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 Ikino Korimasu - Survivre à tout prix [Terminé]

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MessageSujet: Ikino Korimasu - Survivre à tout prix [Terminé]   Jeu 1 Fév - 12:03



Ikino • Korimasu


IRP !

Nom : Ikino
Prénom : Korimasu
Âge : 20 ans
Sexe : Masculin
Nindo : Survivre, à tout prix
Village : Suna  
Clan : Aucun
Rang souhaité : Juunin
Grade souhaité : B
Bingo Book : Bingo-Book


Je ressemble à...

Ikino est un grand jeune homme, environs 1m80. À l’origine, quand on l’appelait encore Kana, il était blond aux yeux bleu. Mais depuis qu’il a changé d’identité, il met des lentilles colorées pour avoir les yeux verts et se teint les cheveux en noir aux reflets violet. Pour la petite anecdote, lorsqu’il s‘était teint les cheveux pour la première fois, il voulait faire un noir simple, mais son frère, pour l’embêter, avait versé un autre produit dedans qui avait amené ces reflets violet !
Loin d’énerver Ikino, celui-ci avait trouvé l’effet intéressant et avait continué à rajouter ce produit dans son mélange.

Ses cheveux sont plutôt longs et partent un peu dans toutes les directions ; ses traits de visages sont plutôt fins et harmonieux, il parait souvent un peu plus jeune que ce qu’il est réellement.

Il flotte en général sur son visage une expression plutôt neutre qui se trouve parfois traversé d’un sourire en coin amusé quand il observe les comportements humains. Il est en général très expressif finalement lorsque des sentiments viennent titiller son quotidien (compliments, reproches, …); il rougit très d’ailleurs très vite.

Il porte son bandeau en diagonale sur la tête, le signe de suna tourné vers la droite. Il fait ainsi, non pas par sa propre volonté, mais parce qu'Ymy lui a dit que cela lui allait bien ! Alors il s’est convaincu que c’était le cas et se défend bec et ongles de son choix.

Il porte souvent une grande cape qui couvre tout son corps ainsi que les rouleaux contenant ses marionnettes, attachés dans son dos. Dessous, il s’habille en général avec l’uniforme ninja qui l’incombe. Il aime particulièrement faire des transpositions avec sa cape, préalablement jetée au sol un peu plus loin. Il s’en sert aussi parfois comme couverture dans les nuits froides loin de Suna.

Il se sert aussi souvent de sceaux pour sceller des objets dans son manteau afin de pouvoir surprendre son adversaire en faisant apparaître des armes à l'intérieur de sa cape.

Il porte autour du cou un collier très particulier. Dessus, sont finement sculpté des petites figurines qui représentent chacun de ses partenaires tombés au combat, pour ne jamais oublier leur sacrifice et leur rendre hommage. Il sculpte lui-même dans le bois ces représentations ; c'est un rituel qu’il a débuté depuis la mort de son équipe lors de son premier examen de chuunin.

Sous ses habits, se cache une musculature fine ; il n’est pas du genre à posséder une force énorme et préfère de loin la finesse et la discrétion au combat de force pure. Il est plutôt endurant à la course sur la durée, mais n’est pas un très bon sprinter.

C’est en somme un jeune homme séduisant, bien qu’il ne s’en rende pas vraiment compte.


Je pense à ...

Ikino est une personne très particulière ; ce n’est pas le genre de gars que l’on peut caractériser précisément par un seul mot; il en représente plusieurs, mélangés les uns aux autres. Il est souvent tout et parfois son contraire. Comment vous expliquez ?

c’est quelqu’un de particulièrement timide, qui a tendance à bafouiller dès qu’il adresse la parole pour la première fois à quelqu’un ; c’est quelqu’un de particulièrement timide, qui a tendance à bafouiller dès qu’il adresse la parole pour la première fois à quelqu’un ; mais quand il connaît la personne en question, il devient sympathique, il aime discuter de tout et n’importe quoi.

De manière générale, on peut toutefois dire que c’est quelqu’un qui semble transparent au premier abord. On oublie souvent sa présence dans un endroit, il ne parle pas très souvent lorsque qu’il y a plus de 4-5 personnes et se met discrètement dans son coin; c’est déjà arrivé pendant son enfance à l’académie que l’on le note absent alors qu’il était au premier rang…

Pour autant, c’est quelqu’un qui observe beaucoup ; on ne le voit pas, mais lui vous voit, vous détaille et vous enregistre. Il est vrai que sa mémoire est un fabuleux organe, il a une mémoire d’éléphant : s'il vous a vu un jour et qu’il a associé votre prénom, vous pouvez être sûr qu’il se souviendra de vous, même s'il l’a simplement lu sur un trombinoscope. Malheureusement, c’est parfois handicapant d’avoir une trop bonne mémoire, parce que se souvenir du prix au kilo des prunes acheté au marché il y a 1 an et demi, ce n’est pas franchement très utile dans la vie de tous les jours…

s'il vous a vu un jour et qu’il a associé votre prénom, vous pouvez être sûr qu’il se souviendra de vous, même s'il l’a simplement lu sur un trombinoscope. il aime simplement regarder, comprendre les gens, apprendre leur façon de fonctionner. Comme il n’a pas beaucoup de contact sociaux, il aime vivre à travers les contacts sociaux de ceux qu’il observe.

Malgré cela, il a une petite amie qu’il aime profondément. Il n'est bien entendu pas très doué pour exprimer ses sentiments verbalement, mais il aime tout ce qui peut lui donner le sourire ; c'est quelqu’un d’avenant qui aime faire plaisir à ceux qu’il aime -ce qui se compte sur les doigts de la main-.

Pourtant, son point de caractère le plus complexe reste son instinct de survie. Il a beaucoup de mal à s’en défaire. Dès qu’il sent un grand danger, il se sent obligé de fuir le plus loin possible. Il n’est clairement pas capable de mettre sa vie en jeu, peu importe la situation. Il ne pourrait pas se sacrifier pour son village. La seule personne pour qui il espère être capable de se sacrifier si nécessaire est Ymy, sa petite amie. Et même, parfois, il se demande s'il serait réellement capable de le faire si cela devait se produire…

En dehors de cela, il aime beaucoup passer du temps en compagnie de ses marionnettes à les réparer, les manipuler, les améliorer, changer ceci, tester cela… Il pourrait passer des journées entières en leur seule compagnie, comme si leur présence pouvait remplacer les interactions qu’il n’arrive pas à avoir avec ses collègues. S'il devait désigner sa marionnette préférée, ce serait Shirudo. Il se souvient de son enfance à l'académie où ils avaient fabriqué, avec Ymy, la première version de celui-ci.
Quand il est loin de Suna, il passe parfois de soirée entière à contempler sa marionnette, comme s'il pouvait, à travers elle, voir celle qu’il aimait.

En parlant marionnette, parlons de ses rapports aux objets ! Il ne possède pas grand chose en soi, mais il adore donner des noms à ce qui à de l’importance pour lui. C'est une étrange manie, sûrement pour compenser son manque de relations et ancrer des souvenirs dans les noms donnés à ces objets.

Par rapport à son ancienne, Ikino oscille entre une certaine haine envers son frère et un amour fraternel dû à leur lien de sang. Il ne sait pas vraiment si un jour la vérité éclatera au grand jour, mais il sait que dans tous les cas, il ne reprendrait jamais l’entreprise familiale. Il n'est pas fait pour commander ; mais s’il est capable de concevoir tous les risques, parce qu’il est intelligent, cela ne l’empêche pas de n’avoir aucun charisme.
En soi, il n’en veut pas vraiment à son frère, il apprécie cette nouvelle vie qui lui a permit de dompter son caractère, il a rencontré la femme de sa vie; il avait clairement bien fait de partir et d’entrer à l’académie, même s'il avait vécu des moments particulièrement difficiles.

Il est aussi très habile de ses mains ! Il a appris sur le tas la fabrication de marionnette et le travail du bois de manière générale. Il aime sculpter des formes pour se détendre, surtout quand le stress le saisi, c’est un de ses moyens de s’échapper de la réalité.


J'ai vécu...

Chapitre 1 : Une naissance dans un contexte difficile (an 100)


En l’an 100 naquit des jumeaux, les premiers enfants de la famille. Les Yomiya avaient attendu une période prospère avant de mettre au monde des enfants, dans le but de pouvoir les élever dans un contexte de paix afin qu’ils puissent s’épanouir dans les meilleures conditions possibles. Ils ne s’étaient pas attendus à avoir des jumeaux et il s’avéra que leur venue fut un évènement tragique.

