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 Sujet N°07-R Uchiha Tanya

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Fiche shinobi
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MessageSujet: Sujet N°07-R Uchiha Tanya   Sam 13 Oct - 22:23



Tanya • Uchiha


IRP !

Nom : Uchiha
Prénom : Tanya
Âge : 11 ans ( 37 ans Mentalement )
Sexe : Féminin ( Masculin à une époque )
Nindo : Pas besoin d’un let motive…
Village : Hagane
Clan : Uchiha ?
Rang souhaité : A
Grade souhaité : Y’en a à Hagane ?
Bingo Book : Encour




Je ressemble à...

Tant de choses à découvrir, pour finalement en trouver si peu... derrière les quelques mèches rebelles descendant de temps à autre sur son visage est attachée une belle, longue et soyeuse chevelure que Tanya dorlote littéralement… Arborant une couleur blonde platine, captant naturellement les différents reflets des sources lumineuses, sa chevelure est pour le moins aussi rebelle qu’elle-même. Semblant avoir été frappée par la foudre, la toison d’or que porte Tanya pourrait paraitre être un enchevêtrement sans fin d’épis ; partant n’importe comment dès l’instant où elle leur laisse un peu de liberté, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle les enchaine généralement via une queue de cheval ou un chignon serré à l’arrière de sa nuque.
Particulièrement long, une fois libérés ces prisonniers récidivistes éclosent en une nuée d’épis courant tout le long de son dos, se jetant au bas de celui-ci. Derrière ce rideau… aussi beau que peu accueillant se cache indiscutablement un joli minois. Il faut dire que hormis ses cheveux, le visage de notre jeune kunoishi à une chose qui saura attirer, captiver voir littéralement posséder votre regard, ses yeux. Généralement grands ouvert, ceux-ci sont particulièrement imposants pour son petit visage, ses iris lorsqu’ils ne sont pas activés arborent une éclatante couleur bleue. Leur pouvoir attractif ne vient pas spécialement de leur couleur, vu qu’en général elle est plutôt rependue (peut être rare pour une Uchiha) ; non, cet élément qui les rend si particuliers est sans nul doute la clarté de ceux-ci, là où on a généralement un bleu mat, ou un bleu foncé, la physionomie de Tanya présente un bleu particulièrement clair, si clair qu’ils semblent littéralement luirent d’une aura cyan. Encadré de cils singulièrement épais, le contraste entre eux est probablement l’une des raisons qui permettent à son regard de se démarquer autant. Un petit nez au milieu du visage, une fine paire de sourcils pour de fines lèvres à peine rosie, tels sont les éléments clôturant ce que l’on voit de son petit visage.

Il lui fut pratique de « renaître », ce fut pour Ryuuzaki une véritable bénédiction. Mais ladite bénédiction venait avec son lot de spécificités, du haut de ses 37 ans, une personne non informée aurait certainement pensé que le temps avait une drôle d’emprise sur Tanya… qu’il n’était pas possible d’avoir autant de vécu et de se présenter à X ou Y sous les traits d‘une fillette d’un peu plus d’une dizaine d’années.
Certaines circonstances ont poussé notre héroïne, présentement dénommée Tanya à changer de vie. Comment ? Vous le saurez en découvrant son passé, Uchiha Tanya n’est point son véritablement nom, comme cette enveloppe charnelle n’est point celle dans laquelle il (oui il) est venu au monde. Au sein de ce nouveau corps, il y a perdu beaucoup ; sa musculature d’entant, l’entrainement sévère qu’il avait subi et sa mémoire musculaire. Tout apprendre à ce corps tout du moins concernant ses aptitudes offensives fut un véritable calvaire, c’est l’aide des scientifiques suivant le projet de réhabilitation et la virulence de son Kekkei Genkai qui lui ont permis d’adapter son style à ses attributs présents. Une très faible force de frappe pour des réflexes et une agilité exacerbés, un chakra en quantité importante pour son âge (merci au fait d’être l’hôte d’une humaine éprouvette) comblant largement ses carences musculaires qui en fait… grâce à son petit corps sensiblement souple, agile et rapide une redoutable machine de guerre.

S'étant à plusieurs reprises retrouvés en situation de vie ou de mort, les réflexes de Tanya sont plutôt bons, voire très bons ; certes, pas mal de sceaux l'aidaient à se battre à l'époque où chasseuse de nukenins menait tous ces combats, mais une constante revenait souvent. Sans maitrise, la puissance n'est rien. Tanya a autant que possible entraîné son corps, ce au prix de bien des souffrances ; mais la jeune Kunoishi est maintenant capable de dire sans doute aucun qu’elle connait aussi bien son être que ses limites… du moins sans considérer son dojutsu qui pour le moment reste un terrain particulièrement obscur ; terrain sur lequel elle apprécie toutefois s’aventurer.

Finissons-en avec son style vestimentaire, mais pour ce il faut mettre en exergue une des passions de Tanya ; la lecture. Si elle en avait le pouvoir, cette jeune enfant dévorerait en continu œuvre sur œuvre. Après sa… « Renaissance », alors qu’elle arborait un style tout à fait banal, ses gouts comme sa manière d’être s’étant endurcis, elle se décida à changer du tout au tout après la lecture d’un roman parlant d’une guerre fictive. Elle s’est surprise à vouer une certaine admiration pour le système militaire, le respect absolu dû aux grades, non pas au porteur, à l’âge ou à l’apparence de celui qui le portait… mais plutôt à ses faits d’armes... un livre qui lui rappelait ses années de service en tant que Jingi et les faits d’armes qui justement accompagnait cette faction ; prendre le contrôle d’Iwa étant sa principale action d’éclat.
Petit à petit la garde-robe que s’est faite la jeune fille a pris un timbre militarisé, des uniformes à sa taille, le couvre-chef allant avec et certains autres apparats suivant cette folie sans nom. Ironiquement, au sein de ses forces (si forces elle devait avoir un jour) la plupart de ses hommes reconnaitraient dans l’uniforme la sévérité dont elle faisait preuve (… … … si possible ?).


Je pense à ...

