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 Mission B : Enfance brisée (PV Kaede)

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MessageSujet: Mission B : Enfance brisée (PV Kaede)   Lun 6 Nov - 10:41



Automne 1920.

Akira venait de se lever. Il devait être aux alentours de 9 heure du matin. De ce qu’il pouvait voir par la fenêtre de sa chambre, il avait l’air de faire beau. Le soleil tapait, et au vu du sable flottant dans l’air, il devait y avoir un peu de vent. Le réveil ne fût toutefois pas des plus agréables. A cause de son entraînement de la veille, il souffrait encore. Ses mains présentaient des traces de brûlures et ses côtes lui rappelaient qu’elles étaient toujours présentes. Tous les ninjas devaient connaître ce genre de joies du réveil. Cependant, il ne fut pas question de traîner et de se la couler douce. A peine avait-il eu le temps de s’habiller et de se brosser les dents qu’un ninja qu’il n’avait jamais vu débarqua en trombe dans la maison. L’individu était du village de Suna, selon son bandeau, mais Akira ne le reconnaissait pas. Au vu des cicatrices sur son visage, il devait être de rang supérieur au sien.

« C’est bien toi Akira Matsuo ? On t’attend à l’hôpital. Un couple a été retrouvé mort, leur fille est en vie mais refuse de parler. Il faut en tirer quelque chose. Rend toi sur place, un Juunin t’y attend et t’accompagnera. C’est une mission de rang B, sois prudent. »
beugla le shinobi avant d’utiliser le déplacement rapide pour probablement continuer sa tournée de distribution de mission.

Une mission de rang B, Akira n’en avait réalisée qu’une seule par le passé. Pas question ici de se reposer sur ses lauriers. Même si la mission n’avait pas l’air très difficile, il ne fallait jamais la sous-estimer. Un enfant venait de perdre ses parents, il fallait tout faire pour retrouver les coupables et les faire payer devant la justice de Suna. De toute façon, avec un Juunin sur le coup, l’affaire serait vite réglée.

Akira finit de se brosser les dents et enfila les premiers vêtements qui se présentèrent à lui. Il prit aussi le soin d’emporter ses deux parchemins dans lesquels étaient scellées ses marionnettes. Elles lui seraient certainement d’une grande aide si les choses venaient à dégénérer. Autant être prudent. C’est donc de bonne humeur qu’Akira quitta le foyer familial. Comment la journée pouvait-elle mieux commencer qu’avec une mission comme celle-ci ? Enfin, on lui confiait des responsabilités. Enfin, il se voyait octroyée la chance de montrer son utilité pour son village. Il se dirigea donc vers l’hôpital, impatient de commencer sa mission. Quand il pénétra à l’intérieur du bâtiment, l’endroit semblait désert. Il s’approcha donc de la réceptionniste.

« Bonjour Madame. Je viens pour l’orpheline. Vous savez où je peux la trouver ? »
« Ah oui. Elle est au premier étage, chambre 153. Tu peux y aller, on t’attend déjà. »

Akira emprunta les escaliers pour se rendre dans cette dite chambre 153. Le couloir était très calme, à croire que toutes les chambres étaient vides. Il ouvrit la porte de la chambre doucement, pour ne pas effrayer les personnes qui pouvaient s’y trouver. A sa grande surprise, il n’y avait que deux personnes à l’intérieur : une petite fille en pleurs, recroquevillée sur elle-même et, pas très loin d’elle, une femme, blonde, mignonne. Serait-elle la fameuse Juunin dont on lui avait parlé ?

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MessageSujet: Re: Mission B : Enfance brisée (PV Kaede)   Mer 8 Nov - 13:24





Enfance brisée / Ft. Akira Matsuo






Sur des pas simples ne tiennent que de vagues empreintes. Un regard froid jette son existence du haut d’une falaise, le vide. La simplicité est-elle vide ? Et à quel point le vide est-t-il fait de choses complexes ? C’est la réflexion du jour. Peut-être un brin trop abstraite pour avoir une structure cohérente, il est vrai. Mais j’ai besoin de travailler un peu. Mes prunelles planchaient sur les quelques feuilles entassées, mon stylo plume émettant une calligraphie particulière. Fronçant les sourcils en levant doucement les yeux, une vague lampe éclairant ma table de bibliothèque, la lumière oscillant vaguement face à la poussière remuée des vieux manuscrits, suivi d’un battement de cil alors que je levais les yeux lentement.

L’homme semble d’âge moyen. Âge moyen pour un ninja, il est donc assez jeune. Vingt-cinq ans, peut-être. Enfin, environs les mêmes nuits que moi, peut-être un peu plus juvénile. Mon regard ciel transperçait ses yeux marron qui paraissent un brin vide. Posant ma plume en douceur sur mon bureau, je prenais lentement temps de me redresser. Emerger dans la réalité me permettait de voir qu’il était tard. Il fait nuit, et les lieux sont vides. Me redressant doucement, je comprenais qu’il devait être une heure incongru. La bibliothèque est pratiquement déserte et j’émerge sur un sentiment de solitude assez profond. J’avais d’abord ce sentiment oppressant. « Madame, nous avons fermé il y a une heure » ou quelque chose dans ce goût-là.

« Madame, je viens vous transmettre votre prochain ordre de mission. Vous y trouverez toutes les informations relatives à celle-ci. »  Visiblement, il n’en est rien. Epoussetant doucement mon chemisier crème, j’enfilais par-dessus un châle marron pâle teinté de gris, dessinant des mandalas relatifs à d’anciens sceaux, d’anciennes croyances, bercées d’illusions et de croyances divines aujourd’hui perdues dans le temps. L’avantage d’appartenir à un clan d’historiens, c’est cette capacité à faire vivre les époques révolues, aujourd’hui-même.