Un cri. Un long silence. Un nouveau cri plus terrible. Un silence, mais plus court. Soudain, deux cris d’enfants. Un court silence. La panique est présente, la tension devient palpable. Un cri ; non, plutôt une instruction criée.


"-On la perd ! Appelez un médecin d’urgence !"

Un silence lourd. Les enfants ne sont pas dans la salle, le père est avec eux un peu plus loin, on l’a fait sortir. Aucun bruit ne filtre, mais il se prépare déjà, il sait ; sa femme avait toujours eu une santé fragile, c’était indéniable, pourtant, il s’était toujours convaincu que cela ne changerait rien, que tout se passerait bien. Il s’était menti à lui-même, si fort qu’il en était persuadé. Maintenant, les larmes coulaient sur ses joues. Personne n’était rentré dans la salle depuis une heure.

Soudain, des bruits de pas, lents, ralentis par la honte, lourd, alourdi par le regret. Et un bruit de porte grinçante s’ouvrant lentement. La mine déconfite de la sage-femme qui avait assisté à l’accouchement en disait long sur la signification de sa présence. Le père lui fit un signe de la main ; il avait compris, il ne voulait pas l’entendre à nouveau. Il se leva silencieusement, posa un regard sur les jumeaux, mi-haineux, mi-heureux, c’étaient les derniers vestiges de sa femme et en même temps ses assassins. Il se dirigea vers la sortie, s’arrêtant à la hauteur de la dame qui semblait désemparée, choquée, triste ; cela devait être la première fois qu’elle assistait à un tel spectacle. Le père lui fit un signe, elle acquiesça et elle lui emboîta le pas, le guidant vers sa défunte femme. L’un fut nommé « Kanashimi », la tristesse et l’autre « Yorokobi », la joie.

Ainsi, même en temps de paix, cette famille semblait condamner à vivre dans la souffrance et la tristesse. Pourtant leur père, malgré cette tragédie espérait de tout son cœur qu’ils pourraient enfin, depuis la mort de Gaara, connaître une nouvelle ère de prospérité. Qu’il pourrait oublier la mort de sa femme, qu’il passerait au-dessus de la haine envers ses fils et qu’enfin la paix et l’harmonie reviendrait le bercer jusqu’à ce que la faux vienne le cueillir dans ses derniers instants.

Que nenni.
L’ombre du pouvoir, de la haine, des conflits et de la guerre planait toujours au-dessus de Suna. Et elle se réveilla.

Après la mort du Kazekage, le village était de nouveau en proie aux doutes, les mentalités évoluaient et deux groupes s’étaient mis en guerre. Le contexte qui semblait idyllique s’assombrissait de jour en jour, glissant lentement sur la pente de l’obscurité. Les parents de Karma ne survirèrent que parce qu’ils produisaient ce dont les gens avaient besoin pour se battre : des armes.

Et c’est dans cette guerre civile, dans ce régime militaire et despotique ou crimes et larcins devinrent monnaie courante, que grandirent le petit Kanashimi, ainsi que son frère aîné. Ils eurent chacun un destin bien différent l’un de l’autre et se construisirent de manière bien différente.



Chapitre 2 : Une enfance difficile (an 108)


Kanashimi était un enfant d’un naturel timide, apeuré et qui parlait peu. Il montrait rarement ses émotions et vivait seul dans son monde. Son frère, Yorokobi, était quant à lui exactement l’inverse : grande gueule, toujours prêt à semer la zizanie, qui aimait se battre dans la rue ; bref, un ‘délinquant en perspective’ comme le qualifiait souvent son père. Pourtant, pouvait-on reprocher à un enfant vivant dans un contexte despotique dirigé par des militaires corrompus, violents et meurtrier de devenir à l’image de ceux qui les dirige ?

Leur père tentait vainement de redresser le destin de son fils en l’interdisant de sortir, en le sermonnant sur l’inutilité de la violence, mais cela semblait peine perdue. Au bout d’un certain temps, il abandonna l’idée de faire ce Yorokobi quelqu’un de bien, suffisamment respectable pour prendre la tête de l’entreprise familiale lorsque cela deviendrait nécessaire. Il se tourna alors vers Kanamashi. Il doutait sincèrement de la capacité de ce pleutre de diriger quoique ce soit ; il s’enfuyait à chaque fois qu’il avait un problème, comme poussé par un instinct de survie incontrôlable. De plus il semblait toujours transparent, les gens oubliaient même sa présence dans une pièce. Mais il n’avait pas d’autre choix que de l’éduquer dans cette optique.

Aux yeux de Yorokobi à qui l’on avait porté une grande attention pendant le début de son enfance, ce changement radical fit naître en lui une haine profonde envers son frère qui devint le ‘préféré’ de son père. Il n’aimait déjà pas beaucoup Kanamashi parce qu’il le considérait comme un faible sans talent, tout juste bon à distraire les forts, catégorie dont il pensait faire partie.

Cette haine l’amena plusieurs fois à vouloir piéger son frère, pour lui faire comprendre que c’était lui le plus fort et le plus à même à diriger ; mais chaque tentative fut un échec, Kanamashi était peureux, mais pas bête. Il comprenait que son frère le jalousait ardemment et son instinct lui disait de toujours le fuir, car le danger prenait le visage de Yorokobi.

Celui-ci changea alors de stratégie. Il devint pendant quelques semaines un garçon sympathique ; il disait à son père qu’il avait eu une mésaventure et que cela avait changé sa façon de voir les choses. Kanamashi était étonné et suspicieux au début. Et puis il se laissa prendre la toile tissée par son frère.

Un jour, Yoro -comme l’appelait son frère- lui proposa d’aller chez des amis à lui qui avait pleins de bonbons qu’ils souhaitaient partager avec eux. Kana –ainsi que Yoro l’appelait- fut dubitatif dans un premier temps ; il ne sortait jamais qu’avec son père et l’extérieur lui faisait peur. Mais étonnamment, la présence de son frère le réconfortait. Il accepta de sortir, non sans appréhensions, mais il accepta.

Ce fut la pire décision de sa vie. Celle qui scella en lui cet instinct de survie presque maladif.
C’était un jour de grand soleil. Le vent balayait des rues désertes. Depuis la prise du pouvoir par l’armée, rare était ceux qui déambulaient dehors sans véritables raisons, de peur de se faire agresser par les soldats patrouillant. Souvent ivres, ils s’amusaient à tabasser tous ceux qui passaient dans le coin, simplement pour s’amuser, passer le temps.

Yoro mena son frère à travers plusieurs rues. Il avait réfléchi son plan depuis longtemps. Il voulait faire ne sorte que son frère ne s’oppose plus à sa prise de pouvoir. Pour ça, il avait prévu de le laisser à une bande de gamins pour qu’il comprenne que c’était lui le plus fort et qu’il le laisse prendre le pouvoir au sein de la famille dès que son père ne serait plus en état. C’était de la cruauté pure et Yoro semblait totalement atteint par cette folie tyrannique qui régnait en maître à Suna.

Mais son plan ne se déroula pas exactement comme prévu. En passant d’une rue à l’autre, Kana se fit repérer par une patrouille alcoolisée qui marchait dans une rue ; comme il étant plus lent et moins discret, il s’exposait beaucoup plus facilement. Ils semblaient fêter quelque chose ; comme l’un d’entre eux avait l’air de ne pas être totalement à l’aise, cela semblait être un bizutage.

Le chef de la patrouille cria :


"- Pas un pas de plus les mioches ! Sinon je vous bute"

Il tenait dans sa main, tant bien que mal, des shurikens. Un mouvement des deux frères aurait provoqué leur mort immédiate ; cela étant, ce choix aurait pu être le bon, s’ils avaient su ce qui les attendait.

"- Ho… Mais j’vous reconnais vous ! z’et les mioches Yomiya ? Ça tombe bien, on vient d’avoir des nouvelles armes qui viennent de chez vous ! Mais comme on manque de cibles pour les essayer, vous allez pouvoir nous aider !"

Un sourire carnassier naquit sur son visage. Yoro et Kana été figés sur place. Ils ne savaient pas s'ils allaient mourir ou non. Le chef fixa Yoro dans les yeux. Il y vit la haine pour son frère, comme si les bêtes assoiffées de violence se comprenaient d’instinct. Il se tourna vers le nouveau de la troupe et lui demanda :

"- Hé toi l’nouveau…
- Shaki…
- Ta gueule on s’en fou de ton nom !, dit-il en le frappant au visage, je t’ai déjà dit d'pas m’interrompre pendant que je parle
- Dé-dé-désolé…, répondit-il en se relevant, le visage couvert de sang
- J’disais donc… hum… j’sais plus ! T’es content ? Petit con !"