Uchiha Tanya... il existe tant de mots pour définir cette créature, mais si peu sont utilisables qu'elle se retrouve perdue entre mystère et créature commune. C'est une enfant, non... une femme bornée ; une fois qu'a germé en son esprit une idée ou ne serait-ce qu'un point auquel se rattacher, c'est avec une hargne féroce qu'elle s'y attachera : même si cela signifie faire fi de tout ce qui est sens commun et autre chose s'y rapportant. Ses centres d'intérêt ne sont pas légion, bien au contraire… Toutefois, leur faible nombre lui permet de mettre à profit son acharnement légendaire à avoir ce qu'elle désire. Peu importe la manière dont elle s'y prend, peu importe ce qu'elle brise, peu importe ce qu'elle altère, peu importe ce qu’elle détruit… seul compte le résultat.
À l'origine shinobi au grand cœur, sa vie en tant que Ryuuzaki Corvo a été pavée de difficultés, d’échec et de déceptions ; tant d’évènement qui ont suffisamment affecté sa personnalité pour transformer notre jeune shinobi aimante en une créature non pas froide et taciturne, mais calculatrice et sentimentalement mitigée. Dans un premier temps, il s'agissait de haine, l’histoire de son peuple, ne serait-ce que l’époque durant laquelle Iwa fut dépourvue de dirigeant lui a montré des aspects de la vie qu'elle se serait bien passée de découvrir ; et ce sans compter la guerre qui secoua Sunagakure et sa nation. Tanya a connu le côté le plus obscur, le plus cruel, mais aussi le plus sadique dont l’humanité était capable à cette époque ; cet excès de cruauté lui ayant coûté bien plus qu'il n'en faudrait à une enfant de son âge pour perdre la raison, c’est en grande partie sa volonté qui lui a permis de ne pas complètement perdre les pédales. À défaut de devenir fou à la suite des ses pertes, l’actuelle Uchiha Tanya san s’en était servie pour s’endurcir quand dans une autre vie elle… il avait tout abandonné. Forte de cette expérience et e là où sa précédente décision l’avait menée, l’Uchiha se laissa absorber par la noirceur de l’humanité pour mieux la comprendre et vivre avec…

Ne vous fiez pas à ses airs d'inoffensive petite fleur, Tanya à du sang… beaucoup de sang sur les mains. De nombreuses personnes sont tombées sous ses coups et il n’est clairement pas rare qu'elle se mette en tête de tuer un tiers. Ôter une vie ne la dérange en rien, sauvagement mutiler un tiers fait partie que de ses méthodes d’interrogatoire ; s’en prendre aux proches d’un ennemi pour obtenir de lui ce qu’elle désir n’est à ses yeux qu’un moyen parmi tant d’autres d’arriver à ses fins. Vous l’aurez compris, Tanya n’a que peu de scrupules à réaliser les choses les plus ignobles pour parvenir à ses fins. Monstre ? Vous pouvez la voir ainsi, mais elle vous répondrait certainement que la seule différence entre elle et vous se résumerait à l’efficacité de vos moyens.

" Certaines créatures sont bien plus utiles et malléables vivantes que mortes. " Ceci est l'une des phrases, qu’elle avait pour habitude de répéter, surtout après l’épisode de l’interrogatoire des Sunajins ; mais au fil des années, cette philosophie s’est obscurcie. Tanya est dépeinte comme un individu pour qui le meurtre ne représente rien de plus qu’une routine, mais elle notre Kunoishi n’en est pas pour autant une tueuse irréfléchie. Obscurci certes, mais pas oublié, ce dicton qu’elle s’était créé revient souvent à la charge, si vous vous opposez à elle et qu’elle vous laisse la vie sauve, sachez ceci, votre existence peut encore servir dans l’un de ses nombreux desseins. Toutefois, si l’ex-élite d’Iwa décide d'éliminer quelqu'un, elle pourrait bien ne point se contenter de simplement lui ôter la vie, mais bel et bien de faire souffrir ce dernier ou cette dernière jusqu’à ce que la faucheuse les emporte. Tanya sait faire preuve d'un sadisme sans pareil qui lui a été enseigné par les affres de la guerre, mais elle cache très bien cette obscurité noyant son âme. L'honneur ? Je vous déconseille de rechercher cette notion chez elle, sa réponse risquerait de vous choquer plus qu'autre chose, mais plus simplement, à ses yeux ceci n'est qu'un fardeau dont s'entichent les orgueilleux.
Si l'on doit réellement qualifier la personnalité de Tanya, ce serait en un mot " Fausse ". La suite d'évènements qui finissent par faire d'elle ce qu'elle est l'a habituée à porter des masques. Jouer la comédie, montrer ce qui est ou n'est pas, tromper ses interlocuteurs pour qu'ils se dirigent dans la direction qu'elle a prévue pour eux… telle sont ses méthodes, développées au fil de ses années en tant que membre de Jingi et maintenant mise à profit en tant qu’Uchiha de Hagane. Bien que son corps ait entre temps changé, que la plupart de ses atouts d’intimidation aient disparu et que sa mentalité ait évolué, ses compétences en tant que manipulatrice restent particulièrement intéressantes… avec le Sharringan elle pourrait d’ailleurs les mener à leur paroxysme.

Généralement le visage de Tanya affiche une expression assez taciturne, détachée, comme si elle cherchait à éviter de trop se mêler au monde l’entourant. Jouer la comédie et se rapprocher d’un tiers ? Oui ceci est parfaitement dans ses cordes et c’est d’ailleurs un cas de figure qui plus d’une fois s’est appliqué dans le cadre d’une mission ou de collecte d’informations, quand elle s’appelait encore Corvo. Fillette attentionnée, Tsundere renfrognée, ou gamine tête en l’air, nombreux sont les rôles qu’elle revêtirait ; tant que ceux-ci lui permettent de réaliser ses objectifs. Rares, très rares sont les bassesses devant lesquelles elle reculerait lorsque son but lui tient à cœur. Ceci dit, le plus terrifiant reste probablement ses capacités d’analyses, prenez en compte ceci si vous converser ou traitez avec elle : Tout, mots, mimiques, micros expressions ou quoi que ce soit d’autre qu’emmétrait cette fleur de la nuit mène d’une manière ou une autre à un, deux ou trois desseins distincts...
Ce n’est qu’au milieu de son entourage véritable, au milieu de ceux qui savent à quoi ils ont affaire, que Tanya montre une facette plus ou moins réelle de sa personnalité : plus dure et plus froide, sans pour autant être trop distante. La jeune femme essaye surtout de montrer qu'elle est une dame à fort caractère, même si son corps dans ces situations-là est assez handicapant. Essayez de montrer une quelconque forme d'autorité lorsque votre corps vous dépeint comme une gamine de neuf à onze ans d'âge…

Mais nous pourrions continuer ainsi un bon bout de temps, alors pourquoi ne pas en venir directement au fait ? Tanya ne montre son véritable visage, ses véritables intentions que lorsqu'elle est en présence d'une proche connaissance ou d'une personne en qui elle a une totale confiance, ou disons plutôt une personne pour qui elle éprouve quelque chose. Vous y verrez là une jeune femme plutôt calme, un fin sourire sur le visage lorsqu’elle n’a point la tête longée dans de la documentation. À savoir que c’est un homme dans le corps d’une enfant, Tanya est assez loin d’être pire, son attitude générale lorsqu’elle baisse sa garde ferait surtout penser à un vétéran, la bière et la part de pizza en main. (remplacé les par du lait et des cookies qu’elle affectionne particulièrement depuis qu’elle a cette forme) : préserver son corps des toxines du passé et l’aider à croitre correctement ; tels seront ses dires si jamais vous veniez à lui poser la question. ; mais ils sont si rares qu'il n'est pas sur que vous la voyez un jour aussi proche d'un tel état de vulnérabilité.

