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 Une braise suffit à faire survivre la flamme [Solo]

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MessageSujet: Une braise suffit à faire survivre la flamme [Solo]   Sam 8 Déc - 22:53



Une braise suffit à faire survivre la flamme
EN SOLO

Le soleil apparaissait à l’horizon, chassant les étoiles et la noirceur de la nuit pour y propager sa lumière sur la surface de notre continent. Ce fameux levé de soleil qui n’a pas changé, et que j’ai observé des mois durant pendant le rétablissement de mes blessures… Pourtant, si les montagnes du Tsuchi semblaient les mêmes de mon point de vue, moi qui étais actuellement dans le pays des oiseaux, il n’en était plus rien désormais. Iwa n’était plus, mon ancienne vie n’était plus, ma famille n’était probablement plus… Pouvais-je seulement dire que j’existais encore ?

Je portais une de mes mains gantées au niveau de mon torse, et j’en admirais la paume. Je pouvais me mouvoir comme avant ma chute, je pouvais combattre, et en extérieur tout semblait aller pour le mieux. Pourtant, il suffisait d’enlever les vêtements pour faire les traces de brûlures et les cicatrices qui jonchaient mon corps. Rétabli, il était vrai, mais à l’instar de mon esprit, mon corps était stigmatisé à jamais. Je serrais le poing, laissant paraître sur mon faciès une légère grimace. Qu’aurais-je pu faire pour empêcher tout cela ? Agir plus tôt ? Mon ancienne position m’avait très vite permis de déduire qu’une chose n’allait pas, mais au moment où je comptais faire la confrontation, le drame est arrivé… Et des milliers de personnes que j’avais juré de protéger au sien d’Iwa avaient péri…

- Takara !


Je redressais ma tête quand mon nom me parvient à mes oreilles, tournant légèrement la tête vers l’intérieur de la pièce, de la chambre qui m’avais été gracieusement donnée par un simple paysan qui m’avais recueilli après m’avoir trouvé aux frontières de Tori no Kuni, dans un état déplorable d’après lui. Il avait fini par me confier qu’il ignorait comment j’avais survécu à mes blessures… Même si j’ai une bonne idée de comment, même si le prix à payer était lourd à mes yeux.
Finalement, l’homme apparaissait dans ma chambre, et quand il me vit sur la terrasse, il laissa échapper un léger soupir de soulagement.

- Ah, tu es là ? J’avais peur que tu sois partie sans rien dire, sans même participé au repas du village ce soir qu’on donne en ton honneur avant ton départ !


Un léger rire émanait de ma personne, alors que je me retournais complètement et entrais dans la chambre, mes yeux s’adaptant un instant à la pénombre de celle-ci, alors que je posais mon regard sur l’homme en face de moi.

- Ne t’inquiète pas. Il serait malpoli de ma part de m’éclipser ainsi, alors que pendant ces six derniers mois, vous m’avez accepté dans votre communauté le temps que je me rétablisse de mes blessures, sans rien en retour.

Il fut presque indigné par ma réponse, et emboîta le pas, faisant un geste vigoureux de la main.

- Sans rien en retour ? J’espère que tu te moques de moi Takara ! Qui est-ce qui à soigner pendant les deux derniers mois les membres de notre village des différentes blessures et maladies ? Je ne vois personne d’autre que toi à mille lieux à la ronde. Pour toi, ce n’était peut-être pas grand-chose, mais pour nous, c’était une aide inestimable !


Il fit une petite pause, mettant ses mains sur les hanches tout en hochant légèrement la tête, comme s’il était satisfait de sa réponse, ce qui évidemment étira un sourire sur mes lèvres.

- Viens donc manger, et repose-toi pendant la journée. Nul besoin de t’épuiser avant ton départ vers le pays du vent. C’est ton jour après tout.

À peine sa réplique terminée, Jiro quittait déjà la chambre pour probablement aller dans la salle à manger, et je suivais donc le pas, il ne me laisserait probablement pas quitter la maison sans que j’aie quelque chose dans mon estomac. J’arrivais très vite autour de la table, où je pouvais voir une simple omelette avec du riz dans une assiette. Je m’installais donc à table, dévorant le repas comme un grizzly affamé.

