chaudement salué ce petit monde composant le sien et occupé une partie de son après-midi en sa compagnie avant de replonger dans ses obligations propres lorsque l’arrivée de la Dame du Vent fut annoncée.

Là, le temps s’écoula avec une rapidité déconcertante. Murasaki se retira et attendit les retours parcimonieux de ses quelques observateurs. Après les dires de la gérante des lieux, elle s’était attendue à un déplacement d’importance, à une escorte conséquente, mais la Kazekage s’était présentée avec une petite fille à peine plus âgée que Hidari et Wasure. Si la chose l’interloquait, elle était cependant mal placée pour critiquer une mère s’encombrant de son enfant jusque dans ces terres isolées. Un désir impérieux la saisit sur ces préoccupations maternelles et la Jûdaime jeta un coup d’oeil au-dehors. Quelques minutes, elle observa silencieusement ses garçons jouter à coup de sabre en bois… Leur venue n’avait pas été désirée, ni aujourd’hui, ni à la base de leur existence, mais ils étaient là, le Destin semblant les pousser à apparaître aux instants fort de sa propre vie.

Songeuse, quelque part coupable, elle se mordit la lèvre inférieure et se retint de rejoindre ces êtres qu’elle adorait sans le reconnaître ; ils étaient sa plus grande faiblesse et la vieille femme maintenant ce ryokan à flot le lui souligna bien lorsqu’elle interrompit la transe observatoire de sa petite fille. Le jour s’assombrissait, la soirée s’installait et le dîner à portée politique allait bientôt prendre place dans un lieu chargé d’histoire.

Murasaki poussa un profond soupir pour chasser ses démons et se tourna vers la gérante afin que les derniers préparatifs fussent lancés et son invitée installée pendant qu’elle réalisait quelque effort de présentation. Ce qu’elle cacha cependant, c’était la raison d’un tel apparat ; ce n’était pas par égard envers sa vénérable aïeule ou par désir de faire honneur à son hôte qu’elle troquait son indétrônable ensemble pour un yukata rouge, mais si quelques codes demeuraient ancrer en elle, la brune gardait également en mémoire les menus avantages que procuraient les habits qu’elle enfilait soigneusement en cet instant. Obi, chignon, maquillage, l’ensemble restait sommaire, dans une élégance presque épurée qui seyait à la sévérité caractéristique de la Hokage, mais ce rouge propre au chapeau qu’elle portait depuis bientôt deux ans pouvait presque se montrer provocateur pour qui voudrait chercher la petite bête.

Comme à son habitude, la Namikaze n’en fit qu’à sa tête et rejoignit ainsi la dénommée Junko qui l’attendait apparemment depuis quelques minutes. Le sommet des ombres allait pouvoir commencer et Murasaki se présenta comme son homologue, sans escorte.

“ Junko-san, je présume ? entonna la Jûdaime en s’approchant calmement. Bonsoir, je suis Namikaze Murasaki.

La Hokage s’inclina légèrement sur cette introduction et invita la Kazekage à la suivre vers l’un des salons intérieurs, lequel avait été préparé pour profiter des derniers rayons de soleil sur les jeux d’eau particulièrement appréciés de la précédente propriétaire des lieux et doucement isolé du reste de l’activité du domaine.

- Je vous remercie d’avoir répondu favorablement à mon invitation et de vous être déplacée si vite. Avez-vous fait bon voyage ?

Murasaki entra dans le salon délicatement préparé. Des coussins avaient été disposé de manière symétrique sur les tatamis et les panneaux de bois pour l’instant ouverts laissaient passer une fraîcheur encore supportable à cette heure. La brune savait qu’un poêle chauffait la pièce et l’ensemble du ryokan non loin de là, mais les légers gloussements aquatiques et la dorure automnale n’étaient qu’un spectacle éphémère pour les deux dirigeantes.

- Je vous en prie, asseyez-vous, invita la brune en prenant place à genoux derrière la table basse qui allait accueillir leur débat.

Une employée silencieuse attendait près de la porte pour isoler les deux femmes après l’installation de Kaede, elle filerait au reste de ses tâches sitôt celle-ci accomplie et Murasaki plongea son regard anthracite dans les yeux clairs de la Juichidaime avec un grand sérieux emprunt d’une étrange sérénité au vue de la situation.

