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 I believe in ecstasy ! — Maya Uzumaki

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Maya Uzumaki
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MessageSujet: I believe in ecstasy ! — Maya Uzumaki   I believe in ecstasy ! — Maya Uzumaki EmptySam 16 Fév - 18:37

UZUMAKI Maya
Bordure dessous
Physique

Astres des miroirs et murmures des lunes, si en l’adage s’en suit l’infinité des mondes, alors celui-ci est rouge. Le monde dispose de longs filaments, s’étendant en cascade le long de son dos, un nuancier de flammes qui paraît bien plus dangereux que sa couverture rocheuse. S’achemine une création extérieure en son sommet, ces filaments entrelacés par mèches en un noeud noir, une forme de vide, mais de rupture à ce rouge vif, un héritage génétique que partage le système solaire de cette planète.

Notre monde est rouge, jonché de deux pierres précieuses, alertes, ouvertes et gigantesques, d’une nuance d’orange, rappelant des plus exotiques fruits vers les plus sombres flammes ayant décimés des civilisations entières. Une tendresse d’un fruit certes, acidulé vers un air de souffrance, de mort et d’apocalypse. A la fois la plus pure et tendre des innocences et la plus brusque des violences, une once de vie et de mort.

Cette terre n’aime guère que le soleil lui tourne le dos, elle est maigre, et les couches dédiées à conserver la chaleur des lueurs sont maigres sur elle. Peu adepte de ces amas de matières gazeuses ou solides, elle se contente du minimum vitale, si paradoxalement qu’elle est plutôt frileuse. Mais cela s’explique. Notre planète mesure un mètre cinquante pour trente-sept kilos. Qu’ouïs-je ? Une planète naine ? Non, non. Ses anneaux inférieurs et supérieurs sont de taille normale, de petites mains tant fragiles qu’assurées et des jambes qui la portent en l’immensité de cette univers sans qu’elle ne puisse jamais s’arrêter.

Notre planète est une beauté fragile. Frêle, d’apparence juvénile. Elle est encore jeune, vingt années, seulement, ses clavicules saillantes démontrent sa maigreur, mais pourtant, elle est bien alimentée. Les fruits de l’astre sont à peine visibles, bien vivants, fermes et juteux, mais à peine visibles. Pourtant, elle n’est pas en mauvaise santé. La morphologie de cette planète est ce qu’elle est. Ca ne l’empêche de s’illustrer parmis les astres, d’exister et d’avoir un certain charme.

Non pas que les grands astres soient nécessairement intéressés par les plus petits, cela serait étrange à mentionner, mais la nôtre dispose d’une âme forte, ça se lit en son regard. En l’expérience que trahit son corps. Elle en a les stigmates, quelques cicatrices montrent qu’elle est relativement bagarreuse, mais pas suicidaire, rien de bien sérieux. Cela disparaîtra sûrement avec le temps.

Le capricorne est une constellation importante pour notre astre, née un dix janvier au matin, en plein durant sa traversée par le soleil. Elle est ainsi marquée par une représentation de l’animal et de la constellation en son avant anneau droit.

En ces dernières cicatrices, quelques brûlures finissent juste de cicatriser au bout de ses doigts, notre astre aime la chaleur, joue beaucoup avec le feu et ses anneaux souvent brûlants créent des mets d’exception au sein de son univers, ainsi quelques conséquences sont nécessairement à déplorer.

Enfin, malgré la musculature fine et la masse graisseuse quasiment inexistante de notre astre, elle jouit d’une capacité à user de son environnement pour se défendre, trouver des armes et les manipuler fait partis des ses talents, et cela se ressent. A observer de prêt, notre planète est gauchère, et ses anneaux gauches, supérieurs et inférieurs sont très légèrement plus épais, de quelques millimètres de circonférence à peine que les droits.

