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 Fin Hiver 120 — Le crépuscule, la mer des sables | LIBRE

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MessageSujet: Fin Hiver 120 — Le crépuscule, la mer des sables | LIBRE    Jeu 4 Oct - 19:59

Marcher avec une canne dans le sable, c’était peu évident… Parti pris il y a quelques jours le temps que ma plaie se referme entièrement et que je sois en état de marcher droit. Nous évoluions en cortège. J’ouvrais la marche, suivi des shinobi du village en fonction de leur grade, puis des familles et autre civil, le cortège fermé par une partie de l’Anbu, l’autre autour de moi. En son cœur, les cercueils pesaient lourd. Le bois est une ressource rare au pays du vent, en faire construire autant en un temps record relève je l’avoue de l’exploit. Un sale trou dans notre budget demeurera après cela.

Ça en vaut la peine. La marche se veut silencieuse. C’est la tradition. Pourtant, nous sentons les larmes intérieures et extérieures de chacun tout autour de nous. Les miennes s’échappent de mon minois, portées par le vent, s’en allant au ciel à la vue de tous. Un manque de pudeur certain dont je ne me cacherai pas, l’empathie porte aussi ses inconvénients… Lentement, mes yeux s’éteignaient dans le silence alors que je me stoppais net. Tournant des talons, je tendais le regard vers la population face à moi. D’usage, nous étions tous vêtus de noir. Ma robe, portée par le vent laissait entrevoir mes genoux écorchés des diverses chutes m’ayant frappées depuis mon réveil. M’étant volontairement arrêtée sur une butte afin que ma voix porte aisément, je reprenais, forçant tout de même.

« Vous êtes nombreux, très nombreux. J’espère que mes mots vous parviendront… Nous sommes réunis en ce jour pour rendre hommage. Pour faire un dernier hommage à nos morts. Aujourd’hui, ce sont nos larmes qui emplissent la rivière de la rédemption en laquelle voguent nos camarades partis au combat. Demain, cette rivière finira sa course dans le fleuve de la sérénité, et ce sont nos larmes de joie qui les guideront…

Afin de préserver l’intimité de chacun, il est évident que cet évènement est proscrit de toue médiatisation. Nous avons fait le nécessaire pour que chacun, s’il le souhaite, puisse s’exprimer. Je me permets de commencer… Je tâcherai d’être brève pour laisser à chacun le temps de s’exprimer.

Tout d’abord, un grand merci à chaque individu ayant donné de sa personne, de son temps, de son énergie, de sa famille et de sa vie pour garantir notre sécurité à tous… Vous êtes ceux qui nous permettent de demeurer unis. Aujourd’hui, nous enterrons tous les membres d’une grande famille… Qui ont sacrifié leur vie pour chacun d’entre nous. Pour nos enfants. Et je suis certaine qu’ils y pensaient… Tellement de sourire de sérénités étaient affichés sur certains d’entre eux…

Puisse-t-il guider notre destin vers la sérénité, et tâchons d’être capable en revenant en ce lieu d’en voir la sérénité… Et que les souvenirs mènent à nos lèvres les sourires. Avant de vous laisser la parole, j’aimerais faire un dernier hommage. Un hommage de paix. Nous n’oublierons jamais les visages, pourtant, parmi nous, un shinobi iwajin a levé les armes et s’est battu à nos côté jusqu’au dernier souffle.

En gage de notre ouverture envers tous les réfugiés Iwajin, en gage de paix envers le monde ninja, et en hommage à tous nos morts, va ici et maintenant être érigé une statue d’un de nos enfants perdu, Sho Akemi. Puisse ce symbole nous rendre plus forts. Si sa famille est présente et souhaite s’exprimer, je vous laisse la parole. Ensuite, chacun, dans le respect des autres, sera invité à offrir quelques mots s’il le souhaite. Désolée, comme à mon habitude, je suis longue. »


Le soleil, à l’horizon, s’éteignait, alors que quelques shinobi artistes, désignés à l’avance se mettaient à l’œuvre pour ériger la solide statue de pierre, de sable et de limaille, au sommet de la bute, largement visible depuis le village au vu de sa hauteur d’une trentaine de mètres, alors que les personnes désignées pour porter les cercueils venaient les placer juste à côté, quelques mètres plus loin, prêts à glisser et s’engouffrer dans les sables mouvants, ou comme nous tendons à l’appeler, la mer des sables. Souriant vaguement à la précision du travail, je redescendais lentement de la bute, aidée de ma canne pour chercher un minimum d’appuis, même s’ils n’étaient pas stables et regagner la foule et venir retrouver ma fille.

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Kaede s'exprime en lightsalmon
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MessageSujet: Re: Fin Hiver 120 — Le crépuscule, la mer des sables | LIBRE    Mar 9 Oct - 14:50

Mon clone était présent à cette cérémonie, mon clone, parce que fatalement mon vrai corps était au pays du feu en train de s’occuper d’une affaire impliquant la vie ou la mort d’une autre. Son expérience vint plus tard, et c’est cette histoire que je vais illustrer maintenant, celle du clone de Manshin du pays du vent.

Le voyage du pays du feu à celui du vent était plus aisé, surtout depuis que je savais ou se trouvait le village. J’étais arrivée la veille de l’annonce des funérailles. Les ANBU devraient surveiller, mais honnêtement je ne me sentais pas de marcher derrière des gens pour les protéger et faire le deuil de gens. Les morts ne m'intéressent vraiment pas… Nan, je regardais le plan et me disais, elle est encore en vie. Une pointe de réconfort, même si au final ce n’était qu’une vie parmis tant d’autres, c’était quand même agréable de savoir qu’elle n’était pas passé de l’autre côté.

