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 Le don du ciel: Chagrin renversé, pureté révélée [Ft Sora]

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Nebari Sugoki

Nebari Sugoki
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MessageSujet: Le don du ciel: Chagrin renversé, pureté révélée [Ft Sora]   Le don du ciel: Chagrin renversé, pureté révélée [Ft Sora] EmptyDim 31 Mar - 21:59





Le don du ciel: Chagrin renversé, pureté révélée




Couteau en main je ne prenais même plus la peine de me séparer de mon outil pour noter mes avancées, qu’elle tâchent ou non mes écrits étaient une autre question, celle de ma sanité commençait à poindre. Je passais une main dans mes cheveux, le blond pâle soyeux devenait rouge et poisseux, je soupirais en me rendant compte de l’erreur de débutant que j’avais faîte. L’outil finissait à même le sol, qu’elle importance que je m’occupe de lui? Il charcute des cadavres, des vivants, m’aide à comprendre, il n’a pas besoin d’affection, lui oui.. lui oui..

Je me tournais vers lui, reposant encore dans son réceptacle, respirant comme un comateux mais sans âme, sans conscience interne, sans véritable vie. Cela faisait quelques semaines que j’avais commencé et je n’en voyait que le commencement.

Tout avait débuté avec la première livraison de Triste-kun, un homme mûr, maire d’un village, disparu sans laisser de trace, ou en tout cas c’est ce que l’homme aux cheveux gris avait fini par dévoiler. Il avait ris quand il eut appris mes plans le concernant, jugeant drôle que la pire des choses qu’il ait vu ne soit pas la plus dangereuse qu’il aurait vécu. Il avait fait référence à Sora et son apparence d’alors. Il me manquait une pièce du puzzle, et cet homme m’en avait fourni une… Pas la bonne, mais quand même.

En fouillant son corps en vie, j’ai pu déceler quelque chose qu'évidemment n’est pas présent dans ma reconstruction de mon Seigneur. Sans pouvoir la manipuler, j’avais fini par comprendre comment la percevoir, restait maintenant comment s’en servir, puis comment l’intégrer.

J’imaginais alors des sceaux pour les prochains arrivages prévus par mon complice et m’evertuais à préparer une fresque en rouleau sur toute une paroi de la mine. J’avais eu du mal à me procurer ce rouleau sans attirer l’attention, mais en soit personne ne se surprenait à penser, à me voir plancher comme ça sur quelque chose dans mes “quartiers” supposés, que quelque chose de mal allait arriver. Les gens prenaient cela comme du zèle et me demandaient, recommandaient souvent de faire attention à moi tant ma négligence personnelle allait avoir raison de moi… Ils n’avaient pas si tord que cela au final.

Triste-kun amena des vilains qu’il “cueillait” à la sortie ou avant leur entrée dans une sorte de place forte de gens de mauvaise vie. Ceux-ci dirent des choses peu correctes, mais après une longue discussion au ciseaux j’ai pu leur faire mettre leur langue dans leur poche. La médecine a de cela de magnifique, que lorsqu’on en vient à devoir infliger des douleurs punitives, l’embarras du choix s’offre à vous, car il n’y a que peu de chose que vous ne pouvez vous permettre. La manipulation de la charge de vie, ce que les gens appellent une âme, ne se fait de mémoire qu’avec l’appel d’un très puissant esprit qui nécessite un rituel précis et des fournitures excessives comprenant comme coût vôtre propre vie. Mais si quelqu’un d’autre a pu se permettre de ramener des gens à la vie sans passer par ce moyen, alors c’est qu’il est possible de n’avoir aucun intermédiaire entre l’au-delà et la terre… A moins que.. Évidemment c’était là que cela se gâtait, j’avais appris à invoquer, je connaissais les signes, mais la méthode précise concernant les âmes devait être une arcane bien plus complexe. Je passait donc quelques centaines d’heures à faire des calculs, à quantifier les ressources nécessaires, à me demander quel subtil mélange de chakra permettait de demander au ciel de rendre ce qui lui était dû. Puis venait le moment de faire des tests sur l’humain.

