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MessageSujet: Explications   Explications EmptySam 19 Mai - 14:12

Le vent sifflait entre les feuilles avec un murmure régulier, le soleil, lui, projetait ses rayons dorés dans les rues du village. Un enfant jouait avec son chien, tandis que plus loin, d'autres déguisés en ninjas s'amusaient à se battre dans un simulacre de duel. Le brouhaha perpétuel qui animait les ruelles donnait un sentiment de vie particulièrement rassurant. Pourtant, Kyûji était seul. Seul perdu dans ses pensées, marchant entre les villageois, le regard perdu dans le vague. Il ne pouvait pas croire ce qui s'était produit. Cela lui semblait tellement impossible... tellement inimaginable. Il essuya la larme qui coulait le long de sa joue, et la recueillit au creux de sa paume. Minuscule dôme scintillant, elle luisait comme un deuxième soleil. Il referma le poing et serra les dents, refoulant son chagrin qui menaçait de déborder à n'importe quel instant. Il n'était plus là. Parti, parti pour toujours. Comment cela se pouvait-il ? Il l'avait vu tomber dans le gouffre alors que lui-même était projeté en arrière avec une force inimaginable. Il l'avait vu ouvrir la bouche pour crier, ans que le moindre son n'en sorte. Il l'avait vu disparaître dans les entrailles de la terre, avant d'être avalé par le feu liquide. Le Hokage de Konoha n'était plus. Il ne pouvait l'accepter.

Après avoir perdu connaissance dans la grotte, il était resté inconscient pendant une durée qu'il n'aurait su déterminer. Une fois revenu à lui, il avait entrepris de chercher Matsudaï-sama, mais il était seul. Le gouffre aux coeur de braise lui avait rendu son regard vide, et c'est là qu'il avait pleuré. Pleuré la mort de celui qu'il avait juré de servir jusque dans la mort. Pleuré comme il avait pleuré la mort d'Uzumaki-sama. Si même les choses les plus immuables de ce monde ne savaient résister au perpétuel mouvement qui animait le monde, en quoi croire ? En qui croire ? Il lui semblait qu'on lui avait ôté une partie de lui-même. Plus que jamais, il se sentait responsable de ce qui était arrivé. Ce n'était qu'après ce qui lui avait semblé une éternité qu'il avait daigné se relever, et était sorti du volcan, défonçant aisément les éboulis à l'aide de sa paume. Épuisé, il trouva néanmoins la force de rentrer, non sans avoir scellé l'entrée de la montagne, en faisant s'effondrer la faille qui menait jusqu'à la grotte. Là, il avait marché jusqu'à son village, prenant soin d'éviter toute personne susceptible de croiser sa route. Et maintenant, il était ici. Dans les rues de Konoha. Seul.

Il n'était de retour que depuis quelques minutes, et n'avait rendu visite ni à ses parents, ni à Shinsaku, ni à qui que ce soit. Il ne sentait pas le courage de justifier son retard impressionnant, ni de devoir mentir au sujet de l'absence du chef du village. Tout ce qu'il souhaitait, c'était disparaître. Il s'assit sur un banc, loin de la foule, et se prit le visage entre ses mains. Kyûji avait pris soin d'ôter tout ce qui pouvait l'identifier comme un Anbu, et ne portait qu'une simple tenue de juunin. Il se mit à fixer le ciel, scrutant l'immensité azur à la recherche d'un signe, d'un message qui lui aurait donné la route à suivre. Mais les nuages, insensibles à son désarroi, continuaient leur course lente au gré du vent. Un miaulement le fit sursauter ! Un chat de petite taille, noir et noir, se tenait devant lui, et avant que le garçon ne puisse esquisser le moindre geste, il avait bondi sur ses genoux. Puis, comme ressentant le désir de le consoler, il se frotta contre son ventre en ronronnant. Kyûji eut un petit sourire triste, et commença à le caresser entre les oreilles. Le chat se mit à ronronner plus fort.

Le jeune Hyûga resta ainsi un moment, apaisé par la présence du félin, qui dormait depuis déjà plusieurs minutes, la tête posée sur ses pattes croisées, berçant Kyûji de sa lente et douce respiration. C'est alors qu'il ressentit une étrange sensation, comme si quelque chose, ou quelqu'un, voulait s'introduire dans son esprit. Le garçon ferma les yeux en secouant la tête, mais la sensation revint, plus forte encore, comme si un doigt caressait sa conscience, s'y prenant à plusieurs reprises. Puis elle disparut comme elle était venue.

– Bizarre...

En tant que ninja sensoriel, il était habitué à sentir et ressentir l'énergie vitale de chaque être vivant, de chaque personne l'entourant. Pourtant, ce qu'il venait de vivre n'était pas comparable à ce qu'il avait connu jusqu'ici. Il glissa ses doigts sous le tissu de sa veste, tâtant doucement l'endroit où le sceau lui marquait la peau de manière indélébile. Le chat qui dormait sur ses genoux releva la tête, et lui lécha doucement la poignet, comme s'il percevait l'angoisse qui rongeait l'esprit de Kyûji. Puis, sans crier gare, il sauta à bas du banc, et disparut au détour d'une maison. Le sourire aux lèvres, il remercia l'animal en pensée, et se leva lui aussi. Le chat lui avait redonné espoir, l'espoir que tout n'était pas perdu. L'espoir que Matsudaï-sama était bel et bien vivant. Mû par ce sentiment mêlé de loyauté et d'inconscience, il se dirigea vers le centre du village, décidé à attendre que la situation évolue.
Il accéléra progressivement le pas, jusqu'à atteindre un rythme martial qui lui convenait bien. Alors qu'il bifurquait dans une rue adjacente, un cri le fit s'immobiliser :

– KYÛ-KUN !!!!!!

Son sang se glaça dans ses veines, et il s'en fallut de peu pour qu'il ne se morde pas la langue !

"Mince, Kasumi !"

Il n'eut pas besoin de se retourner pour la voir courir dans sa direction, et, sans réfléchir, détala à toutes jambes ! Il traversa la village dans sa largeur, poursuivi par la jeune fille, et obnubilé par sa course, ne vit pas arriver la personne qui marchait en sens inverse. Ils se rentrèrent dedans avec un bruit mat, avant de tomber dans la poussière. Kyûji se releva précipitamment, le genou douloureux. Fort heureusement, son bras blessé n'avait rien.