L'acharnement et la persévérance sont les maîtres mots qui qualifieraient Tanya, aussi bien dans ses entreprises que dans n'importe quel autre acte de la vie. Cette fille qui fut une époque était un blasé de la vie, prisonnier du passé est devenu aussi assidue qu'un félin devant une proie juteuse. Il en est de même lorsqu'elle décide de prendre les armes, que ce soit pour se défendre, où pour tuer, c'est une personne connaissant ses limites et agissant en conséquence, que vous ferez face ; bien qu'elle ait tendance à oublier celles-ci lorsqu'elle fait face à un cas personnel. Prenez toutefois en compte que Tanya évitera au possible de mettre sa vie en danger… consciente d’être extrêmement chanceuse d’avoir pu être sauvée par ce projet, il lui serait impensable de bêtement gaspiller ce « continue ? ».
Pour ce qui est des autres, dépendamment de la situation celle-ci pourrait faire une concession dans le cas où le sort de son opposant se retrouve entre ses mains. S’ils ne savent pas démontrer leur utilité, il est fort probable qu’ils soient cruellement exécutés ; exécuté des mains d’une jeune Kunoishi au sourire carnassier. L’on dit que les expériences de la vie forgent le caractère, il faut croire que les siennes couplées de longs séjours de chasse aux Nukenin en tant que Jingi lui ont... en quelque sorte ouvert les yeux ? Ou les as transformés ? Toujours est-il que ce sont ces expériences, c'est cette vie, ce sont ces souvenirs, ces pertes et ses échecs qui ont façonné l'idée qu'elle a du Yuukan actuel...

Le seul dernier point, la dernière cicatrice que j’évoquerais serait une part de son existence, l’une ayant le plus entaché son être, son âme et ses « désirs » si tant il est qu’il soit encore possible d’en parler. Finalement, ce nouveau corps, ces nouvelles chairs, ce nouvel être étaient un bien. Significativement plus jeune certes, mais la simple idée, ou plutôt le simple fait de s’être refait une pureté lui permettait d’en partie enterrer son passé ; bien qu’il lui suffit de fermer les yeux, pour y être de nouveau confrontée…



J'ai vécu...


Ces évènements se déroulent dans le courent de la 2e à la 3e lune de l’an 121

J’ai vécu… vraisemblablement cette expression ne s’accorde que trop bien avec ma personne ; parce que oui… j’ai vécu… suis décédé puis suis née de nouveau… si l’on peut appeler ceci ainsi. Ceci est un journal que je commence, un journal qui débute à la suite de ma réhabilitation, j’ai rouvert les yeux après une explosion qui a vaporisé tout…

Tout jusqu’à bon nombre de mes souvenirs. Selon les chefs de projet, il n’est pas étonnant que ma mémoire soit altérée ; blessé, asphyxié en partie écrasé sous les gravats qui résultèrent de la détonation du canon qui a ravagé ma nation, mon cerveau a longtemps été privé d’oxygène et l’hypoxie ainsi que des commotions ont eu raison de certaines parties de mon cortex cérébral… du moins c’est ce que les toubibs en disaient.
Calme ? oui je le suis, à dire vrai j’ai un mal fou à assimiler tout ceci, à mes yeux ceci fait si peu sens que ça ne peut qu’être une plaisanterie de très mauvais gout, ou un genjutsu dans lequel j’ai été piégé… des quelques bribes mémorielles qui me reviennent, comment voulez-vous que l’homme mature d’un peu moins d’une quarantaine d’années que je suis sensé être se retrouve en avoir onze dans le corps d’une fillette blonde aux yeux bleus ? Si ce n’est un conte de fées quel genre de fallacie ceci peut-il être ? S’il ne s’agit point une illusion, ni d’une lubie de mon imagination et n’est point un cauchemar… … … cela voudrait dire que le monde est définitivement devenu fou.

Cela ne faisait que quelques jours que j’étais sortie du caisson, quelques jours que j’apprenais à marcher, quelques jours que je réapprenais à mouvoir mes membres… j’avais l’impression de revivre la pénible sortie d’hôpital qui avait suivi la cinquième lune 97. Je savais avoir été hospitalisé, je savais avoir vécu de graves blessures, je savais et même sentais de temps à autre cette immonde balafre me démanger… mais… en regardant le miroir de ma chambre, en cherchant cette… cicatrice, je me retrouvais confronté à la contradiction de mon être actuel. Un corps trop jeune pour avoir vécu cette période, un corps immaculé de quelques stigmates que ce soit… un corps pur de tous ces souvenirs.
Par moment s’éveillaient des blessures, par moment s’enrageaient mes nerfs en me hurlant leur insoutenable douleur, mais ma confusion restait la même lorsque devant le miroir j’étais confronté à cette gamine qui m’observait d’un air incrédule… cette gamine qui avait l’air de se demander ce qu’elle faisait… ce qu’elle voyait… ce que j’étais… qu… qu’est-ce que je suis ?

Ce n’est que lorsque j’ai commencé à montrer des signes d’instabilités… des signes d’autodestruction plausible que ces gens se sont décidés à me laisser explorer mes dossiers et visiblement mon journal ; celui que je démarre actuellement de peur de tout oublier du jour au lendemain n’était donc pas le premier… même si mes raisons n’étaient pas les mêmes il semblait qu’à l’époque déjà je couchais sur le papier mes désirs, ambitions et vécus, merci moi ! Ou… ou est-ce vraiment moi ? Actuellement, j’espérais surtout que ce vieux journal et les documents à moitié calcinés d’une organisation qui aurait été nommée « Jingi » m’en apprendrais plus sur le Ryuuzaki Corvo… que j’étais sensé être.

