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 Iwa no tamashi ga Ikiteiru [ PV : Taori Jigoku ]

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MessageSujet: Iwa no tamashi ga Ikiteiru [ PV : Taori Jigoku ]   Mar 30 Oct - 17:19



Finalement, ça avait été beaucoup plus dur que je ne le pensais… de faire le deuil non pas de ma vie, mais de ce village pour lequel j’avais tant espéré et tant combattu. M’étant renseignée auprès des gens vis-à-vis de ce qu’il en était des ruines ; étaient-elles dangereuses ? étaient-elles toxiques ? étaient-elles visitables ? Heureuse étais-je de constater que mon ancienne nation n’avait été un poison que pour elle-même et ses terres ; hormis les réactions désobligeantes des gens vis-à-vis d’une enfant sans adultes à ses côtés pour l’accompagner, la majorité de leurs réponses parvinrent à me rassurer suffisamment pour que je m’y rende.
Le jour où j’y arrivai, je n’avais trop su comment réagir devant… ce que je voyais. J’étais plus que consciente que mes yeux contemplaient l’un des sinon LE plus grand mausolée qu’est porté ce monde, mais… cette titanesque tombe n’en restait pas moins magnifique. L’explosion du canon ayant entièrement vitrifié ses ramifications énergétiques courant dans tout le village, c’était tout Iwa Gakure qui s’était transformé en une colossale sculpture de verre. Certains endroits semblaient piégés dans le temps, figés lors du souffle de la détonation ; si quelques silhouettes s’y distinguaient aussi, elles étaient majoritairement tamisées, voir invisibles à cause de la fumée et les émanations pluricolore des installations ayant atteint leur point de rupture. Assise dans… ce que je supposai être un renflement de l’une des rues du cimetière de ma nation, mon regard s’était arrêté sur un groupe de personne fuyant cette… catastrophe. Des civils, tentant de s’enfuir dans la plus grande panique, à jamais emprisonnés dans… cette bulle du temps… il n’y avait rien à prendre, rien à sauver, le village caché de la roche était devenu une magnifique œuvre d’art, arborant maints et maints reflets colorés au gré du soleil et de luminaires l’éclairant.

- Une magnifiquement morbide… œuvre d’art. Murmurai-je au clair de lune, faisant face à un mur de verre au sein duquel la silhouette d’un gamin se dessinant dans l’encadrement d’une fenêtre, observant « Ultima »… son bourreau de métal et de cristaux. Un regard vers la sculpture de verre en forme d’explosion dudit canon, je posai le regard sur les quelques cierges laissés par les survivants çà et là dans la ville… cierges que j’avais pris le temps de rallumer pour les accompagner dans leur deuil.
J’avais passé quelque temps dans ce spectacle ou la mort s’était vêtue d’une robe multicolore, brillant de mille et un éclats, prenant le temps de bien graver dans mes nouveaux souvenirs ce que je n’avais pu éviter. Bien entendu je n’avais pas la prétention de dire qu’à mes seuls moyens j’aurais pu sauver Iwa, mais là était le souci, je n’avais justement rien fait… du tout.

- Je promets… promet de faire tout ce qui est en mon pouvoir… pour que vote mort ne soit pas veine. Inclinée devant… la dernière demeure de tous ces gens, j’avais conscience que mes mots pouvaient paraitre puériles, conscience qu’in fine je me parlais à moi-même, conscience de tout l‘orgueil dont je faisais preuve dans cette manœuvre… mais, s’était à mes yeux la seule manière d’éprouver un certain repenti vis-à-vis de ceux qui n’ont pu être sauvés…

