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 Le premier jour du reste de nos vies

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MessageSujet: Le premier jour du reste de nos vies   Lun 13 Aoû - 8:08

Udon no Kuni, Ryokan Mahika, en parallèle de l'attaque de Kami à Konoha, hiver 121


À la chaleur des flammes succéda la fraîcheur de ce qui s’apparentait à un havre de paix. Réception réflexe, Murasaki mit un temps à comprendre ce qu’il venait de se passer au milieu des signaux que lui envoyaient son organisme et son corps crispé ne faisait guère attention à ses passagers clandestins.

Les trois shinobis avaient atterri au Pays des Nouilles, terre d’asile pour ses ancêtres, son refuge inavoué pour elle-même… Elle tourna la tête, le kunai ornant son mur voyait le sceau le décorant tantôt s’effacer et la kunoichi tenta de se lever pour le remplacer. Une habitude mécanique qui fut entravée par la présence des deux intrus dans son domaine et une douleur fulgurante qui la ramena à genoux. Son corps la lançait, aussi bien son crâne que son ventre en passant par ses articulations éreintées, Murasaki n’avait plus vingt ans et ce fut entre deux gémissements qu’elle sortit un kunai en entendant des pas approcher.

“Murasaki-san ? interrogea la domestique en poussa le panneau de la chambre de la demoiselle.

L'Interpellée était gênée dans sa vision par le corps de Yao dans sa trajectoire aussi le cri de panique qu’elle étrangla à peine ne devait certainement rien à son état. Entre le colosse qui devait être aussi agréable à regarder de devant que de derrière et l’autre “adulte” avec son masque, Murasaki soupira et tenta à nouveau de se lever, en vain.

-Que s’est-il passé ? Que faites-vous là ? demanda la doyenne qui relayait les inquiétudes de ses employés massés derrière elle.

L’Uchiha grogna pour demander de l’espace, mais sa grand-mère sembla l’ignorer, se concentrant sur les deux autres tout en calmant sa marmaille. Son regard s’étrécissait sur le plus jeune qu’elle apostropha sans ménagement avant d’asséner le même traitement au mercenaire. La vieille femme avait peut-être les cheveux gris et la mine affligée par les ans, mais elle ne lésinait pas sur le respect de ses plates bandes.

-Sakaichi, retire cela immédiatement, ordonna-t-elle sèchement en designant visuellement le masque de l’anbu. Pouvez-vous vous levez ? adressa-t-elle à l’autre.”

La vieille Uchiha avait de l’autorité et envoya ses ouailles s’éparpiller aux quatre coins du ryokan dans des tâches dédiées. Murasaki, elle, n’avait même pas sentit son corps basculer sur le côté, prête à se laisser emporter sur un autre versant de sa conscience alors que ses nerfs criaient grâce. Du repos, du soulagement, pourquoi ne pouvait-elle sentir la brume habituelle la saisir et lui épargner ses tourments ? Contractée et ignorante de ce qu’il se passait, elle ne subissait que cette douleur qui pulsait au plus profond d’elle-même.
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Yao Yin
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MessageSujet: Re: Le premier jour du reste de nos vies   Lun 13 Aoû - 15:37

La dureté du sol contre sa joue. La chaleur de son dos confrontée à l’air frais qui l’entourait, sans pour autant savoir d’où il venait. Un silence qui s’opposait aux grondements et au bruit qui habitait l’endroit avant qu’il n’attrape la brune. Qu’avait il bien pu se passer en un bref instant? Le mercenaire l’ignorait, mais comptait bien le découvrir, s’appuyant d’une main pour pouvoir relever son buste endolori, tirant sur des muscles dorsaux criant leur peine et leur état délabré, avant de jeter un oeil autour de lui. Une chambre, ça crevait les yeux, au style très sobre, le genre de chambre qu’on aurait pu trouver dans une auberge à l’exception de quelques objets qui témoignaient que la chambre appartenait à quelqu’un. A la brune? Elle les avaient… déplacés? Transportés? Là, en un instant? Mais où? Pas à Konoha au vu du silence et de l’absence évidente de lave.