Il le prit par le col et fou de rage commença à le passer à tabac sous le regard amusé des autres membres de la patrouille. À ce moment-là, Kana fut pris d’une violente panique qui lui sauva la vie. Dopé par l’adrénaline, il détala par la rue d’où il venait, se souvenant du chemin emprunté au préalable. Koro compris trop tard ce que faisait son frère et réagis deux secondes trop tard. Il se fit arrêter par deux kunais dans les jambes. Son cri de douleur résonna dans les oreilles de Kana qui filait à toutes jambes, incapable de se contrôler, incapable d’appeler à l’aide. Incapable de tenter de sauver son frère. Incapable. Incapable.

Quand il arriva à la maison, il se cacha sous la table, pleurant toutes les larmes de son corps traumatisé par ce qu’il venait de se passer. Au moment où son père le trouva la, celui-ci compris que quelque chose de grave s’était passer.
Il retrouva Yoro à la tombée de la nuit, entre la vie et la mort. Celui dont le nom était censé être prémices de bonheur se trouvait être la vie et la mort. Lacéré de toutes parts, couvert de sang, un œil crevé.

Il fut sauvé de justesse à l’hôpital par celle qui n’avait pu sauver leur mère, quelques années au préalables. Mais son œil gauche n’était plus utilisable. Il avait subi ce qu’il voulait que son frère subisse. Celui qui l’avait abandonné. Abandonné. Abandonné. Ces mots résonnaient dans sa tête comme une litanie morbide.

La haine que nourrissait Yoro ne fit qu’augmenter. Il haïssait son frère plus que tout. Il voulait sa mort, mais il savait que celui-ci était trop malin et trop pleutre pour se mettre en danger.

Kana grandit éduqué par un père qui souhaitait le mettre à la tête d’une société qu’il ne voulait pas diriger et dans la haine de son frère qui lui pourrissait la vie à chaque instant.


Chapitre 3 : Une passation de pouvoir prématurée (an 111)


Alors que personne ne s’y attendait, le père de la famille Yomiya fut victime d’une maladie rare et foudroyante. Amené d’urgence à l’hôpital, il apprit bien vite que rien ne pourrait le sauver. En fait, ce n’était pas exact, il existait bien des remèdes à ces maladies, mais avec les faucheurs qui empêchaient toutes sorties, il était tout bonnement impossible d’aller acheter ce médicament.

La mort prit petit à petit le pas sur sa vivacité et il fut bientôt incapable de se lever. Cette maladie rare s’attaquait directement aux muscles du corps ; elle montait rapidement jusqu’au cœur et provoquait un arrêt cardiaque en s’attaquant aux tissus de l’organe. Sans médicaments dans les premiers jours de la maladie, elle devenait incurable.

Ainsi, quand leur père comprit qu’il ne s’en relèverait jamais, il convoqua ses deux enfants. Il les regarda doucement, avec tendresse ; il avait réussi avec le temps à leur pardonner la mort de leur mère. Cela avait était compliqué, mais il avait compris que la haine n’éduquerait jamais bien un enfant ; Yoro en était la preuve vivante.
Réunis dans la même salle, il demanda au personnel médical de les laisser seuls. Il commença difficilement :


"- Mes chers enfants… Vous avez sans doute compris que je ne survivrais pas à cette maladie…"

Il marqua un silence. Une toux soudaine brisa la glace quelques secondes, puis le calme revint. Kana avait déjà les larmes aux yeux, tandis que Yoro semblait détendu, comme si cela l’importait peu ; il avait presque un début de sourire aux lèvres, le genre qui affiche un ‘bien fait pour toi le vieux, fallait me choisir moi, pas l’autre’.
Il reprit avec douleur :


"- Je vous avais dit que votre mère était partie lors de votre naissance, mais jamais je n’avais évoqué mes sentiments à ce sujet. Au début, je vous haïssais intérieurement, parce que vous étiez les assassins de celle que j’aimais… Mais après des années, j’ai compris que vous élevez dans la rancœur d’un acte dont vous n’étiez pas les commanditaires était un fourvoiement complet…"

Une nouvelle pause fut marquée par une larme qui coula le long de sa joue. Il regarda le cadre posé à côté de son lit ; on voyait sa femme, souriante, devant leur nouvelle maison. Le souvenir de celle-ci était encore douloureux et le raviver lui pesait beaucoup. Mais la situation nécessitait cela. Il continua :

"- Bref, il me reste peu de temps. Bientôt, je ne pourrais plus parler, puis mon cœur s’arrêtera et je rejoindrais votre mère. Si je vous ai fait venir, c’est pour vous dire que je vous ai toujours aimé, tous les deux. Yoro… Je voulais te destiner à diriger l’entreprise, mais… tu es trop impulsif, irréfléchi et violent, je ne pense pas que tu sois fait pour cela ; ainsi, tu iras dès l’an prochain à l’académie ninja de Suna."

Un bref silence mis en avant la rage contenue du jeune garçon. Il allait devenir un pauvre ninja. Après ce qu’il avait subis, il avait une farouche haine contre l’armée et les ninjas, suffisamment pour percevoir cette assignation comme la pire chose qui pouvait lui arriver. Son père reprit :

"- Kana… Je sais que tu n’es pas le plus farouche des garçons, mais je sais que tu seras apte à diriger, j’ai foi en toi ! Comme je sais qu’il est difficile de confier tout cela à un garçon, tu auras avec toi Yoki, mon fidèle second qui t’aideras dans la gestion des affaires et t’apprendras tout ; tu peux lui faire confiance !"

Un homme entra dans-là pièce. C’était Yoki. Les deux enfants le connaissaient bien, il était souvent à la maison, discutant affaire, rentabilité, production, … C’était un homme sérieux, droit et peu emprunt aux ‘futilités des jeux’, comme il disait souvent. Celui-ci prit la parole :

"- En effet, je te seconderais Kanamashi… Il y a du travail sur la planche…"

Il marmonna quelques mots dans sa barbe et l’on ne comprit que son mauvais ressenti quant à la future direction du jeune garçon. D’ailleurs, celui-ci pleurait à chaud de larme, la main dans celle de son père qui ne pouvait plus la serrer. Il lança un regard dédaigneux à Kana, salua son père et sorti de la chambre.

Yoro lui emboîta le pas, sans dire un mot à son père pour lui faire bien comprendre qu’il n’éprouvait plus rien pour sa propre famille. Ce dernier s’adressa à Kana :


"- Je suis désolé de t’infliger cela, je sais que tu ne veux pas de ce monde, que tu rêves d’autre chose, mais tu es bien trop faible et pleutre pour autre chose que de prendre ma suite. Je sais que c’est difficile à entendre, mais tu sais bien que c’est la vérité, tu n’es pas bête. Mais malgré ces défauts, tu restes quelqu’un de bien, je le sais, et je t’aime de tout mon cœur de père. Cela étant, tu vas devoir devenir une personne forte et droite qui ne montre pas ses faiblesses, car tel est le rôle d’un chef d’entreprise. Va, il faut que je me repose, sache que je t’aime mon fils…
- Papa… moi aussi je t’aime… je… je… vais essayer de réussir mais…
- Tu vas réussir"

Cette dernière phrase coupa court à la conversation. Kana se releva, et parti. Ce fut la dernière fois qu’il vit son père vivant. Le lendemain matin, on vint annoncer la mort de celui-ci durant la nuit. Son cœur avait cessé de battre, il n’avait plu eu la force de lutter, maintenant que tout était dit ; il partait le cœur léger rejoindre sa tendre épouse de l’autre côté.

Chapitre 4 : Une disparition consentie (an 111)


Cela faisait quelques jour que leur père s’était éteint. Kana passait désormais ses journées en compagnie de son tuteur à étudier l’économie, les marchés, la direction d’ouvriers, et bien d’autres disciplines. Yoro quant à lui se préparait à son futur périple en tant que ninja. En réalité, il réfléchissait comment faire disparaître son frère pour prendre sa place à la tête de l’entreprise ; il avait bien compris que Yoki ne tenait pas Kana dans son cœur.