--------------------------------------------------------

Cela faisait déjà quelques jours que j’avais quitté les ruines de verres de feu le village de mon enfance, marchant en direction du fameux village regroupant visiblement un grand nombre des survivants de ce cataclysme. Je progressais, perplexe, bombardée de questions par les individus en question. Il s’agissait de plusieurs familles disparates, toutes venues pour une raison similaire à la mienne, faire leur deuil et essayer d’aller de l’avant… quelque part j’avais eu de la chance de les croiser, c’était une expédition organisée par le village en question, Hagane, expédition qui avait pour but d’aider ces gens à pouvoir faire un trait sur le passé. D’après les dires des gardes les accompagnant, non pas des ninjas, mais visiblement de simples civils plus ou moins formés à tenir une arme, ces… sessions ? En avaient aidé certains… tout comme en avaient traumatisés d’autres. Certains villageois s’étaient absentés pour diverses raisons, une livraison, une visite de faille, des vacances, du tourisme… rentrer et apprendre que de leur demeure, de leurs proches, de leurs familles ne subsiste qu’un immense cercueil de verre était… difficile à avaler.
C’était par ailleurs l’excuse que j’avais utilisée pour expliquer le pourquoi j’étais seule : Papa et maman m’ont envoyée chez Corvo Ojisan… il devait m’apprendre à chasser et vivre dans la nature. Papa disait que c’était tonton qui lui avait tout appris et je voulais devenir chasseuse comme lui. Mais un jour Ojisan n’est pas revenu de chasse et eeet... snif… Comme j’ai eu peur... snif snif… j’ai voulu rentrer à la maison… et puis… et puis vous m’avez trouvé… snif… papa... maman…

Une histoire banale, pas plus rocambolesque que ça, simplement celle d’une gamine n’ayant pas eu de chance. Pourquoi m’étais-je obstinée à créer un mensonge pareil ? Pourquoi ne pas simplement leur dire que j’étais un des Shinobi du village, ressuscitée à travers une enfant portée à maturité dans une cuve de croissance vous voulez dire ? Parce que cette vérité paraissait plus fausse qu’un mensonge et aussi par ce que… j’étais finalement l’un des fruits de la technologie responsable de cette catastrophe. Dans ce cas, pourquoi ne pas m’être transformé en quelqu’un d’autre ? Parce que si un shinobi les accompagnait il l’aurait pris comme un acte suspicieux ; décidément ce corps enfantin était donc plus apte à générer de l’empathie, leur faire baisser le garde et me mener en toute sécurité à destination… j’aurais par contre préféré éviter d’être bichonnée comme un poupon...

--------------------------------------------------------



Ça ne nous prit que quelques jours pour arriver à destination… et quelle destination ! Le paysage choisi pour cette reconstruction était… tout bonnement magnifique ! la magnificence d’une chaine de montagnes, la luxuriance d’une forêt à son pied et le calme d’un fleuve courant courent des entrailles de ces montagnes à une petite plaine un peu plus bas. Contemplant ce paysage plusieurs secondes durant, je peinai à fermer ma bouche sous le rire amusé de mes accompagnateurs.
Après avoir parcouru quelque temps ladite zone, nous arrivâmes finalement au fameux village. La structure était… particulière, il paraissait presque irréel sur ces plaques d’acier supportant la plupart des bâtisses le composant. Tout tenait dans un certain équilibre vis-à-vis des poutrelles utilisées pour consolider le tout… quelque part ça me rappelait un peu ce qu’on disait de Kumogakure…

C’est après avoir passé l’arcade, ou du moins ce qui servait d’entrée en forme d’arcade que le groupe et moi-même nous séparâmes. Confiée à un garde, je fus conduite à un large, très large tableau commémoratif., l’homme en question trouvait l’idée macabre, mais elle était plus que pertinente, parcourir la liste des familles présentes au sein d’Hagane pour y découvrir la belle, ou cruelle vérité. Dans mon cas, la famille Corvo dont mon ancien corps était le dernier représentant n’y figurait évidemment pas… Je me rappelle encore du regard attristé de mon « escorte » lorsque je jouai la gamine tristounette cherchant encore et encore le nom de ses parents.
Main dans celle de la représentante de l’orphelinat arrangé du village, je le regardai partir avec un pincement au cœur, attristée par mon propre mensonge, mais était bien décidée à garder ma couverture presque intacte… encore quelque temps du moins. Fausser compagnie à cette gente dame ne fut pas bien compliquer, tout comme me fondre dans la masse fut assez aisé ; non, c’est une fois devant le bâtiment où je percevais le plus de chakra d’une certaine qualité que je marquai une pause. Fronçant le regard, cherchant comment conserver mon identité en essayant d’approcher le responsable de cette nation en devenir jusqu’à finalement être interpelée par un des Shinobi gardant l’entrée :

- Hey ne reste pas là gamine ! Du vent… Fit-il en me faisant signe de libérer le secteur comme si j’avais été une vulgaire mendiante.

