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 Un dernier soupir

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MessageSujet: Un dernier soupir   Un dernier soupir EmptyVen 17 Juin - 17:11

Un dernier soupir Uzumak17-4f89c43

Ayant affiché une fierté et une prestance dignes des plus nobles personnalités de ce monde, Jinkaku Futae s’était tenu calme, mais dominateur, sur une estrade qui surmontait le reste des gradins. Il avait observé avec amusement chacune des rencontres de la première épreuve. Son regard s’était pourtant avéré un poil plus véhément lorsque les concurrents qu’il avait lui-même proposés avaient montré leur talent… ou parfois leur manque de talent. Engager des hommes du peuple ne pouvait pas lui garantir des résultats fructueux sur des tâches aussi intellectuelles, mais ils devraient se débrouiller un peu mieux par la suite… Il s’était justement arrangé pour qu’aucune décision ne soit éliminatoire. Ainsi il laissait à ses petites gens une chance de briller plus tard. Lorsque le dernier affrontement fut terminé, il se leva solennellement afin de prononcer un autre discours. L’acoustique de la pièce circulaire était telle que quiconque se trouvait au dernier étage du palais pouvait entendre sa voix. Une mesure précautionneuse, étant donné que la plupart des candidats s’étaient déjà bien écartés du terrain. Pour célébrer leur triomphe, ou pour sangloter dans les rideaux de leurs dortoirs ? Jinkaku l’ignorait, et il se gardait bien de s’y intéresser. Si toutefois leur ouïe n’était pas assez fine, les différents shinobis restés là à le regarder, depuis l’audience, pourraient leur relayer les informations importantes.

- La première épreuve de l’examen est officiellement terminée. Toutes vos réponses ont bien été enregistrées, et vos performances feront, comme prévu, l’objet de ragots jusqu’à l’aube. Je vous invite volontiers à vous restaurer au réfectoire, au rez-de-chaussée, ainsi qu’à vous reposer dans vos dortoirs respectifs, au troisième étage. La prochaine phase de l’examen aura lieu demain matin. Je vous donne donc rendez-vous à huit heures à l’entrée des jardins, accessibles par l’arrière du palais. Les retardataires ne seront pas tolérés. Que la nuit vous soit profitable.

Comme à son habitude, comme si ses discours en étaient devenus une pour les spectateurs, Jinkaku s’éclipsa en un rien de temps par une porte discrète, derrière son estrade personnelle. Cette fois-ci, il fut suivi de près par une troupe de gardes du corps. Drapés dans d’amples tenues de soie colorée, chaque suivant étant orné d’un coloris différent, on aurait pris ces troupes d’élite pour des soldats du désert. Ou pour des manifestants soutenant une sexualité plus ouverte d’esprit, au choix. Mais ces pensées sordides étaient vite balayées par les immenses lances en fer qu’ils arboraient aussi fièrement que leur légère combinaison qui masquait partiellement leur visage. Le quatrième étage se vida doucement, les premiers à sortir étant les dignitaires des autres villages cachés, et les derniers les parieurs un peu ivres qui se disputaient encore avec leurs compères pour savoir qui avait gagné, n’ayant pas bien saisi l’issue de cette épreuve. Le sang qui coulerait dans les jours à venir allait certainement leur être plus évocateur…

Jinkaku Futae ne se montra pas jusqu’au lendemain. Cependant, lors du banquet qui commença dès le coucher du soleil, une servante au fort embonpoint se fit remarquer, pestant dès qu’un étranger demeurait trop longtemps sur son chemin. Elle prit soin de dévaliser chacun des meilleurs mets servis à table afin de les ramener sur un chariot généreusement garni jusqu’à son maître, dans ses appartements du premier étage. Juste avant l’escalier, elle fut vite rejointe par le gouteur ainsi qu’une paire de porteurs - bien qu’un suffisait amplement, étant donné la robustesse de la bonne femme. Outre cette animation grandiloquente - car voir la ménagère rouer les porteurs à coups de spatule parce qu’ils faisaient par moments tomber un gâteau de crabe ou deux en était bien une -, la soirée s’avéra plutôt calme.