Ainsi, il avait commencé à préparer le terrain : À chaque fois que son frère n’arrivait pas à faire un exercice donné par le tuteur, il s’arrangeait pour le réussir en présence des deux, à tel point que Kana se sentait de plus en plus découragé. Il avait clairement compris que son frère ne s’était pas résigné, qu’il n’avait pas lâché l’affaire et que tant qu’il ne serait pas parti pour l’académie, jamais il ne serait libre. Et même quand Yoro sera parti, il se retrouverait toujours enfermé dans l’héritage patronal. L’avenir ne semblait avoir aucune porte de sortie viable. Quoique. Une idée commença à germer ; il avait toujours fui, toute sa vie, à chaque problème. Alors pourquoi ne pas continuer ?

Même si l’idée commença à trotter de plus en plus ardemment dans son esprit, quelque chose le bloquait encore : son instinct de survie. Celui qu’il avait laissé toute sa vie le dominer continuait à le tourmenter. Mais un élément déclencheur permis de passer outre ce blocage.

Un soir, Kana surprit une discussion entre Yoki et Yoro. Ils parlaient à voix basse et semblaient échanger sur quelque chose de secret, d’inavouable. Kana tendit l’oreille à l’entrée de la porte :


"-… je suis d’accord avec toi, mais c’est complexe ce que tu me demandes de faire, s’exprima le tuteur
- Je sais bien, mais vous savez aussi bien que moi que c’est la seule solution : gardez Kana à la tête de l’entreprise et demain vous serez sans emploi et l’entreprise aura coulée, rétorqua le jeune garçon
- Hum… tu n’as pas complètement tort mon garçon. Mais comme ce sont les derniers vœux de feu ton père, il n’y a rien que je puisse faire légalement… Je reste un homme de loi, je ne veux rien d’illégal !
- Qui vous a parlé de légal ? Dans notre contexte actuel, rien n’est vraiment légal. Il suffit de le faire ‘disparaître’. Personne ne posera de questions et je prendrais la tête, tout naturellement. Un accident est si vite arrivé"

Un sourire carnassier était né sur le visage de Yoro ; il exprimer un masque de haine planté sur le visage et dégageait une aura de violence à peine contenue. Yoki s’en était aussi rendu compte, ce qui le fit hésiter. Kana, quant à lui était plus qu’effrayé. Le problème, c’est qu’il ne pouvait pas vraiment fuir : s’il partait maintenant, il mourrait rapidement dans les rues ; s’il voulait quitter le village, les faucheurs l’exécuteraient et s’il restait ici, on finirait par le faire taire. Il ne restait qu’une seule alternative. Pour la première fois de sa vie, il prit son courage à deux mains et poussa la porte. Les deux protagonistes eurent une moue de surprise, comme lorsque l’on prend un criminel sur le fait. Avant que l’un des deux ne réagisse, Kana commença, d’une voix d’abord tremblotante, puis de plus en plus assurée :

"- Je… J’ai.. J’ai tout entendu… Je sais que personne ne me croit… Capable de diriger et… vous avez sans doute raison. Ce n’est de toute façon pas ce que je veux faire. Je sais que vous ne voulez pas de moi à la tête de cette entreprise, mais que légalement, il est complexe de me remplacer par mon frère. Ainsi, je vais vous proposer mon idée. J’y songe depuis déjà quelque temps, mais je n’avais pas eu le courage de vous le proposer, jusqu’à maintenant"

Un silence flotta quelques secondes. Yoki et Yoro semblaient dubitatifs. Jamais Kana n’avait tenu de discours aussi… Bien ficelé de toute sa vie ; il parlait d’habitude peu et avait du mal à s’exprimer. Il continua, conservant l’assurance qu’il avait réussi à prendre :

"- Je vous propose la chose suivante : faites-moi un faux certificat de naissance en tant qu’orphelin, donnez-moi un nouveau nom, je me teindrais les cheveux en noir. Une fois cela fait, inscrivez-moi à l’académie ninja. Je sais que tout ceci est faisable : vous avez de l’argent, un peu d’influence et les temps qui courent permettent ce genre de graissage de pattes. Une fois que je serais parti pour l’académie, portez-moi disparu et nommait Yoro à ma place, à cause de ma disparition. Une fois fait, vous aurez tout ce dont vous rêvez chacun et sans réels problèmes légaux. Une fois à l’académie, vous n’entendrez plus jamais parler de moi."

Un nouveau silence, rapidement brisé par un éclat de rire, mi-tonitruant, mi-bestial. Yoro riait, un rire de victoire, un rire de triomphe, un rire qui exaltait, bien qu'un peu effrayant. Il répondit :

"- Comme toujours mon frère, tu trouves le moyen de fuir ! À croire que ta vie ne sera qu’une longue fuite avant ta mort certaine. Je suis certain que tu ne passeras même pas les grades de l’académie avant de fuir ou de mourir ! Mais cela m’amuse de savoir que tu vas y mourir. Je suis partant pour cette idée, mais à une condition : je choisis ton nouveau nom !, dit-il avec un sourire narquois"

Yoki semblait réfléchir à la faisabilité de la chose et pesa la solution dont il parlait avant avec Yoro. Il était tout de fois plus satisfait de la nouvelle qui ne pèserait rien sur sa propre conscience. Ainsi, il acquiesça. Il ferait jouer tous ses contacts pour faire naître ce nouvel orphelin et l’envoyer à l’académie.

C’est alors que naquit la nouvelle identité de Kana : ‘Ikino Korimasu’. Ce nom, qui signifie ‘Survivre’, fut le dernier ‘cadeau‘ laissé par son frère, pour dévoiler la nature profonde de Kana et faire comprendre à ses futurs coéquipiers qu’il se sauverait lui avait de sauver qui que ce soit.

Kana, anciennement blond, se teinta les cheveux en noir/violet pour devenir Ikino et débuter sa nouvelle vie, laissant derrière lui tout ce qu’il avait possédé sans espoir de retour.

[SUITE DANS LE POST SUIVANT]


•  ge : 22 ans
• Localisation : Dans le sud ! Avec le soleil et les nanas :B
• Prénom : Axel
• Nindo : Geek un jour, geek toujours !
• Passions : Le JDR, les MMORPGs, les jeux de société, le RP, la lecture, l'écriture, les myrtilles, le rhum, le métal, le quidditch (Si, si, ça existe en vrai, j'ai fondé l'club de Montpellier), le football américain (RIP mon tibia péroné T-T), les mangas et encore pleins d'autres trucs, mais la comme ça, j'me souviens pas !
• Personnage du manga préféré : J'aime bien Kabuto. Après j'avoue que l'univers m’intéresse plus que le manga en soi, du coup j'ai pas une grosse connaissance des persos !
• Comment avez vous découvert le forum ? : Google, meilleur ami de l'Homme
• Comment trouvez vous le forum ? : Violet. Mais somme tout à fait sympathique, même si un peu... éparpillé aux niveaux des infos
• Que faudrait il changer ? : Mettre à jour les différents éléments de l'histoire des villages, mieux rassembler les infos qui permettent de construire son personnage (les techniques du mangas, ...) et les mettre à jour (si ce n'est pas le cas). Bon après j'en ai déjà parlé rapidement avec Kaede et je suis que l'occupation est sur la V3 ! Du coup ben c'est normal quoi ^^
• Autre chose ? : J'RP depuis... heu... 2006 ! (j'ai retrouvé ma première présentation sur un forum, c'est assez magique !). J'ai été administrateur sur plusieurs forum, notamment sur un forum de Bleach. Mais souvent, les membres ont disparus ou j'ai du partir par manque de temps ... Mais depuis ma double fracture au foot us, mon temps à resurgi et j'me suis dit : pourquoi ne pas reprendre ? ça fait longtemps que j'ai pas écris et ça me manque !
• Avez vous lu le règlement ?* :
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Dernière édition par Ikino Korimasu le Mer 7 Fév - 16:16, édité 15 fois
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MessageSujet: Re: Ikino Korimasu - Survivre à tout prix [Terminé]   Mer 7 Fév - 15:34

[SUITE DE L'HISTOIRE] -> A cause de la limite de caractères
Chapitre 5 : L’entrée à l’académie ninja (an 111)


Il entra ainsi à l’académie à l’âge de 11 ans. Il était un peu plus vieux que ses autres camarades qui étaient pour certain très jeune. L’intégration fut rude, et malgré ses efforts, il ne parvint pas réellement à se faire des amis. Il était d’un naturel timide et apeuré, ce qui ne rendait pas facile l’approche des autres personnes. Ainsi, il s’enfermait seul, dans la petite chambre qui lui avait été confié, et passait ses nuits à étudier.