Je m’étais installée en hauteur comme à mon habitude dans ce genre de moment. J’avais assisté au discours de Namikaze de la même manière, et au premier discour de la princesse, et le second, maintenant celui là. J’étais dans l’ombre d’une flèche de bâtiment, mais lors de ce discours-ci commémorant les morts, j’avais tendu une bouteille dont les réfractions avaient sans doute lancé des éclairs de lumières diurnes dans ses yeux. Du reste, le coût de l'enterrement était prohibitif, une perte sèche d’argent, d’autres types de funérailles auraient été moins coûteuses et probablement aussi jolies, mais on ne change pas si facilement les traditions. A cette pensée je levais ma coupe en guise de toast pour “Les traditions” avant d’en engloutir le contenu. Je sais commencer avant les réceptions c’est tricher, mais j’aime tricher, c’est rigolo…

Le contenu de la cérémonie en ce qui concernait la princesse était solennel, je ne savais dire si elle était sincère, même si ça sonnait comme, il y avait un je ne sais quoi de sombre. Cela pouvait être de la tristesse ou une forme d’ennui, ou autre chose...

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MessageSujet: Re: Fin Hiver 120 — Le crépuscule, la mer des sables | LIBRE    Dim 14 Oct - 13:12









La nuit semblait paisible sur le village. Après la violence des batailles qui avaient résonnés, le monde retournait au calme qu’il avait toujours aspiré.

Ikino se réveilla en sursaut ; il venait de faire encore le même cauchemar qui le hantait depuis son retour. Il se voyait à nouveau brûler l’un des iwajins que le cultiste avait attrapé au moment de son attaque. Une larme perla sur sa joue et il se leva du lit en faisant attention à ne pas réveiller sa compagne.

Depuis de nombreuses nuit, son sommeil était en demie teinte ; il n’arrivait plus à dormir comme avant, il cauchemardait de toutes ses batailles : il était hanté par tous ces morts. Il s’habilla rapidement, puis sortit discrètement. Une fois dehors, le vent froid vint à sa rencontre, comme pour saluer sa sortie nocturne.

Il se mit en marche. Au bout de quelques minutes, il atteint son atelier. Il l’ouvrit, entra, puis referma derrière lui. La lumière baigna rapidement la pièce, révélant plus d’une cinquantaine de statuettes d’environs dix centimètres de haut. Chacune représentait une personne tombée au combat sous les bannières de Suna : Sunajin et Iwajin.

Cela faisait maintenant plusieurs jours qu’Ikino travaillait sur ce projet ; il avait fouillé les archives, demandé aux familles et s’était renseigné pour faire une statuette unique représentant vraiment la personne tombée au combat. Il lui manquait encore une dizaine de statuettes à faire et il s’activa : demain allait avoir lieu la cérémonie aux morts.

Le jeune juunin se lança dans sa tâche pendant des heures sans s’arrêter. Son esprit n’arrivait à trouver repos que lorsqu’il travaillait le bois ; c’était une échappatoire pour lui, pour fuir, l’espace de quelques heures, en dehors du temps des atrocités qu’il avait vécu.

Au bout de quelques heures, le soleil commença à pointer ; ses chauds rayons vinrent passer les fenêtres de l’atelier, baignant le jeune homme et toute ses créations d’une lumière chaude. Il se leva, rangea ses outils et contempla son œuvre. Plus d’une cinquantaine de statuettes en bois trônaient dans tous les recoins de son atelier. Il regarda l’horloge. La cérémonie ne commencerait que dans quelques heures, lui permettant d’aller récupérer une charrette.

Il sortit, referma derrière lui, puis se dirigea vers une connaissance qui possédait de quoi transporter toutes les sculptures. Il vint toquer à la porte, puis attendit. Au bout de quelques minutes, une personne un peu âgée lui ouvrit ; il était encore en pyjama et avait la tête de quelqu’un que l’on venait de réveiller. Il regarda le jeune homme et sourit :


"- Bonjour Ikino. Tu viens très tôt aujourd’hui ! Qu’est-ce qui t’amène ?
- Bon-bonjour ; pourrais-je vous-vous emprunter une charrette ? Je-je vous la rendrait ce soir
- Ho ! Bien sûr. Tiens, voici la clé du garage juste à côté, elle est dedans. Dès que tu auras finis avec elle, revient la mettre au garage et puis tu me rendras la clé ! Si cela ne te dérange pas, je vais retourner dans mon lit, ma nuit n’est pas encore finie !
- Me-merci beaucoup !"

Le juunin récupéra la charrette, puis l’amena à son atelier. Une fois sur place, il chargea toutes les petites statuettes dedans. Il regarda l’heure ; il était bientôt temps de se mettre en marche pour aller se joindre au cortège.

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Ikino rejoignit le cortège, tous de noir vêtus, attendant la Kazekage arrive pour ouvrir la marche. Elle se montra bientôt, se tenant tant bien que mal avec une béquille.

La masse se mit en mouvement, marchant lentement et silencieusement ; parfois, des pleurs montaient des familles de ceux qui n’avaient pas survécus à cette guerre, rajoutant encore plus d’émotion à l’ambiance déjà pesante.

Plus le cortège avançait, plus les larmes coulaient sur les joues d’Ikino ; tous ces morts, cette désolation, ces familles déchirées… Le jeune homme avait juré qu’il devrait suffisamment fort pour empêcher que le village ne subisse cela et pourtant, pourtant ce n’était pas le cas.

Après la mort du cultiste, il avait simplement fui. Il n’avait même pas essayé de se battre contre Kami, son instinct lui avait simplement dit de partir, que suffisamment de gens étaient mort et qu’il n’avait pas la force de se battre contre un tel adversaire. Au fond, cela était sûrement vrai, mais le jeune homme s’en voulait terriblement : s’il avait été bien plus fort, il aurait pu arrêter Kami, défendre Konoha et empêcher bons nombres de morts…

Mais c’était trop tard pour cela et il ne restait plus que les remords de n’avoir rien pu faire de plus dans cette guerre.