– Kyûji ?!

Le Hyûga fixa alors celui qu'il avait bousculé, et s'immobilisa. A terre, lui jetant un regard teint de surprise et de joie, se tenait Shinsaku.
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Shinsaku Nara

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MessageSujet: Re: Explications   Explications EmptySam 19 Mai - 21:16

Shinsaku était de bonne humeur ce jour-là. Déjà qu’il était rare qu’il ait une quelconque humeur alors qu’elle soit bonne relevait de l’exploit ! Il se promenait tranquillement dans les rues de Konoha sans but précis. Au fur et à mesure qu’il avançait il se rendit compte qu’il n’avait pas vraiment prêté attention à son village depuis longtemps. Il rencontrait de nouveaux visages inconnus et même de nouvelles boutiques. Certains commerces devaient être installés depuis plus d’un an, mais le Nara ne put les remarquer qu’aujourd’hui. Il ne pensait pas s’être autant coupé du monde extérieur depuis l’année dernière. C’est vrai qu’à part pour voir Kyûji il ne sortait jamais en ville durant la journée. Et Shinsaku n’était pas du genre à se laisser distraire. À chaque fois il traçait jusqu’à sa destination sans regarder son environnement, et ses pensées étaient toujours pleines d’angoisses et de réflexions approfondies. Mais aujourd’hui ses pensées lui appartenaient et il sa vieille angoisse s’était allégée, alors il marchait tout en tournant la tête dans tous les sens, observant les milliers de choses qu’il n’avait jamais eu l’occasion de remarquer auparavant.

~~~~~

Shinsaku s’était retrouvé assis parterre après être lourdement tombé sur les fesses. Un abruti qui courrait venait de lui rentrer dedans. Le Nara secoua la tête pour se remettre les idées en place puis se releva. L’autre se relavait aussi et…

– Kyûji ?!

Et oui c’était bien lui ! Cela ne pouvait être que lui avec ces grands yeux blancs, ces longs cheveux noirs et ce visage si… triste ?!

« Mais que s’est-il passé ? »

Shinsaku sut immédiatement que le problème venait de sa dernière mission secrète en tant qu’Anbu. Bien sûr il n’était pas censé savoir cela, mais une absence prolongée du Hyûga sans qu’il ne prévienne personne et ce, peu de temps après son nouveau grade ne pouvait être justifié que par cela. Inquiet, le Nara voulut en savoir plus.

– Quelque chose ne va pas ?

Il eut à peine le temps de finir sa phrase qu’une gamine que Shinsaku avait parfois du mal à supporter surgit de l’autre côté de la rue en criant le nom de son ami avec une voix qui devait être naïve à souhait mais que les deux amis ne pouvaient discerner de là où ils étaient. Kyûji semblait prêt à repartir en courant, comme s’il fuyait la jeune fille depuis le début. Mais… C’était peut-être justement pour ça qu’il courrait. De toute façon Shinsaku voyait bien que le Hyûga ne souhaitait pas que Kasumi parvienne à lui.

Partageant l’avis de son ami, le Nara lui fit un petit signe complice qu’ils utilisaient autrefois lorsqu’ils faisaient des missions ensemble. L’instant d’après, son ombre s’étendait jusqu’aux pieds de la jeune innocente, la figeant sur place, à plus de quarante mètres du garçon qu’elle aimait. Fort heureusement, la foule couvrait ses paroles et les deux garçons ne pouvaient l’entendre de si loin. Il put cependant apercevoir sur son visage une haine immense qu’il aurait bientôt à subir. Mais Shinsaku préféra l’ignorer. Puis il posa une main sur l’épaule de Kyûji.

– Ne te retourne surtout pas où elle saurait d’office que tu es mon complice. Il marqua un bref temps de repos comme pour dire qu’il allait changer de sujet. Cela fait plaisir de te voir après une si longue absence. J’aurais aimé te parler de tous les changements récents, mais, bien que certains soient forts intéressants et importants, je vois tout de même que les priorités du moment ne sont pas là, mais plutôt dans ce que tu vas me dire, si tu peux le dire. Ton visage te trahis mon ami, dis moi si tu peux. Je pense que si tu dois parler de choses tristes c’est plutôt à moi qu’à elle, dit-il sans faire le moindre geste en direction de la jeune fille pour ne pas trahir l’alibi de Kyûji.

Puis Shinsaku se rapprocha de lui pour lui parler à voix basse.

– Et si tu pouvais accoucher assez vite cela m’arrangerait. Tu sais à quel point cette technique est onéreuse en chakra.

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MessageSujet: Re: Explications   Explications EmptyDim 20 Mai - 1:20

Kyûji opina d'un air entendu, et bien que soulagé de n'être plus obligé de fuir, ne perdit pas de temps en futiles bavardages. Si jamais Shinsaku relâchait son emprise sur la jeune fille, ils devraient courir. Et vite. Reprenant son souffle, il faisait défiler dans sa tête toutes les informations dont ils disposaient, et celles qu'il pouvait, ou non, lui dévoiler sans mettre sa sécurité, ou celle de Shin, en danger. Puis, ayant fait un choix rapide, il alla droit au but.

– Très bien, dit-il d'une voix atone. Elle était volontairement basse afin que Kasumi ne puisse pas l'entendre, et il remuait les lèvres le moins possible, toujours afin qu'elle ne puisse déchiffrer ses paroles. Je te dirai ce que tu es en droit de savoir, quant au reste, je le garderai pour moi, et ce malgré toutes les jérémiades que tu pourras m'adresser. Comme tu t'en doutes, j'étais en mission, à Kiri notamment, et ce afin de pourchasser un criminel. Pour des raisons que je ne puis te révéler, l'opération s'est mal déroulée, et c'est au cours de notre affrontement que j'ai hérité de ce... Souvenir, au bras. Il releva doucement sa manche, montrant le bandage. Une information particulièrement... imprévue m'est parvenue durant ma mission, m'amenant à la prolonger d'une durée indéterminée. Aussi, j'ai dû me rendre à un autre endroit, où j'ai découvert... quelque chose d'extrêmement dangereux. Cette découverte a été relativement traumatisante, ce qui explique mon... état. A moins que je ne me trompe, j'ai répondu à deux de tes questions.