C’est ainsi qu’il eut de bonne notes durant les divers examens, ce qui lui valait quelque jalousie de la part de certains élèves moins studieux et plus… instinctif, pour ne pas dire un brin violent. Pour échapper à leurs moqueries et les quelques violences physiques, il avait trouvé un itinéraire de contournement ; il partait dans la direction normale, puis arrivé à un endroit en particuliers, il provoquait un léger nuage de fumée –s’il se sentait suivi- et profitait d’une planche qui tournait sur elle-même dans la barrière d’à côté pour partir sur sa voie de repli.

Malgré cela, il arriva une fois que les zigotos en questions l’attrapèrent avant qu’il puisse rentrer chez lui. Mais contre toute attente, une jeune élève de la classe s’interposa et fit déguerpir les vilains garçons. Elle se présenta à lui avec le sourire :


"- Salut ! Je m’appelle…
- Shi…shimara, c’est ça ?
- Ho ! Tu te souviens de mon nom ? Et toi ? Je crois qu’on est dans la même classe, mais tu sembles tellement… Transparent que j’avoue que je ne me souviens plus vraiment de ton nom…
- Je… Je suis Ikino
- Ravis de te rencontrer ! Oups ! vu l’heure, il faut que je file sinon mon papa va me gronder … On se voit demain ?
- D’a..D’accord !"

Elle se tourna et parti dans la direction opposée. Le jeune garçon la voyait tous les jours ; il connaissait tout le monde de vue et avait retenu pour chacun leur prénom. Mais avoir une bonne mémoire n’amenait pas à avoir des relations sociales… Peut-être pourrait-il enfin se faire une amie ?
L’image de la jeune fille resta gravée dans sa mémoire, le roux de ses cheveux, ses petites taches de rousseurs sur le visage, son léger embonpoint, son petit visage sympathique.

Il rentra chez lui, content d’avoir parlé à une personne, cela changeait de son quotidien. Il se plongea à nouveau dans ses études, faute d’autres activités à faire. Pour la première fois depuis, longtemps, il se sentait protégé, comme si cette académie faisait obstacle à la tyrannie qui régnait à Suna. Malheureusement, ce n’était pas vraiment le cas, mais le jeune garçon ne s’en rendait pas encore compte.

Le lendemain, il se rendit comme chaque jour à l’école, mais pour la première fois, on lui fit signe sur le trajet : Shimara était là, souriante et de bonne humeur. Il passa la journée sans avoir l’impression d’être transparent parmi tous les élève ; c’était une étrange sensation. À la fin de la journée, elle lui proposa de lui montrer quelque chose de ‘cool’ ; elle l’amena chez elle et lui montra la collection de marionnettes de son père. Celui-ci était un ninja de Suna qui manipulait ce genre d’instrument et il en possédait un certain nombre. Elle lui expliqua qu’il fabriquait lui-même et qu’il avait commencé à lui apprendre comment faire. Ikino, passionné par ce qu’il était en train de voir, s’exclama, sans aucun bégayement :


"- Et si on fabriquait une marionnette tous les deux ? Comme ça, quand on sera des vrais ninjas, on pourra l’utiliser !? Bon par contre, je ne sais pas du tout m’y prendre, je n’y connais rien…
- Moi, je sais un peu, mon papa m’apprend ! Mais il faut déjà une idée… J’aimerais qu’elle ne soit pas effrayante, qu’elle ait l’air humaine…
- Je n’aime pas attaquer… J’aimerais qu’elle soit faite pour nous protéger ! Qu’elle ait un gros bouclier !
- Ho oui ! Et un l’appellerait…
- Shirudo ! Comme ça, elle commence par le début de ton nom et finit par la dernière lettre du tien !
- Parfait ! On se rejoint après les cours pour commencer à faire les plans ?"

Ainsi, durant les deux années qu’ils passèrent à l’académie ils travaillèrent dur pour fabriquer une marionnette ; n’arrivant pas à la rendre suffisamment humaine pour qu’elle soit moins effrayante, Shimara décida de la couvrir de bandage et de lui mettre un petit bouclier à la place du visage.

Chapitre 6 : Un avenir brisé (an 113)


Pendant que le glas de la rébellion semblait sonner dans la ville, les étudiants de l’académie de Suna se préparaient à leur examen, loin de tout ce qui se passait en dehors. Ikino espérait secrètement que le régime tyrannique tombe pour revenir dans un temps de paix où il ferait bon vivre. Avec son amie Shimara, ils avaient tout deux beaucoup révisé pour obtenir une bonne note et devenir enfin de véritables ninjas !

Ikino avait continué dans le Kujutsu et le façonnage de marionnette. C'était devenu une véritable passion pour lui, il avait créé de nombreux plans, même si beaucoup était encore irréalisable pour son niveau de compétence. Ils avaient décidé ensemble de devenir le plus grand duo de marionnettistes de Suna et de faire grandes choses ensembles ! Shimara voulait impressionner son père et que celui-ci soit fier d’elle.

Peu avant l’examen, un évènement tragique arriva.
Alors que, comme tous les matins, Ikino attendait Shimara à leur point de rendez-vous, non loin de l’entrée de l’académie, elle n’arriva pas. Il se demandait ce qui pouvait bien se passer, puisqu’il l’avait vu hier et qu’elle ne semblait pas malade. Il décida d’aller la voir, pour savoir ce qui se passait. Au moment où il arriva non loin de sa maison, il vit un terrible spectacle. Son père se battait contre plusieurs membres de l’armée. Derrière lui, Shimara était allongée, elle criait de douleur au sol ; elle semblait gravement blessée et son père se battait corps et âme, mais ses chances paraissaient faible. Le jeune garçon était paralysé. Tout son corps lui criait de fuir, mais son esprit était déchiré. S’il ne bougeait pas, rien ne lui arriverait. Tenter quelque chose semblait vain. Pourtant, une solution alternative lui apparut soudain. Une maison juste à côté semblait ornée d’une décoration qui pourrait causer quelques troubles dans le combat.

Il hésita longuement. Mais il prit son courage à deux mains, monta sur le toit, décrocha la décoration – une grosse boule en tissus avec à l’intérieur un grillage en fer pour maintenir la forme- et la poussa vers le combat en contre bas. Il courut à toute jambe jusqu’à sa précédente cachette et observa le résultat. Les soldats furent surpris. Cela permit au père de Shimara de s’enfuir avec des fumigènes. Il prit sa fille au passage et partit dans la direction ou se trouvait Ikino. Quand il le croise, il s’arrêta. Il semblait avoir compris :


"- Je n’ai pas beaucoup de temps. Prends ma fille avec toi, cache-là et fait en sorte qu’elle soit soignée, même si j’ai peur qu’elle ne survive pas... Je ne pourrais pas t’aider. Si je la laisse à n’importe qui d’autre, ils vont la retrouver. Je n’ai pas d’autre choix. Je vais repartir me battre. Pour Suna. Pour la liberté."

Des larmes coulaient sur les jours du garçon. Il savait que c’étaient les derniers mots que le père de Shimara prononcerait. Il prit la jeune fille dans ses bras. Elle semblait évanouie. Il courut à toute jambe vers sa chambre et allongea la jeune fille sur le lit. Il était paniqué. Il ne savait pas quoi faire. Il souffla un grand coup. Il pensa que Shimara serait facilement reconnaissable. Il prit la teinture qu’il utilisait d’habitude et lui teint les cheveux, afin qu’elle ne soit pas reconnaissable ; il lui changea ses loques déchirées, non sans rougir de la voir en sous-vêtements. Il fit bien attention de déchirer et de salir les vêtements qu’il lui avait mis, afin que son état paraisse plausible, sans pour autant qu’elle soit reconnaissable. Puis il l’amena à l’hôpital.

Il la veilla des jours durant. Les médecins étaient indécis sur son état, elle était entre la vie et la mort. Ikino n’allait plus à l’académie depuis bientôt une semaine ; il prétextait qu’il était malade, mais il passait ses journées à l’hôpital.
Il avait indiqué qu’il ne connaissait pas le nom de la jeune fille et qu’il l’avait trouvé dans la rue. Il fut le premier lorsque le miracle advint : elle se réveilla. Avant de prévenir les médecins, Ikino lui expliqua ce qui était arrivé. Il lui indiqua qu’elle devait changer d’identité. Sa famille était décimée, son avenir de ninja détruit, il ne lui restait plus rien. Elle se faisait désormais appeler Ymy.

Il rendait visite tous les jours à son amie qui restait encore à l’hôpital. À cause de ses blessures, ses jambes ne bougeaient plus. Quand il eut les résultats de l’examen et son bandeau de genin, il vint avec un cadeau rendre visite à Ymy. Celle-ci avait perdu la joie de vivre depuis ce qu’ils appelaient ‘l’accident’. Pourtant, Ikino était sûr que cette surprise lui réchaufferait le cœur. En arrivant, il posa devant elle un rouleau. Elle lui demanda :


"- Qu’est-ce que c’est ?
- C’est ton cadeau. Joyeux anniversaire !"