Mental

Sous ce petit amas rouge et blanc dépeint un portrait nuancé, autre. Des minéraux riches, nocifs, pauvres, dangereux, fragiles et solides. Au premier abord, Planète Maya se présente comme le stéréotype d’un monde ferme derrière lequel se cache de fragiles fleurs, mais la réalité est bien plus nuancée. Comme notre étoile est différente, cela implique qu’elle soit donc comme les autres. Mais elle ne le revendique pas, se sentir différent ou dans une masse n’est pas un effet qui l’affecte réellement.

Le rôle du globe en cet univers, vous l’aurez peut-être déjà deviner, est lié à la transformation. Prendre plusieurs ingrédients, les assembler, en modifier la structure. Elle est une faiseuse, ce que les humains appellent “cuisinier”, Planète Maya s’attache à créer de nouvelles choses. C’est en réalité une fuite qu’elle a choisit face à une entité qui la dépasse. Consciente d’être un petit amas de rien face au reste, elle a abandonné l’idée depuis longtemps de donner de son corps pour contribuer à quoi que ce soit. Notre étoile, si jeune soit elle, est une étoile fatiguée.

L’optimisme tend à penser qu’en chacun naît une immensité, le pessimisme qu’en chacun il n’y a rien à concevoir ou partager. L’astre Maya, lui, est convaincu, par un manque de confiance, qu’il ne peut apporter en ce monde que d’aussi petites choses qu’elles.

De la nourriture, en l’occurrence.

Un centre souillé, un coeur tarris, notre planète n’est pas mourante, mais meurtris de blessures qui, pour certaines peuvent paraître physiquement, mais la plupart enfouis au plus profond d’elle, Maya est une planète profondément triste, perdue, persuadée qu’elle n’a aucune valeur et que le monde la regarde comme un insecte. Ce sont ces sommités, qui font d’elle un être défensif, parfois agressif, plus en mesure de se défendre par le charisme depuis bien longtemps.

Une roche maigre, mais une âme pleine. Planète Maya était prometteuse. Curieuse, naturellement douée, apprendre est pour elle quelque chose d’aisé, pourvu qu’elle ose même tenter de le faire et ne s’en considère pas d’avance incapable. S’il est clair que sa santé intérieure influe sur sa santé extérieure, elle tente cependant de le camoufler par le grignotage, glaces à l’eau et bonbons sans sucres, travailler dans l’univers culinaire est aussi un moyen pour Planète Maya de tenter de montrer que sa maigreur n’est pas un handicape.

Qu’est-ce qui effraie le plus une planète, en règle général ? Le vide, pourrait être une bonne réponse, le « rien », « l’absence d’après », « la fin ». Ce sont des éléments qui comme pour l’écrasante majorité mettent notre planète Maya mal à l’aise, mais ce dont elle a le plus peur en réalité, c’est des mâles, ceux qui l’ont pointé du doigt, plus robustes, plus gros, plus grands, pensant bien souvent être plus forts. Tellement qu’elle a finit par y croire. Le fait peut-être que trois étoiles mâles aient abusées de notre Planète Maya n’aide probablement pas à ce qu’elle se sente en confiance en leur présence, il est vrai.

Nous pourrions raconter l’histoire en son entièreté, mais ce n’est pas le lieu, les faits seront relatés plus tard. De ce fait, cependant, notre planète Maya a un blocage et évite les mâles comme la peste tant que faire ce peu, non à un stade phobique, mais elle se lie bien plus difficilement de confiance. Le changement de soleil, illuminant le système solaire en lequel elle vit à été un tournant d’ailleurs, confirmant qu’elle ne reviendrait probablement jamais en ce monde guerrier.

La planète rouge, en outre, est peu accommodée avec les enfants, les éclairs et les explosions. Le lien ? Le côté brusque, le calme plat, et d’un coup, un coup sourd, brusque, bruyant et désagréable. La fatigue physique que génère le manque de masse rocheuse, et d’apport en énergie de la planète la rend relativement sensible aux changements les plus brusques. Elle peut être vite déstabilisée lorsqu’un enfant se met à crier en son établissement ou entre deux voies lactées, mais c’est surtout les orages et les feux d’artifices qui ont tendance à provoquer chez elle de réelles crises de panique. Les planètes foudroyantes, usant des arts du Raiton jouaient beaucoup de cet avantage contre elles lors de ses études académiques.