Bientôt, le cortège s’arrêta, et la Kazekage se lança dans un discours sombre, annonçant qu’une statue de Sho Akemi serait érigé pour montrer aux Iwajins la reconnaissance s’être battu à nos côtés. À cette mention, Ikino sentit son cœur tout entier se serrer et il eut du mal à respirer, étouffé par ses remords.

Suite à cela, la Kazekage descendit, retournant dans le public auprès de sa fille. Plusieurs personnes passèrent, exprimant souvenirs, regrets, amours et bien d‘autres sentiments aux égards de ceux tombés au combat. Ikino souhaitait lui aussi passer, mais sa timidité légendaire l’empêchait de franchir le pas. Il sentit soudain une main se glisser dans la sienne : sa compagne était là, dans son fauteuil : il se souvint d’un seul coup qu’il avait oublié de la réveiller pour la cérémonie. Pourtant, elle ne semblait pas lui en vouloir ; elle savait qu’il ne dormait plus vraiment depuis ces évènements.

Elle montra du regard la charrette qui se trouvait juste à côté du juunin et d’un seul regard, elle lui fit comprendre qu’il devait monter s’exprimer.

Ikino passa alors sur l’estrade. La foule était silencieuse, mais tournée vers lui. Il se demanda soudain pourquoi il était monté ici et commença, bégayant comme jamais :


« -Je…bonj…heu..je..je…je.. vou-vou… »

Sa phrase s’éteignit dans le silence de l’assemblée. Paniqué, il chercha du regard la seule personne a qui il arrivait à parler normalement : sa douce. Il se concentra sur elle, comme s’il lui parlait et comme si le monde entier n’existait plus, ce qui lui permit, pour la première fois, de faire un discours sans une once d’hésitation :

" - J’ai voulu en ce jour rendre hommage à tous ceux qui sont mort au combat pour la liberté. Nombre sont ceux que je connaissais et que j’appréciais, sans pour autant les avoir fréquentés plus que cela.

Pourtant, je sens maintenant leur absence, car ils faisaient partie d’un quotidien qui ne se passera jamais plu.
Ils se sont battus pour nous offrir un avenir lumineux, pour que la paix règne en ce monde, et leur combat n'a pas été vain : nous sommes en paix.

J’ai cherché un moyen de rendre hommage à leur sacrifice. Je me suis donc mis en tête de me souvenir de chacun d’eux ; pour cela, depuis plusieurs jours, je me suis renseigné dans les archives, auprès des familles et de leurs amis sur qui ils étaient et comment ils avaient vécu. J’ai ensuite fabriqué pour chacun d’eux, peu importe leur origine, une statuette en bois qui leur correspond.

C’est ma façon de ne jamais les oublier. "


Ikino descendit et enleva la couverture sur la charrette, révélant de nombres petite statuettes en bois. Il les sorti une par une et les déposa, formant une sorte d’armée de bonhomme de bois. Il se releva, puis se dirigea vers la Kazekage.

Il s’inclina devant elle et lui demanda :


" - Ex-ex-excusez-moi de v-v-vous déranger, mais…mais j’ai une demande à v-v-vous for-formuler… Sho Akemi est… mort par-par ma faute, accepteriez-vous que-que-que je remette sin é-é-épée à sa famille ? Je-je… je suis emplis de remords depuis ce-ce-ce… cette guerre… j’ai-j’ai besoin de demander le pardon à-à-à cette famille… "

Des larmes coulèrent le long de ses joues sans qu’il ne puisse les arrêter.


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"Avant d'être une arme, le Kujutsu est un art"
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MessageSujet: Re: Fin Hiver 120 — Le crépuscule, la mer des sables | LIBRE    Lun 15 Oct - 18:44


Le voyage retour se passa dans des conditions légèrement meilleures. En effet, Kiriha parcourait les sentiers sinueux de Shimo no Kuni avec plus d'aisance et elle eut vite fait de traverser les deux petits pays reliant Kaminari et Hi avant de se retrouver à nouveau dans les Forêts. Un petit saut à la clinique lui permit de mettre la main sur quelques pommades permettant de soigner ses brûlures causées par le fois. La jeune kunoichi récupéra également un drap large afin d’envelopper la dépouille de Soufuku, d'allégea de tout poids inutile avant de faire cap vers le Pays du vent.

Afin d'accélérer son voyage, Kiriha mobilisa tout son chakra et fit appel à ses techniques de renforcement afin d'améliorer sa vitesse de voyage. En temps normal, Kiriha n’avait jamais recours à ce genre de stratagème mais devant l'urgence de ramener l'Hachidaime Kazekage à bon port et ne bénéficiant plus du froid conservateur du désert gelé de Kaminari, c'était une véritable course contre la décomposition qui s'entamait. Cela devenait d'autant plus vrai lorsque Kiriha foula les terres du Pays du vent et sa chaleur écrasante, l'obligeant à se démener encore plus afin de rejoindre le village caché. A partir de ce moment-là, Kiriha utilisait son chakra uniquement pour s'avancer, se reposant très peu et négligeant le traitement de ses plaies via l'iroujutsu. Des craquèlements étaient apparus sur sa peau, ses cellules épidermiques n'ayant pas du tout apprécier les divers chocs thermiques entre les nombreux pays qu'elle avait traversé. Finalement, au bout de 1 jour et demi de voyage, c'est une Kiriha exténuée qui arriva au portes de la capitale. Relevant difficilement la tête vers la sécurité, titubant légèrement, elle essaya tout de même de sourire malgré sa tête déconfite.