Deuxième Lune an 88

Comme maintenant je sais écrire, maman m’a dit de écrire un journal. Que ce serait bien pour savoir ce que j’ai fait quand j’étais encore jeune, pour que quand je serais grand je puisse voir mon… mon progression évolution.

Je m’appelle Ryuuzaki, je ai 5 ans et je me prépare pour rentrer à l’académie pour un jour devenir plus fort que mon papa. Mon papa il est au ciel, mais je m’entraine dur pour pouvoir un jour devenir un grand shinobi moi aussi, parce que mon papa il a participé à la guerre, mais c’est des vieilles blessures qui l’on amené au ciel ; ma maman dit qu’elles étaient trop dures à soigner.


Fermant le journal, j’observai la couverture, levant le regard vers cette tête blonde dans le miroir, je me demandais, très sincèrement... quel était l’idiot qui avait gardé aussi longtemps une relique aussi gênante ? Était-ce vraiment moi ? Était-ce à ce point conservateur… -trice ? Ou à ce point atteint… -e ? Posant de nouveau les yeux sur le recueil en partie dévoré par les flames et les affres du temps, je poussai un soupir et réentrepris d’apprendre à me connaitre, aussi gênant cela pouvait-il paraitre. D’après mes écrits, ou plutôt les gribouillis de l’enfant que j’étais à cette époque, j’observais de loin les choses qui se passaient dans le village, y assistais comme un spectateur innocent en jouant avec les amis que j’avais à cette époque.
En cette sombre période les récapitulatifs de certains documents du Jingi se recoupaient avec ce que feu mes yeux auraient perçus, un régime politique instable, des difficultés et conditions de vie inhumaines pour la population… une véritable monarchie qui n’avait de carburant que des chefs d’État éphémères, des moins que rien changeant aussi vite que passaient lunes et saisons. Chaque dirigeant provisoire tentait d’instaurer son régime, ses idées et avec elles ses afflictions sur le peuple. Des taxes variables, mais généralement invivables, des rafles infondées, des disparitions et parfois des meurtres perpétrés contre les gens du peuple… ce pour assouvir le désir de pouvoir d’une poignée d’incompétents. Fronçant le regard sur les récap du Jingi, j’ouvrais par moment mon propre journal aux pages de ces ombres heures, découvrant à travers le regard d’un enfant un peu troublé ce qu’était la définition du mot « Tyrannie ».

À travers les yeux de ce sot… à travers ce qui semblait être mes écrits, j’appris avoir l’espace de quelques années nourri le désir d’être Tsuchikage, le désir de régner sur ce village qui n’était que regards sombres, lamentations et pleurs. Il voulait que cesse cette atmosphère pesante, je voulais que cessent les supplications de mère, il voulait comprendre pourquoi ses amis et lui étaient bien traités ? Je voulais voir mère me sourire de nouveau… il… je… … nous… moi ?

Troisième lune de l’an 95

Cher journal, ça va faire quelque jour maintenait que cette organisation « Jingi » s’est révélée et à réussi la prise du pouvoir, enfin. J’espère cette fois qu’il n’y aura pas plus de remplacement de chefs, je suis fatigué de voir les gens souffrir et pleurer autour de moi. Je n’entends plus mère sangloter pendant la nuit… je l’entends parfois rire, si cette paix est réelle, j’espère qu’elle va durer longtemps !


Jingi semblait avoir été un véritable nouveau souffle pour ces gens, un vent salvateur qui d’après les récaps que je parcourais avait su ramener le sourire au sein de la population en plus de leur offrir un leader bon pour tous. « Gin Inkan » Yondaime Tsuchikage, et visiblement l’homme qui me poussa à désirer me dépasser, non plus pour être une ombre, mais pour être un Shinobi dont cet homme et ma génitrice auraient pu être fiers.
La stabilité, les différentes réformes, l’aide continue pour les gens du peuple et ce fort esprit de « famille » transformèrent rapidement le Yondaime en une icône pour l’Iwa de cette époque. Gamin, j’étais visiblement obnubilé par ses faits, son esprit et la manière dont il dirigeait sa nation. Ce peuple que j’avais connu en pleure à fouiller dans la boue pour y trouver de quoi survivre, s’épanouissait maintenant telle une rose dans un marécage ; une plante s’extirpant difficilement de ce monde corrompu pour petit à petit montrer son éclat au monde. Gin Inkan, avait transformé ces terres infertiles en un radieux champ. Ce nouveau Tsuchikage avait en quelques années seulement réussi à faire de cette géhenne… un petit paradis. Je savais cette période passée, je savais ces jours loin, loin derrière moi. Mais ces flashs… ces idées, ces résidus de mémoire d’une pâtissière joyeuse comme jamais parvenaient à m’arracher un sourire. C’est sans grandes surprises que je découvris la suite du journal de Ryuuzaki kun, le jeune homme s’était endurci et avait finalement trouvé une nouvelle raison de performer son entraînement ; cet individu qu’il voulait voir un jour le remercier pour ses bons et loyaux services, cet individu ne pouvait et ne devait tomber !

Douzième lune de l’an 95

[…] C’est pourquoi j’ai décidé de devenir un shinobi indispensable ! Puissance ! maitrise ! technique ! les anciens équipiers de père m’ont appris qu’« On ne peut rien accomplit en tirant au flanc ». Donc j’essaie de suivre leurs conseils, j’ai augmenté mes exercices quotidiens, rendu plus difficile ma pratique et essayé d’améliorer les quelques tactiques que j’avais déjà créées. Le yondaime a réussi à faire en sorte que tous mangent à leur faim et grâce à lui mère sourit et rit vraiment de nouveau.
J’aimerais pouvoir un jour le remercier en personne, et pour ça, je dois me faire remarquer. L’examen approche.


Hormis une fâcheuse tendance à me… à se répéter Ryuuzaki Kun avait visiblement mis en pratique ses dires. Rapidement promu Chunin dans le courent de cette même année quatre-vingt-quinze son travail acharné parvint à véritablement attiré l’œil, mais dans un premier temps pas celui de la personne qu’il visait, non c’était le Jingi, Jingi qui voyait en son zèle une recrue potentielle. Ses résultats étaient dans le top et sa dévotion pour justement avoir connu la période de misère d’Iwa faisait de lui et de certains jeunes de sa génération des éléments de choix pour l’unité spéciale.
Finalement arriva le fameux examen dont il parlait lors de cette douzième lune, c’était une série d’épreuves destinées à lui faire atteindre un grade appelé jonin. Poursuivant ma découverte des textes non pas de mon… son journal, mais plutôt de ceux du Jingi, j’appris avec un certain désarroi que la vision de Gin était bien trop optimiste concernant l’extérieur ; il avait ouvert les portes de son pays goutant enfin à cette félicité qu’était la paix… à un monde qui ne pouvait accepter sa grandeur d’âme.