Histoire

— I. Caterpillar —
I believe in ecstasy ! — Maya Uzumaki Moya10

« Oh putain, oh putain, Kise, je perd les eaux ! »

Dix janvier 104, quatre heures-trente-six du matin, selon le réveil vaguement déposé sur l’étagère. Une petite merveille de technologie pour son époque, de petites lumières rouges indiquent l’heure, la date, le jour. La pièce est “dans la moyenne”, elle permet d’observer la plus profonde intimité d’un petit appartement plein de charme et de vie. Des photos sont entreposées un peu partout. Sur celui-ci trône les voyages, les réussites et l’amour de deux femmes, l’une aux cheveux de flammes, dignitaire d’un clan que l’on ne présente plus, identifiable rien qu’à cette tignasse. L’autre, paraissant un individu plus simple, plus chétif. Des cheveux noirs, courts. Au vu de la blouse que présente l’une des photos, elle parait travailler en la science, ou la médecine.

Quoi qu’à y réfléchir, surement les deux. Himawari Uzumaki et Kiseki Shinjû sont deux femmes dont le parcours se recentre en un flux d’image. Deux femmes, indépendantes du monde, mais éprises l’une de l’autre, curieuses, l’une terre à terre, l’autre éprise d’un petit grain de folie. Himawari était une Shinobi accomplie de l’Anbu, ayant pris une retraite anticipée suite à sa grossesse de par la paix prospère qui émanait du village pour ouvrir un petit restaurant. Kiseki Shinjû, chercheuse en sciences médicales pour le compte de Konoha. L’une sauvageonne, l’autre plus calme. Elles paraissent jeune, la vingtaine, peut-être un peu plus. Les liens peuvent être longs à faire, mais les photos les plus récentes montrent belle et bien une Himawari enceinte. Dans un tiroir du salon traîne diverses échographies, et dans la seule chambre de l’appartement un berceau. Non difficile d’imaginer les discussions du moment. « Il va falloir trouver plus grand. »

Celle qui est tant plus difficile à avaler pour leur entourage, c’est bien « qui est le père ? » nul besoin de s’éterniser sur le fait que la science est ce qu’elle est et le ninjutsu est ce qu’il est, car cet enfant porte bien de l’ADN des deux femmes vivant en ce lieu. Bien évidemment, au départ, leurs parents, leurs grands-parents et leurs amis étaient opposés à cet union, “non-naturel”, pour ne pas engager les mots tabous “contre-nature” pour parler de leur opinion sur la fécondation in-vitro.

« Mmmh… Hein… ? … Quoi !? Oh merde, oh merde, mais c’est super tôt ! Euh, euh, t’inquiète, je gère, j’ai déjà fais ça des centaines de fois ! »

Les draps remuaient. Vaguement. Des draps bons marchés, recousus à la main, visiblement relativement vieux. La maison se mettait en alerte, le chien et les deux chats, tous trois au vu de leurs caractéristiques physique sur lesquels nous ne nous attarderons pas issus de la rue. Un foyer modeste, oui, mais un foyer au grand coeur, c’en était certain. Ce lieu avait quelque chose de doux, de chaleureux. Si les voisins se plaignaient parfois de la jeune Himawari, caractérielle, remuante et relativement bruyante. En temps normal, ils tambourinaient à la porte en hurlant de faire moins de bruit, ce qui est relativement paradoxal. Mais aujourd’hui, les cris furent différents, et l’intervention aussi. Alors que la jeune brune -le total opposé de sa compagne qui était tant forte physiquement que de regard, extravertie, croquant toujours la vie à pleine dents, elle, plus introvertie, maigrichonne, timide, toujours relativement fatiguée, petite, mais précise et adroite.- préparait un accouchement précipité, on pouvait entendre des bruits sourds à travers le couloir.

Le coeur de Kiseki Shinjû se soulevait. Elle n’aimait pas quand Himawari faisait des siennes et attirait des ennuis au couple. Et relativement craintive de nature, elle s’attendait à des « moins de bruit là-dedans ! » en coeur. Il n’en fut… Presque rien.

