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 19-Démantèlement

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MessageSujet: 19-Démantèlement   19-Démantèlement EmptyJeu 6 Mar - 21:41

Démantèlement

Je sors de la pièce, retrouve la froideur du bâtiment du Jingi. Le genou plié et le pied sur le mur, bras croisés se trouve ma première rencontre masquée. Il s’agit de Kareha, il tourne la tête me regardant silencieusement derrière son masque d’oiseau. Il se remit droit sur ses pattes, puis me fit un petit signe de tête. Je devais le suivre, entre les murs de pierre du Jingi je croisais quelques personnes. Tous masqués, une ambiance lourde mais appréciable régnait. C’est en adéquation avec moi, je suis là ou je dois être. J’aperçois dans l’obscurité un panneau de bois, c’est la salle des équipements du Jingi…

Il s’écarte pour me laisser passer, j’approche de la grille. Personne derrière celle-ci, une ombre approche soudainement. Je la regarde de  bas en haut, un simple masque au beau milieu des ombres. Une voix sèche et un peu embarrassée se dévoile de celui-ci. Un grand timide peut être, enfin je me fiche de ça.

-Voilà tout ton équipement.


Je regarde en tout premier le masque, c’est un croisement entre un chat et un félin plus féroce. Des mots s’évadèrent de ma bouche instinctivement, une question simplette mais à laquelle je voulais répondre au plus vite.

-Qu’est-ce que cela représente ?

Je désigne le masque du regard, l’assistant un peu casanier s’est déjà égaré dans le noir. Une voix très masculine, un homme me répondit. Je tourne la tête, c’était Kareha toujours les bras croisés derrière son oiseau.

-Un petit félin orné de trois points rouges au-dessous des paupières, un lionceau pour être précis. C’est très rare de le porter, le dernier qui eut ce privilège est décédé. Sois en fier, tu as sûrement la chance de l’avoir du fait de ta précocité.

C’était donc un objet unique, j’en étais très fier malgré l’absence d’émotion sur mon visage. Nous repartîmes, passé me changer dans une salle. Je laisse mes affaires là-bas. Elles me seront renvoyés plus tard m’a-t-on dit.  Nous sortîmes ensuite, il faisait nuit. La fraîcheur ambiante se ressentait, une légère brise fouettait nos vêtements. En capuches et couverts de tissus noirs pour la plupart, nous étions exactement cinq, six en comptant Kareha. Ils étaient tous plus ou moins grands, adultes et responsables comme dirait l’autre… Et je me retrouvais à la tête de tout ce petit monde dès mon premier jour, ou plutôt ma première nuit au sein du Jingi. Que m’avait-il pris d’accepter ce challenge gigantesque, et lui : Comment osait il reléguer au second plan ces élites du village derrière le chuunin tout juste arrivé ?

Ils n’attendirent pas après moi pour partir, Kareha dit «En avant » et chacun s’exécuta. Rapides et vifs comme l’éclair, ils partirent. Je suivis avec un peu de retard le mouvement, Kareha menait la danse dans les allées nocturnes du village.  Nous nous posâmes sur le toit d’un commerce privé, dans le quartier où siège l’Iwa d’Or. Alors que Kareha éxécutait des signes, je pris la parole. L’insolent Ryuka devait s’imposer coûte que coûte ! Et je le fis.

-Le grand bâtiment carré là-bas, c’est leur siège. Deux hommes, il faut deux hommes pour intervenir là-bas directement. Un dernier en soutien, au cas où ça se gâterait, ce dernier doit aussi surveiller les alentours en sentinelle. Les trois autres dépêchent les amis politiques de San Gin Han de sortir, rapidement. Le signal sera le discours de Nilfheim Sama, une fois terminé nous avons une fenêtre de tir. Qu’en dites-vous ?

Personne ne me répondit, personne ne me regarda même. J’espère simplement que malgré leur mépris apparent, ils feront ce que j’ai dit.

Posté au-dessus du bâtiment juste en face du siège de San Gin Han, je surplombais les alentours, tout le quartier nu sous mes yeux. La voix de Niflheim commença à résonner dans la ville très forte, la logistique était mauvaise mais comment voulez-vous procéder à une arrestation rapide autrement que par une annonce publique distinctive de tous ? Des lumières commençaient à se dévoiler à travers les tissus muraux. Une d’entre-elles surgissant de la demeure d’un des alliés de notre cible du soir. Un des nôtres posté juste sur le toit de celle-ci me fait signe, je lui réponds de la même manière, en gestuelle militaire. Il bondit tel un singe entre les arbres, la voix de Niflheim continuait d’agrémenter les sonorités nocturnes, peu à peu beaucoup de monde se réveilla.



Kareha et un second était prêt à intervenir, juste devant l’entrée que je surveillais tout particulièrement. Toujours les bras croisés, Kareha et son air à la fois stricte et désinvolte semblait me regarder. Le signal sera bientôt donné, et c’était mon signal qu’on attendait.

Spoiler:
 

Je levai mon bras droit puis d’un geste vif le rabaissai fendant l’air frais de la nuit. Les trois dernières ombres s’activèrent.

-Allez !

Chuchotai-je à moi-même, un parchemin explosif surpuissant défonça la porte d’entrée. Je reste en dehors, à eux de jouer, je vois une dernière fois leurs masses s’enfoncer dans les couloirs ténébreux du siège de l’Iwa d’Or. Je tourne la tête, les deux autres équipiers eux aussi s’étaient introduits chez les autres cibles, je prie pour que tout aille bien. Mon rôle de guetteur me lassa au bout d’une minute, j’étais excité par cette mission soudaine.