Ledit Examen pour lequel se préparait notre jeune ami était donc une rencontre internationale pour, je suppose permettre aux pays de pouvoir ne serait-ce qu’essayer de se rapprocher l’un l’autre, essayer de se réunir autour de la table des conversations et non celle des armes…
Si Kiri semblait se prêter au jeu, l’Hokage lui… ne brillait que par son absence, quant à Suna… le simple fait de penser à cette nation réveillait des blessures fantômes. Portant la main ou jadis prônais une balafre je me surpris à gratter machinalement des secteurs bien précis de mon front. Non vous vous en doutez bien ce pays au cœur desséché par leur climat aride ne semblait point supporter l’utopie bâtie par notre dirigeant. D’après les différents rapports d’espionnage et autres rapports de missions, cette fragile stabilité qui subsistait entre Iwagakure et Suna n’avait cessé de s’étioler avec le temps. Ces barbares parvinrent même à pourrir l’ambiance dudit examen auquel Ryuuzaki échoua après la seconde épreuve. Ceci dit sans grande surprise éclata cette guerre qui nous pointait au nez.

Du sang et des cris, du sang et des pleurs, du sang encore et toujours plus de sang. Des cadavres s’entassant par dizaines, des vies gaspillées au cours d’un conflit que je ne comprenais ni n’assimilais ; pourquoi ? Pourquoi en étions-nous arrivés là ? Pourquoi alors que Gin Sama ne cherchait qu’à unir les peuples… pourquoi, Suna avait-elle choisit de levée son glaive contre cette main tendue.
Je ne le savais guère, debout dans ce tumulte au milieu de ces gens qui hurlaient je me souvenais avoir secoué cette pâtissière de toutes mes forces cette pâtissière qui s’était portée volontaire pour aider l’arrière garde, celle la même qui n’avait été qu’un dommage collatéral dans un conflit que nous désirions en rien celle-là même dont je n’arrivais point à percevoir le visage… à cause de toute cette fumée, à cause de toute cette brume, à cause de tout ce flou…

- Répondez-moi mère… MÈRE ! MÈRE !!! ME…

C’est une fléchette dans mon cou qui me ramena dans ma chambre, le cœur battant la chamade, le corps en sueur, les mains moites, je m’étais agrippée à quelque chose…. Mon lit ? Un lit ? J’étais en train d’essayer de réveiller ma mère à l’instant ! que font tous ces gens en blouse blanche ? J’ai sommeil… tellement sommeil, mais mère est là ! juste là ! ils ne la voient pas agoniser ? ils ne voient pas le sang sur mes mains ? Mes mains… mes mains… pourquoi étaient-elles si petites… ? Pourquoi… étaient-elles si propres ? Pourqu…

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Ces évènements se déroulent dans le courent de la 3e à la 4e lune de l’an 121

Il parait que quatre nuits sont passées depuis ce jour, quatre longues nuits durant lesquelles ils n’avaient eu de cesse de me sédater ; mais je devais l’admettre, Ryuuzaki était bel et bien ma personne, Ryuuzaki Corvo. J’aurais aimé pouvoir être trop stressé pour dormir, pouvoir être suffisamment sous pression pour faire le ménage dans ces séquences de souvenirs, dans ces moments de la vie que j’ai perdue… dans ce monde… qui m’a tourné le dos. J’aurais tant aimé pouvoir profiter de mes nuits comme je le faisais à une époque, mais ce corps… ce corps s’effondrait chaque soir terrassé par le marchand de sable…
Assise dans mon lit, avec pour tout vêtement une simple robe de chambre, je me tenais le crâne, ce lourd crâne qui me faisait souffrir, mais il était tôt, bien trop tôt pour m’arrêter maintenant, je devais le connaitre, ME connaitre… me retrouver...

Septième lune de l’an 100

J’ai refusé la promotion de Jonin qui m’a été proposé… encore une fois cette année. Quand comprendront-ils que je refuse de devoir me conformer aux règles et limitations du fait de devoir agir selon l’éthique publique ?
Depuis que j’ai rejoint les rangs du Jingi je sens une nette amélioration dans ma manière de procéder, de penser, d’agir en situation difficile. Connaitre la signification du mot guerre n’était pas rien, c’était visiblement le genre d’expérience qu’il fallait pour qu’il m’accepte dans leur troupe, moi comme certains autres éléments de ma promotion ; nous ne demandions qu’une chose, pouvoir prémunir le village d’une nouvelle catastrophe dans ce genre…


Une tache d’encre s’étend à cet endroit, comme si j’y ai longuement posé ma plume… même si mon regard percevait la suite du journal, je n’avais nulle véritable envie de la lire, parce que j’étais maintenant consciente du poids de mes mots…du poids de mes sentiments, de celui de mes fantômes… oui, même maintenant, je la voyais encore…

mère s’affairer derrière ses fourneaux, mais à peine ai-je le temps de cligner des yeux, que son image s’efface. A peine ai-je le temps de cligner des yeux… que sa voix s’éteint… à peine ai-je le temps de cligner des yeux… que la solitude de cette maison m’écrase de tout son poids… ma propre maison…

Est devenue mon enfer… ces murs, ces draperies, ces fauteuils étaient les reliques d’une vie que je n’avais sue protégée, pourtant… pourtant j’avais juré de protéger son sourire, j’avais juré de protéger son rire… Quelles larmes étaient-ce ? Celle de Ryuuzaki ? Celle de Tanya ? Celles des deux ? Le regard trouble j’avais posé mon journal, le regard trouble j’observais ces mains en voyant celle de l’époque, les voyants tantôt maculés de sang, tantôt être celles d’un adolescent de dix-sept ans, tantôt être celles d’une enfant se questionnant sur sa propre existence. Cette guerre m’avait pris mère, cette guerre m’avait pris Gin sama… à elle seule, cette créature vorace avait su dévorer tant de choses que j’ignorais comment j’avais pu m’en relever.