Shinsaku acquiesça, et bien qu'il semblait mourir d'envie d'en savoir davantage, il n'insista pas. Du moins pour le moment. Kyûji se sentit honteux d'en dire si peu à celui en qui il avait entière confiance, mais son devoir lui interdisait toute révélation supplémentaire. Le jeune homme attendait que son ami continue son récit, aussi, celui-ci s'exécuta, voyant les forces de Shinsaku faiblir doucement.

– Ma mission est un échec. Non seulement le Nukenin que je traquais est toujours vivant, mais la personne qui m'accompagnait a disparu, et j'ignore où elle se trouve actuellement. Je me sens responsable de sa disparition, et j'ai peur qu'elle soit... Enfin bref. Pour finir, il faut que tu saches que je n'ai aucune envie d'en parler à qui que ce soit, encore moins à Kasumi qui voudra tout savoir dans les moindres détails avant de me bichonner jusqu'à m'étouffer... je ne suis rentré qu'il y a une heure, j'ai besoin de récupérer avant d'être en mesure de supporter son hyperactivité. C'est pourquoi ta flegme est, encore une fois, la bienvenue.

Nouveau hochement de tête, Shinsaku sourit cette fois-ci. Pourtant, Kyûji sentait qu'il lui cachait quelque chose, comme s'il n'était pas satisfait par ses explications. Doutait-il de la véracité de ses dires ou bien comprenait-il que son ami lui cachait des informations ? Il n'aurait su le dire, mais le sentiment qui émanait du jeune Nara le mettait mal à l'aise. Préférant changer de sujet plutôt qu'emprunter des sentiers glissants, il riposta :

– Et toi Shin ? Comment as-tu occupé tes journées ? As-tu du nouveau au sujet de ta mère ? La question accentua encore la gêne du Hyûga, qui se maudit de sa lâcheté. Si jamais Shinsaku apprenait qu'il avait espionné Suna et qu'il avait vu... Il préférait ne pas y penser. Reprenant son calme, bien que le malaise n'eut duré qu'une fraction de seconde, il continua : Je n'ai d'ailleurs pas non plus de nouvelles en ce qui concerne ta soeur, est-ce qu'elle va bien ? Je me fais du souci pour elle depuis la fête, et j'aimerais passer la journée de demain avec vous deux, si vous n'y voyez pas d'inconvénient. Il répondit instantanément à la question muette de son ami. En ce qui concerne Kasumi, je pense être en mesure de la satisfaire suffisamment pour qu'elle me laisse tranquille quelque jours... Je te propose de la relâcher dès que tu auras répondu à mes questions, et que tu t'estimeras satisfait de mes propres réponses. Si cela ne te dérange pas, cela m'arrangerait que tu restes avec moi. Elle sera moins encline à me sauter dessus, et je n'ai absolument pas l'esprit à faire des câlins à qui que ce soit, fusse-t-elle une aussi jolie fille que Kasumi-chan.

Il épousseta ses vêtements, et fixa son ami dans les yeux.

– Tu es en droit de me poser davantage de questions, Shin. Mais tu sais aussi que je ne pourrai pas forcément y répondre. Je sais ce que tu penses. Hokage-sama est la personne qui m'accompagnait.


Dernière édition par Kyûji Hyûga le Dim 20 Mai - 21:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Explications   Explications EmptyDim 20 Mai - 20:29

– …Hokage-sama est la personne qui m'accompagnait.

Cette phrase eut l’effet d’un coup de couteau pour Shinsaku. Non pas qu’il déplorait la perte de l’Hokage qu’il connaissait à peine, bien que celui-ci devait être un homme bien et important pour le village. Mais ce qui lui fit mal c’est de savoir ce que tout ceci impliquait pour son ami. L’un des pires moments de la vie de Kyûji était en train de se reproduire. Si l’Hokage s’avérait être décédé… Non, ce n’était pas possible, cela ne pouvait recommencer. Mais si c’était arrivé… Kyûji serait dans un tel état. La culpabilité le rongerait et lui pourrirait la vie comme à l’époque de la mort de Naruto Uzumaki. Heureusement il avait bien dit « disparu ». Il y avait toujours de l’espoir alors. Mais Shinsaku savait à quel point Kyûji pouvait s’en vouloir de l’avoir perdu en mission et que la culpabilité commençait sûrement déjà à le ronger. Avec un peu de chance le Hyûga paraissait plus alarmant que l’était réellement la situation, il avait l’habitude d’être plutôt de nature pessimiste. Shinsaku voyait bien que cette perte était la raison de la triste mine de son ami. Il aurait aimé l’aider, mais il ne pouvait pas faire grand-chose.

– Il a juste disparu, il reviendra ne t’inquiète pas. C’est le Hokage tout de même, pas un shinobi de pacotille. Ne te casse pas la tête avec ça avant même de savoir ce qui lui est réellement arrivé. Cela ne sert à rien de s’inquiéter inutilement.

Shinsaku marqua une pause, voyant que quoi qu’il dirait cela ne rassurerait pas le Hyûga. Préférant ne pas s’attarder sur de tristes sujets qui le mettaient toujours mal à l’aise, Shinsaku préféra répondre aux questions de Kyûji.

– Bref, passons à autre chose. Non pas que cela ne me préoccupe pas mais… Mon ombre ne tiendra pas éternellement.
Pour demain ce serait avec plaisir. Cela fait longtemps que nous ne nous sommes pas retrouvé, nous, l’équipe 4. En plus j’aurai quelque chose à vous montrer, à toi et à Saya. Cependant il risque d’y avoir un petit problème. Ma sœur est de très mauvaise humeur ces derniers temps, depuis la fête pour être plus précis.
Shinsaku insista sur ces derniers mots. Elle est particulièrement irritante et elle s’énerve contre tout. Elle passe tous son temps à s’entrainer seule avec Kohaku. Je ne sais pas si elle voudra bien se joindre à nous, mais je devrais avoir le moyen d’attiser suffisamment sa curiosité pour qu’elle ne puisse se permettre de rester seule dans son coin. On se verra donc demain, tous les trois, et elle viendra, qu'elle le veuille ou non.