En plus de la brune, l’autre gus était arrivé, mais ne paraissait pas encore avoir réagi, à moins qu’il ne réagisse de manière immobile et que le choc ne transparaisse que sur son visage masqué. La douleur vint à bout des muscles du mercenaire, qui lâchèrent et renvoyèrent son visage embrasser le sol, duquel il perçut l’écho de pas précipité. Leur arrivée, et son choc lorsqu’il s’était écrasé contre la douce épaisseur du tatami, avait dû faire un certain vacarme, attirant les habitants du lieu. Du coin de l’oeil, il aperçut la cause de leur arrivée sortir un autre de ses bouts de métal fétiche. Les avait elle amenés en terrain ennemi de tous? Encore une fois, le numajin n’avait pas de réponse mais il était hors de question qu’il se laisse mourir sans se défendre. Tirant une nouvelle fois, il parvint à se retrouver sur ses genoux, tournant la tête vers la porte qui s’ouvrit sur une jeune femme dont la réaction face à la troupe surprenante qui peuplait la chambre ne se fit pas attendre bien longtemps.

Son cri ne dura guère avant qu’une vieille femme n’entre, l’air et la voix décidée à avoir des réponses à ses questions et surtout à ses exigences. Exigences simples en réalité, qu’on aurait pu assimiler à des demandes telles que ne pas rentrer chez les gens par effraction, enlever son chapeau, se décrotter les pieds avant d’entrer. La pensée traversa l’esprit du mercenaire et un éclat de rire monta dans sa gorge, étouffé par la douleur et une quinte de toux résiduelle avant qu’il ne prononce que de simples excuses à voix basse, se sachant partiellement en tort, bien qu’à son insu. La brune jeta un ordre au troisième larron avant de lui demander poliment s’il était encore en état de se tenir debout. Une excellente question à vrai dire, mais un brin de fierté le forçait à répondre par les actes. Déplacant un genou pour poser un pied à terre, il s’appuya de toutes ses forces sur celui-ci, ignorant les jurons de protestation de son dos en communion avec le cuir fondu de son blouson et finit par se relever, titubant un instant avant de prendre appui sur un meuble non loin.

Ça ira. Il en faut plus que ça pour m’abattre.

Pourtant, alors que lui même se relevait tant bien que mal, le corps de la jeune femme effectuait le trajet inverse, basculant de sa position verticale à une autre plus horizontale. L’heure de marquer des points pour le mercenaire, qui avait bien compris que la brune connaissait les lieux, et que plus il pourrait s’affirmer de son côté, moins il risquait de lui arriver d’ennuis. Quittant son meuble aussi vite que possible il partit donc la rattraper au plus vite avant que ses jambes ne s’effondre sous lui, le faisant chute également. Il n’eut que le temps de se tourner, son dos percutant le sol en une scène qui commençait à devenir répétitive avant que le corps de la jeune femme ne chute sur lui, lui arrachant un cri de douleur muette qu’il étouffa en se mordant les lèvres un bref instant avant de se forcer à lâcher un commentaire qui paraîtrait malicieux pour ceux qui ne le connaissait pas, mais qui serait plutôt choquant pour les autres de par son ton gentiment moqueur plutôt que le sarcasme habituel.

Alors, on tiens plus debout?

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MessageSujet: Re: Le premier jour du reste de nos vies   Lun 20 Aoû - 11:51

Tout s'était noirci, et sa perception des choses avait disparu. Et ce, l'espace d'un instant seulement. Instant suffisant comme pour le déboussoler, et le laisser partiellement et temporairement perplexe ainsi que perdu lors de son arrivée dans les lieux. Lieux qui, même s'il ne s'en doutait pas encore, lui étaient, en réalité, très familiers.