Il déroula le parchemin et fit apparaître Shirudo. Il l’avait refait à l’identique. Elle pleura, son beau sourire aux lèvres. Au bout de quelques minutes, elle lui fit signe de s’approcher. Elle passa sa main sur son visage et l’embrassa. Ikino, qui ne s’attendait pas du tout à ça fut très surpris ; il commença par avoir peur, puis finalement se laissa faire avec plaisir. Quand leurs bouches se séparèrent, ils étaient tous les deux rouges comme des tomates. Ce fut elle qui commença :

"- C’est... C’est mon cadeau. Merci de m’avoir sauvé. Merci pour tout ce que tu as fait pour moi. Merci pour Shirudo, mais…
- Il ne te plaît pas ?
- Ho si, beaucoup, mais nous savons toi et moi que je ne pourrais pas le garder avec moi et je ne pourrais pas l’utiliser… Alors j’aimerais que tu me fasses une promesse…
- Tout ce que tu veux !
- Prend Shirudo avec toi. Je sais qu’être ninja fera sûrement que tu devras partir loin, seul ; risquer ta vie pour Suna… Mais avec Shirudo, tu penseras à moi, qui ne peut aller plus loin que le village… Vie mon rêve, s’il te plaît, devient quelqu’un de grand, devient fort, un grand marionnettiste et fait revenir la paix à Suna… Je ne veux plus vivre dans cette peur perpétuelle...
- Je le promets. Quand tu seras sorti d’ici, nous ne pourrons sûrement plus vraiment nous voir. Je vais devenir très occupé pour pouvoir tenir ma promesse. Je te promets, la prochaine fois que je viendrais te voir, la paix sera revenue sur Suna et je serais plus fort. Je te le promets."

Après une longue étreinte et un baisé d’adieu, Ymy et Ikino se quittèrent pour la dernière fois. Il savait que se voir comportait toujours un risque pour la sécurité des deux, du moins tant que la démocratie serait loin.

Le jeune garçon était plus déterminé que jamais. La paix devait revenir à Suna. À tout prix.


Chapitre 7 : Devenir chuunin (an 116)


Depuis trois ans, Ikino avait rejoint une escouade composée de deux autres genins qu’il avait fréquenté dans sa précédente classe : Turima Ysho et Berolyn Emya. La première était spécialisée dans le lancer d’arme en tout genre et le second dans des techniques Doton. Ils étaient tous sous la responsabilité d’un Junin nommé Kirimashi. C’était un homme un brin excentrique et parfois un peu torturé. Il était sympathique et parfois antipathique, sans vraiment de raison apparente.

Il avait gardé sous sa coupe ses trois genins pendant un bon moment, puisque cela faisait trois ans qu’ils étaient au même grade. À chaque fois qu’un examen de chuunin se présentait, leur maître refusait de les présenter, sans pour autant leur expliquer pourquoi. Les trois genins se posaient souvent la question : étaient-ils si mauvais ? Qu’est qui empêchait leur maître de les envoyer ?

Avant de pouvoir poser cette question à leur maître, un évènement particulier fit son apparition à Suna : le retour d’un samurai qui avait grandi à Suna. Son arrivé marqua la fin du règne de la terreur et des faucheurs. Ceux-ci furent décimés ou emprisonnés et le calme revint enfin dans le village. La démocratie prit le pas et Soufuku Nitobe, le fameux samouraï qui avait libéré le village, pris le poste de Kazekage. Enfin, la paix semblait revenir.

Peu après son élection, un nouvel examen de chuunin était organisé. Kirimashi rassembla ses élèves et leur expliqua :


"- Vous n’êtes pas sans savoir que depuis des années, je vous empêche d’aller faire cet examen de chuunin. Vous avez dû vous poser mille et une question, sachez aujourd’hui que je vais vous dire la vérité."

Il marqua une pause et prit le temps de regarder chacun de ses élèves dans les :

"- Vous êtes tous plus que prêt. Si je vous ai empêché, c’est parce que, pour pouvoir participer à l’examen, il fallait pouvoir sortir du village. Beaucoup de vos camarades ont essayé et ils sont presque tous morts, de la main de faucheurs ; seul de rares et puissants genins ont réussis à passer l’examen. Je savais qu’un semblant de paix reviendrait à Suna et que ce jour-là, je pourrais vous envoyer le passer, le cœur tranquille. Ainsi, voici le bulletin à remplir. Réussissez, je sais que vous en êtes capable."

Confiants, les trois genins partirent pour l’examen.

Mais seul un seul revint. Ikino.

Pendant une épreuve, des ninjas d’un autre village avaient décimé son équipe. Incapable de quoi que ce soit, il avait fui pour échapper à la mort. Revenant alors seul de cette épreuve, il n’avait pas obtenu le grade de chuunin. Il se sentait nul, inutile et particulièrement lâche. Il repensa à la promesse qu’il avait faite à la seule personne qu’il chérissait plus que tout. Il se souvint. Il bouillonnait de rage. Il se jura de devenir fort et de protéger ses coéquipiers.

Il sculpta deux petits pendentifs en bois, l’un représentant un kunai et l’autre un rocher, en mémoire de ses deux camarades décédés. Avant de les placer sur un bracelet, il se promit de procéder ainsi à chaque fois qu’il perdrait des personnes qui était devenu proche, pour honorer leur mémoire, ne pas les oublier et devenir de plus en plus fort pour ne pas alourdir le bilan ; mais aussi pour tenter de passer outre son terrible instinct de survie qui lui avait pourrit la vie.

Il fut affecté une autre équipe qui avait raté l’examen et perdu l’un de leur membre. Ikino ne sympathisa pas vraiment avec eux. Il n’avait qu’un seul objectif : devenir utile. Il mit en place plusieurs pièges sur Shirudo, s’entraîna jour et nuit pour manier ses nouvelles techniques. Il finit toutefois par tisser quelque lien avec les autres membres de l’équipe, de manière à pouvoir correctement coopérer dans les futures missions et le prochain examen.

C’est ainsi que son équipe réussit avec succès l’examen et devinrent tous trois des chuunins. Ikino était devenu méconnaissable. Il était toujours d’un naturel isolé et semblait se fondre dans la masse ; simplement, il utilisait maintenant cette capacité à être oublié pour prendre des missions d’espionnage, d’infiltration,… Où il pouvait laisser libre cours à son instinct de survie. Ses faiblesses devenaient des forces. Il était plus déterminé que jamais.


Chapitre 8 : La vie dans un Suna changé (an 118)


Cela faisait maintenant deux ans qu'Ikino était devenu un ninja confirmé. Il continuait à effectuer diverse mission pour le compte de Suna et commencer à penser, malgré le changement de Kazekage récent que la paix et la démocratie semblait enfin s’installer. Il décida de retourner voir Ymy. Il n’était certes pas devenu le ninja le plus fort de Suna, mais malgré tout, il brûlait de tout son être de la revoir. Il l’observait parfois, caché dans un arbre, sans oser l’approcher, conscient de sa promesse. Mais il n’en pouvait plus.

Il prit son courage à deux mains et se décida. Le jeune homme avait déjà repéré le chemin qu’elle prenait pour rentrer chez elle, en fauteuil roulant. Il décida de lui faire une petite surprise. Il invoqua shirudo derrière un buisson, puis se cacha. Quand il la vit arriver, il déplaça discrètement la marionnette derrière elle et lui tapota sur l’épaule. La jeune fille se retourna d’un mouvement sec, un kunai à la main. Son fauteuil pivota légèrement. Son visage était concentré, comme si elle allait devoir se battre. Au bout de quelques secondes, la marionnette lui fit un coucou de la main, et un sourire flotta sur ses lèvres. Ikino sortit de derrière le buisson, rangeant Shirudo dans un parchemin, la même moue béate :


"- On dirait que tu n’as pas tellement perdu tes réflexes !"