Sinon ma mère… ma mère… Je n’ai pas accès aux informations des espions envoyés à Suna et même si le Hokage m’a affirmé ne pas envoyer d’espions je sais qu’il ment. De toute façon même s’il disait la vérité cela ne changerait rien. J’ai donc pris la décision d’y aller moi-même, seul, et bientôt.


Kyûji écarquilla les yeux en entendant le Nara. Il était rare que Shinsaku parle avec tant d’assurance, mais il était encore plus improbable qu’il se lance seul dans une mission aussi dangereuse tout en sachant pertinemment qu’il n’avait aucune chance de la réussir. La folie n’avait jamais été dans les habitudes de son ami.

– Ne t’inquiète pas. Je ne suis pas devenu fou. Mais je n’ai pas été inactif pendant ton absence… J’ai réussi, Kyûji, j’ai réussi. Après plus d’un an j’en suis venu à bout.

Kyûji savait pertinemment de quoi il parlait, bien que Shinsaku ne lui ait jamais fourni de détails précis, disant qu’il ne savait pas lui-même à quoi cela allait ressembler. Le Hyûga s’apprêta à le questionner sur cette fameuse technique qu’il créait depuis des mois, mais Shinsaku continua sur sa lancée.

– Tu sauras tout ce que tu veux savoir demain, en même temps que Saya. Et là tu comprendras pourquoi Suna ne me fait plus peur. L’idéal aurait tout de même été d’avoir quelques informations sur le village, cela pourrait m’empêcher de me faire capturer bêtement, voir même tuer.

Shinsaku lança un bref regard en direction de Kasumi. Il s’étonna que, malgré l’agitation de la jeune fille, son ombre avait toujours une emprise parfaite sur elle et qu’il n’était pas du tout sur le point de la relâcher. Sûrement que son niveau de maîtrise des techniques d’ombre avait considérablement augmenté avec l’apprentissage de sa nouvelle technique.

– Je n’ai qu’une objection à émettre. Cela serait mieux pour ma propre sécurité que je ne reste pas avec toi et Kasumi. À la voir elle a l’air de vouloir me tuer et je n’ai pas spécialement envie d’avoir à supporter sa haine. Mais bon, je resterai tout de même et j’essaierai de ne pas la blesser si elle tente de s’en prendre à moi.

Shinsaku fit un petit sourire en coin.

– Tu as juste à me faire signe et je la relâche.

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Dernière édition par Shinsaku Nara le Mer 23 Mai - 18:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Explications   Explications EmptyDim 20 Mai - 22:38

Kyûji était plus que jamais partagé entre son devoir et son amitié. Il pesa le pour et le contre, hésita longuement, puis, décidant que protéger son ami, shinobi de Knoha, était accomplir son devoir d'Anbu, il soupira. La révélation ne serait pas facile.

– Écoute Shin...

Il s'interrompit, voyant l'ombre de son ami onduler légèrement. Soit Kasumi mettait toutes ses forces dans l'entreprise de se libérer, soit Shinsaku faiblissait. L'un comme l'autre l'obligeait à écourter son discours, et avec la rapidité d'exécution qui le caractérisait depuis toujours, il opta pour le silence. Voyant que le garçon attendait qu'il finisse sa phrase, il lui glissa quelques mots.

– Pardonne moi mais je préfère t'en parler plus tard, seul à seul. Je crains que ta technique ne la retienne pas plus longtemps, et ce que je vais te dire pourrait rompre ta concentration au point de la relâcher. Je préfère éviter qu'elle soit au courant... D'autant plus que ce que je m'apprêtais à te dire est classé secret défense. Libère-la Shin, elle te tuera de toute façon.

Il lui fit un clin d'oeil malicieux, et sourit, même si le coeur n'y était pas. Shinsaku, quant à lui, bien que dubitatif et intrigué par les paroles énigmatiques de son ami, obtempéra sans broncher, et bientôt, la voix de Kasumi se fit plus forte, jusqu'à atteindre un volume insoutenable ! Elle était rouge de colère, contrastant de manière significative avec le blanc de sa chevelure, et ses yeux foudroyaient le jeune Nara comme s'il était désormais son ennemi juré. Kyûji, caché derrière lui, l'écarta alors de sa main droite, et fit face à la jeune fille. Calme, presque austère, il inspirait un sentiment de respect craintif qui ne manqua pas de la déstabiliser. Ses joues s'empourprèrent, elle bafouilla bêtement sans parvenir à articuler un mot, et malgré sa tentative de les calmer en les tenant l'une contre l'autre, ses mains étaient agitées de légers tremblements erratiques. Un mince sourire étira les lèvres de Kyûji, qui avança doucement sa main vers le visage de Kasumi jusqu'à caresser la courbe de sa joue avec son index. Le feu sur la glace. Elle était presque pétrifiée, et il ne put s'empêcher de penser qu'il était assez bon séducteur.

– Kasumi-chan... Je sais que tu t'es inquiétée pour moi, et je dois avouer que j'ai ressenti la même chose pour toi durant mon absence, expliqua-t-il d'une voix douce. Mais mon voyage a été très éprouvant, comme tu t'en doutes, et j'ai besoin de repos. Peut-être aurons-nous l'occasion de nous revoir dans des circonstances plus idéales. Tu me croiseras sûrement dans les jours qui viennent chez moi, car je ne compte pas repartir immédiatement, sauf peut-être pour me promener dans la forêt, sans plus. Si tu me cherches, tu sauras où me trouver. Que la chance t'accompagne...

Puis, pour faire bonne mesure, il se pencha en avant et déposa un tendre baiser au creux du cou de la belle. Alors qu'elle s'apprêtait à lui répondre, il n'était déjà plus là. Seules ses traces de pas trahissaient son départ.


****


– Habile. Fourbe, certes, et mesquin, mais habile.

Shinsaku marchait d'un pas vif aux côtés de son ami de toujours, et ils bifurquèrent en direction de leur demeure. Fort heureusement, elles se trouvaient dans des quartiers proches, ce qui leur permettait de faire la route ensemble sans avoir à se séparer en chemin.

