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 Fin Hiver 120 — Le crépuscule, la mer des sables | LIBRE

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MessageSujet: Fin Hiver 120 — Le crépuscule, la mer des sables | LIBRE    Jeu 4 Oct - 19:59

Marcher avec une canne dans le sable, c’était peu évident… Parti pris il y a quelques jours le temps que ma plaie se referme entièrement et que je sois en état de marcher droit. Nous évoluions en cortège. J’ouvrais la marche, suivi des shinobi du village en fonction de leur grade, puis des familles et autre civil, le cortège fermé par une partie de l’Anbu, l’autre autour de moi. En son cœur, les cercueils pesaient lourd. Le bois est une ressource rare au pays du vent, en faire construire autant en un temps record relève je l’avoue de l’exploit. Un sale trou dans notre budget demeurera après cela.

Ça en vaut la peine. La marche se veut silencieuse. C’est la tradition. Pourtant, nous sentons les larmes intérieures et extérieures de chacun tout autour de nous. Les miennes s’échappent de mon minois, portées par le vent, s’en allant au ciel à la vue de tous. Un manque de pudeur certain dont je ne me cacherai pas, l’empathie porte aussi ses inconvénients… Lentement, mes yeux s’éteignaient dans le silence alors que je me stoppais net. Tournant des talons, je tendais le regard vers la population face à moi. D’usage, nous étions tous vêtus de noir. Ma robe, portée par le vent laissait entrevoir mes genoux écorchés des diverses chutes m’ayant frappées depuis mon réveil. M’étant volontairement arrêtée sur une butte afin que ma voix porte aisément, je reprenais, forçant tout de même.

« Vous êtes nombreux, très nombreux. J’espère que mes mots vous parviendront… Nous sommes réunis en ce jour pour rendre hommage. Pour faire un dernier hommage à nos morts. Aujourd’hui, ce sont nos larmes qui emplissent la rivière de la rédemption en laquelle voguent nos camarades partis au combat. Demain, cette rivière finira sa course dans le fleuve de la sérénité, et ce sont nos larmes de joie qui les guideront…

Afin de préserver l’intimité de chacun, il est évident que cet évènement est proscrit de toue médiatisation. Nous avons fait le nécessaire pour que chacun, s’il le souhaite, puisse s’exprimer. Je me permets de commencer… Je tâcherai d’être brève pour laisser à chacun le temps de s’exprimer.

Tout d’abord, un grand merci à chaque individu ayant donné de sa personne, de son temps, de son énergie, de sa famille et de sa vie pour garantir notre sécurité à tous… Vous êtes ceux qui nous permettent de demeurer unis. Aujourd’hui, nous enterrons tous les membres d’une grande famille… Qui ont sacrifié leur vie pour chacun d’entre nous. Pour nos enfants. Et je suis certaine qu’ils y pensaient… Tellement de sourire de sérénités étaient affichés sur certains d’entre eux…

Puisse-t-il guider notre destin vers la sérénité, et tâchons d’être capable en revenant en ce lieu d’en voir la sérénité… Et que les souvenirs mènent à nos lèvres les sourires. Avant de vous laisser la parole, j’aimerais faire un dernier hommage. Un hommage de paix. Nous n’oublierons jamais les visages, pourtant, parmi nous, un shinobi iwajin a levé les armes et s’est battu à nos côté jusqu’au dernier souffle.

En gage de notre ouverture envers tous les réfugiés Iwajin, en gage de paix envers le monde ninja, et en hommage à tous nos morts, va ici et maintenant être érigé une statue d’un de nos enfants perdu, Sho Akemi. Puisse ce symbole nous rendre plus forts. Si sa famille est présente et souhaite s’exprimer, je vous laisse la parole. Ensuite, chacun, dans le respect des autres, sera invité à offrir quelques mots s’il le souhaite. Désolée, comme à mon habitude, je suis longue. »


Le soleil, à l’horizon, s’éteignait, alors que quelques shinobi artistes, désignés à l’avance se mettaient à l’œuvre pour ériger la solide statue de pierre, de sable et de limaille, au sommet de la bute, largement visible depuis le village au vu de sa hauteur d’une trentaine de mètres, alors que les personnes désignées pour porter les cercueils venaient les placer juste à côté, quelques mètres plus loin, prêts à glisser et s’engouffrer dans les sables mouvants, ou comme nous tendons à l’appeler, la mer des sables. Souriant vaguement à la précision du travail, je redescendais lentement de la bute, aidée de ma canne pour chercher un minimum d’appuis, même s’ils n’étaient pas stables et regagner la foule et venir retrouver ma fille.