- Tu vois, je savais que tu avais faim ! Mais te connaissant, tu serais probablement partie sans manger un morceau pour toute la journée ! Ce n’est pas bon ça, je n'ai pas envie de te retrouver à faire un malaise au milieu du village ! C’est une mauvaise habitude que tu as là ! Tes parents, ne t’ont-ils pas…

Il s’interrompit, alors que moi-même mes yeux semblaient partir dans un autre endroit, des souvenirs de ma vie passée et de tout ce que j’ai perdu défilant devant moi pendant un instant, avant que je secoue légèrement la tête, me concentrant sur Jiro qui semblait gêner de ce qu’il venait de dire.

- C’est dans le passé. J’ai fait mon deuil, que ce soit pour mes parents, ma nation ou bien… Mon héritage clanique. Je ne peux pas m’arrêter, ça serrait une insulte à tous ceux qui ont périt lors de cette tragédie. Alors ne sois pas gêné d’en parler. Cependant, je dois te corriger, mes parents étaient contre le fait que je saute les repas du matin, mais mes fonctions me prenaient la majorité de mon temps.


Il me regardait, pas vraiment convaincu. Je pouvais le comprendre, il est vrai que je lui avais simplement dit que j’étais un médecin à l’époque d’Iwa, comme la majorité des membres de famille, une sorte de tradition familiale expliquée par le talent de ce dernier. Je soupirais, me levant de table, débarrassant mon assiette et commençant à la nettoyer.

- Tu te souviens que je t’avais annoncé que j’étais méde… Non, que je suis médecin, correcte ?


- Oui, c’est d’ailleurs pour ça que je t’ai supplié pendant des jours de soigner les blessures des habitants du village quand tu étais de nouveau apte à marcher sans difficulté, bien que j’en ai un peu honte.

- Tu appelles ça supplier ? Ahahahahah, alors tu ne veux pas voir ce que les gens étaient prêts à faire dans la capitale, surtout durant la période de la maladie. Mais ce n’est pas ce que je voulais te dire.

Je finissais de rincer les couverts, donnant un coup de chiffon sur ses derniers pour les sécher, avant de les ranger dans le buffet prévu à cet effet, tout en continuant mes explications.

- Ce n’est pas toute la vérité. Dans les dernières d’Iwa, peu avant le début de la contamination mondiale par cette maladie, j’ai été nommée la cheffe de la section médicale. Dans un pays comme Iwa, j’étais, si ose un parallèle avec le poste de Tsuchikage, l’Ishikage d’Iwa, je gérais toutes les opérations médicales du pays.

Je rigolais légèrement à ma propre blague, mais vu que l’homme ne semblait pas partager la blague, ni la comprendre, ou alors il était peut-être surpris par mon ancienne position d’Iwa et ça l’empêchait de rire, je me calmais très vite avant de reprendre place devant lui, portant machinalement ma main dans la poche arrière de mon pantalon, mais la trouvant vide de cigarette. Même si mois plus tard, je n’avais pas perdu cette habitude de fumée… Je reposais donc la main sur la table, l’utilisant pour pianoter cette dernière, alors que ma voix prenait un ton plus sérieux et triste.

- Tout ça pour dire que je faisais bien plus de paperasse que des opérations depuis quelque temps. J’étais enfermée dans mon bureau toute la journée, donnant les ordres aux médecins, gérant les crises et tout ce qui va avec… Mais je n’ai pas réussi à faire assez finalement, vu qu’Iwa à finir par tomber…


- Tu regrettes d’avoir atteint ce poste ? Tu sembles remplie de remords à ce sujet.

Je hochais la tête avant de répondre, un léger sourire sur mes lèvres.

- Non. C’est une fierté pour moi d’avoir atteint ce niveau. Cela voulait dire que j’étais assez douée dans mon domaine pour y avoir accès… La seule chose que je regrette, c’est d’avoir été aveugle pendant tout ce temps… Mais je ne vais pas t’embêter avec ça, tu as sûrement des choses à faire, et c’est un jour de fête, alors évitons de regarder vers le passé et se souvenir des mauvaises choses. Je vais faire un tour dans le village, à ce soir sur la place !

