J'ai vécu...
Un énorme craquement se fit entendre, et un déchirement se prolongea pendant plusieurs secondes avant de s'arrêter. Le sol trembla et on entendit a l'extérieur un gigantesque bruit d'explosion qui sembla durer éternellement. Bien que les rideaux étaient fermés, les adultes a l'intérieur virent un énorme flash de lumière qui s'éternisa avant qu'un nouveau son de craquement se fasse entendre. Tous les adultes a l'intérieur se mirent a crier, a l'exception d'un homme, Atsoi Kudai, qui, lui, avala plutôt sa salive dans une terreur muette.
- Mais qu'est-ce qui se passe dehors, bordel?
Personne ne lui répondit car tout le monde connaissait le réponse. Ce n'était pas la première fois que le village se faisait attaquer mais on ne s'y habituait jamais. Chaque fois, plusieurs morts pleuvaient et tout le monde trouvait la situation inacceptable mais personne n'y faisait jamais rien. Aujourd'hui, toutefois, on pouvait entendre les hurlements a l'extérieur ainsi qu'une bataille féroce partout autour du bâtiment. A l'intérieur, éclairé de quelques torches vacillantes, quelques adultes étaient groupés autour d'un lit sur lequel était couché une femme. Le visage en sueur, la peur se lisant sur ses traits, elle ne disait un mot. C'en était trop pour elle. Le stress de l'attaque extérieur couplé a l'accouchement avait presque réussit a faire vaciller le peu de lucidité qu'il lui restait. Elle cramponna alors les bords du lit et se mit a hurler, un long hurlement extrêmement puissant qui ramena tout le monde a la réalité. Le village était attaqué, soit, mais certaines choses ne pouvaient attendre, et c'en était une.
S'étant accouplé quelques neuf mois plus tôt, le couple s'était attendu a un accouchement beaucoup plus serein et heureux. Il y avait certes des rumeurs d'un certain homme réunissant une armée a l'extérieur afin d'attaquer Konoha, mais on ne penserait jamais que l'attaque serait aussi puissante, ni aussi rapide. Elle avait prit tout le monde par surprise. Il n'y avait aucun Hokage pouvant les protéger, seul une espèce d'élite qui s'évertuait déjà a combattre l'envahisseur.
Nouveau hurlement. Tout le monde cligna des yeux et se retournèrent de nouveau vers la femme au visage rouge qui poussait le plus fort qu'elle le pouvait. Cela faisait plus d'une heure que ça durait, et les hommes massés autour d'elle afin de les protéger d'une éventuelle attaque commençaient a défaillir. Le mari, lui, regardait toujours sa femme souffrir sans dire un mot, impuissant au spectacle auquel il assistait.
- On voit la tête! Continuez a pousser!
La femme qui s'était écrié ainsi était une ancienne amie de la famille, Eozia Ghakikaze, femme sage qui s'était proposé a s'occuper de l'accouchement. Sur son front, plusieurs gouttes de sueur perlaient et on pouvait voir dans ses yeux une concentration intense et une fatigue qui s'accumulait de plus en plus. Un long râle s'ensuivit, presque a l'unisson, entre la mère et son fils qui naissait. Le père avala de nouveau sa salive. Son fils était enfin né.
- Il y en a une deuxième!
Pour le père, tout s'arrêta. Il n'entendait plus les exclamations des hommes autour de lui alors que les explosions et les craquements dehors jaillissaient de plus en plus près d'eux. Il ne vit pas son fils dans les mains de la sage femme ni sa fille qui naissait encore. Il n'entendit même pas les pleurs de cette dernière, qui naissait malgré elle en pleine attaque contre tout ce qu'il allait aimer. Il ne se rendit pas compte des chandelles qui s'éteignirent alors que les vitres autour de lui furent pulvérisées par une onde de choc provoquée par une explosion dans le bâtiment juste a côté. Il n'entendit pas le hurlement des hommes qui accoururent se battre a l'extérieur pour protéger ce qu'il y avait de plus important pour eux.