« Moins de bruit là-ded… Attendez… Tout va bien !? »

Trop occupée pour se lever ou se concentrer sur ses mots, c’est Iri, le chien, qui allait ouvrir la porte à la vieille voisine en peignoir. Ses chaussons en forme de lapin sont un point important à noter.

Les minutes défilaient, lentement. Et force d’efforts et de sueur, les cris changeaient, n’étant plus ceux de la mère, mais du nouveau né. Les larmes se mêlaient à la joie. C’est main dans la main, alors que leurs yeux laissaient perler de chaudes gouttes, qu’elles savouraient, savouraient l’arrivée de ce nouveau bonheur en leur vie.

« Tu l’as fait bébé… Je suis tellement fière de toi… Tu t'es décidée pour le prénom ? »

L’enfant était chétif, mais ses premiers cheveux et ses yeux encore clos reflétait déjà du rouge. Une chose était certaine, elle serait le portrait craché de ses deux maman. Une enfant frêle, mais elle héritera du caractère des Uzumaki, elle sera une battante, dans tous les sens du termes et se mettra toujours dans le pétrin.

« Maya… »

Les derniers mots, les dernières lignes, la rouquine s’endormait enfin après plus d’une heure de travail acharné.





— II. Chrysalis —
I believe in ecstasy ! — Maya Uzumaki 0m10


La main de la jeune fille effleure celle de « Mamou », c’est comme ça qu’elle les différencie. « Mamou » pour Himawari Uzumaki, « Maman » pour Kiseki Shinjû. La petite famille a su rapidement instaurer des codes vis à vis de leur enfant, à la fois pragmatique et doux. La petite Maya avait maintenant sept ans. Il était question pour elle de commencer sa préparation d’entrée à l’académie ninja. Une part de choix éducatifs compliqués sous-jacent de cela, évidemment.

Petite Maya est une enfant fragile, sur le plan physique. Digne héritière du patrimoine génétique de ses parents, elle était cependant d’une esprit de roc. Empathique, dynamique et courageuse. Lors de ses entraînements et de ses apprentissages, à chaque fois qu’elle se blessait, elle s'inquiétait plus des affres de ses parents que de ses blessures. Lui pesait sur la conscience l’extrême sensibilité d’Himawari, trop aimante, trop émotive, parfois un peu trop violente, en ses mots, un coeur plein de bonté pour un instinct destructeur. Maya n’en était pas vraiment.

Elle aimait « la bagarre », même si elle n’était pas très douée pour ça. Plusieurs fois, en jouant dans le parc, elle avait créé des conflits dont il a fallu l’en sortir : si elle était douée d’elle-même, elle ne l’était pas vraiment pour s’entourer. La plus grande crainte de Kiseki. Un enfant à si bon coeur ne finira pas seul, mais les flammes du coeur sont faciles à manipuler, à vaincre. A éteindre, non. Et même si l’enfant se montrait extrêmement précoce en sa maîtrise des armes et de la création, à l’âge de sept ans déjà capable de générer à l’aide de mon chakra des objets du quotidien de manière plus ou moins consciente.

Lors d’un voyage à la mer, par exemple, elle a oublié l’un de ses doudous à l’auberge. Cachant tant bien que mal sa tristesse sur le chemin du retour, en serrant contre elle l’objet qu’il lui manquait, il paraissait. Du moins un duplicata d’un objet qu’elle connaît si bien qu’elle avait répliqué à la perfection. Qu’il s’agisse des quelques blessures de guerre de la peluche, mais aussi de son oeil remplacé très légèrement différent de celui d’origine, des coutures refaites. Une chose était certaine, son potentiel en terme de précision sera incroyable, mais sa condition physique la limitera au corps à corps, et ses attachements irrationnels la fragilisera énormément si elle se retrouve plongée dans une illusion.