« Bonjour citoyens du pays du Vent. Je m'appelle Kiriha Akemi, une descendante de samouraï de Tetsu no Kuni. Je viens honorer les dernières volontés du Hachidaime Kazekage. Je m'excuse de mon intrusion en ces temps difficiles mais j’ai jugé utile de rendre hommage à l'un de vos anciens dirigeants. »

Kiriha desserra légèrement le linceul, révélant ainsi la tête de Soufuku comme pour prouver sa bonne foi. Cependant, elle n'attendit pas leur réponse et s'engouffra dans le village d'une démarche qui en disant long sur son état de fatigue. L'ambiance était morose, des pleurs et des sanglots lui parvenaient assez rapidement et, alors qu'elle approchait du lieu de la cacophonie, Kiriha comprit avec un peu de retard ce qui se passait. Des milliers de gens étaient rassemblés pour pleurer leurs morts. Une tristesse contagieuse puisque Kiriha se laissait porter par cette ambiance mortuaire bien qu'amoindrie par son état de fatigue avancé.

Par respect, Kiriha se joignit au cortège, jouant tout de même des coudes pour accéder aux premiers rangs en se faisant tout de même fustiger par les gens qu'elle bousculait. Au premier rang, elle put apercevoir une personne descendre de l'estrade qui surplombait le peuple, déduisant assez logiquement qu'il s'agissait de l'actuel Kazekage ou tout du moins d'une personne qui pourrait l'y conduire. Profitant d'un moment d'accalmie ou elle essayait de se détacher des rangs, Kiriha agitait les bras dans la mesure de ses capacités afin d'attirer son attention, portant sa voix le plus loin possible afin d'attirer son attention.

« Excusez-moi madame ! Vous là-haut ! Je m'appelle Kiriha Akemi, descendante de samouraïs et ancienne résidente d'Iwa. Excusez-moi d'interrompre votre cortège funèbre mais je viens transmettre les dernières volontés d’une personne ayant exercé des fonctions très importantes au sein de Sunagakure no Sato. Permettez moi de monter sur l'estrade afin de communiquer les derniers souhaits de feu Hachidaime Kazekage Soufuku Nitobe. »


Kiriha ignorait quel effet cette déclaration allait avoir sur le peuple, son livre autobiographique décrivant très bien les conditions de sa « passation » de pouvoir au neuvième Kazekage Yumi Esuki mais la borgne n'avait pas le temps de faire dans la dentelle et se devait d'aller droit au but. La chaleur l'étouffait et sa vue se troublait par intervalle mais Kiriha se tenait debout, attendant l’accord de la dirigeante afin d'exposer ce qu'elle avait sur le cœur.

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MessageSujet: Re: Fin Hiver 120 — Le crépuscule, la mer des sables | LIBRE    Lun 15 Oct - 21:56

Déjà quelques lunes s’étaient couchées depuis la bataille contre Kami. Le retour fut douloureux pour la jeune femme, qui fut contrainte à la fuite par ses amis et protecteurs de toujours, les lions sages. Elle se devait de revenir au village caché du sable le plus tôt possible afin d’aider ses pairs pour ce qui venait après la bataille. C’est ainsi que la jeune femme se dépêcha et, en fin de compte, parvint à son village natal sans grand retard. En effet, ses compagnons d’armes étaient parvenus à Suna la veille. Ainsi, Yagami dû expliquer la raison de sa « fuite » de combat, qui fût reçu sans grande réaction. Après le combat, l’heure était au compte des blessures, et personne n’était réellement disposé à faire quelque reproche que ce soit à la jeune femme. Elle même était meurtrie. Trop de gens s’en sont allés vers des horizons inconnues, forcées à la manœuvre par celui qui faisait désormais lui aussi parti du passé, Kami.

La procession funéraire se tiendrais à huis clos, accueillant pour seuls témoins les Kazejins volontaires ainsi qu’un crépuscule. Le soleil terminerait sa course journalière dans le ciel, accompagnant pour leur dernier voyage les âmes esseulées errant vers l’inconnue. En bonne et due forme, Yagami faisait partie de ce cortège. Vêtue d’une robe noire lui arrivant aux genoux, symbole de deuil, la jeune femme marchait, solennellement, accompagnant à son tour ses compagnons d’armes tombés au combat vers ce qui serait à jamais leur nouvelle demeure. Se tenant non loin de la tête du cortège, due à sa position de cheffe de la garde, la jeune femme suivant silencieusement le flot de la foule. Cette situation lui remémorais bien trop les malheureuses disparitions familiales, disparitions ayant, pour certaines, énormément affecté la jeune femme.

Alors que Kaede, située à la tête du cortège, parvint au sommet de ce qui était une jolie dune, la jeune Kazekage prit la parole d’une vois forte, prononçant un discours qui se voulait court, mais qui était en réalité d’une taille assez moyenne. D’ailleurs, Yagami remarqua quelque chose de notable : en effet, la dirigeante était blessée et comptait sur le support bienvenu d’une canne de bois classique. Yagami était au courant qu’elle s’était faite blesser lors du trajet entre Suna et Konoha, mais elle n’était pas au courant que la Junko se révélait être dans un état si difficile. Lui souhaitant mentalement un bon rétablissement, la jeune femme observa la personne suivante, Ikino Korimasu. Elle le connaissait de loin pour avoir déjà travaillé avec lui, notamment lors du voyage de Suna vers Konoha, en préparation de la terrible bataille ayant engendré une partie des pertes que les Sunajins pleuraient aujourd’hui. Son geste allait certainement beaucoup toucher les familles déplorant une ou plusieurs pertes. A titre personnel, Yagami trouvait cet acte bienvenue et généreux. Elle, n’avait rien prévu pour déplorer les victimes, n’étant pas vraiment faite pour les discours.