Il ne vit que les yeux de sa femme qui fixait les siens. Il vit la fatigue dans ceux-ci et il vit la lueur s'éteindre petit peu par petit peu. Il accourut, rapidement, comme au ralenti, pour sauter dans les bras de sa femme. Il ne se rendit même pas compte que lui même hurlait. Il sentait une nausée énorme monter en lui et les larmes tomber sur ses joues. Il trébucha sur des éclats de vitre au sol et se coupa toutes les jambes mais se releva puis s'approcha de la femme qu'il aimait, de la femme de sa vie, la femme avec qui il avait décidé de passer le restant de ses jours. La femme avec qui il voulait mourir, la femme avec qui il avait décidé de tout construire. Il la prit dans ses bras, mais elle ne répondit pas.
Elle était morte, déjà.
Le stress, la difficulté, avaient eu raison d'elle. Elle ne répondit pas a ses cris, ses supplications. Alors qu'il la serrait le plus fort possible contre lui comme pour lui ramener la vie, il se mit a hurler d'une façon si intense que des hommes encore aujourd'hui raconte avoir entendu un hurlement si énorme, si terrifiant, qu'ils en avaient encore des cauchemars la nuit. C'est ainsi que mourut en couche la mère de Sengo et de Jundo.
------- 12 ans plus tard -------
- Allez, Sengo! On doit se dépêcher, l'examen commence dans moins d'une heure!
Ce dernier ouvrit les yeux. On entendait dehors les gens qui s'affairaient déjà a leurs affaires. Leur maison était effectivement en plein milieu du quartier de Konoha. Tout près de ce que Sengo aimait appeler le palais du Hokage. Il s'habilla rapidement, mis ses kunais dans ses sacs puis sortit de sa pièce où il vit enfin, souriante, sa sœur jumelle Jundo. Celle-ci était effectivement né en même temps que lui mais les deux ne se ressemblaient pas du tout. Sa sœur était extrêmement pur, toujours souriante et aimable, tandis que lui avait des tendances plutôt renfermés.
Les deux avaient été élevés par seulement leur Père puisque leur mère était morte. Ce dernier était toujours strictement silencieux et sévère. Il ne souriait jamais et semblait toujours triste. Pour ça, Sengo lui en voulait un peu. Il trouvait que son père était un poids dans sa vie. Il ne le laissait pas sortir le soir et il ne voulait jamais s'amuser avec lui. Les pères des autres élèves de l'école étaient beaucoup mieux que celui-ci. Ils allaient dans la forêt, au lac, et même que le père de son ami Shinsoi avait emmené ce dernier aux arcades. Ce n'est pas son père a lui qui aurait fait ça. Non, il préférait boire du sake dehors en regardant la forêt au loin.
D'ailleurs, ce dernier était dans la cuisine, silencieux, lisant le journal. Sengo lui souhaita une bonne journée et prit un toast sur la table avant de quitter avec sa sœur en courant. Son père ne lui répondit pas. Sengo lui en voulut un peu.
Dehors, c'était déjà le jour avancé. Sengo entendait le rire de sa sœur derrière lui alors qu'il avançait lui-même, le sourire aux lèvres, vers l'école shinobi qui était tout juste a côté de chez eux. Il avait déjà hâte de passer les examens, ils s'étaient entraînés, lui et sa sœur, extrêmement fort pour ceux-ci, et savaient tous deux qu'ils allaient les passer facilement. Effectivement, les deux enfants étaient nés le jour d'une attaque contre leur village. Si, dans leur jeunesse, ils s'étaient amusés de la reconstruction, des hommes et des femmes qui allaient partout ça et là afin de reconstruire, leur père leur avait vite fait comprendre que des milliers de gens étaient morts lors de cette attaque, et qu'ils ne devaient pas prendre cela a la légère. Les deux petits avaient vite compris, a leur manière, qu'ils devaient s'entraîner fort comme leur père le leur enseignait afin de pouvoir eux-même protéger les mamans des autres, puisque la leur était morte.