En bref, le Ninjutsu, orienté autour de son Kekkei Genkai, c’est un grand oui, pour le reste, ça ne sera pas forcément des domaines dans lesquels elle brillera. C’était du moins la conclusion de ses parents qu’ils prenaient un peu plus à la légère avec elle en lui expliquant qu’elle avait des prédispositions naturelles dans ce domaine et qu’il était mieux pour elle de le pousser à fond.

C’est ce qu’elle faisait. Pas nécessairement de la bonne façon. Mais Petite Maya le faisait.

« Pardon d’avoir crié mon ange, mais tu m’as fais une de ses frousses… »

« Tu ne m’en veux pas Mamou… ? »

« Non, non, bien sûr que non. Evite juste d’en parler à ta mère. Je m’en occupe, ça sera peut-être mieux, elle va paniquer sinon. »

En effet, Petite Maya qui revenait juste du parc, avait une fois de plus voulu une place sur sa balançoire fétiche, ayant d’abord attendu sagement son tour avant de perdre patience, demandé au garçon qui était dessus de descendre, ce qu’il a fait pour la menacer, avant de prendre peur quand un couteau de cuisine s’est formé dans ses mains et s’enfuir en courant en la voyant le tendre, prête à lui lancer en plein visage. Si sa précision était certaine en terme de détail, elle l’est aussi en terme de ciblage. Maya était douée très tôt au jeu des formes géométriques à imbriquer les unes dans les autres. De même pour les casses têtes et les jeux de stratégie, plutôt douée au Shôgi.

Cela dit, ça se ressent peu dans la vie. Peu organisée, elle est simplement douée à retenir et comprendre, au-delà d’un naturel curieux et persévérant, mais peut-être un peu trop prévisible. Il n’empêche que Petite Maya demeure une enfant généralement souriante. Peut-être un peu isolée, mais évoluant, depuis toute petite, dans la joie et le bonheur pour l’ensemble. Une petite boule de joie qui a su réconcilier ses parents avec les leurs, pour rassembler un petit bout de famille unie.





— III. Butterfly —
I believe in ecstasy ! — Maya Uzumaki 01m10

La porte se fermait, doucement. Un refuge, un temps d’exil, un doux foyer. Pourtant, pour Petite Maya, il n’avait plus la même saveur. Kiseki Shinjû était là, depuis un moment, concentrée sur ses dossiers, ses lunettes vaguement posées sur son nez, le regard vitreux, respirant un manque cruel de sommeil. Les pas de l’adolescente l’alertait, se retournant en s’exprimant d’un sourire et d’une chaleur décroissante.

« C’est toi Maya ? Ta journée c’est bien pa-… »

Plus un bruit. Un assourdissant silence hurlant. Brisé quelques instants plus tard par un reniflement, puis un éclat de sanglot. L’enfant immobilisé, la merveille jusqu’à lors épanouie, le joyau d’une famille heureuse paraissait au même titre que sa chemise en lambeaux. Une veste maladroitement créée par la jeune fille rabattue par-dessus. Il ne fallut pas longtemps à la brune pour comprendre ce qu’il s’est passé. Les rougeurs aux poignets de l’enfant, l’état de ses vêtements, le regard vitreux et les larmes qui ne cessent de couler.

Une absence, qui se fait rare en ce logis. L’absence de bonheur. Remplacé par la vide cruauté du malheur. Le constat est là. Cette mère impuissante tremblait, bouillonnait de rage et de tristesse, après quelques secondes de vide, s’empressant d’aller enlacer l’enfant. Du moins elle la considérait encore comme tel, mais elle ne l’est plus. Du haut de ses treize ans, ayant déjà raté l’examen une fois à cause de sa condition physique relativement fragile et de son incapacité à gérer les illusions touchant à ses proches qui sont pour l’ensemble sa famille. Le corps de l’enfant tremblait. De douleur, de peur et de peine. Et c’est à l’unisson que la vibration des corps lui rappelait les souvenirs récents encore trop douloureux.