– Fourbe ? répondit-il, étonné. As-tu vu la moindre once d'hypocrisie dans mes actes et mes paroles ? Je n'ai fait que lui donner ce qu'elle attendait, rien de plus. Maintenant, nous sommes libres de passer un peu de temps ensemble. Je suppose que tu n'as pas de mission actuellement, si ?

Le Nara secoua la tête, et Kyûji opina d'un air entendu. Se débarrasser ainsi de Kasumi lui laissait un goût amer au fond de la gorge, et les paroles dédaigneuses de Shin à son égard ne l'aidaient en rien. Pire, elles déclenchaient chez lui un sentiment de culpabilité particulièrement difficile à supporter. Il soupira, fatigué d'être tiraillé par des jugements inutiles... Shinsaku, lui, semblait presque choqué par ce qu'il avait vu. Kyûji ne comprenait pas. Après tout, il n'avait fait qu'embrasser Kasumi, c'était quelque chose qui se faisait entre personnes ressentant une attirance mutuelle et réciproque. Il était vrai que le garçon n'avait guère d'expérience en la matière, ce qui pouvait le surprendre, mais Kyûji n'avait rien fait qui soit susceptible de déclencher une expression aussi atterrée de la part de son ami. Était-ce encore le choc de la nouvelle concernant la disparition de Matsudaï-sama ? Peu probable. Il poussa de nouveau un soupir las, que son camarade ne manqua pas de remarquer en haussant un sourcil.

– Ne fais pas attention, je suis épuisé par tout ça. Je n'ai qu'une hâte, c'est me coucher, même si j'ai quelques petites choses à régler avant... Il se gratta le menton, et remarqua qu'il avait une barbe de plusieurs jours qui lui mangeait le visage, comme des champs en jachère. Il se promit de se raser dès son retour. ... Comme par exemple me rendre présentable ! Je comprend maintenant la réaction de Kasumi, j'ai dû la piquer atrocement !

Ils éclatèrent de rire, et s’esclaffèrent de bon coeur, profitant de cet instant de franche camaraderie qui les réunissait, à nouveau. Ils ne reprirent leur calme qu'au bout de plusieurs minutes, encore secoués d'éclats de rire nerveux. Kyûji redevint rapidement sérieux, et inspecta les alentours, s'assurant que personne n'était en mesure de les entendre. Là, il décida que le moment était venu de dire à Shinsaku ce qu'il avait vu. La vérité. Ce qui se tramait sous les rues de Suna. Ce qui était advenu de sa mère. Comment Shunsuke Kinbara l'avait asservie et torturée. Il devait tout lui dire. Il devait lui faire savoir. Il devait lui faire comprendre que se rendre à Suna n'était que folie. Prenant son courage à deux mains et Shinsaku par les épaules, il inspira profondément, et lui parla d'une voix ferme :

– Shin, nous nous connaissons depuis des années, et tu sais que je donnerais ma vie pour t'aider. Aujourd'hui, il faut que tu saches la vérité. J'espère qu'elle ne t'anéantira pas, même si j'ai confiance en ta résolution.

Il ne laissa pas le temps à son ami de mariner dans l'incompréhension la plus totale, et se rapprochant de lui, il lui murmura à l'oreille :

– J'ai vu ta mère.
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MessageSujet: Re: Explications   Explications EmptyLun 21 Mai - 21:02

– J'ai vu ta mère.

Shinsaku, bien qu’extrêmement attentif aux paroles de Kyûji, n’emmagasina pas l’information aussi rapidement qu’une personne normale l’aurait fait. C’est comme s’il lui avait raconté une blague, une blague compliquée qu’on ne comprend pas du premier coup. La réaction du Nara fut incroyablement lente. Déjà qu’il avait fallu plusieurs secondes pour que l’information monte au cerveau, mais il fallut encore attendre au moins une décennie avait que celui-ci n’en prenne pleinement conscience. Pour la première fois depuis sa naissance, Shinsaku n’arrivait pas à réfléchir plus vite qu’un panda paresseux. Il pensa que Kyûji jouait avec les mots. Bien sûr qu’il avait vu sa mère quand elle était encore au village. Mais Kyûji ne jouerait jamais sur ce sujet sensible, cela ne pouvait donc pas être une blague non plus. Et puis il fallait rester réaliste. Comment aurait-il pu la voir, hein ? C’était tout bonnement impossible. Si Kyûij voulait s’amuser à l’étonner ou à le faire flipper il avait réussi. Surtout en voyait l’air sérieux qu’il avait pris pour annoncer cette burlesque nouvelle. Shinsaku avait envie de lui dire d’arrêter avec ses blagues de merde sur le ton de la rigolade. Mais… et s’il était vraiment sérieux ? Il ne pouvait prendre le risque de passer à côté d’une telle révélation. Cette simple pensée l’affola. Que le Hyûga puisse lui dire ce qu’il avait cru entendre était juste… aucun mot ne pouvait décrire ce qu’il ressentait à cette idée. Seul le fou battement de son cœur traduisait son angoisse. Il n’en pouvait plus, des centaines de mots s’agglutinaient derrière ses lèvres et ne demandaient qu’à s’échapper pour noyer Kyûji sous un flot de questions. Shinsaku ne put pas les retenir bien longtemps et il déversa tout au visage de son ami.

– T’es pas sérieux ! Nan ! C’est une blague ! Nan mais t’es fou de me faire croire des trucs pareils tu veux me tuer ou quoi ? Kyûji c’est vrai ça ? Tu l’as vraiment vu ? Hein ? Répond merde ! Où elle est exactement ? Comment elle va ? Dit moi tout ! Tout de suite ! Je veux tout savoir ! Elle est vivante alors ? Comment elle s’en sort ? Qu’est-ce que tu as vu ? Dis moi ! Dis moi ! Dis moi !

Shinsaku était fou. Ses paroles étaient totalement incohérentes. Il avait presque hurlé. Et surtout, pour la première fois de sa vie, il était devenu violent envers Kyûji. Il avait pris le Hyûga par le col et l’avait secoué en tous sens tout en parlant ; ou plutôt tout en beuglant. Il le tenait à quelques millimètres de son visage, osant fixer le blanc éclatant de ses yeux comme en signe de défit. Son visage était crispé, comme pétrifié en plein cris de rage. Mais le plus flippant des deux était tout de même Kyûji car on pouvait aisément lire sur son visage toute la terreur qu’il ressentait en voyant son ami dans un tel état. En effet, depuis sa plus tendre enfance, Shinsaku ne s’était jamais, oui, jamais énervé. Ou du moins pas devant quelqu’un. Et Kyûji était horriblement choqué de le voir se comporter ainsi.