- Je viens en paix… et j’aimerais simplement voir le responsable des opérations Shinobi… Fis-je dans un soupir, abandonnant cette voix aiguë et innocente avec laquelle je m’exprimais depuis tout à l’heure pour prendre un ton un peu plus gras et autoritaire. Serait-ce possibles messieurs ? finis-je en posant sur eux mon regard devenu écarlate, trois Tomoes prônant au sein de celui-ci, les menaçant de par sa simple activation et ma décision d’arrêter de dissimuler mon chakra… les biens fais d’être un senseur ; savoir percevoir les autres et cacher sa présence à ceux-ci… Bien entendu il ne s’agissait pas ici de les mettre au défit, simplement de leur faire comprendre que je n’étais pas une simple souillon qui s’était égarée.
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MessageSujet: Re: Iwa no tamashi ga Ikiteiru [ PV : Taori Jigoku ]   Sam 3 Nov - 16:15



L'âme d'Iwa


Une... enfant.


La construction d'un nouveau fief n'était pas quelque chose d'accessible à n'importe qui. D'autant plus dans un pays où les réfugiés d'Iwa étaient des étrangers, rien n'allait être facile. Malgré tout, les gisements de fer en grande quantité allaient être très utile pour appuyer cette revendication, celle de devenir le nouveau village caché d'un pays. En l'occurrence, le Pays des Montagnes allait être difficile à apprivoiser, compte tenu de la crise politique qui y régnait.

Taori réfléchissait assidûment aux problèmes qui tourmentaient sa nouvelle patrie, les yeux rivés sur le cerisier solitaire, là, en face de lui. Il était désormais le Shodai Yamakage, et dirigeait les siens vers une nouvelle gloire... et pourtant, il n'était pas satisfait. Son ambition, qui était restée muette durant toutes ces années, et qui s'étaient éveillée avec l'adrénaline qui allait de paire lors de la destruction d'Iwa, ce désir, cette convoitise aux profondeurs insondables dans son esprit, demandait toujours plus.

Le soleil baignait ce petit jardin, devenu une sorte de cloître entouré de auvents dotés de piliers bois peints dans un rouge vermillion, dignes d'un temple. Des parterres de fleurs rouges et roses, au-delà d'un ruisseau qui entourait l'arbre en étrange floraison perpétuelle, et dont les feuilles jamais ne tombaient. Un petit pont de bois, vermillion également, permettait d'accéder à l'endroit central. Taori était debout, face à l'arbre, le visage relevé vers les feuillages.

Il était alors vêtu d'un long paletot blanc à dorures, à brandebourgs, et une fourrure noire, certainement de loup, sur les épaules, afin de le protéger des températures fraiches de l'altitude, bien qu'il ne fut pas sensible au froid. Ses yeux étaient présentement orangés, voir dorés, à la lumière du soleil, contrastant largement avec le rouge sanguin de ceux-ci une fois l'obscurité venue, une caractéristique singulière.

Une ombre vint justement assombrir le cloître. La fumée provenant des forges et des travaux à proximité dissimulait désormais les éclats du soleil et rendait justement son regard  Oh, il ne regrettait pas d'avoir ordonné la construction d'imposantes plaques d'acier qui servirait de contreforts aux fortifications et aux besoins du village sur le pan de la montagne. Celle-ci allait être creusée, et les habitations seront construites à l'intérieur. Haganegakure no Sato, le village troglodyte... et Taori se mit à sourire.

Pour l'heure, des habitations rudimentaires étaient érigées sur le petit plateau qu'offrait un léger surplomb. Le cloître lui-même s'y trouvait, bâti prés de ce qui sera un bâtiment administratif dans lequel Taori organisait la colonie.

L'un de ses subalternes entra dans le promenoir.

- Yamakage-sama... il marqua une pause, semblant hésiter tandis que son interlocuteur restait silencieux. Une Uchiha souhaiterait vous voir. Elle a trois tomoe, finit-il par dire.

Taori souleva les sourcils, étonné, avant de se tourner vers le shinobi.

- Faites-la entrer, ordonna-t-il simplement.