Ce devait être le poids de ces murs, l’odeur encore présente du pain dans la maison… tant de choses qui me rappelaient mes échecs, tant de choses qui piquaient à vif ma conscience… que je me décidai de fuir dans les exercices toujours plus ardus des forces spéciales. Je voulais oublier, je voulais avancer, je voulais pouvoir me dire que je n’aurais rien pu faire… je voulais tant de choses qui m’étaient pourtant impossibles à atteindre…

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Quatre nuits après la 3e lune de l’an 121

Je ne sais trop combien de temps j’ai passé, larmoyante à ressasser mes souvenirs, me plongeant chaque fois un peu plus dans des limbes déchirés, mais encore présentes. Si certaines n’avaient ni queue ni tête, les sentiments liés à leur existence restaient eux bien réels, de la colère, du dégout, de la joie de la culpabilité de la joie… beaucoup de joie.
C’était le jour ou le Godaime nous avait fait parvenir quelque Sunajins, il en avait utilisé plusieurs pour en faire des agents dormants au sein de Kaze et nous en avaient laissés quelques-uns pour des interrogatoires plus… poussés. Ces jours furent les premiers durant lesquels je torturai des êtres humains, les premiers durant lesquels je pus mettre en pratique des connaissances que je brulais d’envie d’utiliser. Encore aujourd’hui, dans ma petite chambre silencieuse, j’entendais les cris de mes victimes ; dans cette petite pièce immaculée, je distinguais l’odeur du sang… sur mes mains vierges de toute substance, je percevais encore la viscosité, la chaleur et le poids… des chairs et viscères de mes victimes ; je m’en souvenais… comme si ça avait été la veille.

Le sourire machiavélique qui me déchirait la face d’une oreille à l’autre ne manqua d’ailleurs pas d’alarmer l’un des médecins qui me surveillaient. Mes souvenirs de ces moments étrangement clairs me rappelèrent le point auquel je dépréciais les méthodes de Godaime sama… mais, être pour une fois en position dominante sur ce village, être pour une fois ceux qui tenaient les rênes ne serait-ce que sur des soldats détenant des informations en vue d’assaillir le QG de ceux qui m’avaient tout pris… cette simple perspective m’avait aidé… non, m’avais complètement converti à cette stratégie de l’ombre ; après tout n’étions-nous pas des shinobis ? Des individus censés n’exister et ne travailler que dans les ténèbres… ? Pour quelles raisons devrions-nous nous fier à l’éthique quand nos principales formations faisaient de nous des assassins de l’ombre ? Ce genre de dirty tactic devait en réalité être notre quotidien, nous qui utilisons poisons et fumigènes pour éliminer nos adversaires…

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Deux nuits après la 4e lune de l’an 121

Je relate ici les faits de plusieurs jours d’entraînements, l’équipe suivant ma… réhabilitation ? m’a pour le moment dépossédé de toute documentation concernant mon passé, j’eus beau tempêter et exiger de me connaitre, de savoir que j’étais autre chose que les fruits de leurs opérations, rien n’y fit. Je dois avouer qu’à ma grande surprise bouger a été plus que salvateur. Courir un peu, réutiliser le chakra et même m’essayer à quelque jutsus avaient été d’excellents moyens de me vider l’esprit.
Oui, m’essayer à des jutsus, même si ce corps était… maintenant (?) le mien… il n’en restait pas moins complètement différent de celui que j’avais. L’endurance n’était pas la même, la totale domination au corps à corps que m’indiquaient mes souvenirs semblait être dans cette frêle enveloppe une lointaine lubie. Les quelques suites de mudra qui m’étaient revenue, les quelque techniques Suiton qui avaient visiblement fait ma renommée à une certaine époque semblaient à jamais perdue… puisque cette petite fille… … … puisque mon corps ne semblait en rien disposé à exploiter cette affinité. Je me demande seulement à quel point étais-je ridicule à crier des noms de jutsus sans que rien ne se passe… ?

Je me plaignais beaucoup au près deux, mais force était de constater qu’ils m’avaient rendu… un grand service ? Si j’étais encore en vie, ou plutôt si j’avais été choisi pour le projet « second souffle », c’était parce que j’étais le septième individu sur la liste des sujets potentiels, encore heureux ils avaient initialement prévu une série de corps masculins eux aussi tout aussi jeunes pour faciliter l’implantation de souvenirs, mais ces vaisseaux n’avaient eux point survécu à la catastrophe qui a frappé notre village. Les autres corps masculins étaient selon eux bien trop jeunes pour supporter le transfert sans importantes pertes mémorielles et la croissance du sujet était susceptible d’écraser le peu de conscience qui aurait subsisté… Quant aux six autres qui auraient dû être priorisés… la déflagration avait visiblement été bien moins clémente avec eux qu’avec moi. Je devais m’estimer heureux de cette nouvelle chance.
… Eh oui, si vous vous posez la question, si dans un cas notre personnalité peut être absorbée et altérée durant la croissance du spécimen dont nous occupons le corps, qu’en est-il du propriétaire original ? Qu’est-ce que cela faisait de savoir que l’on avait troqué sa vie contre celle d’un enfant qui n’avait pour seul souvenir que le caisson de maturité dans lequel il baignait ? Ces pauvres êtres avaient été conditionnés pour ne pas penser, ne pas réfléchir, ne pas avoir de gout de préférence de choix ou de désir… des quelques souvenirs qui m’en revenaient, je me voyais tendre la main vers un scientifique qui passait… il était les seules formes dans cet endroit, les seules choses qui me ressemblaient un peu donc j’essayais de les atteindre… j’essayais… elle essayait ! C’est ce manque de personnalité qui permettait à nos esprits de prendre le dessus sur ces coquilles vides…

- Désolé petite… je vis l’existence que tu aurais dû avoir… ne pus-je m’empêcher de penser devant ce miroir me rappelant en permanence mon état actuel, ce miroir me rappelant en permanence que cette vie n’était pas la mienne.

Cinq nuits après la 4e lune de l’an 121

J’AI UNE FAMILLE ! Ou du moins j’ai eu une famille, au milieu de ces nombreux entrainements me revenaient fréquemment des flashs et parmi ces flashs la silhouette de ma moitié. Ou de feu… ma moitié. Nous nous étions mariés en 109 dans la fleur de nos vingt ans, dans cette période qui vit Iwagakure arborer de nouveaux apparats de prospérité. Une solide paix s’était installée dans nos murs, les autorités chargées de protéger les civiles n’avaient presque plus rien à faire… et c’est en sombrant dans cette oisiveté que je me suis marié…
Comment avais-je pu l’oublier ? Mon Hélène ? Assise sur mon lit, fouillant plus profondément dans ce nuage brumeux et épais qu’étaient mes bribes de mémoire, je cherchais, je cherchais son visage tandis que me revenaient quelques détails de notre quotidien. Ses cheveux châtain volant au vent pendant qu’elle étendait le linge, ce bref sourire sur son visage lorsque nos regards se croisaient, son air inquiet à chaque fois que je devais partir en mission… tant de souvenirs tant tant d’images d’elle… et pourtant, les traits de son visage ne me revenaient point. Cette image du sourire que je voyais d’elle ne s’arrêtait qu’à ses fines lèvres. Pourquoi ? Pourquoi une chose aussi importante m’avait-elle échappé ? Comment… avais-je pu oublier ma femme… Et mon fils ?