Shinsaku finit par se rendre compte de son emportement et relâcha doucement et progressivement le Hyûga comme si de rien n’était. Il recula un peu pour lui rendre son espace vital et s’excusa intérieurement, n’osant même plus ouvrir la bouche. Il remarqua que Kyûji lança un bref regard en direction de sa bouche. Shinsaku sentait justement une petite brulure sur sa lèvre inférieure gauche. Il porta la main à sa bouche pour tâter sa lèvre puis la plaça sous ses yeux. Elle était en sang. Pas énormément mais assez pour que cela soit embêtant. Dans son saut d’humeur il avait dû se mordre la lèvre. Le Nara secoua la main comme pour se débarrasser du sang, mais cela n’eut aucun effet. Puis il se mit à sucer sa plait en fixant Kyûji du regard. Il aurait vraiment aimé s’excuser pour son attitude, mais il n’osait rompre le silence tant que son ami ne lui répondrait pas. Il avait trop à perdre et tellement à gagner. Il devait absolument tout savoir.

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MessageSujet: Re: Explications   Explications EmptyLun 21 Mai - 21:45

Pour la première fois de sa vie, Shinsaku avait perdu tout contrôle de lui-même : ses yeux révulsés roulaient dans ses orbites telles des billes folles, alors que ses pupilles injectées de sang lançaient des éclairs. Ses bras, agités de spasme, agrippaient Kyûji avec une force qu'il ne lui connaissait pas, quand à sa voix, posée et calme en temps normale, elle était devenue un rugissement sauvage qui n'avait rien à envier à celui de Nibi. Il repensa au démon l'espace d'un instant avant de se concentrer de nouveau sur son ami, qui, l'ayant enfin lâché, tentait vainement de reprendre son calme. Bien qu'il se tint droit et presque immobile, ses doigts étaient secoués de soubresauts et il était en nage. La vision était aussi impressionnante qu'effarante : ainsi donc, voilà l'effet que ça faisait d'avoir des nouvelles de celle qu'on avait perdu depuis un an ? Il n'osait imaginer sa réaction quand il saurait toute la vérité. Il se lécha la lèvre, ayant remarqué qu'elle saignait abondamment, mais laissa la trace rouge sur son menton, qui lui donnait un aspect bestial. Kyûji, extrêmement austère, s'approcha de lui et lui épongea le visage d'un mouchoir. Shinsaku se laissa faire, mais ses poings se contractèrent. Il attendait.

Le Hyûga rangea le morceau de tissu, et croisa les bras. Le moment était venu de tout lui raconter. Il adressa une prière silencieuse à l'être divin qui l'habitait désormais, et commença à parler : sa voix était celle d'un militaire, dure, froide, et chargée de souffrance :

– Oui, j'ai vu ta mère Shin. J'ai vu ta mère, et si je n'étais pas ton ami, j'eus préféré qu'il n'en soit rien. Ce que j'ai vu, et entendu, tu ne seras peut-être pas capable de l'accepter, et c'est bien normal, car cela dépasse l'entendement humain, mais je peux t'assurer que tout ce que je vais te dire est la pure et stricte vérité. Et ce même s'il t'en coûtera de l'admettre. Tu sais que je suis parti en mission, il y a de cela un moment déjà. Tu étais absent à ce moment-là, et lorsque je t'ai raconté mes propres occupations, je n'ai pu te révéler ma véritable mission. En tant que membre de l'Anbu, je me dois de garder le secret des informations qui tombent entre mes mains, et je n'en répond qu'à maître Hokage lui-même. Tu dois me faire le serment de ne révéler aucune de ses informations, et plus que tout encore, de ne pas tenter quoi que ce soit pour aller la chercher, sans m'en parler auparavant. J'ai ta parole ?

Shinsaku serra la mâchoire, mais acquiesça.

– Alors que j'étais en mission à Suna pour espionnage, reprit-il, j'ai découvert bien des choses au sujet de ce village. Le havre de paix que tu as connu n'existe plus, Shin, et tes amis ne sont malheureusement plus là pour confirmer mes dires. Tu es au courant que Gaara a cessé d'exercer ses fonctions, n'est-ce pas ? Et bien il faut que tu saches que ce qui a mis fin à sa régence, c'est sa mort, son assassinat par le nouveau Kazekage, Shunsuke Kinbara. Ce shinobi n'est pas animé de sentiments comme la pitié et l'amour, mais uniquement par la haine, le sadisme, et la colère. Il a massacré méthodiquement tous les shinobis qui avaient soutenus Gaara et sa famille. Les amis de ta mère en faisaient partie. A ma connaissance, pas un seul n'a pu s'échapper du village.

Il reprit sa respiration, et avala sa salive. Il ne regarda pas Shinsaku, craignant de ne pas avoir le courage de continuer son récit.