Quelle erreur... il les avaient oubliés, ceux-là. La plupart étaient morts à Iwa, et leur nom n'avait ainsi pas attiré son attention. Il aurait du tous les faire tuer, ces bébés-éprouvettes. Il n'y a pas de place en ce monde pour des engeances issue de la pire des mères. Peut-être est-il encore t-...

Lorsque la gamine entra, il interrompit le cours de ses pensées. Il ne s'attendait pas à une... enfant. Il l'observa quelques instants alors qu'elle approchait du chemin menant au centre du cloître. Taori, lui, restait impassible, bien que son étonnement lui fit froncer légèrement les sourcils. Ce froncement s'accentua d'autant plus lorsque ses talents de senseur lui dirent à quel point l'enfant en face de lui... était particulière.

- Pourquoi une enfant voudrait-elle me voir ? Demanda-t-il à son intention. Qu'a-t-elle de si spécial pour que je lui accorde mon attention ?

Feignant l'ignorance, il planta son regard dans celui de la gamine.

- Crois-tu qu'un Sharingan fait de toi un intérêt si particulier ?

Il attendit patiemment, jetant un ordre silencieux à l'intention du shinobi encore derrière, lui intimant de quitter le cloître. Celui-ci obéit, laissant le Jigoku et l'Uchiha seuls.


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MessageSujet: Re: Iwa no tamashi ga Ikiteiru [ PV : Taori Jigoku ]   Lun 5 Nov - 11:53


Hummm, finalement les attributs de ce corps pouvaient se montrer particulièrement utile fonction de la situation. Bien entendu ce genre d’action n’était pas le type de folie que j’allais pratiquer à tout bout de champ, sachant surtout que les Uchiha ont été convoités pour leurs yeux à une certaine époque. Eux… fi non, comme les hyuuga ; ça me rappelait cette histoire d’un Kirijin qui aurait eu un œil Hyuuga greffé à la place du sien… un bref frisson courant le long de mon échine, j’essayai d’éviter de m’imaginer sur une salle d’opération… préparée à être éclopée pour le simple « avantage » tactique d’un tiers…
Donc non, parcourir le Yuukan en montrant ces yeux à qui voulaient les voir était clairement hors de question, pourquoi donc ? Imposer une certaine forme d’autorité. Il y avait de fortes chances que ce… berceau ? Allait bientôt devenir la cité née de l’âme d’Iwa, tout du moins de ses survivants. En parcourant la rue tout à l’heure j’avais cru reconnaitre des visages, mais s’il était certain d’une chose c’était que nombre de clans, distinguables par le biais de leurs armoiries brodées sur les différentes tenues de leurs membres ; la grande majorité m’était… plus que familière. En ce sens si Hagane… devenait la fille spirituelle d’Iwa, je devais faire comprendre à ces individus que nous n’étions pas du même acabit, qui plus était, il me fallait rapidement faire supprimer cette « condescendance » vis-à-vis de l’enfant que j’étais ; même si c’était bel et bien le cas physiquement, ce n’était pas... Foncièrement facile à vivre que de toujours être regardée et prise de haut ; dire que cela ne faisait que quelque mois…

Le regard dirigé vers la vie qui grouillait, constatant çà et là des travailleurs s’atteler à rendre cet endroit encore un peu sauvage plus vivable pour la population ne cessant de croire, je me fis silencieuse ; ignorant les regards quelques peut alertés du garde qui était resté à attendre son collègue. Ledit collègue qui ne tarda d’ailleurs pas à venir me fairepart de la réponse du seigneur des lieux, ma requête avait été entendue, il acceptait de me recevoir, malgré mon « âge »… Si toutefois il l’en avait informé.
Pénétrant le domaine qu’occupait le responsable des lieux, empruntant quelques escaliers taillés dans la pierre avant d’en arriver au lieu de « rendez-vous » force était de constater ceci, cet endroit était véritablement magnifique… Et pour que cette pensée vienne de ma personne, il devait véritablement y avoir quelque chose… à moins que le fait d’être du sexe opposé n’ait véritablement changé mes gouts.