La jeune femme se contenta d’observer et de se recueillir en silence, déplorant les victimes et souhaitant mentalement force et courage aux familles. Cependant, quelqu’un vient légèrement troubler la fête. Cette personne, visiblement étrangère au village de Suna, se présentait sous le nom de Kiriha Akemi. C’est à l’écoute de ce nom que Yagami se souvint avoir rencontré l’ancienne Iwajin non loin des terres des lions sages. Gratifiant Kiriha d’un regard triste, Yagami lui adressa doucement la parole, histoire de déranger le moins possible. Pendant ce temps là, Ikino avait déjà engagé une petite conversation avec Kaede, si bien que Yagami jugea utile de s’occuper de ce que la jeune samurai transportait.

Je suis étonnée, mais contente de vous voir ici, Akemi-san. Commença la jeune femme, un sourire triste aux lèvres. Bienvenue à Sunagakure no Sato, même si j’aurais préféré vous y accueillir dans d’autres circonstances. Suivez moi, je vais vous aider.

Invitant Kiriha à la suivre, la jeune femme fendit le rang en sortant devant, longeant la foule afin de se diriger vers Kaede et Ikino, s’étant placés sur le côté afin de discuter de choses dont Yagami n’avait pas la moindre idée puisqu’elle n’avait pas entendue leur discussion. Parvenues à hauteur de la personne quémandée, Yagami introduit la Kazekage à la sabreuse.

Akemi-san, voici Kaede Junko, Jûichidaime Kazekage.

Yagami ne s’était point adressée à Kaede directement afin de la laisser terminer la discussion qu’elle avait en cours avec Ikino. Cependant, Yagami était toujours choquée. Soufuku Nitobe était décédé. Quelqu’un comme lui, décédé ? Ce fut un choc pour la jeune femme, qui mit quelques longues minutes à enregistrer l’information, information qui rajouta du pois dans le cœur de la foule autant que dans la mer des sables.

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MessageSujet: Re: Fin Hiver 120 — Le crépuscule, la mer des sables | LIBRE    Sam 27 Oct - 10:41

Les noms, le temps et les sons remontaient en mon esprit, frappé d’un invisible malaise. Le ciel est menaçant, le vent ne va pas tarder à se lever… Une ode bien triste usait mon âme alors que la mort nous entoure… En m’agenouillant lentement, je glissais mes doigts dans le sable fin, chaud, celui-ci s’envolant lentement au vent, au creux de ma main. Pourtant, cette brise est légère… C’est comme si… C’est comme si le vent nous laissait une chance d’enterrer les nôtres avant de revenir s’abattre sur nous…

Il était clair que mon esprit paraissait occupé. Je souriais machinalement en découvrant les statuettes du jeune marionnettiste. Ikino Korimasu, Junnin… C’est lui qui m’a ramassée quand j’ai perdu connaissance lors des évènements tragiques de ce Dieu factice. Je n’écoutais pas vraiment son discours. Pas qu’il ne m’écoutait pas.

Mais je sentais mes forces m’abandonner et ma vue se troubler. Une légère lueur se manifestait à mes yeux, me faisant plisser les yeux. Détournant un instant le regard, levant difficilement mon bras à ma tête, j’observais cette silhouette, un sourire vague naissant à mon visage, entaché d’une part de fatigue, de nostalgie et de regrets.

En regardant le jeune homme s’agenouiller et formuler ses demandes, malgré l’effort que semblait mesurer la crispation à mon visage, je m’agenouillais à mon tour. C’est spontanément, que mes bras venaient lentement l’entourer, pour cacher ses larmes aux yeux de tous contre ma poitrine, comme n’importe quelle mère le ferait avec ses enfants. C’est une réputation qui m’incombe… Ce surnom m’ayant été donné malgré moi. « La matriarche des sables ». Ma voix se faisait plus douce, plus basse et plus lente.

« Vous n’êtes en rien responsable de cette guerre, Ikino. Nul ne fut forcé à se rendre sur ce champ de bataille, contemplez-vous en tant que valeureux guerrier ayant défendu sa famille, sa patrie… La vie n’aurait aucune valeur sans la mort… J’apprécie le courage de votre requête, ainsi, j’accepte de vous en tenir pour gage… Mais je vous en prie… »

Cette position. Terriblement inconfortable au vu de ma plaie. Et le nombre des miens que je suis en train d’enterrer. Des gens avec qui j’ai grandis. Partagé des parts de ma vie. Que je me suis engagée à diriger, à protéger… Ma voix tremblait. Elle tremblait d’une peine immense qui semblait se contenir dans un être trop faible pour être gagé de résistant. Cette mélodie, dans mon esprit… C’était la seul barrière qu’il me restait pour dissimuler mes larmes à mon peuple… Et je l’entendais diminuer, petit à petit. Mais cette mélodie… Qu’est-elle ?

« Séchez vos larmes… Et soyez fort… La tristesse est un sentiment qui se communique… Qui se communique bien trop facilement… Si nous cédons à nos émotions, comment assumerons-nous demain ? Comment tendrons-nous la main à la génération future ? Et quel sera notre futur ? Soyez fier, Ikino. Tâchez au moins de le rester devant eux, et gardez vos larmes autant que possible pour votre oreiller… »

M’appuyant sur ma canne de bois, je me redressais, difficilement, ma main se plaçant à ma hanche, mon visage se crispant à nouveau, alors que ma fille s’approchait pour m’aider à me lever, tant bien que mal.

« Maman, tu en fais trop, rentre te reposer… »

« Bientôt, ma chérie… Bientôt. »

Passant une main blême à mon minois, j’y arrachais les larmes qui tendaient à se manifester, mon visage redevenant pratiquement impassible, montrant un temps à apprendre le contrôle de ses émotions bien trop important pour ne pas relater d’un entraînement et d’une formation démentielle.