À peine m’étais-je souvenu de ceci que dans tous mes états je vociférais contre les scientifiques, leur hurlait dessus exigeait de voir les miens… jusqu’à ce que me parvienne un rapport médical, rapport qui arriva avec les souvenirs de mon second deuil, cette Hélène dont je n’avais que des souvenirs, cette Hélène sur qui je comptais pour m’aider à me remémorer qui j’étais, cette personne avec laquelle j’avais décidé de passer le restant de mes jours… avait déjà succombé, emportée par la maladie qui frappa Iwagakure en 112.
Mes passe-droits en tant que membre de Jingi pour l’hôpital le plus prestigieux du monde, furent aussi clinquants qu’inutiles. Cette bâtisse faisant la fierté d’Iwa et s’érigeant au rang de monument mondial n’avait su que retarder le trépas de ma bien-aimée… je me revois encore tenir sa main en la voyant se tortiller dans son sommeil, je me revois essayer de calmer ses crises convulsives… je me revois… me revois fermer ses yeux lorsque la maladie l’emporta… Cette colère face au sentiment d’impuissance qui me rongeait ce jour-là m’était revenue, puissante, lancinante… et surtout inextinguible, car à l’époque comme maintenant, je n’avais rien. Rien sur quoi la rediriger, aucun homme, aucun village, aucune organisation… aucun bouc émissaire, juste un cruel et intangible destin. À cette époque je me l’interdisais, mais maintenant que j’étais une petite fille… maintenant j’avais le droit de pleurer non ?

5e lune de l’an 121

Encore une fois, j’ai fait mon deuil, tout du moins, ai essayé d’en suivre un jusqu’à l’achever, à accepter qu’elle était partie depuis neuf ans, à accepter… que je ne la voie plus. La pire punition était que malgré plusieurs jours d’essai, de recherche et même d’hypnoses, son visage m’était resté flou et aucune documentation ne subsistait à son sujet. La bonne nouvelle, si tant il est qu’elle en est une : les scientifiques suivant mon développement se sont réjouis plusieurs jours durant que les Sharingan de ce corps soient parfaitement fonctionnels. C’est en m’imitant il y a quelques années que j’ai fini par les éveiller ; en tentant de noyer mon chagrin dans un entrainement si violent que m’en évanouissais de fatigue.
De mes flashs m’était revenu le jour où je fus consigné à résidence, interdit de quitter le pays, interdit de participer à une véritable mission, interdit… de me rendre utile avec pour seule et unique réponse à mes interrogations « Fait ton deuil, laisse Hélène partir… » à cette époque je savais qu’ils avaient raison, je savais que ma présence a leur coté aurait eu plus de chance d’engendrer une catastrophe que de faire quoi que ce soit d’autre. Je me suis donc enfermé dans ma peine, travaillant toujours et encore plus dur… jusqu’à ce que je touche véritablement le fond, le jour ou mes arrières beaux-parents me retirèrent la garde du petit pour cause de négligence. Je n’avais rien trouvé à répliquer il y avait quelques années et aujourd’hui encore je ne trouverais probablement pas les mots pour les convaincre. Ceci dit maintenant que je vivais cette nouvelle vie, je ne pouvais m’empêcher de penser que c’était un mal pour un bien, ceci ayant rejoint leur nation d’origine Kirigakure, je pouvais au dormir tranquille, savoir qu’il y serait choyé et élevé comme il se devait… pas au près… d’un individu de mon acabit, mais auprès de personnes qui sauraient le chérir… en lieu et place de leur défunte fille.

- Il faudrait que je lui rende visite un de ces quatre… lorsque je serais sorti d’ici.

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Ce qui restait de mon passé ne fut pas plus reluisant que ça, selon les fragments qui me revenaient et les documents qu’ils avaient consenti à me reconfier. Ryuuzaki Corvo passa le reste de son temps à œuvrer pour le village en restant entre ses murs, sautant sur la moindre mission pour au mieux accomplir sa tâche, protéger le village, protéger ses membres, permettre aux familles survivantes de vivre avec le sourire… Son propre bonheur, il avait décidé de l’abandonner au passé…
Oui, je faisais la différence entre Ryuuzaki et moi, je sais qu’il s’agit d’une vie passée, je sais qu’il s’agit de ma propre histoire… mais je ne devais pas poursuivre ses mésaventures. Corvo… est décédé, il y a quelque mois de cela, soufflé comme nombre d’Iwajin dans l’explosion de ce canon. Dans sa tombe devait reposer ses regrets, ce constant sentiment d’impuissance, ce désir de n’être ni plus ni moins qu’un banal rouage du système... dans sa tombe devait reposer cette idée arrêtée qu’il ne parviendrait jamais plus à faire mieux parce qu’il avait perdu celle qu’il était sensé garder de tous dangers, parce qu’il n’avait pas su protéger Gin qu’il idolâtrait, parce qu’il n’avait pas su protéger Ashiro qui avait à ses yeux tant fait pour leur vie…

- Mais comment veux-tu les protéger ? Si tu ne t’en donnes pas les moyens ? Murmurai-je en fermant le poing, serrant autant que possible, imaginant comment aurait dû être ma vie.

Comment aurait pu être sa vie s’il ne s’était pas complais à rester dans une faction Phantom d’Iwa ; parce que ce que je n’avais pas dit, c’est que le Jingi n’avait eu pour but que de renverser l’ancien régime incertain qui sévissait en Iwa. Il n’est resté actif que pour quelques patriotes qui s’étaient juré de protéger Gin, mais à sa chute… ils étaient devenus ni plus ni moins que des Jounins spéciaux du village ; agissant certes en groupe, mais sans réels objectifs sinon celui des ninjas classiques…


S’il s’était fixé des objectifs plus grands… s’il n’avait pas simplement abandonné son rêve d’enfant, s’il avait travaillé plus dur pour être plus qu’une simple unité d’élite, les choses auraient certainement été différentes. Il aurait par exemple été plus enclin à savoir que la Division sauvage avait raison quant à l’impacte des industries du Godaime sur l’écosystème d’Iwa, il se serait peut-être rendu compte qu’il vivait sur une terre brûlée en travaillant pour maintenir au pouvoir un individu qui faisait d’Iwa une gigantesque cage dorée. Ce n’était que maintenant avec du recul que je constatais le bilan plus qu’amer de la situation d’Iwa...
Un dicton dit que c’est sur l’histoire et nos erreurs passées que nous devons nous appuyer pour bâtir l’avenir ; je ne devais pas gaspiller cette deuxième chance. J’ai eu près de quatre à cinq mois pour réfléchir à ce que j’allais faire de cette nouvelle existence, un temps que je me suis efforcée de mettre à profit pour bien graver dans mon esprit que Ryuuzaki était décédé et que mon nom est bel et bien Uchiha Tanya, clone d’un Iwajin tombé dans un tragique accident et potentiellement apte à aider… non, à être un élément décisif à la renaissance d’Iwagakure.