Un air frais, un environnement particulièrement reposant, pour une vision presque irréelle ; le lieu avait la chaleur d’une zone de repos malgré le froid mordant du territoire montagneux, mais aussi la… prestance ? D’un temple. Avançant en observant avec intérêt ce paysage, je perçus du coin de l’œil la personne que je devais rencontre, mais aussi et surtout… cet intrigant cerisier…

- Qu’est-ce qu’il fait en fleur à cette période de l’année lui ? Murmurai-je en réajustant ma cape rongée aux mites alors qu’avec mon escorte nous empruntions le pont de bois, menant à la cible de ma visite ; un pont arborant, comme la majorité des infrastructures du lieux une teinte carmine.

D’ailleurs concernant cet arbre, un autre élément assez… dérangeant ? Rendait cette scène d’autant plus étrange… ses feuilles étaient littéralement immortelles !? Pas une seule fleure du dit arbre ne reposaient sur le sol, les piliers ou même le pont ; alors que généralement durant leur floraison les Sakura retapissaient le sol de leurs fleurs, celui-ci gardait jalousement les siennes…
Arrivée devant mon interlocuteur qui pour le coup était véritablement interloqué devant la personne lui demandant audience, je me fis violence pour arracher mes yeux à la contemplation du curieux végétal, reposant ceux-ci sur l’homme en question. Comme moi il avait les cheveux soleil, une certaine carrure pour une tenue perdue entre soft et noblesse… au vu de son chakra il s’agissait obligatoirement d’un ninja… donc… ceci devait-être pour aller avec le titre qu’il portait. Finalement vint sa première question et surtout la plus pertinente !

- Uchiha Tanya desu ! M’exprimai-je sans grade ou autre précision superflue alors que l’individu qui jusqu’alors se tenait à mes côtés venait de quitter le secteur. Silencieuse, j’attendis d’être sûre que son chakra soit suffisamment distant et que nous soyons les deux seules signatures énergétiques dans ce morceau de paradis si je puis dire.

-Veuillez m’excuser Jigoku dono, mais par mesure de commodité je me fais obliger de garder cette distance. poursuivis-je les bras dans le dos, dans une position presque militaire ; fin presque… elle l’était, mais avec mon petit gabarit j’étais forcée de lever la tête pour voir son visage et lui baisser la sienne, justement si j’étais un peu plus proche la différence de taille aurait été d’autant plus inconfortable.

Fixant son regard devenu rouge rubis alors que de la fumée recouvrait le ciel, j’eus un petit sourire en me remémorant son intervention concernant les Sharingan. Je vous en prie, vous comme moi savons qu’une arme n’est rien de plus ni de moins que ce qu’elle est, un simple outil : c’est l’utilisateur ou la manière d’en faire usage qui lui donne une certaine particularité… Fis-je avec calme. quoique… tout Iwajin peut maintenant comprendre cette manière de voir les choses… Ajoutai-je avec une pensée pour le canon, pour « l’arme » qui avait justement été la raison de ce flot continu de réfugiés.

- Je n’ai présenté ces pupilles à vos gardes que pour attirer leur attention sur la différence de niveau qu’il y avait entre nous. Un Sharringan s’étant éveillé à son troisième Tomoe étant surtout signe de l’acharnement qu’a mis son utilisateur à le développer jusque-là… et des épreuves que celui-ci a traversé. poursuivis-je en baissant un peu le ton, consciente que mon expérience passée avait beaucoup contribué pour ce qui était des « chocs « émotionnels nécessaires à l’éveil de ce Dojutsu.

- La raison de ma présence devant vous est assez simple, en tant qu’ancien shinobi du village, j’aimerais réintégrer les rangs en tant que Kunoichi d’Hagane… et aider ma nation… à renaitre de cette prison de verre… sous les traits de ce gigantesque camp de réfugiés… Continuai-je, réorientant le regard vers le portique que j’avais emprunté à l’arrivée, pensant à l’activité civile que j’y avait vu il y avait quelque instant de cela… ce peuple, notre peuple… mérite notre protection. Murmurai-je presque, pas foncièrement à son encontre, mais ce devait être audible.