- Nous allons être les meilleurs!
- Ça tu l'a dis!
Sa soeur se mit a rire, et lui prit la main afin de l'arrêter. Celui-ci, étonné, la regarda, la bouche légèrement entrouverte. Il ne savait que dire.
- Tu dois me faire une promesse!
Elle le regarda. Il vit dans ses yeux une énergie incroyable, une lueur de gentillesse et il ne put que lui sourire en retour.
- Nous devons toujours rester ensemble! Quoi qu'il arrive!
Il sourit de plus belle, touché par cette touche d'affection de sa sœur qui n'était ni plus ni moins que sa meilleure amie. Dans une enfance difficile, les deux n'avaient eu le choix que de devenir les plus grands alliés. Ils s'adoraient. Il lui serra la main de plus belle
- Promis!
------- 11 ans plus tard -------
- Allez putain de bordel! Formez les rangs!
Un énorme craquement se fit entendre. L'énorme mur devant eux subissait les attaques répétées gigantesque des armées de Kiri. Les hommes, autour de Sengo, tremblaient. Konoha n'avaient pas été préparée a cette attaque surprise et personne n'était prêt a affronter cette terrible menace. Bien qu'ils avaient de leur côté un Kakashi légendaire, Hanakô, leur Hokage, était dans un coma depuis plus d'un an et ne les sauverait pas.
Le mur se mit a craquer de plus belle et finit par s'effondrer. Sengo sentait en lui une émotion qu'il ne s'attendait pas a ressentir: l'excitation. Il avait 22 ans maintenant et s'était préparé toute sa vie pour cette attaque. Sa sœur, elle, se trouvait dans l'hôpital, préparée a soigner les blessés. Si elle avait choisit de guérir les gens, lui il avait décidé de les détruire. Ils étaient devenus Juunin en même temps et s'était tous les deux promis de tout faire afin de protéger le village.
Le mur s'effondra et Sengo fut pétrifié par l'ampleur de l'attaque. Derrière le mur, des milliers de shinobis étaient prêts a attaquer. Il entendit leur hurlement puis le hurlement de ceux autour de lui. Alors que tout le monde s'élançait vers les ennemis, il fit quelques mudras et détruit le premier ennemi qui se mit a sa portée. Par dessus lui, des attaques ninjutsu complètement terrifiante jaillissaient de partout mais étaient arrêtés en grosse partie par Shura, qu'il avait connu a l'école. Ses pouvoirs fuinjutsu étaient gigantesque et leur permettait de garder l'avantage sur leur ennemi pendant près de quinze minutes.
Tout changea, cependant. L'armée ennemie était beaucoup trop énorme pour les contenir. Ils finirent par faire une brèche dans les défenses et, malgré les attaques de la défense, finirent par prendre l'avantage.
- On doit reculer, on recule!
Sengo se mordit la lèvre. La peur commençaient a enfler en lui et il ne savait pas comment réagir. Alors qu'il s'imaginait, quelques années plus tôt, être le héros de Konoha comme l'avait été Naruto, il comprenait maintenant qu'il n'était qu'une brique de plus dans un mur. Il n'était qu'un grain de poussière sur une plage et il n'arrivait pas a changer l'issu fatale qui les attendait.
- Préparez-vous, on attaque!
Un nouveau hurlement général puis tout le monde commencèrent a attaquer les ennemis, doublant l'ardeur, doublant la cruauté, doublant l'efficacité. D'un coup de poing, Sengo expédia un ennemi plusieurs mètres plus loin, le crâne défoncé. Il se retourna puis donna un coup de pied dans la jambe d'un adversaire qui pulvérisa cette dernière. Ils reprenaient enfin le dessus sur Kiri! Sa sœur avait certainement du pain sur la planche a l'hôpital, mais il croyait pouvoir s'en sortir. Le combat dura ainsi pendant presque dix minutes.