Je me levais de la table, le saluant, et sortie rapidement de la maison. Une fois à l’extérieur de celle-ci, le sourire sur mes lèvres s’effaça alors que je m’étais à vagabonder dans le village, mon expression bien plus fermée. Oui, j’avais beau fait le deuil de mon passé, il n’en reste pas moins que je me considérais comme responsable de tout ce qui était arrivé. Si j’avais agi plutôt, si je n’étais pas aveuglée par une vénération envers Kyrua, si j’avais osé affronter ce dernier, au lieu de fuir voyant que je ne pouvais rien faire dans ce combat de titans… Peut-être qu’Iwa se tiendrait encore debout aujourd’hui… Et que nombre de personnes ne serraient pas mortes à cause de l’ambition d’un homme.

J’arrivais finalement au sommet d’une colline avoisinante, qui donnait une belle vue sur les environs… Ainsi que sur les montagnes de Tsuchi no Kuni à l’horizon. Je me demandais comment le pays survivait, alors que la capitale était tombée, et les dégâts sur l’environnement non-négligeable. J’observais un instant la chaîne de montagnes, finissant par m’asseoir et à me perdre dans mes pensées, un bras sur le genou, laissant le très léger souffle bercer mes cheveux et mes vêtements. Finalement, après quelque temps, je finissais par sortir de ma poche un ancien parchemin Seikaton… Enfin, le sceau et le papier qui servait à sceller le pouvoir de mon clan. C’est tout ce qui me restait de ma famille, et ironiquement, tout comme moi, il n’avait plus aucune flamme sacrée en son sein. Je le tenais devant moi, mes yeux à moitié perdus entre son sceau et les brumes de mon passé.

Pourquoi j’ai survécu à l’Enfer, alors que moult autres sont morts ? Quelle était la raison de ma survie, alors que j’ai échoué à sauver des vies, malgré tout les moyens à ma disposition ? Je me suis souvent posé cette question durant ses six derniers mois, alors que mon corps se régénérait des blessures et des radiations que j’ai subi suite à tout cela. Radiation qui ont finit par altérer ma nature du chakra et à le transformer en Katon basique, m’enlevant mon privilège des flammes sacrées. Tout comme le phénix qui se brûle lui-même, j’ai entendu dire Jiro qu’il m’avait retrouvé en train de baigner dans une gerbe de flammes, bien que ces dernières ne semblaient rien brûler à sa grande surprise. C’est la dernière fois que j’ai pu utiliser mes flammes…

Pourtant, même si le phénix meurt, il finit par renaître de ses cendres. C’est ce que j’ai fait, car j’ai finalement trouvé une réponse à pourquoi, j’ai survécu. Ce n’était pas mon talent de médecin, ou mon entraînement de kunoichi qui m’as permis de survivre si longtemps. Ma volonté est la raison pourquoi je peux encore marcher parmi les vivants aujourd’hui. Ce village, pourtant si simple en termes de vie, bien loin de la capitale que j’ai toujours connue, avec des soucis du quotidien qu’on ne connaissait pas, m’a permis de me rendre compte de cela. Le rire des enfants qui vivent sans les soucis du monde. Les soupirs de soulagement des personnes atteintes de maladie. Les vieilles personnes qui retrouvent un second souffle de jeunesse… C’était la raison de ma survie. Me permettre de guérir les autres, de protéger les autres et de m’absoudre du crime que j’ai commis, le fait d’avoir laissé tant d’innocents mourir… C’était une punition, je serais à jamais hanté par ce passé, mais cela m’importait peu. Je l’accepterais aussi longtemps que ma passion brûle…

- Madame Takara ! Madame Takara !

Je revenais à la réalité, baissant le parchemin, tout en me redressant, pour voir arriver un enfant du village, à bout de souffle, à mes côtés. Il prit à peine le temps de reprendre un peu d’air qu’il m’apostropha avec un regard horrifique sur le visage !

- C’est vrai que vous partez demain ?! Mais qui va nous soigner si vous partez ?! Qui va nous raconter des histoires sur d’autres parties du monde ?! Je veux que vous restiez avec nous Madame Takara !

Je le regardais un peu, avant de lever les yeux au ciel, une main sur ma hanche.

- Oui, c’est pour ça que j’ai survécu… Pour sauvegarder cette innocence et ce monde...


- Madame Takara ?