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MessageSujet: Re: Fin Hiver 120 — Le crépuscule, la mer des sables | LIBRE    Mar 9 Oct - 14:50

Mon clone était présent à cette cérémonie, mon clone, parce que fatalement mon vrai corps était au pays du feu en train de s’occuper d’une affaire impliquant la vie ou la mort d’une autre. Son expérience vint plus tard, et c’est cette histoire que je vais illustrer maintenant, celle du clone de Manshin du pays du vent.

Le voyage du pays du feu à celui du vent était plus aisé, surtout depuis que je savais ou se trouvait le village. J’étais arrivée la veille de l’annonce des funérailles. Les ANBU devraient surveiller, mais honnêtement je ne me sentais pas de marcher derrière des gens pour les protéger et faire le deuil de gens. Les morts ne m'intéressent vraiment pas… Nan, je regardais le plan et me disais, elle est encore en vie. Une pointe de réconfort, même si au final ce n’était qu’une vie parmis tant d’autres, c’était quand même agréable de savoir qu’elle n’était pas passé de l’autre côté.

Je m’étais installée en hauteur comme à mon habitude dans ce genre de moment. J’avais assisté au discours de Namikaze de la même manière, et au premier discour de la princesse, et le second, maintenant celui là. J’étais dans l’ombre d’une flèche de bâtiment, mais lors de ce discours-ci commémorant les morts, j’avais tendu une bouteille dont les réfractions avaient sans doute lancé des éclairs de lumières diurnes dans ses yeux. Du reste, le coût de l'enterrement était prohibitif, une perte sèche d’argent, d’autres types de funérailles auraient été moins coûteuses et probablement aussi jolies, mais on ne change pas si facilement les traditions. A cette pensée je levais ma coupe en guise de toast pour “Les traditions” avant d’en engloutir le contenu. Je sais commencer avant les réceptions c’est tricher, mais j’aime tricher, c’est rigolo…

Le contenu de la cérémonie en ce qui concernait la princesse était solennel, je ne savais dire si elle était sincère, même si ça sonnait comme, il y avait un je ne sais quoi de sombre. Cela pouvait être de la tristesse ou une forme d’ennui, ou autre chose...

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MessageSujet: Re: Fin Hiver 120 — Le crépuscule, la mer des sables | LIBRE    Dim 14 Oct - 13:12









La nuit semblait paisible sur le village. Après la violence des batailles qui avaient résonnés, le monde retournait au calme qu’il avait toujours aspiré.

Ikino se réveilla en sursaut ; il venait de faire encore le même cauchemar qui le hantait depuis son retour. Il se voyait à nouveau brûler l’un des iwajins que le cultiste avait attrapé au moment de son attaque. Une larme perla sur sa joue et il se leva du lit en faisant attention à ne pas réveiller sa compagne.

Depuis de nombreuses nuit, son sommeil était en demie teinte ; il n’arrivait plus à dormir comme avant, il cauchemardait de toutes ses batailles : il était hanté par tous ces morts. Il s’habilla rapidement, puis sortit discrètement. Une fois dehors, le vent froid vint à sa rencontre, comme pour saluer sa sortie nocturne.

Il se mit en marche. Au bout de quelques minutes, il atteint son atelier. Il l’ouvrit, entra, puis referma derrière lui. La lumière baigna rapidement la pièce, révélant plus d’une cinquantaine de statuettes d’environs dix centimètres de haut. Chacune représentait une personne tombée au combat sous les bannières de Suna : Sunajin et Iwajin.

Cela faisait maintenant plusieurs jours qu’Ikino travaillait sur ce projet ; il avait fouillé les archives, demandé aux familles et s’était renseigné pour faire une statuette unique représentant vraiment la personne tombée au combat. Il lui manquait encore une dizaine de statuettes à faire et il s’activa : demain allait avoir lieu la cérémonie aux morts.