Un vent s'éveilla soudainement et plaquèrent presque tous les hommes au sol, ennemi comme alliés. Était-ce une attaque Fuuton? Sengo se retourna.
Hachibi.
L'énorme créature était apparût en plein milieu du village et un énorme cri retentit de sa gueule. Tout le monde fût pétrifié sur le moment, ennemis comme alliés. Il était si gigantesque qu'il cachait même la lune. Son cri était si puissant que tout le monde se bouchèrent les oreilles.
Le grand Bijuu ouvrit finalement sa gueule puis on put voir a l'intérieure de celle-ci une boule de lumière qui commençait a s'y former. Tout le monde reprit contenance et les combats reprirent de plus belle. Sengo, lui, était obnubilé par ce qu'il voyait. Il vit le bijuu descendre la tête et il vit son œil, aussi clairement que si les deux se regardaient. Un énorme son se fit entendre a nouveau puis le Bijuu expulsa de sa gueule l'énorme boule de lumière qu'il avait créé. Sengo hurla de son plus fort:
- Jundo!
une grande partie du village fût détruite ce jour-là par cette bombe bijuu. Lorsque Sengo reçut un coup sur la nuque et s'évanouit, il était sûr qu'il avait perdu sa sœur dans l'attaque. Il s'évanouit et fit les cauchemars les plus terribles.
------- 2 ans plus tard -------
Il entendit une goutte tomber. Une deuxième. Une troisième. Il fixait la flaque d'eau depuis maintenant plusieurs minutes, fatigué, exténué. Sa joie de vivre qu'il avait eu quelques années auparavant s'était estompée. L'attaque contre Konoha avait été dévastatrice. Plusieurs milliers de gens étaient morts. Près de la moitié du village avait été détruit. Certes, le village s'était reconstruit sous les ordres du nouvel Hokage Atsui Shisei, mais dans la personnalité de Sengo, tout s'était un peu déconstruit.
Certes sa sœur Jundo et son père étaient encore vivants, mais il avait perdu de nombreux amis. Lorsqu'il s'était réveillé le lendemain de cette attaque, il s'était rendu compte que tout son entraînement avait été inutile. Il se rendit compte que tous les sacrifice qu'il avait fait étaient vain. Face a une attaque de cette ampleur, nul homme ne pouvait faire quoi que ce soit. Ni lui, ni un autre, et personne ne le convaincrait de rien. Son père avait eu beau essayé de le raisonner, mais chaque fois qu'il dormait, Sengo revoyait les centaines de cadavres aux yeux explosés et aux crânes tuméfiés. Il avait vu des fillettes écrasées et des mères décapitées. Tout ce qu'il avait vécu avant n'avait plus de sens.
Ce qui avait du sens maintenant pour lui, ce n'était que l'entraînement. Il devait devenir plus fort. La force qu'il avait vu était gigantesque, mais il devait absolument pouvoir devenir plus fort pour empêcher, dans le futur, ces atrocités de recommencer. Sa sœur et son père avait essayé en vain de le consoler, mais le jeune homme avait changé. Il avait perdu une partie de lui-même et jamais ne se retrouverait.
Il avait trouvé, loin dans la forêt, une grotte énorme et inhabitée. Il s'y était installé et y avait passé près de deux ans a s’entraîner intensément, seul. Il ne se lavait que très rarement dans le lac a côté, passait essentiellement ses journées a chasser et a s’entraîner.