Mon regard se rivait vers la borgne nouvelle venue, dont j’avais entendu quelques bribes des paroles. Soufuku Nitobe ? Manquait plus que ça… Je n’ai nullement envie de voir les dernières paroles d’un homme qui a déserté son village, trahis la Judaime Hokage et mis en péril les liens entre Suna et Konoha par ses bêtises… Et en même temps, maintenant qu’elle en a parlé à voix haute, ais-je bien le choix ? L’Hachidaime mérite-t-il mieux que de finir dans une fosse ? Enfin, ce n’est pas l’urgence.
Mon regard se tournait vers un garde, puis tour à tour vers la borgne et Yagami Akoshana.

« Madame Akoshana, veuillez débarrasser notre invitée je vous prie. Le poids qui lui incombe ne semble pas l’aider à gérer la fatigue du trajet. Monsieur Sabaku fis-je à l’intention de l’autre garde « Appelez une unité médicale. Madame… Euh… Akemi, semble avoir besoin de soins, de repos, et surtout, dans l’immédiat, d’eau. »

Un problème après l’autre, le garde me lançait une bouteille d’eau bien fraîche alors que je m’approchais de la borgne afin de lui tendre le breuvage frais, sans trop histoire d’éviter un choc inutile et surtout inapproprié.

« Rafraichissez-vous un peu, et allez-y, je vous en prie. Les voyageurs sont toujours les bienvenus au pays du vent. Surtout quand ils le traversent entièrement seul et sans préparation pour ramener dans la hâte l’un de ses anciens dirigeants. »

Trop de choses à gérer. Beaucoup trop de choses à gérer. Dans la demi-saturation qui commençait à m’habiter je soupirais en sortant une cigarette de ma poche. C’est absolument impoli, mais entre perdre mon calme et fondre en larmes ou fumer, le choix est vite fait…

« Akemi, au fait… Vous êtes en famille avec Sho ? Si oui, j’aimerais vous parler après vos soins, histoire de vous remettre sur pieds pour que nous puissions discuter sereinement. Vous êtes la bienvenue dans nos auberges, si vous êtes sans le sou, le bâtiment du Kazekage dispose de nombreuses chambres inoccupées. »

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MessageSujet: Re: Fin Hiver 120 — Le crépuscule, la mer des sables | LIBRE    Sam 10 Nov - 20:38









Alors que les larmes coulaient, Ikino avait baissé le regarde, comme s’il n’assumait pas de confronter le regard des autres ; le poids de la culpabilité l’empêchait de se relever.

Il sentit des bras l’entourer. La Kazekage s’était baissée, malgré ses blessures, et avait pris le jeune homme comme une mère l’aurait fait ; c’était la première fois que le juunin ressentait cela, lui qui n’avait jamais connu sa mère. Il sentit la chaleur maternelle l’envahir et un doux réconfort se rependre dans son esprit. Il pensa, les yeux clos, à quel point cela avait manqué à sa vie. Il se souvint de son père, de son frère, du passé, comme une mélancolie douce-amère.

La jeune femme se mit à parler plus doucement, avec une voix réconfortante ; elle se mit à le rassurer, lui expliquer qu’il n’était pas responsable de cela, que ses actes ne devaient n’être remplis que de la fierté d’avoir défendu son pays au péril de sa vie. Et puis elle accepta la requête qu’Ikino avait formulé.

Et puis elle lui demanda de rester fort, de sécher ses larmes et de ne pas céder aux émotions, car de cela en découlerait une faiblesse qu’il ne fallait pas exposer, sauf dans l’intimité.

Elle se releva tant bien que mal et sa fille l’aida, grondant tendrement sa mère d’en faire un peu trop. Le jeune homme se releva à son tour, le visage rouge, mais sans qu’aucune larme ne coule dessus. Ikino se promit de devenir plus fort, de ne plus succomber à ses sentiments et de rester fier pour montrer l’exemple.

Soudain, il se rendit compte qu’à côté d’eux Yagami, une ninja du village, accompagnait une étrangère vers la kazekage. Le jeune homme recula de quelques pas pour les laisser lui parler, mais écouta d’une oreille la conversation ; il avait en effet entendu quelque chose tout à l’heure, mais n’avait pas bien comprit la teneur du propos : il semblait que le corps du défunt Soufuku ait été ramené.

La kazekage lui donna un peu d’eau et ordonna la venue d’une unité médicale afin de prendre en charge le cadavre ainsi transporté.

Soudain, elle l’appela par le nom qui avait échappé au jeune homme : Akemi. C’était sûrement une personne de la famille de Sho. Maîtrisant ses sentiments au possible, Ikino tenta de se calmer ses émotions pour aider la kazekage dans ce poids supplémentaire qui venait poser sur ses épaules encore frêles.

Il avança d’un pas et s’exprima :


" - Ex-excusez moi… mais mais… ne serait-il pas-pas-pas plus approprié que je-je-je transporte ce corps jusqu’à une-une unité mé-mé-médicale ? Les gens sont-sont ici pour le deuil de-de-de cette dernière guerre et-et … rajouter cela risque de-de-de les perturber et… il ne-ne faudrait pas les offenser. Je-je peux vous amener jusqu’au-au bâtiment du kazekage et-et-et transporter le corps "


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MessageSujet: Re: Fin Hiver 120 — Le crépuscule, la mer des sables | LIBRE    Dim 11 Nov - 12:17

Les gestes de la jeune femme furent rapidement remarqués et elle fut rapidement prise en charge. Plus particulièrement, trois personnes se distinguèrent du cortège dont une qu’elle regarda attentivement avant d’y reconnaître un visage familier. Le nom de la jeune blonde lui revint en tête après quelques secondes de réflexion, se remémorant doucement leur rencontre au pays des Crocs.

« Yagami… »
Dit-elle d’une voix faible.