Le jeune juunin se lança dans sa tâche pendant des heures sans s’arrêter. Son esprit n’arrivait à trouver repos que lorsqu’il travaillait le bois ; c’était une échappatoire pour lui, pour fuir, l’espace de quelques heures, en dehors du temps des atrocités qu’il avait vécu.

Au bout de quelques heures, le soleil commença à pointer ; ses chauds rayons vinrent passer les fenêtres de l’atelier, baignant le jeune homme et toute ses créations d’une lumière chaude. Il se leva, rangea ses outils et contempla son œuvre. Plus d’une cinquantaine de statuettes en bois trônaient dans tous les recoins de son atelier. Il regarda l’horloge. La cérémonie ne commencerait que dans quelques heures, lui permettant d’aller récupérer une charrette.

Il sortit, referma derrière lui, puis se dirigea vers une connaissance qui possédait de quoi transporter toutes les sculptures. Il vint toquer à la porte, puis attendit. Au bout de quelques minutes, une personne un peu âgée lui ouvrit ; il était encore en pyjama et avait la tête de quelqu’un que l’on venait de réveiller. Il regarda le jeune homme et sourit :


"- Bonjour Ikino. Tu viens très tôt aujourd’hui ! Qu’est-ce qui t’amène ?
- Bon-bonjour ; pourrais-je vous-vous emprunter une charrette ? Je-je vous la rendrait ce soir
- Ho ! Bien sûr. Tiens, voici la clé du garage juste à côté, elle est dedans. Dès que tu auras finis avec elle, revient la mettre au garage et puis tu me rendras la clé ! Si cela ne te dérange pas, je vais retourner dans mon lit, ma nuit n’est pas encore finie !
- Me-merci beaucoup !"

Le juunin récupéra la charrette, puis l’amena à son atelier. Une fois sur place, il chargea toutes les petites statuettes dedans. Il regarda l’heure ; il était bientôt temps de se mettre en marche pour aller se joindre au cortège.

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Ikino rejoignit le cortège, tous de noir vêtus, attendant la Kazekage arrive pour ouvrir la marche. Elle se montra bientôt, se tenant tant bien que mal avec une béquille.

La masse se mit en mouvement, marchant lentement et silencieusement ; parfois, des pleurs montaient des familles de ceux qui n’avaient pas survécus à cette guerre, rajoutant encore plus d’émotion à l’ambiance déjà pesante.

Plus le cortège avançait, plus les larmes coulaient sur les joues d’Ikino ; tous ces morts, cette désolation, ces familles déchirées… Le jeune homme avait juré qu’il devrait suffisamment fort pour empêcher que le village ne subisse cela et pourtant, pourtant ce n’était pas le cas.

Après la mort du cultiste, il avait simplement fui. Il n’avait même pas essayé de se battre contre Kami, son instinct lui avait simplement dit de partir, que suffisamment de gens étaient mort et qu’il n’avait pas la force de se battre contre un tel adversaire. Au fond, cela était sûrement vrai, mais le jeune homme s’en voulait terriblement : s’il avait été bien plus fort, il aurait pu arrêter Kami, défendre Konoha et empêcher bons nombres de morts…

Mais c’était trop tard pour cela et il ne restait plus que les remords de n’avoir rien pu faire de plus dans cette guerre.

Bientôt, le cortège s’arrêta, et la Kazekage se lança dans un discours sombre, annonçant qu’une statue de Sho Akemi serait érigé pour montrer aux Iwajins la reconnaissance s’être battu à nos côtés. À cette mention, Ikino sentit son cœur tout entier se serrer et il eut du mal à respirer, étouffé par ses remords.

Suite à cela, la Kazekage descendit, retournant dans le public auprès de sa fille. Plusieurs personnes passèrent, exprimant souvenirs, regrets, amours et bien d‘autres sentiments aux égards de ceux tombés au combat. Ikino souhaitait lui aussi passer, mais sa timidité légendaire l’empêchait de franchir le pas. Il sentit soudain une main se glisser dans la sienne : sa compagne était là, dans son fauteuil : il se souvint d’un seul coup qu’il avait oublié de la réveiller pour la cérémonie. Pourtant, elle ne semblait pas lui en vouloir ; elle savait qu’il ne dormait plus vraiment depuis ces évènements.