Lorsqu'il revint enfin au village, barbu comme jamais et les yeux plus triste que quiconque, il ne reconnût presque plus rien. Le village avait été presque totalement reconstruit et les gens avaient recommencés a sourire et a rire. Il ne comprit pas pourquoi. Il marchait dans les rues, reconnaissait quelques choses, n'en reconnaissait pas d'autres. Il vit certaines rues et se remémora les piles de cadavre. Il chassa de son esprit ces mauvaises pensées et continua de marcher. Il vit courir, autour de lui, des enfants qui s'amusaient. Il voyait des vieillards faire leurs courses puis des gens manger dans les restaurants. Tout cela le dépassait.
Comment était-il possible d'oublier ce qu'il s'était passé quelques années plus tôt? Étaient-ils stupides? Ou était-il stupide? Il se mordit la lèvre mais continua de marcher. Au loin, il vit le mur reconstruit qu'il avait vu céder il y a deux ans de cela. Il vit, a sa gauche, le nouveau palais que le nouvel Hokage Atsui Shisei avait fait construire. Il était la raison de toute cette reconstruction. Malgré de lourdes rumeurs circulant sur lui, les gens s'étaient finalement fait a cette idée et l'avait accepté comme leader. Sengo l'aurait sûrement apprécié, mais Atsui disparut quelques jours plus tard.
Il vit sa maison au loin et s'en approcha lentement. Les souvenirs enflèrent de plus en plus en lui. Ce qu'il avait décidé d'ignorer lors de son entraînement revenait maintenant en force dans son esprit et il ne pouvait plus les ignorer. Il ne pouvait s'empêcher de ressentir une énorme culpabilité a l'idée d'avoir abandonné sa famille sans leur donner de nouvelle pendant si longtemps. Il ne pouvait s'empêcher de repenser a ses anciens amis, a Shura qui avait protégé le village, a Sora qui avait protégé la Hokage. Il avait tout abandonné alors qu'eux avait souffert. Il était faible.
Arrivé au seuil de la porte, il n'osa entrer. Il frappa, puis entendit un rire a l'intérieur qui s'arrêta aussitôt. Était-ce sa sœur?
La porte s'ouvrit puis une femme vint l'accueillir. Il ne la connaissait pas. Il s'agissait d'une vieille femme aux cheveux bruns et aux yeux pétillants. Elle parût étonné de le voir mais appela aussitôt le nom du père de Sengo. Le jeune Sengo entendit alors quelques pas et vit enfin son père arriver.
-Sengo!
Son père se mit a courir dans sa direction et le prit dans ses bras. Il commença a pleurer et Sengo ne pût faire autrement que de commencer a pleurer a son tour. L'exil qu'il s'était forcé a faire avait certes augmenter ses capacités shinobi mais lui avait fait perdre du temps avec sa famille, et pour ça, il s'en voulût a jamais.
Il avait vécu ainsi quelques semaines avec sa famille. Il avait revu sa sœur et l'avait serré contre lui. Il avait écouté les histoires de son père et de sa nouvelle femme qu'il aimait beaucoup. Il avait réappris a apprécier les rues autour de lui, les temples, les écoles, les gens. Il avait rapidement apprit a redevenir lui même en très peu de temps.
Mais tout n'est pas aussi facile.
Alors que tout semblait reprendre du mieux, il y eût une rumeur d'un garçon qui était mort dans un puits tout prêt. Malgré la tristesse de la nouvelle, les gens s'en firent peu de cas. Des accidents du genre peuvent arriver. Cependant, un phénomène prit extrêmement d'ampleur après.
- Tu es sur qu'il voulait ce pain?
Sengo se retourna vers Jundo. Celle-ci était devenu une très belle femme. Elle avait de longs cheveux blonds et avait gardé dans ses yeux une lueur enfantine mais très belle. Elle avait toujours ce sourire au visage. Elle ne lui en avait jamais voulu d'être parti longtemps a l'écart de sa famille. Elle lui avait donné une petite baffe, avait ri, puis ils s'étaient collés et tout était oublié.
- C'est ce qu'il m'a dit, dit Sengo en haussant des épaules.