Contrairement à l'Hokage et au colosse, notre Uchiha, quant à lui, atterrit, dans un premier temps, sur ses deux jambes. Entouré d'une aura bleuâtre parcourue par des arcs électriques conséquents, c'est avec difficulté qu'il réussit à ne pas tomber, en titubant sur le parquet, tandis qu'il se rattrapait tant bien que mal de l'élan pris avant la téléportation. Finissant alors par heurter un mur avec son épaule, et ce après avoir déjà stoppé une grande partie de sa vitesse avec ses pieds, il se laissa aller contre celui-ci afin de s'arrêter net, en ayant prévu de ne pas passer au travers, justement par la manipulation précédente pour couper son élan avec la force de ses jambes, et un équilibre à peu près correct.

A cet instant, une voix qui lui était fortement familière parvint à ses oreilles, dans le vacarme produit par les bruits de pas dirigés en leur direction soudainement. A la suite de celle-ci, une autre voix, et cette fois-ci, encore bien plus familière que la précédente. Comment était-ce possible ? Murasaki les auraient-ils téléportés à l'endroit même où il était né, et avait passé la majeure partie de sa vie, avant de rejoindre Konoha ? C'est  assez déboussolé qu'il quitta le mur contre lequel il s'était appuyé, tandis que son aura bleuâtre se dissipait doucement. A peine avait-il eu le temps de faire disparaître celle-ci, que la détentrice de cette deuxième voix précédemment entendue, et potentiellement reconnue, fit surface dans les lieux. Ce n'était autre qu'une vieille femme, âgée, et la grand-mère de Murasaki. Une vieille femme qu'il connaissait quelque peu.

Alors, comme demandé, il retira calmement son masque, en y apportant sa main gauche, tandis que ses deux pupilles rouges bien visibles dans l'ombre que celui-ci projetait encore quelque peu sur son visage, le temps d'être complètement retiré, se transformaient en deux ronds bleutés, assez clairs. Et là où son sourire habituel aurait pu être transmis aux membres de son clan, comme il en avait l'habitude, étant connu pour son amabilité ainsi que sa manière chaleureuse de s'adresser aux gens, une mine des plus sérieuses et graves, rarement vue sur le visage de notre protagoniste, se dévoilait aux yeux de tous. Des traits fins et jeunes, qui mariés tous ensembles, formaient un visage plutôt agréable à observer, dans l'ensemble. Mais qui, durcis ainsi, ne pouvaient que transmettre une gravité certaine.

Le masque à la main, qu'il avait rétire pour qu'on le reconnaisse et par respect envers la demande de la vieille femme, bien que sèchement dité, il se fit très silencieux pendant quelques instants, observant la scène qui se déroulait sous ses yeux, en étant assez attentif aux moindres faits et gestes des différents protagonistes de celle-ci, pour continuer, même officiellement hors de danger, de surveiller que personne ne s'en prenne à la Hokage. Le tout, en s'approchant de la doyenne, et en s'adressant à elle, optant pour la rapidité et l'efficacité dans ses paroles, afin de ne pas perdre inutilement du temps, à discuter, alors que les choses étaient graves, tout en pointant, d'une main, Murasaki, étant de profil à elle. Et que, même s'ils étaient hors de combat, Sakaichi restait inquiet pour Konoha, et ses villageois qui, évacués ou non, pourraient très vite se retrouver de nouveau persécutés, par cet être horrible, qu'il affrontait quelques instants auparavant.

- Des soins intensifs sont nécessaires, pour Murasaki.


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MessageSujet: Re: Le premier jour du reste de nos vies   Ven 12 Oct - 16:11

Murasaki flottait dans une semi-conscience. Son corps la rappelait à la réalité par une douleur intense, grandissante, quelque part familière. Elle n'avait pourtant pas été blessée...ou bien l'acide de Kami possédait peut-être des vertus qu'elle ignorait et son être se consumait de l'intérieur. La Namikaze s'entendit geindre, à la limite d'un cri plaintif. La douleur grossissait, la tenait loin de l'inconscience et les voix autour d'elle se perdaient, se retrouvaient.