Elle montra du regard la charrette qui se trouvait juste à côté du juunin et d’un seul regard, elle lui fit comprendre qu’il devait monter s’exprimer.

Ikino passa alors sur l’estrade. La foule était silencieuse, mais tournée vers lui. Il se demanda soudain pourquoi il était monté ici et commença, bégayant comme jamais :


« -Je…bonj…heu..je..je…je.. vou-vou… »

Sa phrase s’éteignit dans le silence de l’assemblée. Paniqué, il chercha du regard la seule personne a qui il arrivait à parler normalement : sa douce. Il se concentra sur elle, comme s’il lui parlait et comme si le monde entier n’existait plus, ce qui lui permit, pour la première fois, de faire un discours sans une once d’hésitation :

" - J’ai voulu en ce jour rendre hommage à tous ceux qui sont mort au combat pour la liberté. Nombre sont ceux que je connaissais et que j’appréciais, sans pour autant les avoir fréquentés plus que cela.

Pourtant, je sens maintenant leur absence, car ils faisaient partie d’un quotidien qui ne se passera jamais plu.
Ils se sont battus pour nous offrir un avenir lumineux, pour que la paix règne en ce monde, et leur combat n'a pas été vain : nous sommes en paix.

J’ai cherché un moyen de rendre hommage à leur sacrifice. Je me suis donc mis en tête de me souvenir de chacun d’eux ; pour cela, depuis plusieurs jours, je me suis renseigné dans les archives, auprès des familles et de leurs amis sur qui ils étaient et comment ils avaient vécu. J’ai ensuite fabriqué pour chacun d’eux, peu importe leur origine, une statuette en bois qui leur correspond.

C’est ma façon de ne jamais les oublier. "


Ikino descendit et enleva la couverture sur la charrette, révélant de nombres petite statuettes en bois. Il les sorti une par une et les déposa, formant une sorte d’armée de bonhomme de bois. Il se releva, puis se dirigea vers la Kazekage.

Il s’inclina devant elle et lui demanda :


" - Ex-ex-excusez-moi de v-v-vous déranger, mais…mais j’ai une demande à v-v-vous for-formuler… Sho Akemi est… mort par-par ma faute, accepteriez-vous que-que-que je remette sin é-é-épée à sa famille ? Je-je… je suis emplis de remords depuis ce-ce-ce… cette guerre… j’ai-j’ai besoin de demander le pardon à-à-à cette famille… "

Des larmes coulèrent le long de ses joues sans qu’il ne puisse les arrêter.


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"Avant d'être une arme, le Kujutsu est un art"
Ikino Korimasu, l'art du marionnettisme
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MessageSujet: Re: Fin Hiver 120 — Le crépuscule, la mer des sables | LIBRE    Lun 15 Oct - 18:44


Le voyage retour se passa dans des conditions légèrement meilleures. En effet, Kiriha parcourait les sentiers sinueux de Shimo no Kuni avec plus d'aisance et elle eut vite fait de traverser les deux petits pays reliant Kaminari et Hi avant de se retrouver à nouveau dans les Forêts. Un petit saut à la clinique lui permit de mettre la main sur quelques pommades permettant de soigner ses brûlures causées par le fois. La jeune kunoichi récupéra également un drap large afin d’envelopper la dépouille de Soufuku, d'allégea de tout poids inutile avant de faire cap vers le Pays du vent.

Afin d'accélérer son voyage, Kiriha mobilisa tout son chakra et fit appel à ses techniques de renforcement afin d'améliorer sa vitesse de voyage. En temps normal, Kiriha n’avait jamais recours à ce genre de stratagème mais devant l'urgence de ramener l'Hachidaime Kazekage à bon port et ne bénéficiant plus du froid conservateur du désert gelé de Kaminari, c'était une véritable course contre la décomposition qui s'entamait. Cela devenait d'autant plus vrai lorsque Kiriha foula les terres du Pays du vent et sa chaleur écrasante, l'obligeant à se démener encore plus afin de rejoindre le village caché. A partir de ce moment-là, Kiriha utilisait son chakra uniquement pour s'avancer, se reposant très peu et négligeant le traitement de ses plaies via l'iroujutsu. Des craquèlements étaient apparus sur sa peau, ses cellules épidermiques n'ayant pas du tout apprécier les divers chocs thermiques entre les nombreux pays qu'elle avait traversé. Finalement, au bout de 1 jour et demi de voyage, c'est une Kiriha exténuée qui arriva au portes de la capitale. Relevant difficilement la tête vers la sécurité, titubant légèrement, elle essaya tout de même de sourire malgré sa tête déconfite.