- Le mystère vous semble-t-il moins épais maintenant que vous pouvez mettre un visage et une voix sur ma personne, Junko-san ? ”

Sourire de circonstance aux lèvres, la Namikaze-Uchiha prêtait finalement son attention à son interlocutrice en attendant l’ouverture des potentielles hostilités. Le souvenir cruel de sa rencontre avec les prédécesseurs de la blonde ne la rendait que peu confiante quant à l’issue de leur échange, mais...et si une véritable alliée se profilait pour l’avenir de Konoha ?



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MessageSujet: Re: Entre vents et flammes murmure l'enfer. [PV. Murasaki Namikaze]   Sam 20 Jan - 10:41




Entre vents et flammes

murmure l'enfer







Bercée par les nuages et cette dangereuse folie qu’est la fatigue, je sentais mon corps faillir un maigre instant. Une légère perte d’équilibre, en même temps qu’un craquement de branche. Deux éléments contradictoires, troubles d’une faiblesse certaine. Surmenage, peut-être. Relevant les yeux, je regardais mon enfant, pendue par un bras à la dite branche, le regard à la fois certain et paniqué.

« Regarde Maman ! Un vrai singe ! »

« Je crains le pire ma chérie… Tu ne devrais peut être p-… »

Me stoppant net, d’une impulsion, je la rattrapais dans sa chute à bout de bras, mon mégot se laissant porter par le vent. A la peur en son regard, j’en considérais qu’elle c’était déjà punie seule. Puis-je seulement la blâmer de s’harmoniser avec un environnement qui n’est pas le sien ? Notre pays est différent. Aride. La flore est différente, peut-être moins attrayante. Un sourire bienveillant naquit à mon minois alors que je la redéposais sur ses pieds en posant ma main sur sa tête, doucement.

« Allez Bélou’. Rentrons. »

Drôle de surnom. Pourtant elle l’appréciait beaucoup. Un mot valise entre ‘Bébé’ et ‘Loup’. Alma m’appelait comme ça. Jetant un œil rapide à l’alliance qui trônait à ma main, vaguement masquée par les cheveux blonds de l’enfant, je secouais doucement la tête, rêvasse.

« Tu pue la cigarette Maman, tu vas infester l’auberge de la dame ! »

Haussant un sourcil, je posais un regard sur moi avant de rire. C’est probable, oui. Nous utilisons peu le bois par chez nous, et mon obsession des huiles essentielles masque globalement les odeurs néfastes laissées par le tabac. Farfouillant dans mon sac, je m’offrais une niche de parfum, léger, fleuris et assez chaud. Une véritable ode pour une fille des sables. Ceci fait, main dans la main avec la pré-adolescente, nous reprenions place en les lieux, accueillis par l’Hokage en personne. En la voyant s’incliner après sa présentation, je me permettais de la détailler, quelques instants.

Fidèle à elle-même. C’est la première impression qu’elle m’offre. Du peu de Uchiha qu’il m’ait été donné de rencontrer, je les ai toujours trouvés… Un peu vide, de regard. Ceci dit, les cernes persistantes qui saillaient sous mes paupières ne me permettaient d’en dire moins. Elle parait sobre. Simple et stricte. Cela porte son charme, en un sens. Elle porte un certain charisme que je n’arrive pas à déceler. A vrai dire, elle porte le mystère. Son être tout entier semble une équation relativement complexe. Bon. J’ai toujours été assez douée en mathématiques. Alors tant mieux, non ?

Madame Namikaze, offris-je en guise de salut. Kaede Malah Junko, et mon enfant ; Nary Junko.

Je n’avais pas pour habitude ce genre de traditions. Mais j’en connaissais les rouages. Maladroitement, je courbais l’échine en retour à son salut, un geste visiblement peu maîtrisé. A son invitation, je clignais des yeux en posant un genou à terre au niveau de ma fille.

« Tu montes dans ta chambre et tu t’avances un peu sur tes devoirs ? Je viendrais te voir avant d’aller dormir. »

Sous l’acquiescement sérieux de l’enfant qui avait bien conscience des enjeux de ma présence ici, je souriais en l’ébouriffant doucement avant d’offrir un doux baiser à son front, me redressant pour suivre l’Hokage, qui devait être dans ma tranche d’âge, plus ou moins, contrairement à ce dont j’aurais pensé. Beaucoup de Kage sont rudement jeunes, désormais. Le temps entraîne l’éveil à se faire de plus en plus rapidement… C’est ce dont j’ai l’impression. En un sens, tant mieux. L’âge est parfois une condition culturelle étrange dans les échanges.