La vieille Uchiha soupira en observant ces trois énergumènes. La scène ne la faisait pas rire, mais si l’état des shinobis était inquiétant, elle se posait davantages de questions pour sa petite-fille et l’enfant qu’elle portait. Ses yeux noirs balayèrent la pièce d'un regard dur, inquiet. Ses pas la portèrent auprès de son héritière et de l'homme s'étant attelé à amortir sa chute.

" Faites doucement, enjoignit-elle. Murasaki, peux-tu te relever ?

La Namikaze nia d'un mouvement de tête, ses forces étaient moindre et la pique du Numajin ne l'avait pas vraiment déridée.

- Sakaichi ? ravisant son interrogation en voyant l'état du jeune Uchiha, elle changea d'avis. Non, repose-toi.

Murasaki, elle, ne comprenait pas trop ce qui lui arrivait. Elle se sentit relevée, tirée, poussée, finalement incapable d'établir ce que l'on faisait d'elle comme les mécanismes naturels de son anatomie se mettaient en place. La brune éreintée sentait ses larmes couler, brûler sa peau abîmée et s'éteindre sur ses muscles contractés. Que lui arrivait-il ? Les derniers événements et visages se perdaient dans son esprit, elle injuriait silencieusement ou pas, elle s'en moquait, les derniers responsables de sa douleur.

La matriarche à son chevet avait donné les ordres ; ce que le ryokan comptait de personnel médical s'était massé dans cette pièce, écartant les blessés et les isolant pour les soigner comme on se préparait à un "heureux événement" au milieu de ce fouillis. Elle-même, malgré son importance et sa superbe, avait été éconduite et tenait maintenant maladroitement compagnie à un autre survivant de son clan pendant que des cris perçaient parfois les murs fins de l'auberge.

- Que s'est-il passé, Sakaichi ? demanda-t-elle après qu'on lui eut assuré la bonne santé du garçon après une séance de premiers soins. Que s'est-il passé à Konoha ? "

L'inquiétude maternelle de la vieille femme se faisait sentir. Tout cela dépassait le cadre de ses compétences et les quelques ninja médecins qu'on trouvait ici ne possédaient qu'un niveau mineur en soins intensifs. Les shinobis ici exilés ne pouvaient compter que sur leur résistance naturelle et la matriarche craignait sérieusement pour l'avenir des siens, se rattachant aux mots du jeune anbu.

Pendant ce temps, dans la chambre transformée en salle de travail, Murasaki semblait prête à dépérir. Haletante et agonisante, elle s'était inconsciemment accrochée à Yao quand on l'avait déplacée. Profondément, elle avait peur, elle avait mal, et si elle l'avait lâché, elle ne se souvenait pas l'avoir empoigné non plus tant son esprit vacillait entre deux eaux contradictoires.

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MessageSujet: Re: Le premier jour du reste de nos vies   Mer 17 Oct - 18:35

Elle était tombée et ne se relèverait pas à l’en croire. Elle était en bien mauvais état, bien plus que le mercenaire pourtant abîmé et au dos désormais de cuir. Son dos était humide de transpiration et le tissu commencait presque à coller à la peau, ce qui n’était pas si étonnant si l’on considérait la chaleur intense qui les avait assaillis l’instant précédent, mais il y avait quelque chose de plus ici. Une odeur qui chatouillait les narines aguerries du mercenaire, une odeur âcre qu’il connaissait, l’odeur de la transpiration dûe à la peur et à la douleur. Il ne la croyait pas blessée, se trompait il? Sans doute. Quelques hommes entrèrent dans la pièce sans que le mercenaire ne détermine par où ils étaient arrivés ou quand est ce qu’ils avaient été appelés, tentant vainement de déplacer la jeune femme, ce qui ne provoqua de celle-ci qu’un semblant de panique, la faisant ainsi s’accrocher à la première chose qui lui tombait sous la main. Lui.