Le jeune garçon, quelque peu troublé par ma réponse, fut prit par surprise quand je me baissais vers lui et que je lui donnais une petite pichenette sur le nez, qui le fit reculer d’un pas.

- Qu’est-ce que je t’ai dit ? Ne m’appelle pas Madame, on dirait que tu parles à une vieille.

- Mais vous êtes plus vieille que moi !

- Ce n’est pas une raison ! Je préfère qu’on m’appelle par mon prénom tout simplement. Les cérémonies n’ont jamais été trop pour moi.


- D’accord Mad… Takara… Mais vous n’avez pas répondu à ma question !

Je m’accroupissais devant lui, pausant ma paume sur sa tête tout en la frottant légèrement, un sourire aux lèvres.

- Oui, je pars demain. Il le faut, votre village m’a déjà suffisamment aidé comme cela, il est temps que je reprenne le chemin que la vie a décidé de me donner. J’ai fait tout ce que je pouvais pour votre village, il est maintenant temps que d’autres profite de mes talents de guérisseuses. D’autres enfants ont besoin moi, d’autres personnes qui comme moi ont tout perdu doivent avoir de l’aide. J’ai le pouvoir de changer les choses à mon niveau, et cette fois-ci, je ne fuirais pas devant mes responsabilités.


Je me relevais, tournant un instant le dos au jeune garçon, et portant mon regard vers les montagnes de Tsuchi. Puis, portant le parchemin inutilisable de Seikaton à mes cheveux, je m’en servis pour créer une attache dans mes cheveux, recréant une partie de mon ancienne coiffure. Quand j’eus terminé celle-ci, après un dernier regard vers Tsuchi no Kuni, je me retournais vers l’enfant, mes yeux reflétant ma détermination nouvelle.

- Ma famille n’est plus, mon héritage perdu à jamais, mon ancienne patrie en ruine… Mais je jure sur mon nom, et sur mon titre de survivante que le temps que je vivrais… Je ferrais tout pour éviter une nouvelle tragédie comme celle d’Iwa de s’abattre sur le monde !


Je tendais mon pouce vers l’enfant, qui était un peu perturbé par cette déclaration, qui était faite à moi-même plus qu’à ce dernier. Oui, je ne pouvais pas me permettre de me morfondre dans une dépression, je devais aller de l’avant. Le travail doit être effectué avec la passion du feu, mais exécuté avec un froid chirurgical… Ma passion est toujours là, ma capacité à redescendre sur terre aussi… Même s’il m’a fallu six mois, j’ai finalement retrouvé le sens derrière mon nindo. Ce n’était pas qu’une question de travail… Mais d’habitude à avoir envers le monde.

- Madame Takara… Désolé, je voulais dire Takara !

Je descendais mon pouce et approchais ma main vers l’enfant, qui se recroquevillait un peu, attendant ma pichenette… Mais elle ne vint pas, à la place, je lui frottais de nouveau les cheveux.

- Ahaha, ne t’inquiète pas, je ne peux pas te demander de changer en un jour, pas vrai ? Dis-moi, tu veux jouer ? C’est ma dernière journée ici, alors peut-être que tu veux en profiter avant que je parte ?

- Oui ! Allons-y, on n’a pas de temps à perdre !

Je le regardais dévaler la pente, le suivant tranquillement. Un dernier jour paisible avant de recommencer à me battre pour sauver des vies. Sauf que ce n’était plus des vies Iwajin que je sauverais désormais… Mais celle du monde entier. Dans le fond, je me demande si toute cette catastrophe n’était pas un moyen de me libérer d’une cage qui me retenais depuis bien trop long ? Je suppose que seul l’avenir me le dira.

La soirée arriva bien vite, et la fête prévue en mon honneur tout aussi vite, et je profitais de ce moment simple pour graver en ma mémoire une chose que je n’avais jamais eu au fond, habitué à la vie de métropole. Un bonheur simpliste, pourtant tout aussi grisant que les escapes nocturnes dans Iwa à l’encontre des ordres des parents. Bien moins dangereux, aussi, ce n’est pas avec ce genre de fête que j’aurais appris à fumer, ça, c’est sûr.