La jeune fille se jeta littéralement sur Ikino qui, surprit, manqua de tomber au sol. La jeune femme ne tenant pas sur ses jambes, Ikino la porta dans ses bras. Il la fit tourner, en riant. Après quelques minutes de bonheur, il la reposa dans son fauteuil et lui proposa :

"- Je t’offre un ramen ?
- Tu me dois au moins ça ! Je ne pensais pas que tu prendrais ta parole autant au sérieux ? Tu sais depuis combien de temps, on ne s’est pas vu ! Je me faisais un sang d’encre… Avec toutes ses histoires, les faucheurs, les nouveau kazekage, les ninjas qui ne reviennent jamais de certaine examens… J’ai… Eu si peur…"

Une petite larme coula le long de sa joue. Ikino lui rétorqua :

"- Je sais que j’aurais dû revenir plus tôt… Mais je ne me sentais pas assez fort… j’avais trop honte de ma faiblesse et mon orgueil m’empêcher de venir te parler… Certes, je t’ai observé de loin, mais…
- Ha ben bravo ! Tu m’observais de loin… Petit vicieux !, répondit-elle, un sourire narquois au coin des lèvres
- Mais… non… Enfin si… mais pas vicieux… Enfin je veux dire, bafouilla le jeune garçon, rouge comme une tomate
- Je te taquine ! Attends, je n’ai pas un truc coincé dans mon fauteuil-là ?"

Le jeune garçon s’approcha et se pencha pour voir ce qui en était. Il sentit une main douce se poser sur sa joue et l’attirer jusqu’au sien. Il se laissa faire. Ikino savait très bien qu’un ninja ne devait pas être dans le sentimental, que c’était une faiblesse de ressentir des émotions pour autrui et qu’il était… bla bla bla bla. Il l’aimait et puis voilà. Tant pis pour le code ninja. Il profita de ce moment pendant une longue minute. Quand, enfin, ils se séparèrent, chacun semblait plus heureux que jamais. Ils partirent ensemble manger un ramen, sans échanger aucune parole, simplement en profitant de chaque instant partagé.

Ikino lui raconta ses aventures, ses missions, la mort de sa première équipe, ce qu’il avait dû endurer seul, ses nouvelles missions – en omettant volontairement les moments où il avait dû être sans pitié ou violent ainsi que les informations secrètes-. Ils parlèrent aussi du nouveau Kazekage qui semblait continuer sur la même politique que le précédent. Tout semblait bien se passer, Suna renaissait petit à petit de ses cendres et s’ouvrait à nouveau après 16 ans de tyrannie, d’infamies et de massacres.

Elle expliqua comment elle avait trouvé un travail grâce à l’aide de l’infirmière qui s’était prise d’affection pour elle ; elle travaillait désormais chez un petit artisan dans la fabrication artisanale de meuble en bois. Elle conservait ce qu’elle avait appris durant sa vie de ninja pour la confection de marionnette et l’utilisait dans ce nouveau but. Elle lui avoua :


"- Tu sais, je crois que je me fais mieux à cette vie civile qu’a la vie de ninja… Je me sens bien depuis que je n’ai plus de poids sur les épaules… Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai ; ça serait le cas si je n’avais pas un fichu imbécile qui ne donne jamais de nouvelles !"

Elle termina cette phrase sur un grand sourire affectueux ; elle lui en voulait un peu, mais elle était tellement contente de le revoir qu’elle n’arrivait pas vraiment à lui en vouloir. Elle le regarda dans les yeux et se mit à observer le ciel, pensive :

"- Je me souviens de la première fois que je t’ai vu. Tu étais le garçon le plus invisible de la classe, et pourtant, j’avais envie d’être ami avec toi… Tu semblais si seul, si fragile, si timide… Et maintenant je suis face à un séduisant jeune homme qui semble avoir palier à bon nombre de ces défauts… Tu as sacrément évolué très cher ! Et tu as bien grandi ! Déjà que j’étais à peine à ta taille ! Maintenant tu dois me dépasser de loin ! Enfin, on ne peut pas vraiment savoir, je ne peux malheureusement plus vraiment me lever…"

Ikino perçut une pointe de tristesse dans sa voie. Malgré cette nouvelle vie, ne plus pouvoir marcher lui pesait beaucoup. Une idée pointa soudain le bout de son nez ; le jeune garçon se leva d’un bout, surprenant son amie et lui demanda :

"- Ferme les yeux et laisse toi faire"

Elle ferma les yeux, pleinement confiante. Ikino commença à tisser ses fils de chakra en les apposant sur les jambes de la jeune fille ; certes, elle ne pouvait plus marcher, mais lui contrôler ses jambes pour le faire à sa place. Quand il eut terminé, il reprit :

"- Tu veux marcher, n’est-ce pas ?"

Elle acquiesça, dubitative. Et puis d’un coup, elle sentit ses jambes bouger et elle se leva du fauteuil. Ymy poussa un cri de surprise. Elle ne s’attendait pas du tout à quelque chose comme cela. Le jeune garçon la fit avancer jusqu’à lui. Ils étaient debout, face à face ; il était vrai que le jeune homme était désormais bien plus grand qu’elle. Il lui fit remarquer :

"- Effectivement, tu avais bien raison pour la taille !"

Elle le prit dans ses bras, laissant libre cours à un chagrin de joie. Elle pleurait à chaud de larme et en même temps, elle riait. Au bout de quelques minutes et après l’avoir fait marcher et un peu courir, Ikino la fit regagner son fauteuil. Elle lui sourit. Elle hésita, puis se lança :

"- Ikino… Tu sais, jamais je n’oublierais tout ce que tu fais pour moi et aussi tout ce que tu as déjà fait. M'avoir sauvé de la mort, avoir veillé sur moi tout ce temps… Je sais qu’on n'a jamais vraiment évoqué nos sentiments l’un vers l’autre, même si on les a déjà démontrés… Mais sache que je voulais te le dire en face… Je t’aime"

Elle souffla, marquant une pause. Le jeune homme semblait un peu gêné, il était rouge comme une tomate et se sentait particulièrement mal à l’aise. C’était la première fois qu’on lui disait cela. Bien entendu, il savait quels sentiments ils nourrissaient mutuellement, mais le savoir implicitement lui suffisait. Malgré cela, il fut très content de ce qu’elle disait. Il balbutia :

"- Tu… Tu sais… Moi aussi… Moi aussi… Je… Je… T’aime"

Il fit sa phrase à grand-peine, n’ayant pas du tout l’habitude d’exprimer ses sentiments. Sachant ce trait de caractère, Ymy fut plus qu’agréablement surprise. Elle l’embrassa doucement, puis reprit :

"- Je sais que notre situation est… Particulière. Nous sommes encore jeunes et j’ai absolument foi en toi, je sais que tu vas devenir un grand ninja ; j’ai donc bien compris que cet amour ne sera pas facile, qu’il sera en dent de scie, que j’aurais toujours peur de ne jamais te voir revenir. Je veux que tu me promettes une chose : reviens-moi toujours. Je ne supporterais pas de te perdre !
-Je te le promets"

Il lui expliqua par la suite qu’il allait bientôt partir avec la délégation de Suna pour passer l’examen de juunin pour pouvoir devenir plus fort et mieux défendre son village et ainsi la protéger. Elle lui souhaita bonne chance, puis ils se séparèrent, chacun rentrant dans son chez-soi. Il fallait désormais se préparer à cet examen qui semblait plus difficile que celui de chuunin, échouer n’était pas une option.

Chapitre 9 : Kaede et la nouvelle Suna (an 120)


Beaucoup de choses s’était passé depuis deux ans ; les anciens Kazekage qui avaient ouvert le pays voyaient leurs efforts céder la place à une politique protectionniste sous l’autorité de Dorumo Sabaku. Il était indéniable que sa façon d’agir avait permit à Suna de conserve la paix et de se moderniser, mais à quel prix ?

Durant deux années, il avait fait régner dans le village une étrange paix et avait redonné une stabilité politique, sûrement grâce à cette fameuse “police” mise en place. Ikino connaissait quelques personnes qui travaillaient dedans et savait les dessous de la façade présenté au peuple. Ce n’était rien de plus qu’un système despotique dirigé par un seul homme où tous les opposant étaient appréhendés ; rien avoir avec ce que ses deux prédécesseurs avait tenté de mettre en place.

Pourtant, malgré ces défauts, il avait bien su gérer la crise arrivée avec cette maladie étrangement contagieuse qui contaminait peu à peu tous les pays, même si celle-ci restait à l’heure actuelle sans remède.

Mais depuis peu, un nouveau Kazekage avait été élu par le conseil. Celui-ci semblait revenir sur les positions de ses anciens confrères : prôner la paix et la liberté de chacun, rompant ainsi avec le protectionnisme. Ikino la connaissait de nom : Kaede M. Junko, mais elle semblait vouloir profiter des avancées menées par Sabaku tout en ouvrant le village au monde extérieur et( le laisser enfin respirer par lui-même.