- Ceci dit excusez ma présentation de tout à leur, elle était fausse, ou plutôt, incomplète. Repris-je dans un soupire, inspirant un bon coup : Je suis Uchiha Tanya, Alias… Feu Corvo Ryuuzaki, ancien membre du Jingi. La déflagration d’Ultima a eu raison de moi. ajoutai-je le regard froncé, essayant d’être aussi sincère que possible malgré la nature des informations que je divulguais ; ceci dit… si même à lui je ne pouvais en parler, qui pourrait entendre cette vérité ? Une nation étrangère ? Un Shinobi lambda… ? Non !

- Les scientifiques de la dernière antenne de recherche qu’il restait d’Iwa m’ont récupéré au bord de la mort et appliqués le projet de résurrection par transfert d’esprit et de mémoire... Je ne savais même pas faire partie des candidats à pareille... opération. Finis-je en relevant le regard vers mon homologue blond. Veuillez donc ne pas prendre acte de mon apparence actuelle ! Je n’ai malheureusement pour se preuve de mes dires que ma présence d’esprit… et l’emplacement des ruines de ce labo…
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MessageSujet: Re: Iwa no tamashi ga Ikiteiru [ PV : Taori Jigoku ]   Mer 7 Nov - 0:50



L'âme d'Iwa


La nouvelle Iwa sera ici


Le regard de Taori se fit plus dur à mesure que la gamine causait et expliquait sa situation. Il n'en pensait que très peu, bien que l'estime qu'il avait pour... lui, elle... ? Pour cette personne n'était pas totalement mort. Un membre du Jingi, hm... Peut-être mentait-elle ? Mais pour quelles raisons mentir sur un sujet pareil...

Peu importe, que tout cela soit vrai ou pas, elle serait utile à Hagane. Tout du moins, comme elle le dit si bien, ses yeux si précieux seront utiles à Hagane, et puis bien qu'elle ne fut qu'une gamine de onze ans, ses cheveux d'or lui rappelaient ceux de sa tendre mère, si bien que même sans se rendre compte, il leva doucement la main après s'être rapproché de Tanya avec un regard devenu serein, s'accroupissant même devant elle.

Considérant son geste en plein milieu, il fronça doucement les sourcils, et finit par poser la main sur le sommet du crâne de la jeune fille.

- Sou ka, Tanya-chan, dit-il dans un sourire en fermant les yeux, l'infantilisant d'un ton taquin, comme l'on parlerait à une petite soeur. Je prendrai en compte ton apparence actuelle, continue-t-il d'une voix quelque peu plus sérieuse, rouvrant les yeux pour fixer son regard dans le sien. Que personne d'autre que moi ne soit au courant de ta "précédente identité". Même si... personne ne te croirait, son sourire taquin revint à la charge, il aurait même presque rit lui-même.

Il se redressa, avant de se tourner vers le cerisier, s'avançant de quelques pas vers celui-ci.

- Tu crois aux coïncidences, Tanya-chan ? Il y avait un cerisier exactement pareil dans le jardin de la maison de mes parents, à Iwa. Toute l'année... toute l'année ses fleurs emplissait mon coeur d'une langueur presque assommante. Ce cerisier n'existe plus... et voilà que là où je vais, il y en a un exactement pareil.

Le même cerisier, oui... c'est pour ça qu'il avait fait bâtir quatre murs autour, qu'il y avait fait faire un jardin. Exactement la même chose que là où il avait avait grandit et où il avait également prit la décision de combattre le Tsuchikage. Maintenant qu'il y pensait... peu avant la destruction d'Iwa, le cerisier du jardin de ses parents avaient alors commencé à perdre ses feuilles.
Il se retourna en direction de la Uchiha, son sourire avait depuis disparu.

- C'est un signe. Un symbole. La nouvelle Iwa sera ici.

Il repensa à quelques mots qui lui avait été prononcé autrefois par une femme qui méritait son respect, et sourit à nouveau, levant ses yeux vers les cieux.

- Ce n'est pas très original, n'est-ce pas ? Mais... j'ai fait de mon mieux. Je fait de mon mieux. Pour préserver l'esprit et le coeur d'Iwa.

Taori marqua une longue pause, avec laquelle son regard se refixa sur celui de Tanya.

- Tu peux m'appeler comme tu en as envie. Nous sommes destinés à travailler de concert, alors autant être familier. Je ne vais pas simplement te traiter comme un outil, comme une arme. Ce serait inapproprié.

S'interrompant dans une nouvelle pause, il finit par aborder un sujet plus convenable à la situation.