« C’est moi qui vous remercie d’avoir accepté de me recevoir si rapidement et en un lieu aussi charmant. Le voyage était agréable, oui. Le sable, le vent et les oasis sont des moyens de méditations qui me sont agréable. Et le vôtre ? Je ne vous ai pas entendue arriver, pardonnez-moi, je suis un peu maladroite, vous aurais-je raté de l’œil à mon arrivée en les lieux ?  

En observant le salon, j’haussais un sourcil, me voulant discrète. Comment peut-on être installé confortablement en étant assis sur ces genoux ? En l’instant, j’avais conscience d’être particulièrement malpolie en ce que je m’apprêtais à faire, mais qu’importe. Elle comme moi sommes amenées à le savoir, nos cultures sont nuancées. Nos habitudes aussi. Et l’inconfort en une entrevue si importante me parait une mauvaise approche. Ainsi donc, je m’asseyais en tailleur, le dos droit, alors que mon corps et ma respiration changeait pratiquement immédiatement. Impossible d’en dissimuler quoi que ce soit, et je ne le cherche en rien, la sagesse et la rigueur de ma position dénotait d’innombrables heures de méditations.

Son regard… En temps normal, il aurait été difficilement soutenable, cependant en mes yeux trahissait quelque chose de faux. Tendant le bras, lentement, pour n’émettre aucun mouvement brusque au vu d’une situation pour le moment évidemment tendue, du bout des doigts, j’attrapais une petite boîte contenant deux compartiments de liquides, pour y retirer mes lentilles de couleur. La même que celle de mes yeux au naturel. L’intérêt était bien sûr autre. Le clan Junko est discret. Mais il existe. Et le moindre soupçon est à éviter.

« Le mystère s’épaissit, au contraire. Il est probablement peut-être moins effrayant. Ceci dit, j’aimerais avant tout vous montrer quelque chose. »

Fis-je tout en refermant la boîte pour la remettre dans mon sac, me replongeant sur elle, alors que toute émotion superflue semblait en l’instant proscrite. En un sens, alors que je lui parlais, je méditais en même temps, sur chacun des propos que nous tenions. Posant doucement mes mains sur la table pour mettre en évidence le fait que j’étais désarmé, je laissais mes pupilles s’armer de quelque chose de différent, un étrange signe en chacun d’entre eux, mêlé d’une légère lueur.

« Voici l’apparence du talent génétique de mon clan. Je tiens à vous le montrer en gage de bonne foi et de totale transparence à votre égard. Le Kenmeigan, ou l’œil du sage permet à ceux qui l’ont éveillé de lire à travers le chakra la vérité, le mensonge, les émotions, les sensations et les sentiments, mais aussi d’augmenter les capacités de perceptions et la mémoire. Aussi, les prérequis du développement d’une telle pupille étant intimement lié à l’empathie et à la méditation, je tiens à vous présenter mes excuses pour ma mal conduite quand à ma posture. Elle est simplement bien plus confortable pour moi. »

Ceci fait, le symbole et cette lueur disparaissait alors que mes yeux reprenaient un ton normal, je justifiais ce manque d’émotion et cette empathie certaine. C’est l’inconvénient majeur de cet œil. Il permet de comprendre les gens, mais pas la raison de la présence de leurs émotions. Il en vient là à la prospection personnelle. Baissant les yeux au niveau du ventre de la jeune femme, je surprenais mes joues à rosir alors que j’y offrais un sourire tendre avant de me replonger en ses yeux.

« Je ne sais pas s’il en a la même valeur en votre culture qu’en la nôtre, cependant, j’ai grandis dans le désert. L’aridité. Un fort symbole de mort. La vie est importante, et magnifique à nos yeux. Aux… Miens, surtout, mais nombres nous sommes à partager cette philosophie. De fait, je tiens à vous féliciter et à vous présenter mes excuses pour mon indiscrétion. Si je puis me permettre de continuer en de fâcheux domaines, pourquoi tant de réserve à mon égard ? Le mystère vous affecte-t-il aussi, ou est-ce là le résultat de la réserve annoncée en votre lettre envers les précédents dirigeants de Suna ? »

Mon sourire s’estompais, peu à peu. Je restais douce en mes propos, ne cherchant nullement à la brusquer, mais à créer un climat de confiance et un minimum d’échange. Il me semblait important de lui montrer que son approbation était primordiale à mes yeux. A vrai dire, en un sens, elle l’est réellement, mais pour des motifs personnels qui ne doivent pas réellement transparaître, je me sens admirative envers cette femme. De par ce qu’elle dégage, de par son statut et le temps depuis lequel elle l’exerce en des temps aussi troublés, et de par le peu que je me suis permis de lire en elle.