Elle se fit rapidement conduire à la femme qui surplombait l’audience et qui avait eu le temps de descendre de son perchoir, enlaçant un jeune homme d’une vingtaine d’années contre sa poitrine avant de le relâcher et de se diriger vers Kiriha. Malgré son entrée en trombe l’ex-iwajin fut relativement bien accueillie et ce qu’elle comprenait maintenant comme étant la dirigeante du village de Sunagakure l’invita à monter sur l’estrade pour faire son discours. La jeune borgne se déchargea tout d’abord du poids qui la gênait, respectant les conseils de la Kazekage en passant la dépouille du vieux samouraï vers Yagami, profitant de leur proximité pour lui chuchoter une phrase.

« Rappelle-toi, au pays des crocs, lorsque tu m’as parlé de Soufuku Nitobe, je n’ai jamais vraiment oublié ces paroles et bien que mes recherches étaient relativement passives, j’espérais pouvoir le rencontrer un jour au détour de l’une de mes expéditions. Malheureusement, on dirait que je suis arrivée trop tard… »

Elle posa une main sur son épaule.

« Je suis consciente que le peuple n’aura pas aimé la manière dont il s’est débarrassé de ses fonctions mais je suis au moins sûre que toi tu comprends : le samouraï que tu admirais a cru à ses idéaux jusqu’au bout et s’en est allé paisiblement. »

La jeune femme se tourna ensuite vers la Kazekage lui adressant de brèves paroles avant de se diriger vers l’estrade en titubant, acceptant la bouteille d’eau qu’elle lui tendait. Des gouttes perlaient sur son front.

« Oui, Sho est mon cousin…et c’est l’une des seules personnes de ma famille avec qui j’avais encore un contact. Cela fait des mois que je le cherche alors la moindre information à son propos pourrait m’être utile. »

Son regard se dirigea ensuite vers la foule. Une myriade d’émotions parcourait les visages des citoyens, allant de l’étonnement dû à sa brusque apparition ou encore de la tristesse d’avoir perdu leurs proches. Quoiqu’il en soit, Kiriha avait toute leur attention désormais. Sa peau la brûlait, des gouttes perlaient sur son front et elle sentait un début de fièvre l’envahir alors la jeune samouraï décida d’aller au plus court avant qu’un malaise ne la fasse s’effondrer pour de bon.

« Bonjour à tous peuple Sunajin. Comme je l’ai annoncé plutôt, je m’appelle Kiriha Akemi et je suis une ex-citoyenne de l’ancienne métropole d’Iwa. Veuillez m’excuser de vous avoir dérangé pendant que vous pleuriez vos morts. Je sais à quel point la dernière bataille de Kami a été désastreuse pour le Yuukan mais je me devais de me rendre au pays du Vent pour accomplir les dernières volontés du feu Hachidaime Hokage. »

Elle se frotta les yeux un instant avant de continuer, sortant un petit journal de son sac.

« Ecoutez, je sais dans quelles circonstances Soufuku Nitobe a quitté le village de Suna. Je sais que certains d’entre vous l’ont adulé, considéré comme une personne de haut rang voire en quasi-divinité mais en lisant son récit, l’on se rend compte qu’il n’était qu’un homme parmi tant d’autres. »

La jeune fille aux cheveux de jais ouvrit le livre à une page précise, assez proche de la fin.

« Toute sa vie, le vieil homme avait recherché un sens à sa vie pour finalement sortir de l’aveuglement seulement en fin de vie, lorsque la mort venait lui tendre ses bras. Je ne vous demanderai pas de l’aimer ni ne vous empêcherait de juger mais je vous demanderai seulement de respecter ses dernières volontés, à savoir laisser sa vieille dépouille reposer sous les terres de Kaze no Kuni. »

Kiriha décida de s’arrêter ici, se sentant vaciller, elle descendit de l’estrade, mettant difficilement un pied devant l’autre se dirigeant vers le groupe qui l’avait accueilli en constatant que celui-ci avait été rejoins par le jeune homme que la Kage s’était occupée de consoler quelques minutes plus tôt. Il s’adressa à elle directement et Kiriha se contenta simplement de hocher la tête avant de reporter son attention sur Kaede.

« Merci de m’avoir accordé votre attention, Kazekage-sama. J’accepte volontiers votre hospitalité. J’ai usé de beaucoup de mes forces pour venir jusqu’ici. Mes blessures ne sont que des reliquats de mon expédition à Kaminari mais le voyage à Suna les a peut-être réouvertes et je n’ai pas eu le temps de m’en occuper. L’endroit où je pourrais me reposer m’importe peu tant que cela ne vous dérange pas. Seulement quelques heures…et ensuite nous discuterons des détails. »

Kiriha eut un moment de relâchement où elle faillit tomber vers l’avant mais se raccrocha de justesse à l’épaule de la jeune blonde avant de relever son visage fiévreux vers elle.

« Je pense que j’aurais besoin de quelqu’un pour m’escorter jusqu’à ma couche car je n’y arriverai pas seule. »

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MessageSujet: Re: Fin Hiver 120 — Le crépuscule, la mer des sables | LIBRE    Mar 13 Nov - 23:59

Le crépuscule, la mer des sables
Avec Kaede Junko, Chiaki Hebikaze, Kiriha Akemi et Ikino Korimasu
Yagami était bien plus spectatrice qu’autre chose si l’on observait la situation qui se profilait devant ses yeux. Une ancienne Iwajin en la personne d’Akemi Kiriha était présente, dans le but d’exposer au grand public les dernières volontés du regretté Soufuku Nitobe. De son côté, dans un élan maternel, Kaede étreignait Korimasu Ikino, en proie à un regret immense. En effet, le jōnin était responsable de la mort d’Akemi Sho, ce renégat du culte s’étant battu pour Suna. Maintenant qu’une statue de lui était en train d’être érigée en plein milieu de la Mer des Sables, au milieu de ses défunts camarades, il était devenu une sorte d’héros de Suna. Yagami ne pouvait bien évidemment qu’imaginer la douleur d’Ikino. La douleur d’une irréparable erreur qu’il aurait souhaité éviter plus que tout. Yagami n’eut jusqu’à présent jamais à subir ce genre de choses, et heureusement. Elle ne pouvait qu’imaginer le chaos intérieur subit par le jeune homme, visiblement remarquablement affecté par la situation.