– Il ne m'a pas été très dur de collecter ses informations, car il s'en sert de propagande pour instaurer la peur et la méfiance dans tout le village, afin de mater tout désir de rébellion. Après avoir éliminé toute opposition militaire, il décida de se débarasser de tout prétendant au titre de Kazekage, et a ainsi poussé Kankurô à la fuite, je ne saurais te dire s'il en vie aujourd'hui, mais lorsque j'étais là-bas, on le recherchait encore activement, tout n'est pas perdu pour lui. Ta mère... il ferma les yeux avant de les rouvrir... ta mère, elle... n'a pas eu cette possibilité. Son invitation à Suna était un piège, et elle a été capturée. cela fait un an maintenant. Et... je l'ai vue. Elle se trouve actuellement dans les sous-sols du village, dans une cellule extrêmement difficile à détecter, j'ai moi même dû pister Shunsuke afin d'en découvrir l'existence. J'ai d'ailleurs failli y rester, il s'entoure de ninjas de perception d'une grande puissance, je ne pense pas leur arriver à la cheville dans ce domaine. Pour en revenir à ta mère, Shin... Il faut que tu me croies, même si tu refuses de tout ton être que ce que je m'apprête à te dire soit vrai. Shunsuke l'a... Il n'y a pas de mots pour décrire ce qu'il lui a fait. Elle est attachée jour et nuit dans une cage où elle reste enchaînée, complètement nue. La nuit, elle manque mourir de froid, le jour, elle étouffe comme dans un four. Il passe tellement de temps à la torturer que j'en suis venu à me demander s'il ne déléguait pas certaines tâches d'administration à un tiers, car il ne lui laisse pas une journée de repos. Elle est nourrie avec une nourriture infecte, et dans des quantités justes suffisantes pour qu'elle reste consciente et en bonne santé. Sa peau n'est que croûte et plaies encore suintantes, soit il la fouette jusqu'au sang, soit il la brûle avec un tison, quand il ne se contente pas de lui enfoncer de multiples lames, aiguillons et crochets directement dans la chair. Il a tout essayé, jusqu'à la torture psychologique. Rien que pour lui révéler la cachette de ton oncle, il en est venu à utiliser tes cousines. Tu m'avais montré une photo d'elles, une fois. Elles avaient le même visage d'ange, mais je n'avais jamais lu une telle terreur sur leur visage... Il a menacé de les torturer si elle refusait, ce qu'elle a fait, pensant sûrement qu'il bluffait... Elle se trompait lourdement. Il en a éventrée une sans l'achever, l'autre a connu mille autres tourments, et une fois seulement qu'il a obtenu ce qu'il désirait, il les tuées sans une once de remord. Elles sont mortes, Shin, MORTES ! Il a exécuté deux gamines dans des souffrances inimaginables avec la même facilité que je tord le cou d'un poulet ! Il n'est pas humain, pas dans sa tête. Si elle est encore en vie aujourd'hui, il faut que tu comprennes qu'elle ne sera plus jamais la même. Plus jamais.

Une larme coula sur sa joue. Seule une douce chaleur intérieure qui lui semblait étrangère vint le soutenir afin qu'il ne sombre pas dans ses propres souvenirs...
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Shinsaku Nara

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MessageSujet: Re: Explications   Explications EmptyMer 23 Mai - 20:18

« Shinsaku ! Tout va bien ? »

La voix de Shizu résonnait dans sa tête telle une douce mélodie elfique. La vipère était à plus de 200 mètres de là, allongé sur le rebord de la fenêtre du jeune homme. Elle dormait paisiblement lorsque le saut d’humeur de son ami l’avait brusquement réveillé. Shinsaku pouvait sentir une profonde angoisse dans sa voix, c’était la première fois qu’elle s’inquiétait autant pour lui. Même lorsqu’il avait appri que sa mère était retenue de force à Suna il ne s’était pas mis dans un tel état, croyant que cela ne serait que temporaire. Finalement le temps lui avait prouvé le contraire.

« Hey, petit homme ? »

« Désolé Shizu… écoute avec moi les paroles de Kyûji et tu comprendras. »

La vipère siffla comme en signe d’approbation, mais elle ne put s’empêcher de sonder les pensées du Nara pour connaitre toute l’histoire depuis le début. Ce fut très rapide et une fois qu’elle eut fini elle respecta le silence des incohérentes pensées de son ami, écoutant par son oreille.

– …Tu dois me faire le serment de ne révéler aucune de ses informations, et plus que tout encore, de ne pas tenter quoi que ce soit pour aller la chercher, sans m'en parler auparavant. J'ai ta parole ?

Shinsaku se crispa légèrement. Il avait atrocement peur de ce qu’allait lui révéler Kyûji et il n’arrangeait rien à le faire mariner dans le doute de la sorte. Mais quelque chose d’autre l’effrayait encore plus. Le Nara le connaissait bien, le garçon aux yeux d’ivoire se sentait lui-même très puissant ninja et il n’avait jamais eu peur d’un quelconque adversaire, hormis Sasuke. Mais s’il parlait ainsi c’est que la situation devait vraiment être extrêmement dangereuse là-bas. Se pourrait-il qu’un simple garde surpasse Kyûji et soit capable de la vaincre sans lever le petit doigt ? Non ! Il devait exagérer, et pourtant. À l’entendre on aurait pu croire que toute mission de sauvetage se résumerait à un échec et qu’il valait mieux s’attaquer à plusieurs démons de l’ancien temps plutôt que de vouloir tenter de sauver Temari. Shinsaku acquiesça, Kyûij lui avait bien dit de ne pas tenter quoi que ce soit sans lui en parler, mais rien ne lui empêcherait de lui en parler et d’y aller tout de même, quel que soit son avis sur le sujet.

Il écouta donc les paroles du Hyûga avec un sérieux religieux. Il eut rapidement l’impression qu’il lui faisait une liste de condamnés à un peloton d’exécution.

– …Et bien il faut que tu saches que ce qui a mis fin à sa régence, c'est sa mort, son assassinat par le nouveau Kazekage, Shunsuke Kinbara…

Shinsaku aurait aimé s’en aller. Il avait envie de fuir, fuir très loin, loin de la vérité et de tous ses malheurs. Mais il devait rester, il devait savoir. Il devait affronter cette vérité pour sauver sa mère, c’était peut-être le seul moyen… Mais Gaara était mort… Shinsaku rentra un peu plus sa tête sous sa capuche et détourna la tête vers le sol ne pouvant plus supporter de voir la personne qui lui disait de telles horreurs. Mais s’il faisait ça c’était surtout pour cacher une chose que peu de gens, en dehors de sa famille, pouvaient se vanter d’avoir vu. Peu de gens ? Voilà un bel euphémisme. "Personne" serait plus approprié. En effet, des larmes commençaient à couler sur ses joues, hydratant la peau sèche de son visage. La petite blessure de sa lèvre s’était à nouveau ouverte, ses mâchoires s’étant brusquement refermées alors qu’il suçait la plaie. Gaara… Il avait toujours été l’oncle préféré des jumeaux, lui et Saya le vénéraient presque comme un dieu. Kankuro aussi était un oncle super, mais Gaara avait un petit truc en plus qui faisait de lui quelqu’un de vraiment exceptionnel. Shikamaru lui avait appris à jouer shogi et le Kazekage avait adoré. Shinsaku se rappelait des nombreuses parties qu’il avait disputé avec son oncle alors qu’il n’avait même pas dix ans. Gaara lui installait une chaise à côté de son grand bureau et il posait le jeu dans un coin. Et ils passaient des après-midi entiers à jouer. Gaara s’occupait de la paperasse entre deux mouvements de pièces ce qui lui permettait de travailler tout en comblant l’ennui. Shinsaku gagnait souvent. Il se servait de l’attention maladroite de son oncle pour le battre. Par exemple, il tentait les stratégies audacieuses et risquées lorsque le Kazekage était contrarié par un de ses dossiers et prêtait beaucoup moins d’attention au jeu. Et cela marchait souvent… Mais c’était fini… Fini…Gaara ne pourrait plus jamais jouer avec lui…

Kyûji avait continué de parler. Shinsaku faillit manquer une partie du dialogue, dans ses pensées.