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MessageSujet: Re: Entre vents et flammes murmure l'enfer. [PV. Murasaki Namikaze]   Ven 2 Fév - 1:10


Entre vents et flammes murmure l'enfer.



En silence, Murasaki avait attentivement observé son manège, son regard s'assombrissant à mesure que les mots de la blonde s'enchaînaient et dévoilaient au sens propre comme au figuré la véritable essence de ses capacités de kunoichi. Était-ce là un trait commun au peuple du sable, discourir et gaspiller sa verve pour des conversations futiles ? Jamais très objective, la dame du feu se plaçait là sur la défensive et aurait vivement souhaité être à mille lieux de cette entrevue. Que cherchait cette femme en mettant ainsi sur la table l'un des secrets de son clan ? L'un des secrets de son village ? Était-ce une innocente ? Une doucette parquée chez elle pendant ces vingt dernières années ? Le temps n'était pas à la confiance et, pourtant, cette kunoichi se risquait sur un terrain que Murasaki avait presque emprunté au retour de Soufuku dans sa vie.

Étrange sentiment que celui naissant dans l'esprit de la konohajin. Cette dernière se demandait presque quelle divinité elle avait bien pu offenser pour que le Destin se joue d'elle de cette façon. En cette pièce, loin de l'apparat que nécessitait la situation, deux femmes, deux membres du sexe faible se faisaient face. Elles avaient réalisé l'exploit de figurer parmi les élites du monde shinobi et cette discordance sonnait comme une plaisanterie dans les pensées de la brune. Deux kunoichi pour régner sur les shinobi, deux femmes dans un univers encore bien masculin, encore bordé de traditions telles que celles dictant les postures et les manières des deux kage. Semblables, différentes, une coïncidence les faisait se rejoindre ici, à ce point précis du continuum espace temps sans qu'elle ne comprenne pourquoi. Pourquoi deux mères, deux porteuses de dojutsu ? Pourquoi une blonde et une brune ? Pourquoi une lectrice des émotions et une canalisatrice de ces dernières ? Tant de points sur lesquels son esprit s'arrêtait et se perdait en entendant au loin l'écho d'un rire enfantin...l'un de leurs chérubins ou bien l'illusion des moqueries de la Fortune ? Un soupir agita la poitrine de la Hokage et elle porta son regard écarlate sur les yeux ainsi mis à nus de son adversaire métaphorique.

« Vos excuses sont acceptées, madame, mais, je vous en prie, gardez vos félicitations pour vous, asséna-t-elle de manière plus sèche qu'elle ne l'aurait désiré.

Félicitait-on un condamné pour sa mise à mort ou un malade pour s'être laissé avoir par la Nature ? Nullement et son regard retrouvant ses nuances ternes se posa sur la table, fixant un point invisible tandis que sa main droite frottait nerveusement le bandage couvrant jusqu'au dos de sa main gauche. Depuis cette révélation entendue de la bouche de Sayoko, la Namikaze niait l'évidence de cette vie prenant racine en elle...ainsi que le souvenir fugace de sa création.

- J'en conviens, vous faites preuve d'une grande prise de risque par rapport à vos prédécesseurs, concéda Murasaki en changeant de sujet. Eux n'ont pas eu le courage de s'annoncer ou même de venir seuls, argua la brune presque goguenarde. Et je dois dire que leurs démonstrations n'avaient guère les mêmes intentions que les vôtres, si je peux vous croire. À défaut de vous accorder toute ma confiance, laissez-moi malgré tout saluer votre politesse. Il est agréable d'avoir face à soi quelqu'un prenant compte que ses habitudes ne sont peut-être pas celles des autres.

Un panneau de bois glissa et une domestique s'inclina dans l'entrebâillement de celui-ci.

- Junko-sama, désirerez-vous consommer quelque boisson avant que le dîner ne soit servi ?

Pour la demoiselle, pas besoin d'interroger la brune dont la maîtresse de maison connaissait les goûts, mais elle attendit la réponse de la kazekage avant de partir comme elle était venue.