J’avais décidé de prendre le matériel du convoqué en guise de sacrifice, après tout c’est ce qui le liait encore à la terre et donner au ciel une partie du dû de la terre en échange du siens me paraissait un échange équitable. Rien… Pas comme rien ne se passait, mais rien n’était fournis par le ciel. Deux hypothèses s’offraient à moi, soit l’adresse était erronée et ce n’est pas au ciel que j’adressais ma demande, ainsi personne ne me répondait. Soit l’adresse était exact, les signes et arcanes correctement orchestrées, mais le tribut n’était pas assez important. Je regardais les muets restant d’un air malsain et calculateur, les voyant commencer à gémir de peur en comprenant la suite.

Une vie pour une vie, voilà qui me paraissait équitable, mais il me faudrait un sceau pour lier le sang du condamné et celui de l’invoqué pour que l’échange ait lieu, sinon le ciel ne saurait comprendre que je lui offre une vie. Le seul regret que j’éprouvais dans cette forme d’échange, était le fait que le supplicié soit toujours en vie quand cela arriverait.

Je me replongeais dans mes livres, écrivant de nouvelles formules, cherchant les nœuds exacts du sceau qui mèneraient à l’échange, et surtout, au lien du présent offert en contribution à l’effort fournis par l'entité, si une telle chose existait là-haut, qui me renverrait quelque chose.

De nombreuses formules réécrites plus tard, de nombreux tests supplémentaires, quelques mois, peut être même une année complète était passée sans que je n'obtienne de résultats final, nous voilà au jour présent. Le jour ou mes cheveux prirent une teinte rouge parce que mon dernier patient vient d’expirer sa dernière heure, je me récapitulais la tristesse des événements étant survenus tout le long de mes expériences. J'avais gagné en âge, gagné en compétences, certaines choses ne m'étaient plus inconnues, d'autres restaient à découvrir, mais pour ce qui était de ce domaine, il m'était d'avis que peu de gens pouvaient concourir en terme de recherches pures, autodidactes. J'étais ne manque de chaire fraîche pour mes tests, et probablement que... Je fouille mes sens, les projettes et trouve d’autres sujets potentiels. Sora a fait son oeuvre, je ne l’ai même pas senti venir déposer les “recrues”. Je me penche et empoigne mon outil à éviscérer, je pense avoir trouvé le compromis idéal pour mon sceau avec ma dernière victime qui avait presque repris son souffle. La prochaine serait probablement la bonne. Je ne voyais qu’un inconvénient à cela, pour ramener mon Seigneur, je devrais sacrifier quelque chose qui n’avait aucun rapport avec lui mais… qu’importe.

J’attrapais par les cheveux une immobilisée, son réveil fut brutal mais je m’en fichais, j’avais mieux à faire qu’a veiller à son bien être, aussi si elle ne voulait pas souffrir longtemps, elle succomberas rapidement au don du ciel. Je la traînais sur le sceau ou elle se débattait, postillonnant sans son bâillon, incapable de voir sa destinée approcher à grand pas. J’allais chercher une mèche de cheveux de mon bien aimé, préparais l’offrande, joignais les mains et signais...

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Nebari Sugoki

Nebari Sugoki
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MessageSujet: Re: Le don du ciel: Chagrin renversé, pureté révélée [Ft Sora]   Le don du ciel: Chagrin renversé, pureté révélée [Ft Sora] EmptyDim 14 Avr - 12:20





Le don du ciel: Chagrin renversé, pureté révélée






De la cendre faisait son apparition et enveloppait la captive vivante, le son s’étouffait, comme celui d’un pas doux dans la poudreuse. Cette neige ci était teintée, presque grise de l’effort demandé au ciel. Dans ma stupéfaction du résultat, je fermais les yeux et reculais, reculais, reculais. Mon dos heurta le mur, je me recroquevillais, presque devenue consciente de mon acte impur. Et là, dans ce silence… Une respiration profonde et calme. J’ouvrais ma vision, et contemplait mon Seigneur, restauré dans une version de lui correspondante à celle que je lui aurait conféré si j’avais pu. Le coffre contenant un corps pour lui était désormais vide, ainsi que les effets que j’avais souhaité lui offrir, ainsi donc avait-il autre chose sur les épaules que sa nudité.