– …il décida de se débarrasser de tout prétendant au titre de Kazekage, et a ainsi poussé Kankurô à la fuite, je ne saurais te dire s'il en vie aujourd'hui, mais lorsque j'étais là-bas, on le recherchait encore activement, tout n'est pas perdu pour lui…

Shinsaku avait tout d’abord réellement cru que son autre oncle avait subi le même sort que Gaara. Mais à entendre Kyûji il y avait encore de l’espoir. Le Nara n’osait même pas en avoir. Peut-être était-ce une bonne nouvelle, mais Shinsaku n’osait espérer qu’il puisse encore être en vie. Mais s’il était en vie Shinsaku devrait le retrouver, et vite. Il pensa à partir à sa rechercher, sans ordre de mission. Si son père et sa sœur venaient avec lui peut-être qu’a eux trois ils auraient une chance. Mais le Nara balaya rapidement cette idée trop optimiste, son cerveau ne la supportait pas, pas maintenant. Il se rendit compte que Kankuro lui manquait. Il avait beau être un peu lourd, il lui manquait atrocement. Il se souvenait de la dernière fois que le maître marionnettiste était venu à Konoha. Shinsaku lui avait fait la gueule car il n’arrêtait pas de faire des plaisanteries de mauvais goûts ou des sous-entendus gênants dès que le jeune Nara regardait une fille de son âge. Son oncle alla même jusqu’à le soupçonner d’être amoureux de l’une d’entre elles… Kankuro… Au fond, il n’avait jamais eu complètement tord.

– ...Ta mère...

Shinsaku se vida rapidement la tête de toutes pensées. Il devait être en état de supporter ce qui allait suivre. Quoi que le Hyûga puisse bien lui dire, il savait déjà que cela serait dur, bien plus dur que tout ce qu’il n’avait jamais vécu.

– …Elle est attachée jour et nuit dans une cage où elle reste enchaînée, complètement nue. La nuit, elle manque mourir de froid, le jour, elle étouffe comme dans un four. Il passe tellement de temps à la torturer que j'en suis venu à me demander s'il ne déléguait pas certaines tâches d'administration à un tiers, car il ne lui laisse pas une journée de repos. Elle est nourrie avec une nourriture infecte, et dans des quantités justes suffisantes pour qu'elle reste consciente et en bonne santé. Sa peau n'est que croûte et plaies encore suintantes, soit il la fouette jusqu'au sang, soit il la brûle avec un tison, quand il ne se contente pas de lui enfoncer de multiples lames, aiguillons et crochets directement dans la chair…

Ses jambes faillirent ne plus le soutenir. Son corps tout entier était comme en train de sombrer dans des abysses infinis. Soudain, le temps de quelques mots, il était perdu. Il ne savait plus qui il était, si ce monde existait vraiment. Peut-être que toute sa vie n’avait été qu’un rêve destiné à mal finir. Peut-être que tout ce malheur n’était pas réel. Il faut avouer que cela était à peine croyable. Les détails fournis par Kyûji étaient comme des fragments de maléfices tout droit sortis de vieilles superstitions inventées par des vieillards séniles. Shinsaku se couvrait le visage de ses mains sans trop savoir ce qu’il espérait cacher. Il se noyait lui-même dans un flot de larmes salées qui coulaient de ses yeux. Son menton était désormais rougi par d’abondants sillons de sang qui allaient jusqu’à se déverser sur les pavés de la route. Il serrait les dents comme un bulldog enragé, sa lèvre ne devait plus ressembler à rien désormais. Ses pensées étaient confuses, même Shizu se replia sur elle-même de peur de s’y perdre. Mais même si son esprit n’était qu’un brouhaha de pensées et de souvenirs, tous n’étaient destinés qu’à une seule personne : sa mère, Temari.
Il se rappelait de son visage, si beau, si joyeux. C’était le genre de femme que tout homme rêverait d’avoir. Celle qui te donne envie de mordre la vie à pleine dents comme si c’était une succulente tarte aux fraises. Le genre de personne qu’on ne peut s’empêcher d’adorer dès le premier regard. Et puis c’était aussi une femme à caractère. Elle pouvait être dure, mais elle était toujours juste, et on l’aimait pour sa franchise. Elle avait toujours été le rayon de soleil de la famille… Et Shunsuke l’avait détruit. Il avait détruit le bien le plus précieux qu’ils avaient : leur bonheur, le bonheur de sa famille… Depuis qu’elle n’était plus là on ne riait que très rarement à la maison. Et même si elle rentrait un jour… Serait-elle encore capable de sourire ?

Mais Shinsaku était loin de se douter que le pire était encore à venir. Les mots qui suivirent résonnèrent dans sa tête comme s’il recevait la parole d’un être divin.

– …Elles sont mortes, Shin, MORTES !

À partir de cet instant il n’aurait su dire ce qui s’était réellement passé. Il perdit totalement le contrôle de son corps. Et le temps que Kyûji finisse son discours, il s’était effondré. Sûrement sous le poids du chagrin ; lui-même n’en savait rien. Il se souvient juste avoir entendu une petite voix l’appeler dans les méandres de ses pensées. C’était Shizu.

« Shinsaku !! »

Sa tête tomba lourdement sur le pavé… et plus rien ne sembla exister.

Fin du RP

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