Mais le rôle d’un bon shinobi du Jingi ne se laisse pas déborder par les émotions. Je ferme les yeux l’espace d’une inspiration je les ouvre en pleine expiration. Autour de moi les lumières se multiplient, la voix solennelle pour l’occasion de Niflheim Sama continue d’éveiller le peuple. Très vite j’entends des cris derrière moi, la tête tournée, mes compagnons Jingikajin ont réussi sans souci à sortir ces insectes de leur tanière. Les femmes de ceux-ci crient au scandale, pauvre sotte qui ne savez rien de rien. Une fois les ennemis ligotés, je demande aux autres de prendre la surveillance. Je dois apporter mon soutien à Kareha. D’un bond un seul, je m’élance dans les airs et retombe droit devant l’entrée. Une inspiration me prit, puis je partis droit devant en courant. Mes deux mains chargées de kunaïs, les bras flottants lors de ma course et mon regard déterminé, tout est coordonné. Les pièces sont sombres, je me souviens encore des passages pour arriver à la salle de réunion. Après deux minutes précises de course, j’entre enfin dans la lumineuse pièce. Cinq hommes entourent le gros S.G.H, Kareha et l’autre Jingi semblent en position de lutte.


-Voilà un troisième endoctriné, rebellez-vous mes compagnons! La dictature doit cesser !


Saleté, il a encore décidé de rallier tout le monde à sa cause. Cet être haineux méritait mon courroux et même la souffrance mais les ordres étaient clairs. Il faut rester droit durant l’intervention, coûte que coûte. Kareha les mains croisées derrières son dos, est un peu penché en avant. Il me fait des signes, un doigt indique la droite et l’autre le côté opposé.

Notre troisième allié semble avoir compris le message, il s’élance sur la droite. J’accours sur la côté gauche, j’élance mon kunaï sur un des cinq sbires. Dans le même temps, un kunaï de notre camp s’élance depuis la droite jusque sur nos ennemis. J’avais pris soin de cristalliser le fer dans sa course, à peine eut-il tenté dévier mon kunaï que son bras tout entier commençait à se paralyser sous le cristal, l’explosion le projeta au sol. Kareha s’élance droit sur le groupe, il esquive la tentative au katana d’un adversaire en se baissant. Sa chevelure flotte dans le vent, ses yeux analysent rapidement l’action. Un premier coup de poing sur un d’eux, un coup de pied sur celui juste derrière lui. Les deux s’écrasent au sol dans un sens contraire, notre équipier a suivi le mouvement aussi. Il était né à né avec un des imbéciles de S.G.H, un coup de pied renversé en tornade s’écrase sur la figure de celui-ci. Un taïjutsu de toute beauté.

Nous voilà en supériorité numérique face à San Gin Han et son dernier guerrier, trois shurikens de cristal s’abattent droit sur eux, ils esquivent mais le camarade avait là encore suivi l’action, projeté tous deux dans les airs par la force de leurs jambes, ils se livrèrent une bataille étonnante. Je suis porté par la rage dans ma course, San Gin Han est à portée. Et alors que j’approche, j’entends la masse de l’ennemi s’écraser au sol suivie des pieds de mon allié.

-Raiton !

Une cage de foudre commença à se développer à vue d’œil autour de l’ultime rempart, l’ennemi numéro 1 de notre mission. Il eut le temps de s’échapper par les airs, Kareha cria pour la première fois de la mission. Il avait hurlé « Maintenant ! », c’était à moi de jouer et alors que le monstre voltigeait dans les airs, j’attaquai.

-Shôton !

Deux bras de cristal se développèrent autour de mes épaules, les pattes cristallines se saisirent de lui. Cette fois il était coincé, Kareha exécute trois mûdras. La prison de foudre se développe alors autour de son crâne et se développe jusqu’à sa mâchoire. Je le fis redescendre doucement, nous avions réussi à l’arrêter. A trop se pencher sur la politique, il en a oublié les bases du shinobi. S’il avait été plus attentif, il aurait pu lancer un jutsu avant que mon cristal ne s’empare de lui.

Kareha me fit signe, je libère la bête de mon cristal. Il dit alors :

-Sayo, va l’attacher.

Sayo, notre troisième allié se nommait Sayo donc. Notre trio avait effectué un travail propre et efficace, nous n’avons rien cassé et les blessures ennemies sont partielles. Une fois attaché, Kareha reprit cet air nonchalant et naturel. Les mains sur les hanches, un peu penché sur la gauche et les épaules relâchées, il marmonna d'un ton monotone et l'air blasé.


-Bon… Monsieur, nous allons vous emmener. Vous répondrez de vos actes devant la justice de Iwa, au nom du peuple.


Le prisonnier grogna fort, il lâcha même quelques insultes et réclama la justice souveraine. Il partit dans un délire et développa en monologue sa théorie du complot dictateur, sa dignité était donc disparu. Pathétique.
Il était tard dans la nuit, excité je n’avais pas sommeil. Nous ramenions tous les acteurs du spectacle nocturne au pénitencier du village, en unité provisoire. Une fois sur place et les hommes déposés au bloc carcéral de Iwagakure, Kareha me dit aimablement de rentrer chez moi. Son masque enfin retiré, je pouvais admirer son sourire sincère et ses yeux plissés. Il accompagna ses paroles d’une chaleureuse main sur mon épaule, j’avais peut être réussit une petite partie de mon intégration finalement.
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