L’homme se retrouva déplacé tant bien que mal, aidant lui même à porter la brune sans pour autant être en état de le faire, s’affalant dès lors que celle-ci était de nouveau posée sur quelques coussins, la main toujours serrée autour de l’avant-bras du colosse, presque surpris de la voir exhiber autant de force en étant aussi mal en point. La situation? Bien loin de la gloire et du combat, et plus proche du champ de bataille médical en pleine aide à la parturition de la jeune femme. Sa situation personnelle? Un profond désir d’être loin d’ici et de ne pas avoir à voir ça. L’état des choses? Il était accroché, et bien accroché, et de surcroît il n’avait clairement pas la force de briser cette étreinte. L’envie? Sans doute, bien que mitigé. Il n’avait lui même jamais été présent auprès de sa femme lorsqu’elle avait traversée cette épreuve, et celui à qui elle devait la sienne n’était visiblement pas présent. Lui fournir un soutien pour la remercier de l’avoir sorti de l’enfer précédent n’était il pas rien qu’un peu juste au fond? Il se tourna vers l’un des soigneurs, qui paraissait étrangement mal à l’aise, sentant venir une arnaque, une blague, quelque chose. Tout ne pouvait pas aussi bien se passer pas vrai?

Tu t’y connais dans le domaine?

L’autre se tourna vers lui, l’air perdu et un peu embarrassé.

Si j’dis que j’ai déjà pas osé assister à celui de ma femme, ça réponds à votre question? Et vous?

Un air consterné passa sur le visage du mercenaire. Est ce que cette question était sérieuse ou bien l’homme se moquait il de lui?

J’ai une gueule à savoir gérer ce genre de cas? Et merde… Vous allez avoir besoin d’un baquet d’eau chaude, pour laver le gosse. D’un linge, pour l'envelopper. Et si vous avez un truc pour vous donner du courage, prenez ça aussi. Sauf à boire, j’aimerais bien qu’il lui arrive rien. A la demoiselle, pas au gosse. Enfin, aux deux en fait.

Est ce qu’il devait remercier l’idiote qui avait un jour cru pouvoir accoucher pendant une mission de mercenaire pour ce genre de connaissances? Oui. Est ce qu’il pensait en avoir un jour besoin? Très certainement pas. L’un des aide soignant parti chercher ce qu’il avait mentionné sur ordre d’un homme qui devait être un peu plus “gradé” ou au moins un chef d’une quelconque sorte. Les doigts de la brune s’enfoncèrent un peu plus dans sa chair déjà meurtrie alors qu’il devinait qu’une vague de douleur la parcourait. Pas qu’il pouvait y faire grand chose en réalité, à part lui glisser quelques mots de soutien au creux de l’oreille, d’un ton qu’il voulait le plus rassurant possible, sans pour autant lui même savoir ce qu’il adviendrait de la jeune femme au terme de l’opération.

L’homme revenait, chargé d’une bassine d’eau et d’un linge, qu’il espérait à température corporelle. Un rien suffirait à souffler la vie du nourrisson, comme la chose fragile qu’il était. Instinctivement, l’un des hommes se tourna de nouveau vers le mercenaire, comme en attente des instructions suivantes, s’attendant presque à une soudaine illumination de la part de celui-ci, qui éveillerait instantanément les compétences nécessaires à la mise à bas d’un enfant. Le mercenaire lui renvoya un regard interloqué.

Quoi, tu t’attends à la suite? Mon boulot habituellement, c’est de terminer des vies, pas de les démarrer. Bougez votre cul, je tente de la détendre, vous récupérez le gosse, le lavez, l’envellopez et vous priez pour que tout se passe bien, sinon on va entendre parler du pays.

Et pas que par la grand-mère de la demoiselle, lui même pousserait sans doute une gueulante une fois réparé. Se penchant une nouvelle fois vers la brune, il agrippa le poignet de celle-ci de sa main libre, le déplaçant jusqu’à pouvoir enserrer sa main dans les siennes, repoussant les mèches folles collées par la sueur sur les côtés de son visage. L’homme perdit la notion du temps, l’esprit happé dans un monde de douleur provenant de son dos, de son coeur par empathie, de sons et de cris avant que le silence ne remplisse la pièce, interrompu par un dernier cri, un premier cri vigoureux.

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