- Cette maison est sûre, ponctua l'Uchiha pour parer toute interrogation quant au ballet savamment rôdé des domestiques. C'est là l'une des raisons qui vous a certainement fait rater mon arrivée, mentit-elle à moitié.

Désir de tester les paroles de cette femme ? Peut-être... Mais elle était sûre de ses mots : quand bien même serait-elle venue après Junko que celle-ci n'aurait rien vu de plus. Cette preuve à la fois de confiance et de méfiance, Murasaki ne l'étaya guère, attendant un thé qui ne saurait plus tarder. Patiente, calme, elle posa à son tour ses mains à plat sur la table et planta ses yeux dans ceux de Junko.

- Je me demande une chose, Junko-san, reprit la Hokage d'un air grave. Vous avez parlé de mystère à mon encontre, de frayeur vis à vis de celui-ci... Pourtant, vous avez amené votre fille et vous êtes présentée sans escorte dans un lieu qui vous était jusqu'à ce jour inconnu, me trompe-je ? Je ne vous cache pas qu'un tel acte de votre part ne me contrarie pas, mais je ne peux m'empêcher de vous poser cette question : pourquoi avoir pris un tel risque ? »

Que cela fut Dorumo ou Soufuku, elle doutait des louanges qu'ils avaient pu chanter à son égard après leur entrevue surprise ponctuée d'une pointe de pression d'Iwa. Spectacle, faux semblants, poudre aux yeux, la colère agitait soudain la future mère qui repensait à cette catastrophe personnel et cette stérilité politique entre les deux villages. Outre la discorde, qu'était-ils venu chercher à Konoha pour que cette Kaede ignorât la tension ayant régné entre les trois dirigeants ? Que s'était-il passé à Suna depuis l'été ? Elle avait la nuit pour le découvrir.



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MessageSujet: Re: Entre vents et flammes murmure l'enfer. [PV. Murasaki Namikaze]   Lun 12 Fév - 19:29




Entre vents et flammes

murmure l'enfer






Mon regard se déroutait légèrement face au nocturne désert qui s’immisçait soudainement devant moi. Ses mots continuaient de gronder en mon esprit : « gardez vos félicitations pour vous » il m’était impossible de m’en détacher pendant quelques instants alors que je cachais maladroitement ma stupeur face à un tel froid. Sujet sensible, donc… Détournant un instant le regard, à la fois gênée et désolée, je me replongeais lentement vers l’ombre des feuilles pour découvrir ce frottement de main. Une animosité non contrôlée ? Elle est donc sur la défensive… Etrange.

Il ne s’agit donc pas d’une réserve, mais bien d’une haine envers au moins deux des trois Kazekage m’ayant précédés. Pour les autres, la période me semble trop décalée. Encore que… redressant lentement les bras pour resserrer l’un des élastiques maintenant mes cheveux, assez mécanique en mes gestes, bien que l’un de mes yeux réagissait nerveusement à la longue tignasse blonde, virant très légèrement au rose pâle trônant sur ma tête, haussant un sourcil en me tournant vers le panneau de bois qui m’offrait un visage auquel m’adresser à la suite.

« Je prendrai un verre d’eau, s’il vous plait. Ou… Une grande bouteille, plutôt, cela vous éviteras les allez retour. Bien fraîche, si possible. Sans quoi, qu’importe, s’il vous plait. »  

En observant les mains de cette femme que je ne savais considérer en l’instant, encore dans le trouble, je m’éperdais quelques instants en ce bandage qui avait échappé à ma vigilance. Une blessure ? Ou peut-être trône ici complètement autre chose ? Qu’importe… Pour le moment. Attendant lentement et poliment la fin de la prise de parole de la brune, je reprenais lentement.

« Ne vous méprenez pas, la présence de ma fille n’est pas une preuve de confiance en votre égard. Nary a perdu ses parents biologiques il y a quelques semaines en des circonstances atroces, elle a été hospitalisée et j’étais responsable de l’enquête. C’était peu avant la mise en place d’élection me guidant aujourd’hui jusqu’à vous. Cette petite avait besoin de se rattacher à quelqu’un, et je ne pouvais décemment pas la laisser seule. »

Laissant un silence léger soulever mes paroles et refléter mon état d’esprit, je n’avais pas regardé ma moue se faire un peu triste en repensant à l’enfant brisée dans son lit d’hôpital. Emotive, trop émotive, et surtout fatiguée, je secouais doucement la tête en détournant à nouveau le regard en reposant mon regard vers elle, d’un air plus enjoué et optimiste.