- Je vais réfléchir à un poste qui te sierai. En attendant, tu seras Jônin. Je m'occuperai des paperasses pour rendre ça officiel tout à l'heure, il se retourna à nouveau, encore une fois, vers le cerisier. Je n'ai pas vraiment de logement à te proposer, cela dit. Je te laisses te débrouiller de ce côté-là. Tes collègues dorment après tout en dortoirs sous une tente, actuellement. Les logement individuels ne sont pas une priorité dans l'ordre de construction, mais... qu'une gamine dorme dans un dortoir avec des adultes... Je sais que ce n'est qu'une apparence, mais cela reste ton apparence.

Il haussa doucement les épaules.

- Enfin, tu fais comme tu l'entends. La paie n'est pas non plus très importante pour l'heure. Nous n'avons pas de financement, mais... nous ne devrions pas tarder à trouver un investisseur.

Il venait là d'en terminer, et n'avait vraisemblablement pas d'autres choses à dire.

- Si tu as des questions, je t'en prie, dit-il en l'invitant de la main, bien que de dos, à être directe.


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MessageSujet: Re: Iwa no tamashi ga Ikiteiru [ PV : Taori Jigoku ]   Sam 10 Nov - 23:31



Voyez-vous il y a de ces situations… ces moments si particuliers où l’on aimerait laisser la colère prendre le dessus et réagir au quart de tour à un moment T, contre une personne P pour une raison quelconque ; MAIS ! MAIS ! pour X ou Y raison nous ne pouvions qu’acquiescer sans trop broncher… Oui ! Ce genre de moment d’inTENse frustration… c’était exactement ce que je vivais présentement.
Le responsable d’Hagane m’avait écouté du début à la fin sans rire, sans trop douter ou sans même véritablement remettre ma parole en doute ; c’était mot pour mot qu’il avait accepté l’étrange forme de vie que j’étais. Mais… c’était sans compter sur le fait qu’il fasse l’exact opposé de ce que je lui avais demandé ; « Ne prenez pas acte de mon apparence physique » avais-je dis, quelle sotte, c’était littéralement une invitation à être traitée comme une enfant !

Le visage distordu entre un essai raté d’impassibilité et un sourire nerveux acceptant juste ce cruel destin, j’étais littéralement en feu à l’intérieur ; je ne me rappelle presque pas avoir autant désiré coller ma droite dans le vissage d’une tierce personne… quoique… serrant mon petit poing, une nouvelle réalité vînt me gifler de plein fouet, même si j’avais eu la possibilité de lui coller une droite… ceci aurait été aussi efficace qu’une balle en mousse ; il y avait même des chances que je me foule le poignet. KUSO ! corps de merde !
Retrouvant quelque peut son sérieux il me donna une instruction, ou plutôt un conseil concernant le fait de garder mes origines secrètes ; pour ce, il pouvait être sure d’une chose, ce n’était pas le genre d’information que j’allais laisser fuiter à tout va. Qui plus était, comme lui-même l’avait précisé, peu de personnes me croirait. J’avais bien entendu plusieurs moyens de prouver l’éventuelle véracité de mes dires, mais pour le moment, mon désir était de rester dans l’ombre, loin de la curiosité des gens et surtout des probables gains qu’ils auraient à me capturer vivante. Je restais une Kunoichi donc détentrice de données valables, expérimentée certes, mais il n’était pas dit que je ne puisse point me sortir de situation épineuse, mais si quelqu’un venait à croire mon histoire, il était fort à parier que plusieurs individus attente à ma liberté, me séquestre et tente par les moyens les plus odieux de me soutirer des informations. J’avais déjà assisté à ces séances, voir en avait déjà présidé et participé à plusieurs d’entre elles. Si pour les ninjas masculins il ne s’agissait que pures souffrances… pour les kunoichis… … c’était une tout autre histoire ; et je savais que ce jeune âge ne serait pour certains, qu’une triviale formalité…

* Garder des soldats en faction trop longtemps mène souvent leur faire oublier... les règles les plus basiques, ou même les plus tabou de l’éthique…* Pensai-je en me remémorant des moments… que je j’aurais préféré oublier maintenant que j’étais… du côté opposé.