Lentement il se redressait, je restais coi, une main tendue vers lui comme pour signifier mon envie de m’approcher de lui, de le serrer dans mes bras mais sans avoir la certitude de pouvoir y parvenir. La cendre avait mis le doute, allait-il se disperser à l’effleurement, était-ce si factice ? Avais fait un pacte si médiocre avec le ciel pour obtenir un résultat si imparfait, ou étais-ce une nouvelle épreuve ?

Le Seigneur porta les mains à hauteurs de ses yeux, serrant les poings dans ses gants comme pour vérifier sa tangibilité, ses sensations. Une respiration, et il cherchait du regard pour trouver un miroir dans le tunnel. Un élan de surprise, pratiquement impossible à discerner l’avait frappé. Il posait ses mains sur le masque qu’il portait et les miennes se refermaient dans un geste futile pour l'arrêter. Je poussais une sorte de sanglot en entendant l’objet sortir de son emplacement, puis en le voyant rester dans les mains de celui-qui le regardait avant de se contempler dans son reflet.

Les mêmes courbes que dans mes souvenirs, les mêmes cheveux blanchis par la maladie et l’imminence de la mort, mais ses yeux et son visage portaient des marques, celles de son retour. Ses doigts entraient dans une fente de son minois et tiraient, la surface de son être craquelait, révélant la supercherie.
-Je suis… creux ? comprenait-il en voyant le vide dans son enveloppe et la tuile de cendre dans sa paume disparaître pour s’y réintégrer.

Je prenais mon courage à deux mains et poussais sur mes jambes pour me redresser contre le mur. Le mouvement attira ses yeux et son réflexe fût de s’écarter vivement dans un mouvement pour se tenir debout et tirer le sabre long à ses côtés. La méfiance se lisait dans son regard, presque une sorte de colère muette mêlée d’incompréhension.
-Qui es tu !? cria-t-il, Ou sommes nous ? demandait-il ensuite en regardant la structure qui nous abritait.

Mes larmes commençaient à couler en comprenant qu’il était probablement atteint d’une perte de ses souvenirs. Sur le retrait de mes mains, je redescendais au sol, tentant la dernière chose qui m’était permise, déclencher mon sceau et rajeunir, encore, encore, pendant que “Non, non, non !! Tout mais pas ça” franchissait mes lèvres.
-Seigneur, par pitié… désespérais-je.

Le doute se formait sur son visage à mesure que les années passaient, son arme se mis à trembler, comme ses mains alors que ses yeux s’écarquillaient.
-Nebari ?

L’arme tombait au sol et il se précipitait au sol près de moi pour m’attraper dans ses bras et me regarder dans les yeux.
-Nan, pourquoi !?

L’incompréhension de toute la situation devait se lire sur son visage, comme sur le miens. Le sang dans mes cheveux, sur mon visage, mon âge avaient trompés sa vision, et mon inconscience tout autant que ma folie naissante m’avait amené à penser que j’étais telle qu’il m’avait toujours connue. Désormais c’était de nouveau le cas. Mon Seigneur me posait alors tout un tas de questions, mais avant d’y répondre, je sentais qu’il était plus important que tout soit plus ou moins de nouveau en ordre, ce tunnel ne convenait pas à un Seigneur après tout, de même qu’une femme couverte de sang. J’attrapais sa main et le guidais comme on dirige un enfant perdu, puis le laissait seul dans mes appartements pour prendre une douche.

Lorsque je sortais, je constatais qu’il avait son masque dans les mains et qu’il le contemplait probablement depuis qu’il l’avait ramené. Il était donc retourné dans le tunnel.
-Ce masque…
-Je… me disais que vo…
-Tu peux cesser de m’apeller Seigneur, Nebari, je sais que dans cette vie je n’aurais plus le luxe d’être traité comme tel.. Aussi vaudrait-il mieux que je m’habitue à ne plus être adressé de la sorte.

Sa remarque était compatissante, il avait ce sourire complice que je lui connaissais.
-Bien Sei…
-Hmm ?
-Je voulais dire, reprennais-je, vo…
-Hem.
-Tu ne peux pas me demander d’oublier de faire ce que l’on ma appris pendant des années !
-Ah bon ? Pourquoi ?
-Je… nan, rien.