« Elle voulait absolument aller à la plage avant de rentrer. Je suppose que c’est le prétexte qui masque ma faiblesse envers cet enfant et qui m’encourage à lui donner tout ce qu’il m’est possible de lui offrir pour lui faire oublier les plus mauvais jours et voir son ciel s’éclaircir. Mais les motifs ne s’arrêtent pas ici. J’ai toujours eu une étrange facilité à me faire comprendre et à transmettre ce que je ressens. Alors avec un peu de contrôle, être en contact avec elle me permet de la détendre et de la rassurer. Si je suis venue sans garde, c’est pour pouvoir passer un peu de temps avec elle, d’une part. Et d’autres part parce qu’en plus de deux cent missions réalisées depuis que je suis junnin, je n’ai toujours aucun échec en solitaire, peu importe le rang ou la dangerosité. En groupe, c’est une autre histoire. »

Riais-je comme pour détendre l’atmosphère. Après tout, j’étais sincère. Mais c’est si facile à dire. Reprenant d’un ton plus sérieux après m’être légèrement calmée, je posais à mon tour mes deux mains sur la table, feignant un comportement mimétique, une alliance noire trônant à l’un de mes doigts, symbole de tristesse, de deuil et de néant. L’onyx qui servit à tailler l’anneau lui-même semblait se complaire dans la mort, pourtant, mon regard ne s’attardait pas dessus, trahissant un temps certain s’étant écoulé depuis que j’ai commencé à la porter.

« La peur n’est à mes yeux pas une faiblesse, madame. Mais le symbole que nous sommes humains et que de ce fait, nous avons encore à apprendre. De nous-même, et des autres. Voilà à peine quelques semaines que je dirige un pays tout entier. Cela ne m’effraie pas plus que cela, mais je me pose tout un tas de questions pour le bien être de cette grande famille que j’essaie de former et d’unir. Enfin. Tout cela est bien facile à dire. Vous me permettez ? »

C’était déplacé, certes, mais du bout des doigts, j’effleurais ceux de la jeune femme en tendant doucement le bras pour la laisser s’immiscer dans mon monde, confirmant nombre de mes dires. La peur n’était pas présente à son égard, cependant, mon regard se portait comme celui d’une petite fille perdue qui ne sait pas où donner de la tête tant elle a soif de connaissances. Je lui donnais tout, en ses quelques instants.

Ma tristesse, ma fatigue, mon stress, mes doutes les plus enfouis sur ma capacité à gérer seule un pays tout entier, à éduquer mon enfant, à me faire bien voir par cette femme face à moi qui suscitais en moi la curiosité, l’admiration, et en quoi bourgeonne timidement un semblant d’attirance ;  ma colère, mon amour inconditionnel pour mon enfant, mon envie de voir le monde, de voyager et découvrir de plus en plus, d’aider les gens, les accueillir, leur tendre la main. Ma foi et ma confiance envers les gens, mes propres capacités et celles des autres, ma bienveillance, mais aussi ma tristesse, la perte d’un être cher, ma solitude…

Mon monde s’offrait à elle en cet instant rudement bref, retirant presque aussitôt mes doigts, détournant instantanément les yeux sans réellement savoir où me placer. Difficile d’être à l’aise après s’être offerte à quelqu’un qui nous ait parfaitement inconnu. Reprenant maladroitement, le regard plus humble qu’à mon habitude, je répliquais doucement.

« Je ne prends pas plus de risques que nécessaire. J’essaie simplement… De faire au mieux pour tout le monde pour créer un demain de sourires, de rires et de joie. Je me sais assez puérile. Un peu simple d’esprit. Je ne considère pas prendre de risque en me présentant à vous aujourd’hui, non pas parce que je ne vous représente pas comme forte, ou dangereuse. Mais nous ne pouvons ignorer la maladie qui à rongé notre monde ces mois passés.

Et c’est l’une des raisons de ma sollicitation à votre égard. J’ai besoin de vous. Le monde a besoin d’unité plus que jamais pour faire face. Et ce n’est pas en venant armée jusqu’aux dents que je gagnerai votre confiance ou instaurerai un climat de discussion sain. Ma réponse est assez peu synthétique, je vous en présente mes excuses, mais les plus simples des problèmes soulèvent parfois des maux qui ne peuvent être guéris sans les explorer. »







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Entre vents et flammes murmure l'enfer. [PV. Murasaki Namikaze]
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