En revanche, quelques heures plus tard, au beau milieu de la nuit, un mystérieux événement marqua les invités du palais Futae. Et pour mieux le comprendre, il était nécessaire de revenir quelques heures plus tôt, à l’entrée du domaine. Kiyotaka Fumetsu avait pénétré sur la propriété de la riche famille sans se faire apercevoir. Celui-ci était naguère un ninja de Kumogakure no sato. Fort de sa discrétion, personne ne le connaissait véritablement, si ce n’est peut-être le Raikage de l’époque, Zatoïchi Ryuchi, auquel il vouait un profond respect. Peu avant les mystérieux événements qui avaient marqué la fin du règne de son dirigeant, le Fumetsu avait été envoyé en mission à l’autre bout du monde. Il n’avait donc pas pu défendre Zatoïchi des griffes qui lui avaient arraché son dernier souffle. A son retour, il constata avec frayeur que les rues de son village étaient vides pour la plupart ; seuls les grands axes voyaient encore circuler les derniers fuyards. Il avait donc abandonné ses terres par dépit, se promettant de revenir élucider ce mystère dès qu’une occasion se présenterait.

Et ce jour était arrivé. Lorsqu’il avait appris qu’un examen chuunin avait été organisé à Kaminari par un dénommé Jinkaku Futae, il avait immédiatement senti anguille sous roche. Ce Futae, qu’il ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam, devait en savoir plus que lui au sujet de la disparition de son Raikage, quelques années plus tôt. Imbibant ses kunais de ses meilleurs poisons, il était bien décidé à le faire parler dès ce soir. Une fois la nuit tombée, il parvint à tromper la vigilance des gardes en tissu coloré puis à escalader la façade du palais. Le moyen le plus efficace pour atteindre la chambre de Jinkaku, d’après l’examen des plans de la résidence qu’il avait dérobés plus tôt dans la journée. Tout se passa très vite. Trop vite pour qu’un narrateur de fortune puisse le décrire avec précision. Une effusion de sang plus tard, un cri tonitruant retentit dans l’entièreté de la demeure. Cela coulait de source pour tout être doué de raison : un homme avait poussé son dernier râle.

Certains invités, en pleine activité, furent alarmés par ce cri. D’autres furent réveillés, et il fallait définitivement être sourd pour continuer à se reposer sans encombre. Mais les serviteurs de Jinkaku ne se firent pas attendre : ils s’éparpillèrent telle une dense nuée d’abeilles à travers tout le palais, et même jusqu’à l’entrée des jardins, afin de rassurer tout homme encore debout. « Notre maître a reçu sa piqûre du soir, excusez-le du dérangement. Regagnez votre chambre en silence et dormez sur vos deux oreilles». A quelques variantes près, voilà la plâtrée de mensonges qu’avaient allègrement servie les travailleurs du palais. De manière surprenante, les gardes n’avaient pas sourcillé pendant tout l’incident, restant à leur poste en tenant leur lance bien droite, sans trembler. A croire qu’ils ne s’inquiétaient pas plus que ça de la sécurité de leur supérieur… La garantir n’était peut-être pas une clause de leur contrat. Mais alors à quoi leur servaient ces armes aiguisées ? Si le Fumetsu n’avait pas eu grand mal à pénétrer dans ce château si bien gardé, c’était peut-être car les défenseurs surveillaient davantage les sorties. De l’extérieur, et à la chiche lumière qu’offrait la pleine lune, le palais ressemblait plutôt à une prison.



HRP

Aucune réponse n'est attendue dans ce sujet. L'examen reprendra d'ici peu, et vous êtes d'ici là invités à réagir sur les événements cités plus haut, voire à interagir avec les autres joueurs.

© Yumi Esuki
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