Sortant de la grotte aménagée dans la roche où se trouvait le laboratoire qui était plus une antenne improvisée qu’autre chose, je tournai le regard vers les ruines d’iwa dont je distinguais les traits un peu plus loin. Ces scientifiques avaient senti venir le souci, ou s’étaient simplement mis en tête de dispatcher leurs installations en cas de pépins… je ne le saurais probablement jamais, c’était le genre de secret qu’ils se gardaient bien de partager. La seule chose qu’ils m’avaient laissée, se résumait un peu d’argent et des moyens pour les contacter, notamment si je rencontrais X ou Y pépin avec mes nouvelles chairs. Ma mission pour eux ? Des rapports plus ou moins réguliers sur mon état de santé. La mission que JE m’étais imposée ? Rejoindre la Division sauvage qui d’après les toubibs avait été les seuls assez vifs d’esprit pour commencer l’évacuation quand Ultima entamait sa phase finale. Des souvenirs troubles de cette dernière journée en tant que Corvo me revint, entre les cris, la panique et les gens qui se piétinaient les uns les autres en courant dans tous les sens… il y avait effectivement des gens, qui essayaient d’organiser tout ceci…

- Taori Jigoku… c’est par lui que dois commencer notre renouveau… ajustant mon baluchon sur l’épaule, vérifiant rapidement ce que j’avais sur moi, je me retournai pour voir les scientifiques regagner leurs installations… Mais avant… Fronçant quelque peu le regard, bien conscientE du haut niveau d’ingratitude de ce que j’étais sur le point de faire, fermant les yeux un instant, j’acceptai de regarder en face le monde que je voulais créer… naitre… des cendres de l’ancien. Toute cette technologie… est bien trop néfaste pour ce monde.

En un claquement de doigts, le sol se mit brusquement à vibrer alors que dans un fracas assourdissant détonnaient les très nombreux sceaux explosifs que j’avais disséminés partout dans cette grotte, dans ce… labo secondaire. Un colossal nuage de poussière fut expulsé du labo alors qu’une partie de la montagne semblait littéralement s’être effondrée là-dessus. Je n’avais certes pas l’endurance ou la puissance de frappe dont je disposais il y avait quelque mois de cela, mais le fuuinjutsu s’arrêtait à la connaissance, non pas à la puissance même de son utilisateur ; c’est finalement leur désir de préserver ma mémoire et mes aptitudes qui a causé leur perte.
J’avais directement apposé des sceaux sur ABSOLUMENT toutes les installations, les machines, les archives, les documents… les caissons les quelques piliers porteurs du labo et même sur certains scientifiques eux-mêmes ; non pas par le biais de vulgaires bouts de papier, mais bien par des sceaux directement apposés avec mon chakra. Créer une telle réaction n’aurait jamais été possible pour une seule personne, du moins en une fois au vu de la quantité d’énergie requise ; mais à raison de quatre à cinq par jours… Me concernant… j’avais eu plusieurs semaines, voire mois… pour parvenir à ce résultat.

Observant froidement quelques pierres rouler sur l’éboulis qui remplaçaient maintenant l’entrée de la grotte et la grotte elle-même, j’inspirai un instant et activai mon nouveau Dojutsu, à la recherche de traces d’énergie, de vie ou ne serait-ce qu’une de cavité au sein de ce carnage sans nom. Rien… le noir absolut, pas une seule âme qui vive ; ainsi venaient de se tacher de sang les mains de la petite Uchiha…

On va dire que ça suffit pour te venger… bien que tu sois maintenant une Familicide… Murmurai-je avec une pensée pour l’enfant dont j’avais pris la place, profitant d’ailleurs de cet instant pour faire le serment de ne plus penser à cette dernière à partir d’aujourd’hui… je n’avais pas le luxe de me faire des états d’âme pour un fantôme ; quand bien même en étais-je responsable.

Pourquoi avais-je fait ça vous demandiez vous ? La réponse était bien simple, et je suis sûre de l’avoir déjà énoncée ; pour bâtir un avenir, il faut prendre acte des erreurs du passé . La Division sauvage avait entièrement raison tandis que moi… je fermais délibérément les yeux sur une réalité ne me convenant pas. Iwa… était devenue stérile. Une terre brulée, appauvrie de toutes ses richesses, pompée jusqu’à la moelle, ou corrompue jusqu’au cœur pour le bien de toutes ses machines et leur bénéfice… éphémères. Machines qui ont fini par transformer Iwa en ce cratère de verre où rien ne subsiste, ne vit, ou ne vivra jamais…
Ce laboratoire, cette, dernière antenne scientifique, ce dernier vestige d’une civilisation « supérieure » ne pouvait et ne devais subsister se développer ou même permettre à une nouvelle ère technologique renaitre ; pas dans le monde que j’espérais voir, par dans cette Iwa que je désirais voir se dresser de nouveau, pure et saine :

- Iwa renaitra… !







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• Localisation : Quelque part en Afriquee de l’Ouest ( Cote d’Ivoire )
• Prénom : Jec
• Nindo : ? c’est quoi ce truc ?
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MessageSujet: Re: Sujet N°07-R Uchiha Tanya   Dim 14 Oct - 19:57

Validation Présentation

Salut l'ami. Une présentation vraiment détaillée, qui est plaisante à lire ! La lecture est fluide, l'histoire est bonne et tu as vraiment bien tenu compte du contexte. La qualité est au rendez-vous, je te félicite (quelques fautes, mais rien de grave). Pour moi, rien ne pose problème pour le rang A. Tu es officiellement le nouveau Yumi ! En revanche, Hagane n'existant pas encore, tu iras dans "autres villages".
Je te valide de ce fait rang A dans la catégorie Autres villages !
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