Il tendait le masque devant mes yeux et je prenais place à ses côtés pour le saisir. Il posa la main qui portait l’objet sur une des miennes affectueusement.
-Je me suis dit que tu n’aurais probablement plus envie de contempler ton visage réfléchi, maintenant que tes cheveux sont…
-La combinaison des deux est étrange, à mon âge, avec mon faciès, cette chevelure est trop étrange oui, mais…

Il approchait nos mains en poussant délicatement sur les miennes pour plaquer l’objet sur son visage et me regarder.
-Comment ai-je l’air ainsi ?
-...Fort, mystérieux, impérial si je ne regarde que la surface..
-Mais nous savons tout deux ce qui se trouve la dessous.. Oui, pourquoi pas. J’y émet une opposition Nebari.
-Oui ?
-Je n’en ai pas besoin lorsque nous ne sommes que tous les deux, ou quand je le décide, énoncait-il en baissant nos mains et le masque.
-Bien entendu, c’est ta vie, ton apparence.
-La vie et l’apparence que… je te dois ?
-Je… Oui.

Nous en arrivions au sujet qui allait le plus revenir dans les jours à venir j’en avais l’impression.
-Tu es devenue si puissante qu’en plus de défier la mort pour rester ici présente, tu t’es permise de lui voler quelqu’un ?
-Je…

Le doute et son baiser m’empêchèrent d’aller plus loin dans ma phrase. Ce moment dura plus longtemps dans mes perceptions que dans la réalité, puis cela pris fin aussi vite que cela était arrivé. J’étais figée dans ma stupeur, et il me regardait étonné.
-Je… n’ai pas mauvais goût j’espère ? s’inquiéta-t-il soudainement, légèrement nerveux et embarassé.
-Je… quoi !? Nan ! C’est juste que… C’est, si soudain.
-Cela me semblait être le meilleur moment pour te remercier, cela faisait une éternité, me semble-t-il, que je voulais faire ça une fois encore.

Il levait ses bras devant lui en baissant la tête sur son corps.
-Imagine combien de temps je suis resté dans l’attente Nebari, comment mon envie d’être à tes côtés était si forte, et pourtant si impuissante.
-Je le sais, j’étais dans la même attente, Seigneur..
-Nebari..
-Oui, Osamu ?
-Merci de me permettre de vivre à nouveau à tes côtés.

Mon corps se collait au sien, et ses main remontait sur mon dos pour confirmer cette étreinte.
-Tadaima, murmurait-il.
-Okaeri, répondais-je.


---


Quelques jours plus tard, l’arrivée de Kanashimi-kun se faisait entendre dans les tunnels et je l’attendais.
-Triste-kun, c’est terminé, merci, lui annonçais-je brièvement. Je vais pouvoir contribuer à la partie du contrat qui m’incombe, ta récompense.

Une respiration lente se faisait entendre dans le tunnel, Osamu était un peu en retrait, caché sans le désirer dans les ombres. Je tendais une main derrière moi et son pas se fît volontairement bruyant, pour éviter que Sora se crispe qu’une autre personne soit présente et potentiellement dangereuse. Il se plantait juste derrière moi sur ma droite pour fixer le shinobi avant de défaire son masque.
-Je tenais à vous remercier personnellement, Okinawa Uchiha-sama. Même en considérant l'intérêt que vous en percevrez, votre dévouement est admirable, merci.

Osamu s’inclinait de manière révérencieuse. Puis je me joignais à lui en faisant de même avant que nous nous redressions en même temps. Et enfin m’adressait à Sora.
-Lors de l’appel d’Osamu, nous avons pu déterminer que cet endroit n’était probablement pas le plus adapté à une réanimation. Les murs sont lugubres, l’obscurité omniprésente, l'acoustique et l’ambiance déplaisante...
-Quand j’ai été appelé, mon coeur c’est emballé de ne pas savoir ce qu’il m’arrivait, renchérit Osamu, le lieu était par dessus cela suffisamment oppressant pour me troubler plus encore, je ne doute pas de la force de la personne que vous souhaitez appeler, néanmoins je vous suggère également de le faire dans un endroit qui lui semblera réconfortant, voire familier, si telle chose existe encore.
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