Il est vrai que la politique n’est pas vraiment le genre de sujet que le jeune homme d'à peine 20 ans passionnait ; mais avec son statut de juunin, il était nécessaire qu’il s’assure du maintien de la paix de son pays. Sous le précédent règne, il n’avait fait qu’obéir aux ordres, sans trop pouvoir poser de réelles questions sur le fondement de ses missions, de peur que l’on puisse faire du mal à Ymy, sous la forme de chantage. Mais cette période semblait révolue, cédant sa place à une véritable république -ou assimilée-.

Malgré tout, Ikino ne savait pas vraiment quoi penser. Il était perdu dans ses réflexions. Suna était un sujet important pour lui parce qu’il abritait la seule personne à qui il tenait dans ce monde ; pour autant, ce n’était pas le plus simple.

Il réfléchissait, assis sur le toit d’une maison à tout cela, le regard lointain, perdu dans ses pensées. Soudain, il remarqua ce qui était devant ses yeux depuis un moment et qu’il avait regardé sans voir : l’usine de son ancienne famille. Il était curieux de savoir ce qui se passait là-bas. Il avait peur d’y aller et de se faire reconnaître, mais il mourrait d’envie d’aller espionner. Il décida toutefois d’y aller afin de jeter un petit coup d’œil, l’espionnage étant son dada, il ne se ferait sûrement pas remarqué.

Arrivé devant le bâtiment, il se positionnant contre un mur et utilisa sa technique doton pour entrer dans le mur et s’y déplacer. Il circula dans le bâtiment, discrètement et arriva au bureau de son frère. Celui-ci dormait sur le bureau, affalé sur un tas de papier. Il avait bien grandit et ressemblait beaucoup à Ikino, si ce n’était l’œil en moins. Un employé eu le malheur d’entrer dans le bureau, ce qui réveilla Yoro en sursaut. Celui-ci s’exclama, très en colère :


"-Qu’est-ce que tu fou ici ? Tu ne vois pas que je suis en train de travailler !
-Heu… et bien si … mais…

-Mais quoi ? Tu vois bien que tu m’emmerdes ! Alors fais court et concis, sinon je te mets à la porte !
-Et bien… il faudrait que l’on revoie les chiffres prévisionnels, avec le changement de kazekage, il est possible que ça ait un impact économique certain sûr …
-J’avais dit court ! Bon, tu t’en occupes, je viendrais voir quand tu auras fini. Maintenant barre toi. Vite."

L’employé referma la porte avec une mine renfrognée. Son frère n’avait pas changé d’un poil depuis la dernière fois qu’il l’avait vu. Il devait sûrement être un patron exécrable et difficile à vivre, mais il semblait toutefois qu’il eût réussi à maintenir l’équilibre économique. Ikino hésita à sortir de sa cachette. Il mena une rapide réflexion : son frère ne pouvait pas se permettre de tout révéler s'il voyait à nouveau Ikino, sinon il risquait de tout perdre; au final, lui parler ne présentait aucun risque. Il sortit du mur juste derrière son frère et commença :

"-Yoro… Tu n'es pas un peu dur avec les employés ? Tu sais à quel point papa les estimait pourtant…"

Celui-ci bondit hors de sa chaise, et rien que pour cela Ikino fut content d’avoir fait cela. Il arborait un sourire mi-amusé, mi-moqueur. Yoro bégaya :

"- Mais… mais.. tu … tu… tu es vivant ?
-Haha ! Tu ne croyais vraiment pas à moi dit donc… Et d’ailleurs, c’est toi qui bégaies maintenant ? C’est le monde à l’envers…
- Tu m’as surpris, c'est tout ! Qu’est-ce que tu fais ici ! Tu ne devrais pas être là ! Imagine que quelqu’un entre !
- Ne t’en fais pas, j’ai vérifié au préalable, a part celui que tu viens de voir, il n’y a pas personne dans les couloirs. Et si quelqu’un arrivait, je serais parti avant même que tu ne t’en rendre compte. Je voulais juste venir te saluer ; je ne sais pas exactement pourquoi j’avais cette envie. Il faut dire que l’on ne se porte pas dans nos cœurs mutuellement… Mais bon. Je ne vais pas te déranger beaucoup plus, sache toutefois que je suis vivant et en forme, même si cela ne changera sûrement rien pour toi ! Mais avant de partir, j’ai une question à laquelle je n’arrive pas à répondre seul : Qu’est-ce que tu penses de la situation politique actuelle de Suna ?
- Oula ! Tu me prends au dépourvu ! C’est quoi ces questions ?
- Dois-je comprendre que tu n’es pas capable d’y répondre ?
- Non ! Je suis parfaitement capable !"

Le piège de Ikino s’était refermé sur la fierté de son frère. Il savait parfaitement que celui-ci répondrait à n’importe quelle question si l’on faisait allusion à une potentielle faiblesse. Yoro semblait réfléchir -et avait l’air un brin paniqué-; il reprit :

"- Je ne suis pas spécialiste dans ce genre de chose, mais je pense que c’est une bonne chose pour l’économie. On vient de passer deux ans sous le joug d’un kazekage protectionniste, l’ouverture signifie exports et imports ; je pense que l’on pourra facilement augmenter le chiffre d’affaires, surtout s'ils abolissent cette taxe aux œuvres publiques qui alourdit nos bilans financiers… Et puis y’aura plus cette foutue police d’état qui venait fourrer son nez dans ce qui ne la regardait pas…"

Quand il finit sa phrase, il se tourna à nouveau face à Ikino, mais celui-ci avait disparu. Il petit mot était punaisé sur le mur et, dessus, il était inscrit “Je savais déjà tout ce que tu étais en train de dire; du coup, comme ce n’était pas enrichissant, je suis parti ! À une prochaine fois”. Le jeune ninja attendit quelques secondes dans le mur pour entendre le cri de rage de son frère, puis rentra chez lui.

Il ne savait pas de quoi son avenir serait fait et bien qu’il soit incertain, même pour Suna, il savait qu’il avait au moins une personne à qui il tenait en ce bas monde et qu’un jour, il fonderait une famille. Mais pour le moment, il restait, avant toutes préoccupations, un ninja au service du nouveau Kazekage qu’il avait hâte de rencontrer en personne.


Dernière édition par Ikino Korimasu le Lun 12 Fév - 21:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ikino Korimasu - Survivre à tout prix [Terminé]   Ven 9 Fév - 22:21

Salut ! Je m'occupe de ta présentation dés que possible !
Désolé du temps d'attente !

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MessageSujet: Re: Ikino Korimasu - Survivre à tout prix [Terminé]   Sam 10 Fév - 10:54

Hello !

Pas de soucis Wink

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MessageSujet: Re: Ikino Korimasu - Survivre à tout prix [Terminé]   Lun 12 Fév - 21:14

Salut à toi ! J'ai lu ta présentation.
Je vais avoir un unique problème, bien mineur : Ce n'est pas Subaku, c'est Sabaku !

Sinon, j'attends une réponse de ta part, pour voir si tu es toujours dans le coin, dés que j'ai ta réponse, je te valides, et je te donnes ta couleur !

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MessageSujet: Re: Ikino Korimasu - Survivre à tout prix [Terminé]   Lun 12 Fév - 21:48

Damn it !

J'ai toujours galéré avec les noms, au début j'arrivais pas à me souvenir de l'orthographe du mien xD

Je vais corriger ça !

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MessageSujet: Re: Ikino Korimasu - Survivre à tout prix [Terminé]   Mar 13 Fév - 0:55

Validation Présentation
Re-salut à toi !
J'ai particulièrement apprécié ton histoire, vraiment ! Elle est super originale, tiens vraiment compte du contexte historique de Suna, des différents Kazekages et de leurs différentes politiques... Je trouve que tu as brillamment amené chacun des éléments, autant la haine du frère que la romance avec la fille, tout cela avec un style vraiment appréciable et agréable à lire !

L'histoire n'est pas si longue, dans le sens où j'ai apprécié la lire, et que je ne me suis même pas vu avaler les chapitres, et c'est plutôt rare ça !

Je n'ai donc aucune difficulté à t'accorder le grade de Jûnin rang B à Suna !

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MessageSujet: Re: Ikino Korimasu - Survivre à tout prix [Terminé]   Mar 13 Fév - 8:01

Merci pour la validation !

Je suis très content que ça t'ai plu, j'ai mis pas mal de temps a m'imprégner de toute cette trame historique, mais j'ai beaucoup apprécié écrire ça ^^

Alors ça me fait plaisir si tu as pris autant de plaisir a lire que moi a écrire ! ^^

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