Kaede, quant-à-elle, sécha rapidement ses larmes dans le but de garder l’expression  impassible qu’elle préconisait dans ce genre de situations. Vint ensuite une demande, celle de débarrasser les bras de l’invitée du village. Avec l’émotion du moment et le peuple, soulager Akemi-san de son fardeau n’était point parvenu à l’esprit de la jeune combattante, qui s’empressa de prendre précautionneusement le corps que Kiriha lui tendait, glissant une petite phrase au passage à propos de Soufuku et de la première rencontre entre la blonde et la brune. C’était à Kiba no Kuni. Souriant tristement en réponse à la main posée sur son épaule, la jeune femme répondit.

- On ne s’en rend compte que quand il est déjà trop tard, malheureusement… Son départ mystérieux de son poste de Kazekage a soulevé plein de questions, et entre deux incompréhensions colériques, je me suis souvent posé la question “Pourquoi ?”. J’imagine que l’on aura jamais la réponse, à présent.

C’était à Ikino d’intervenir, se proposant pour me remplacer et assister Kiriha. Le jeune homme était visiblement bien plus touché que la jeune femme, qui était moins affectée que ses semblables. Yagami était surtout impactée par l’ambiance et par la tristesse des gens plus qu’à cause de l’enterrement. Ne souffrant en plus d’aucune séquelle physique, Yagami pouvait très bien endurer cela.

- Ne vous inquiétez pas, Korimasu-san. Je gère la situation.

Acceptant volontiers la bouteille d’eau tout en répondant aux questions sur sa filiation avec le défunt Sho, la samurai se dirigea vers l’estrade une fois qu’elle eut terminé afin de révéler au monde les dernières volontés d’un Kazekage admiré. Ledit Kazekage souhaitait donc être inhumé sur le sol de Kaze no Kuni. Sobre, pour un personnage comme lui. Ce qui troubla un peu plus la Akoshana était le petit carnet qu’avait sorti la samurai. Sans doute un objet ayant appartenu au défunt. Ce serait certainement intéressant à lire.

Après cela, Akemi-san revint en faisant part de sa fatigue. Logique, après avoir transporté le cadavre d’un homme aussi longtemps. Elle vacilla, se rattrapant de justesse à mon épaule. Yagami prit ensuite une décision. Elle était la plus en forme ici. Si quelqu’un devait endurer pour les autres, ce serait-elle. Elle s’adressa donc à Kiriha, Kaede et Ikino.

- Je vois que cette situation vous touche durement, vous aussi. Je pense être la moins touchée par la situation, autant physiquement que moralement. Loin de moi l’idée de ne pas y m’y intéresser, ne vous méprenez pas. Je vous propose de vous reposer sur moi ainsi que chez vous. Je peux tout à fait gérer la situation dans son état actuel. Vous avez tout trois besoin de repos, c’est indéniable. Je peux loger Akemi-san, au besoin, ainsi que me charger de disposer du corps de Nitobe-sama. Quelqu’un souhaite s’y opposer ?

Portant toujours le corps du défunt Samurai et offrant son épaule à la Akemi sans sourciller, Yagami attendit une réponse.
Chakra : 100%


Résumé:
 

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MessageSujet: Re: Fin Hiver 120 — Le crépuscule, la mer des sables | LIBRE    Ven 16 Nov - 8:36

J’ai pris le parti du silence. Quelques instants, pour observer. Il était agréable de voir au combien les miens surent gérer cette situation. Un sourire léger naissait à mon minois, jetant un simple regard à l’Anbu dans les parages. Sa réponse fit mine de compréhension immédiate d’un hochement de tête alors qu’un homme paraissait devant moi, assez massif pour me couvrir de la foule quelques instants, et assez talentueux pour me permettre l’escapade en laissant un clone sur place.

Mes limites sont proches. Je ne le sens que trop bien. Ainsi, tandis que ce clone regagnait Nary et partait se mêler à la foule, je me retrouvais seule en les tunnels inférieurs du village, soupirant en me laissant glisser contre l’une de ses parois, observant quelques gouttes d’un liquide sombre et épais contre ma robe. Posant lentement ma main dessus, je soupirais. Manquait plus que ça… Me redressant lentement, mes pas me guidaient au travers des tunnels inférieurs, un véritable labyrinthe si on a mal le chemin en tête, jusqu’à regagner la surface, proche de l’hôpital, bien au cœur du village.

Doit-on me voir blessée ? Doit-on savoir que j’ai laissé un clone à une cérémonie si importante ? Non, bien sûr que non. Ne soit pas stupide. Secouant lentement la tête, taupe un jour, taupe toujours, je regagnais les profondeurs, jusqu’à chez moi. Il faudra que je pense à aller voir cette Akemi, mais la priorité… Laissant ma robe glisser le long de mon corps, je pouvais constater la plaie. Elle c’était bien refermée, surtout en aussi peu de temps, mais elle m’entrave toujours…

Soupirant en attrapant une compresse, une bombe de désinfectant, je m’appliquais à moi-même ce traitement douloureux, faute de connaissances stables en ninjutsu médical, soupirant lentement en m’écroulant lentement dans le canapé, tâchant de rester éveillé pour mon clone, toujours sur place, bien que petit à petit il se fondait en la masse pour se murer un peu dans l’oubli.

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MessageSujet: Re: Fin Hiver 120 — Le crépuscule, la mer des sables | LIBRE    

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