Ils rentrèrent chez eux rapidement. A l'intérieur, la cuisine propre était vide, puis le salon. Ils cherchèrent leur père puis le trouvèrent dans sa chambre, sa femme a son chevet. Les deux avaient l'air extrêmement inquiet.
C'est ainsi que commença une vague inconnue de maladie qui tua près de la moitié des gens du village. Le père de Sengo mourût dans la souffrance, mais rapidement, puis la femme de ce dernier suivit. Sengo l'avait accepté avec philosophie jusqu’à ce qu'il apprenne qu'un culte était a l'origine de ce phénomène. Il avait sentit la rage augmenter en lui et il perdit encore un peu de lui-même.
Lorsqu'il avait été au chevet de son père pour la dernière fois, il avait entendu les derniers mots de cet homme qui l'avait élevé:
- J'ai fais de mon mieux. Mais maintenant tu dois prendre soin de ta sœur. Je suis fier de vous deux ... Je ...
Et il était mort.
------- Quelques mois plus tard -------
Au loin, une cloche se fit entendre.
Un coup.
- Allez on doit y aller, une nouvelle attaque!
Sa sœur se mordit les lèvres. Encore une attaque! Ils commençaient a en avoir ras le bol, mais les deux s'étaient entraînés longtemps afin de pouvoir y faire face. Elle s'équipa rapidement. Cette fois elle ne resterait pas dans un hôpital a soigner des gens, elle le ferait directement sur le terrain. Elle mit ses gants et les deux partirent a la course.
Deux coups.
Ils coururent vers la station la plus proche. Beaucoup de gens s'y trouvaient déjà. On attendait une attaque, mais on ne savait pas de quelle ampleur.
- Qu'est-ce qui se passe?
- Le culte.
Sengo sentit la colère monter en lui. C'était eux qui avaient causé la mort de son propre père.
Trois coups.
Un homme est apparût au nord du village, on doit absolument y aller! Tous s'y mirent a l'unisson.
Quatre coups.
- Allez, Sengo, cette fois on va y arriver!
Sa sœur lui sourit de son plus beau sourire. Ils savaient qu'ils allaient y arriver.
Cinq coups.
Une ombre se mit a traverser les murs de Konoha. La troupe de Sengo et de sa sœur continuèrent d'avancer vers la menace, confiant. Cette fois ils allaient y arriver!
Six coups.
Les premiers gens commencent a suffoquer puis a mourir.
Sept coups.
Des cris d'horreur se font entendre derrière la troupe. Tous s'arrêtent. Qu'est-ce qui se passe? La menace n'était pas censé être de ce côté!
Huit coups.
Les cris d'horreur se rapproche. Les gens dans le groupe commence a paniquer. Jundo et Sengo se regarde. Ils sont confiants dans la menace mais savent que le danger approche.
Neuf coups.
Les hurlements sont juste a côté, a quelques rues. On n'y entend les gens mourir puis enfin un silence complet.
Dix coups.
Le groupe voit soudain des ombres surgir. Tous se font attraper a la gorge par une sorte d'ombre énorme. Ils étouffent. Impuissant, Sengo voit sa sœur souffrir sous ses yeux, il l'entend hurler malgré l’étouffement.
Onze coups.
Il n'arrive pas a la voir souffrir ainsi. Malgré qu'il meurt lui-même, il plonge la main dans sa poche, en sort un kunai et la plante dans la gorge de sa sœur. Il ne veut pas la voir souffrir, il ne veut pas la voir souffrir, il ne veut pas la voir souffrir,
il ne veut pas la voir souffrir.
Douze coups.
Il se réveille. Il ne comprend pas où il se trouve. Tout le monde se réveille. Tout ceci n'était qu'un genjutsu. Tout le monde est vivant. Sengo ne comprend pas, puis comprend. Il se retourne avec horreur vers sa soeur, qui, elle, est morte, un kunai plongé dans la gorge. Elle s'est noyé dans son sang.
Jundo est morte.
Sengo aussi.