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 Un oiseau à étouffer

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MessageSujet: Un oiseau à étouffer   Un oiseau à étouffer EmptyLun 7 Avr - 13:56

Une tâche à remplir:
 

Certaines vieilles tâches remontaient à la surface, j’avais reçu ce matin une lettre clandestine. C’était un vieil ordre de mission, un petit boulot pour moi. Mais il était d’importance cruciale pour le village, alors il en sera ainsi. Je m’étais préparé tôt le matin, j’avais enfilé ma tenue guerrière, ou plutôt ma panoplie. Mon pieu divin m’accompagnera pour la première fois, il était l’heure. Le soleil s’était à peine levé, traversant majestueusement quelques nuages. C’était une famille réfugiée du village, le père était autrefois un membre respecté de celui-ci, il en savait trop, tout simplement. Malgré ma nouvelle vie, il faut que je m’acquitte de cette tâche. Je ne dois plus rien à ce village mais une vieille tâche demeure une vieille tâche.

J’étais sorti du village très tôt, étant un des soldats du régiment de surveillance et de défense du village caché des nuages, je n’eus aucune difficulté à trouver un justificatif de sortie. La révision des frontières, je n’aurais qu’à utiliser mon enveloppe de vent pour accélérer le pas. D’après mes calculs, je serai revenu d’ici cinq heures. Le temps de cristalliser les traces, tout sera parfait. En effet, je mis un peu plus de deux heures pour arriver sur les traces du foyer. Tout paraissait sauvage dans le coin, il me faut juste trouver trace de vie humaine et je connaîtrai la position de la cible.

-Kuchyose no jutsu. Bouba, tu sens quelque chose aux alentours ? De la fumée ou de la viande ? Des parfums humains ?

Le petit grizzly reniflait  autour de lui puis commença à grimacer en regardant droit devant. Il tourna la tête bien vite en ma direction puis me fit comprendre qu’il y avait bien quelque chose dans les parages. J’extirpai du tissu blanc de ma manche un kunaï, signe de guerre, de combat. Je bonds en avant, le jeune animal me suit d’un pas intrépide.

-C’est des humains là, juste devant nous à un kilomètre derrière les arbres !

Un léger sourire se dessina sur mes lèvres, un très mauvais réflexe pour un prétendu tueur au sang-froid, glacial. J’effaçai cette marque étonnante de ma bouche, cette fois, je demeurais concentré sur la fin, elle approchait au fil des mètres. La distance parcourue me rapprochait de mes actes, prémédités comme tout depuis ce matin. Ca y est, les arbres me coupent à peine de mes victimes. Une jolie maison tranche avec les intentions malsaines qui me hantent, elle est paisible et fait de ce lieu un endroit incompatible à la mort. Mais ce n’est pas le moment de me soucier de ça, j’approche pas à pas de l’entrée, mon costume de marchand est posé. Alors aujourd’hui, enfants, femme et mari verront un marchand avant de rendre le dernier soupir. Un simplet marchand du village de la pluie, je tapote la porte d’entrée du poing, c’est une petite masse qui m’accueille.  Une minuscule fille, sa chevelure orangée et ses tâches de rousseurs lui rendent un air si enfantin qu’il fut très indécent de connaître la suite.

-Papa est là ?

Je lui lâchai un sourire, totalement différent de celui qui s’était dessiné sur moi quelques instants avant. Non, le second de cette journée était faux, un leurre fantastiquement bien joué. Ce même sourire sympathique et niais que j’utilisais depuis mon arrivée à Kumo.


-Il est parti, il revient dans une demi-heure des courses ! Mais maman est présente si vous voulez, Maman !


Une femme modèle agrandi de la frêle enfant apparut devant moi, elle semblait plus méfiante face à mon expression. Je pouvais maintenant commencer, quelle plaie, je vais devoir me charger d’eux et attendre le retour du mari.

Soudain, la fille recula, c’était le signal, elle avait remarqué le fer entre mes doigts. J’assénais une première volée tranchante dans la gorge de la plus âgée avant de pousser du pied droit sa progéniture.  Elles s’écrasèrent toutes deux au sol, j’avance doucement puis pose mon pied gauche contre la poitrine de celle qui peut encore souffler, j’appuie de plus en plus fort sur celle-ci, l’oppression commence à provoquer son étouffement. Pas de quoi en finir rapidement, alors j’approche le tranchant ensanglantée de ma lame près de sa trachée. Le fer rencontra une deuxième coulée, j’enfonce celui-ci doucement et calmement dans la chair tout en gardant l’œil éveillé. La fille n’a même pas crié, le petit doit être présent quelque part dans cette maison. Le fer reste dans la chair, je relâche mon étreinte sur celui-ci puis me redresse bien droit sur mes deux talons.

-Ramen tout frais de Kiri ! Boulette de riz et porc au caramel pour les plus jeunes !

Ma faible interprétation de marchand itinérant n’avait pas de quoi faire rougir un bon comédien, j’approche du couloir sur ma gauche, j’inspecte quelques pièces du coin de l’œil tout en répétant mon rôle à haute voix. J’arrive au bout, entrouvre une porte et accueille une belle lumière sur mon visage. Une chambre d’enfant, le petit se tient posément entre la couette et le matelas. Le cristal commence doucement à se former autour de sa bouche, ses joues et pénètre lentement mais sûrement entre ses lèvres. Il cligne des yeux et toussote sourdement, le cristal commence déjà à le tuer. Une minute suffit à sa mort, le cristal l’étouffa dans son lit, une mort saine et propre comme je les préfère.  Je soulève le corps puis le pose dans le salon près des deux autres, plus sales. Je cristallise les trois paquets puis les fais retomber en poussière sur le parquet sale et sanglant. Je tourne de l’œil, passant un regard au loin. Bouba était resté dehors, il avait bien appris depuis le temps.

-Il arrive !

C’était donc le dernier pion à faire plier qui se présentait à moi, cette fois, c’était différent. J’avais à faire à un shinobi d’expérience du village caché des roches. Il me faudra donc utiliser le pieu, de ma manche blanche s’extirpa doucement un pieu de métal argent. Je démarre ma course droit sur lui, il m’a remarqué de loin mais ne semble pas effrayer, ce ne fut que lorsque j’atteignis la dizaine de mètre qu’il comprit.

-Suiton, Dragon Aqueux !

-Fûton, Kaze Kiri no jutsu !

La lame de vent fendit en deux la tête de son dragon, j’élançai un premier shuriken sur ma cible. Il tenta de parer mais fidèle à moi-même, je cristallise le fer au moment du choc. Sa main puis son avant-bras se voit cristallisés, il est inefficace désormais. Je cours droit sur lui, soufflant quelques balles d’air. Il fléchit, blessé. Je suis enfin à porter, j’élance droit dans son abdomen le pieu argentée. Il semble gêné, la perturbation marche parfaitement à première vue.


-Suiton !


Un projectile d’eau s’élança dans les airs, à vrai dire, il avait visé à la verticale. Le cristal avait atteint sa forme maximale autour de mon prisonnier. Son tombeau construit, je m’approchai de lui et vint récupérer mon pieu. Une détonation retentit au-dessus de ma tête, je soulève celle-ci et me rends compte un peu trop tard de la situation. Ce fumier avait lancé un gigantesque système d’alerte.
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