« Bonjour citoyens du pays du Vent. Je m'appelle Kiriha Akemi, une descendante de samouraï de Tetsu no Kuni. Je viens honorer les dernières volontés du Hachidaime Kazekage. Je m'excuse de mon intrusion en ces temps difficiles mais j’ai jugé utile de rendre hommage à l'un de vos anciens dirigeants. »

Kiriha desserra légèrement le linceul, révélant ainsi la tête de Soufuku comme pour prouver sa bonne foi. Cependant, elle n'attendit pas leur réponse et s'engouffra dans le village d'une démarche qui en disant long sur son état de fatigue. L'ambiance était morose, des pleurs et des sanglots lui parvenaient assez rapidement et, alors qu'elle approchait du lieu de la cacophonie, Kiriha comprit avec un peu de retard ce qui se passait. Des milliers de gens étaient rassemblés pour pleurer leurs morts. Une tristesse contagieuse puisque Kiriha se laissait porter par cette ambiance mortuaire bien qu'amoindrie par son état de fatigue avancé.

Par respect, Kiriha se joignit au cortège, jouant tout de même des coudes pour accéder aux premiers rangs en se faisant tout de même fustiger par les gens qu'elle bousculait. Au premier rang, elle put apercevoir une personne descendre de l'estrade qui surplombait le peuple, déduisant assez logiquement qu'il s'agissait de l'actuel Kazekage ou tout du moins d'une personne qui pourrait l'y conduire. Profitant d'un moment d'accalmie ou elle essayait de se détacher des rangs, Kiriha agitait les bras dans la mesure de ses capacités afin d'attirer son attention, portant sa voix le plus loin possible afin d'attirer son attention.

« Excusez-moi madame ! Vous là-haut ! Je m'appelle Kiriha Akemi, descendante de samouraïs et ancienne résidente d'Iwa. Excusez-moi d'interrompre votre cortège funèbre mais je viens transmettre les dernières volontés d’une personne ayant exercé des fonctions très importantes au sein de Sunagakure no Sato. Permettez moi de monter sur l'estrade afin de communiquer les derniers souhaits de feu Hachidaime Kazekage Soufuku Nitobe. »


Kiriha ignorait quel effet cette déclaration allait avoir sur le peuple, son livre autobiographique décrivant très bien les conditions de sa « passation » de pouvoir au neuvième Kazekage Yumi Esuki mais la borgne n'avait pas le temps de faire dans la dentelle et se devait d'aller droit au but. La chaleur l'étouffait et sa vue se troublait par intervalle mais Kiriha se tenait debout, attendant l’accord de la dirigeante afin d'exposer ce qu'elle avait sur le cœur.

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MessageSujet: Re: Fin Hiver 120 — Le crépuscule, la mer des sables | LIBRE    Lun 15 Oct - 21:56

Déjà quelques lunes s’étaient couchées depuis la bataille contre Kami. Le retour fut douloureux pour la jeune femme, qui fut contrainte à la fuite par ses amis et protecteurs de toujours, les lions sages. Elle se devait de revenir au village caché du sable le plus tôt possible afin d’aider ses pairs pour ce qui venait après la bataille. C’est ainsi que la jeune femme se dépêcha et, en fin de compte, parvint à son village natal sans grand retard. En effet, ses compagnons d’armes étaient parvenus à Suna la veille. Ainsi, Yagami dû expliquer la raison de sa « fuite » de combat, qui fût reçu sans grande réaction. Après le combat, l’heure était au compte des blessures, et personne n’était réellement disposé à faire quelque reproche que ce soit à la jeune femme. Elle même était meurtrie. Trop de gens s’en sont allés vers des horizons inconnues, forcées à la manœuvre par celui qui faisait désormais lui aussi parti du passé, Kami.