Des danses pittoresques, des plats bien bourratifs au point de faire grossir n’importe qui en quelques semaines, malgré une vie ordinaire et loin des ninjas, ils savaient s’amuser, loin des soucis du monde que j’ai l’habitude de connaître. Pas de guerre, pas de lutte de pouvoir… Une simple lutte pour survivre, l’âme même de notre être… Ce que j’ai fini par récupérer dans cette mésaventure. Au fond, je n’étais pas un vrai médecin à l’époque. Un vrai médecin aurait fait fit des frontières pour sauver des vies, au lieu de rester cloîtrer dans son bureau toute la journée. Mais c’est le passé désormais…

Après une nuit mouvementée, l’aurore d’un nouveau jour se levait, et j’étais aux abords du village, avec à mes côtés Jiro qui m’accompagnais une dernière fois.

- Si tu suis cette direction, tu atteindras donc le pays des vents d’ici quelques semaines. Enfin, peut-être que pour toi, ninja, ça ne te prendra pas plus de quelques jours. Comme je te le disais, j’ai entendu des rumeurs comme quoi la dirigeante de ce pays avait offert l'hospitalité à tous les Iwajin issue de la catastrophe… Je ne sais pas quel est le chemin que tu veux emprunter, mais c’est peut-être une piste.


Je regardais la direction qu’il me pointait, ainsi que la carte des environs qu’il m’avait généreusement donné, avant de la ranger dans mon sac de voyage et de me retourner vers ce dernier.

- Merci Jiro, pour ça, et tout ce que tu as fait pour moi. Si tu ne m’avais pas trouvé, je serais probablement morte.


Je lui mettais ma main sur l’épaule, lui souriant, avant de commencer à partir vers un nouvel horizon. Cependant, avant que je puisse faire un pas, ce dernier se saisit de ma main, et y plaça une chose dans ma main.

- Un cadeau d’adieu, et de remerciement de tout le village. Accepte-le. Pour toi, on t’a sauvé la vie. Pour nous, tu en as sauvé peut-être plusieurs. Tu as payé ta dette, il y a bien longtemps. Prends-le comme un souvenir.

Doucement, j’approchais ma main de moi, et je la retournais pour y voir avec stupeur un paquet de cigarettes. Un regard interrogateur se posa sur le visage de Jiro.

- Ce n’est peut-être pas le meilleur cadeau pour une bonne santé, mais au moins, tu es contente. J’ai remarqué plein de fois que tu semblais chercher quelque chose du genre, et s’est en écoutant tes histoires que je suis arrivé à cette conclusion. J’espère ne pas m’être trompé !

- Décidément…

Je regardais le paquet un instant, avant de l’ouvrir et de sortir une cigarette d’un geste répété moult fois. Rangeant le paquet dans ma poche arrière, je commençais à porter la cigarette à mes lèvres, alors que je fis un mudra d’une main, me permettant de créer une légère flamme qui vint allumer la cigarette, qui se retrouva coincée entre mes lèvres. Je pris une grande inspiration, et recrachai la fumée qui s’était accumulé.

- Ça faisait bien longtemps… Merci Jiro. Ça m’occupera pendant le voyage. Bien, l’aventure m’appelle. Portez-vous bien, d’accord ? Je ne suis plus là pour soigner vos blessures.

- Je m’inquiète plus pour toi. J’espère que tu ne finiras pas dans le même étant dans lequel je t’ai trouvé.


- Hmpf, très juste. Tu marques un point, je suis probablement celle qui va vivre le plus dangereusement… Bien, à la revoyure Jiro, passe les adieux au village de ma part.

Je le saluai de la tête, et je me mis en route vers le pays du vent. Seulement quelques pas plus loin, je pouvais entendre une dernière question de l’homme.

- Est-ce qu’on se reverra ?

Je m’arrêtais pour me tourner vers lui, soufflant la fumée, avant de lui répondre par un hochement de tête affirmatif. Satisfait, il semblait me regarder partir, ce que je fis. Il était temps, qu’après quatre mois en convalescence et deux mois de rééducation, je reprenne mon cheminement. Le phénix, bien qu’il eût perdu ses pouvoirs, venait de renaître pour la dernière fois de ses cendres, et libérer de la cage de l’immortalité, il va vivre sa dernière vie pleinement, au gré de ses ailes.

FIN

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