Finalement, le Yamakage… comme l’avaient présenté les gardes du moins, se redressa pour faire face à cet étrange cerisier, partageant avec moi une fraction de son histoire. Histoire comme quoi il semblait heureux, ou plutôt investi d’une foi nouvelle ; foi née de la présence de cet arbre en tout point similaire en celui qu’il avait jadis dans sa demeure maintenant piégée dans le verre était un signe. Un signe qu’en ces terres se trouvaient les nouvelles racines d’Iwagakure…
Toutefois si un élément me marquait véritable dans cette histoire, ce n’était pas tant la similitude des arbres ou le message qu’ils portaient, non… : *… … il semble s’être définitivement décidé à m’appeler Tanya CHAN …. **


- Hummm… je dirais plus qu’il est question de trouver des repères, si à vos yeux ce cerisier est un point d’ancrage, votre passé et notre présent peuvent être lié à celui-ci fonction de la manière dont vous le présenterez au peuple. fis-je en levant mon regard saphir vers ledit arbre.

- donc non… pointer un manque d’originalité ne serait ici que racontars d’individus frustrés… à mes yeux, ce drôle de végétal pourrait être le signe du renouveau, un renouveau solide décidé à ne perdre aucun de ses membres ; un renouveau ferme qui toujours se montrera sous son meilleur jour au monde… poursuivis-je en observant la lueur presque irréelle qui s’en dégageait avec les différents effets de lumières. Si cet arbre était aussi solide qu’il semblait le démontrer… je voulais bien y voir là une représentation du renouveau d’Iwa en Hagane.
- Quand à ton appellation, ce sera Taori san… fis-je en fermant respectueusement les yeux, les bras croisés dans le dos. J’aurais littéralement pu l’appeler Taori kun, dans le sens ou j’étais virtuellement plus âgée que lui, mais… il fallait quand même montrer un respect à la hauteur de ses faits et une familiarité nécessaire à ne point nous embarrasser lors d’échanges. Ceci dit en présence d’autres personnes je te dénommerais comme le font les autres Shinobis, à savoir Yamakage Dono ! … pour des raisons évidentes de cohérence avec le personnage d’enfant que je comptais revêtir.

Gardant un moment le silence, je réfléchissais à ce qu’il avait dit concernant les logements. Pour le grade, j’étais bien entendu heureuse d’avoir de nouveau des responsabilités cohérentes avec mon savoir-faire ; il devait certainement avoir jugé l’étendue de mes capacités avec ce Sharingan et la signature quantitative de chakra dont je disposais présentement. Ceci dit… je devais avouer que dormir dans un dortoir d’adulte en tant que jeune enfant était… comment dire, inconvenant.
Fronçant quelques secondes le regard vis-à-vis de ceci, je me décidai à y revenir plus tard, j’avais après tout le champ libre pour choisir cet endroit ; pour le coup l’orphelinat arrangé de tout à l’heure me paraissait être… en certains points plus appropriés.

- Concernant la paye aucune inquiétude je suis bien consciente que dans notre situation, paye les shinobis rubis sur l’ongle est loin d’être une priorité. fis-je en tournant le regard vers le chemin qui m’avait mené ici, revoyant rapidement ceux qui m’y avaient accompagné. dans un premier temps tant que nous avons un toit au-dessus de nos têtes et suffisamment de nourriture pour pouvoir mener à bien nos fonctions, je pense que l’on peut tous s’estimer heureux… Ajoutai-je...

- Par contre, j’ai bel et bien une question ou deux… A-t-on pu sauver de l’équipement shinobi ? [/color] fis-je en levant le regard vers lui et surtout est qu’au moins un ou deux de nos armuriers as survécu ? poursuivis-je avec espoir. Je suis en train de revoir tout mon style de combat vois-tu… et vu que je ne peux pas véritablement compter sur la force physique… le regard diriger vers une de mes petites mimines que j’ouvris et refermai quelque peu déçu de ma force actuelle…

j’aurais bien besoin d’un armement intéressant pour pallier mes lacunes et faire usage de mes nouveaux attributs… finis-je en levant vers lui les Sharingans que j’avais depuis lors désactivés, clignant quelquefois des yeux avant de leur réattribuer leur teinte couleur ciel.
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