« Maman, je veux plus y aller… Plus jamais… »

« Ne t’inquiète pas mon bébé… Je m’occupe de tout… Je t’emmène à l’hôpital tout de suite… »

« Non… Je veux prendre une douche, j’ai besoin de me laver, je me sens sale, j’ai l’impression que ça partira jamais… »

Un nouveau silence, bref, suivi d’une foultitude de sanglots. La plus grande crainte de Maya, étrangement, était d’apprendre la réaction de sa Mamou, Himawari Uzumaki. Elle savait qu’elle serait excessive. Et elle n’avait pas tort. Elle avait passé la soirée allongée dans son lit, recroquevillée à regarder l’extérieur, qui ne lui semblait plus un monde à explorer, mais quelque chose d’hostile. Son plus grand réconfort fut de sentir ses deux mères se nicher dans son lit, essuyer ses larmes, caresser ses cheveux et lui murmurer des mots doux. « Tu es forte ma fille. » « Nous traverserons ça ensemble, on ne te laissera jamais tomber. » « Maman t’aime. » « Mamou t’aime. »

Les mots, la force des mots fut pour Petite Maya peut-être, le seul moyen de fermer les yeux et de gagner le sommeil. Elle le savait. Le lendemain, l’horreur reviendrait, mais elle acceptait de se détendre, un peu, en sécurité. Au réveil, ses doutes se confirmaient. Cette boule à l’estomac. Une douche, encore. Comme pour tenter de laver son corps de ses souvenirs. Pendant la nuit, Kiseki avait soigné l’intégralité de ses blessures sans même qu’elle ne s’en rende compte. Et elle apprendrait plus tard dans la journée autour d’un petit déjeuner auquel elle n’avalait rien, qu’il était possible de sceller se souvenir, voire de l’effacer à jamais, pour soulager l’adolescente. Sa réponse fit briller les yeux de ses parents, d’un courage irrationnel et d’une empathie déraisonnée.

« Je ne peux pas vous laisser le fardeau de ce qu’il m’est arrivé… Je vais rebondir. Je le tiens de Mamou. Les Uzumaki sont des battants. Et puis… On ne se construit pas en fuyant toute sa vie… Je voudrais juste quelques jours… Et… Après, Mamou, j’aimerais que tu m’apprennes à cuisiner. »

Sa décision était murement réfléchis, brusque, mais, comme à son habitude, précise. Elle avait bien conscience qu’un membre du clan Uzumaki qui ne parvient pas même à passer l’examen genin risquait d’entacher la réputation du clan, mais elle comptait sur la compréhension de ses pairs. C’était au-delà de ses forces.

« Et puis, si j’oublie… Qui les dénoncera avant qu’ils ne recommencent avec d’autres personnes ? »

Force de détermination, l’enfant n’avait pas rebondis, loin de là, enfouie dans un long tunnel dont elle imaginait simplement la couleur et l’odeur de la sortie. Son alimentation faiblissait. Comme elle faiblissait physiquement, les semaines suivantes.





— IV. Stained Glass —
I believe in ecstasy ! — Maya Uzumaki 000m10


Un bref arrêt sur la guerre avec Kiri, quelques semaines à peine après les précédents évènements. Toujours centré sur notre petite famille, nous ne nous étalerons pas sur tous les évènements. Comme à chaque guerre, il y a des victimes. C’est un principe guerrier qui frappait le petit cocon, brutalement séparé de l’une de ses mamans. Kiseki Shinjû s’est éteinte, brusquement. La nouvelle fut un électrochoc évident, mais ne fut pas la seule horreur. La disparition, violente et brutale d’Hanako Hyûga jouait sur l’humeur du village quand vint le temps de la reconstruction, et enfin, pour la famille Uzumaki, c’était à Kizuna, père d’Himawari et grand père de Maya de céder au combat.