La procession funéraire se tiendrais à huis clos, accueillant pour seuls témoins les Kazejins volontaires ainsi qu’un crépuscule. Le soleil terminerait sa course journalière dans le ciel, accompagnant pour leur dernier voyage les âmes esseulées errant vers l’inconnue. En bonne et due forme, Yagami faisait partie de ce cortège. Vêtue d’une robe noire lui arrivant aux genoux, symbole de deuil, la jeune femme marchait, solennellement, accompagnant à son tour ses compagnons d’armes tombés au combat vers ce qui serait à jamais leur nouvelle demeure. Se tenant non loin de la tête du cortège, due à sa position de cheffe de la garde, la jeune femme suivant silencieusement le flot de la foule. Cette situation lui remémorais bien trop les malheureuses disparitions familiales, disparitions ayant, pour certaines, énormément affecté la jeune femme.

Alors que Kaede, située à la tête du cortège, parvint au sommet de ce qui était une jolie dune, la jeune Kazekage prit la parole d’une vois forte, prononçant un discours qui se voulait court, mais qui était en réalité d’une taille assez moyenne. D’ailleurs, Yagami remarqua quelque chose de notable : en effet, la dirigeante était blessée et comptait sur le support bienvenu d’une canne de bois classique. Yagami était au courant qu’elle s’était faite blesser lors du trajet entre Suna et Konoha, mais elle n’était pas au courant que la Junko se révélait être dans un état si difficile. Lui souhaitant mentalement un bon rétablissement, la jeune femme observa la personne suivante, Ikino Korimasu. Elle le connaissait de loin pour avoir déjà travaillé avec lui, notamment lors du voyage de Suna vers Konoha, en préparation de la terrible bataille ayant engendré une partie des pertes que les Sunajins pleuraient aujourd’hui. Son geste allait certainement beaucoup toucher les familles déplorant une ou plusieurs pertes. A titre personnel, Yagami trouvait cet acte bienvenue et généreux. Elle, n’avait rien prévu pour déplorer les victimes, n’étant pas vraiment faite pour les discours.

La jeune femme se contenta d’observer et de se recueillir en silence, déplorant les victimes et souhaitant mentalement force et courage aux familles. Cependant, quelqu’un vient légèrement troubler la fête. Cette personne, visiblement étrangère au village de Suna, se présentait sous le nom de Kiriha Akemi. C’est à l’écoute de ce nom que Yagami se souvint avoir rencontré l’ancienne Iwajin non loin des terres des lions sages. Gratifiant Kiriha d’un regard triste, Yagami lui adressa doucement la parole, histoire de déranger le moins possible. Pendant ce temps là, Ikino avait déjà engagé une petite conversation avec Kaede, si bien que Yagami jugea utile de s’occuper de ce que la jeune samurai transportait.

Je suis étonnée, mais contente de vous voir ici, Akemi-san. Commença la jeune femme, un sourire triste aux lèvres. Bienvenue à Sunagakure no Sato, même si j’aurais préféré vous y accueillir dans d’autres circonstances. Suivez moi, je vais vous aider.

Invitant Kiriha à la suivre, la jeune femme fendit le rang en sortant devant, longeant la foule afin de se diriger vers Kaede et Ikino, s’étant placés sur le côté afin de discuter de choses dont Yagami n’avait pas la moindre idée puisqu’elle n’avait pas entendue leur discussion. Parvenues à hauteur de la personne quémandée, Yagami introduit la Kazekage à la sabreuse.

Akemi-san, voici Kaede Junko, Jûichidaime Kazekage.

Yagami ne s’était point adressée à Kaede directement afin de la laisser terminer la discussion qu’elle avait en cours avec Ikino. Cependant, Yagami était toujours choquée. Soufuku Nitobe était décédé. Quelqu’un comme lui, décédé ? Ce fut un choc pour la jeune femme, qui mit quelques longues minutes à enregistrer l’information, information qui rajouta du pois dans le cœur de la foule autant que dans la mer des sables.

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