Un autre combat, une autre épreuve. Lourde à traverser, évidemment. Petite Maya s’alimentait encore moins. Mais d’extérieur, elle paraissait plus vivante que sa « Mamou », qui prendra un temps bien plus long à se remettre d’une telle tragédie. Les phases du deuil, l’alimentation des traumatismes… La reconstruction fut lente. Et si nous parlons d’histoire, nous dirons que tout fut calme pour la mère élevant seule son enfant. Quelques amourettes de passage chez Petite Maya, dont les stigmates sont trop profonds pour qu’elle ne s’attache réellement, plus focalisée sur le fait d’aider sa mère avec son travail que de penser à être heureuse et à son propre bien être. Les années défilaient, et ce ne fut qu’avec Kami que l’histoire semblait se répéter, mais dans le bon sens du terme, ce coup-ci.

Les trois assaillants qui l’ont privé de son innocence ont été décimés par le faux Dieu. Aucune victime d’un point de vue sa famille. La seule chose qu’elle pourrait reprocher à ce conflit c’est d’avoir perdu son lieu de travail, une partie de son lieu de vie, bien que les effets principaux de la mère et de l’enfant aient été emportés et que le nouvel Hokage soit un homme, sans quoi, c’était une victoire totale pour Maya. Et qu’en dire de plus ?

Qu’est Maya aujourd’hui ? Après deux ans de reconstruction, elle vit toujours avec sa mère, les deux se serrant les coudes en tachant d’avancer plus ou moins. Chaque sourire décroché du visage de sa Mamou est une victoire pour Petite Maya, chaque kilo repris par la jeune femme est une victoire pour Himawari. Aujourd’hui, elles sortent la tête de l’eau, petit à petit. S’estimant chanceuses d’encore s’avoir, d’encore avoir une bonne partie de leur famille et de pouvoir largement compter dessus. Malgré tout, la crainte est quelque chose qu’elles connaissent désormais bien. Leur petit restaurant qui fait désormais aussi office d’auberge a été disposé en périphérie du village, pour éviter bien évidemment les guerres.

Le lieu évolue, et semble bien réputé. Un havre de paix, une coupure du temps, il fait la fierté du clan Uzumaki qui semble s’illustrer progressivement dans la cuisine, et attirer des clients d’un peu partout dans un climat agréable, géré par une mère et son enfant ayant compris les grands principes de l’optimisme, du pessimisme et de la souffrance, dont pourtant le sourire parait toujours sincère. Mener une existence paisible en un lieu paisible, voilà quelque chose de bien paradoxal venant d’individus dont la nature est à la bagarre et chercher les ennuis. Cela dit, il n’a jamais été mentionné que cette auberge était de tout repos.








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MessageSujet: Re: I believe in ecstasy ! — Maya Uzumaki   I believe in ecstasy ! — Maya Uzumaki EmptyVen 1 Mar - 16:17

Première validation.

Comme on a vus en privé, c'est lourd, très lourd, excessivement lourd même, au moins pour les descriptions. La majeure partie du temps, le contexte est même incompréhensible, et si tu n'avais pas dit qu'elle se regardait dans un miroir pour se comparer à une planète, je ne l'aurais compris qu'aux environs du descriptif moral, quand tu parles de Planète Maya. 

On peut ajouter à cela quelques coquilles et le fait que l'histoire soit très... Vide. Comme on l'a dit, il ne lui ai rien arrivé dans sa vie (ou presque). Le problème vient également du fait que cela se pousse jusqu'aux phrases, qui n'ont parfois pour fonction que de remplir de l'espace sans chercher à apporter quelque chose (y compris des phrases allant jusqu'à dire tout et n'importe quoi), des incohérences parfois (se remettre d'un viol en une nuit? Je ne la crois pas assez mature pour ca, surtout au vu de son enfance choyée et des circonstances) et, tout simplement, de l'absence quasi totale de marqueurs temporels. 

Tu en as placés trois au total, ses sept ans, la guerre de kiri (donc six ans après, ce qui veut dire qu'un fait censé être important comme son agression peut avoir eu lieu n'importe quand entre ses sept et ses treize ans) et Kami (qui au final n'apporte globalement rien d'ailleurs).

Somme toute, je ne peux actuellement accorder que le rang C, et je t'avoue être clairement surpris de voir que ca de ta part, on a presque l'impression de voir une tentative d'essai littéraire plus qu'une présentation destinée à être lue.

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