Attrapant le rouleau, je le dépliais en laissant mes yeux se nicher dessus, fronçant doucement les sourcils. L’histoire est triste… Cette petite fille a vu ses parents se faire assassiner sous ses yeux, du moins probablement, et refuse toute communication. La pauvre môme doit-être complètement traumatisée… Un léger pincement au cœur me traverse, alors que je recentre mes pensées.

« Bien. Je vous remercie. » Attrapant mes deux lames pour les nicher à ma taille et mon sac à main dans lequel je glissais mes écrits avant de reposer les manuscrits, je quittais les lieux en saluant la bibliothécaire qui somnolait plus ou moins, ayant probablement dû m’attendre pour fermer boutique. Qu’en sais-je ? Il me fallait faire une halte chez moi avant de partir. Pourquoi me direz-vous ? Songez un instant. Vais-je réellement aller aborder une enfant avec un bandeau frontal me rattachant aux forces armées et deux lames à la taille, alors que la violence vient de lui arracher ses parents ? Soyons raisonnables.

Sur le chemin je finissais de lire les détails de la mission. L’ordre précise que je serai accompagnée pour rechercher le tueur. Qu’à cela ne tienne. Je n’aime pas particulièrement cela, mais je ne remettrais pas en question cette décision. Peut-être vais-je devoir jouer un rôle de tutrice ? Quelque chose dans le goût ? Enfin, pénétrant en mon logis je me débarrassais de mes fidèles armes tout en glissant mon bandeau dans mon sac, le gardant au cas où. Quelques sucreries, une peluche et je repartais déjà vers l’hôpital.

J’arrivais sur les coups de minuit, pénétrant en les lieux pour découvrir la petite fille recroquevillée. Mes yeux demeuraient impassibles alors que mon cœur me parait terriblement lourd. J’ai l’impression qu’autour de moi le monde s’effondre, pourtant, j’ai toujours eu une enfance des plus simples et des plus heureuses, de manière générale. La réalité de la vie est une chose que j’ai assimilée tôt. La vie n’existe pas sans la mort, la mort n’existe pas sans la vie. La mort est un concept absurde qui y rends la vie encore plus. C’est un fait. Cette petite ne mérite pas ça. Ses yeux sont plein de cernes générés par la nervosité et les larmes, alors que ses cheveux semblent mal réagir au stress, ébouriffés, quelques mèches rudement abîmées. N’importe quelle personne n’ayant pas la moindre empathie dirait que ce n’est pas beau à voir.

Fermant doucement la porte derrière moi, je m’approchais d’un pas lent en posant mon sac plus loin dans la salle, me mettant à genoux devant la fillette en lui laissant le plus d’espace possible. C’est un comportement animal assez classique. La peur surpasse la raison, et la possibilité de s’échapper offre des moyens de se rassurer. C’est assez remarquable chez les personnes traumatisées, les claustrophobes ou les chats. Enfermez-les et tous deviendront fous. Laissez leur la porte ouverte avec de la lumière à l’extérieur, et ils se penseront dans un refuge.

« Bonjour ma douce. Je sais que ce n’est pas facile du tout pour toi, et que tu dois avoir peur… Mais je suis là. Je vais veiller sur toi toute la nuit, je te promets qu’il ne t’arrivera rien. »

Elle ne s’apaisait pas, c’était certain, mais je semblais avoir réussie à capter son attention. Je me forçais, tant que possible, et lui affichais un sourire forcé, alors que mon cœur me suppliait de m’isoler et de fondre en larmes. Courage, ma grande… Courage. Ce n’est pas toi qui es en détresse. Lui montrant mes mains doucement pour lui montrer qu’elle ne craignait rien, je tendais le bras pour attraper mon sac. Si une chose est certaine, c’est qu’à son âge, elle est plus attachée au présent qu’au passé. Les enfants détestent regarder derrière eux. Il n’y a qu’à voir. Si vous en avez un, lui demander ce qu’il a fait de sa journée à l’école le mettra dans une situation particulièrement inconfortable. Et la réaction typique de cette enfant, ça va être…

« Madame… Je veux voir ma Maman… Je veux voir mon Papa… Ils sont où ? »

Evidemment. Que d’autre, après tout ? Secouant la tête, navrée, je glissais cette peluche prise de chez moi, un vieux doudou qui me servait quand j’étais enfant, le cachant dans mon dos. Inutile de la brusquer plus qu’elle ne l’est déjà, il faut que j’arrive à détourner son attention si je veux l’apaiser un minimum et en profiter pour essayer d’avoir des informations.

« Ma chérie… Je… Je n’en sais rien. Tes parents ont eu un souci avec un monsieur, et ils sont partis avec lui pour régler ça ensemble… Tu as peut-être dû les voir assez en colère, mais je suis certaine qu’à l’heure qu’il est ils doivent s’être arrêtés sur la route pour se reposer et qu’ils se sentent bien. Mais regarde. Avant de partir, ils ont laissé ça pour toi. »

En restant à distance, le plus possible, je tendais la peluche, l’incompréhension dans les yeux de l’enfant se transformant en une lumière maladroite. Elle est en train de juger la confiance qu’elle peut me porter… Ne pas faire le moindre mouvement brusque ou inutile pour lui laisser le plus de marge d’analyse de la situation possible. C’est la clé. En la voyant maladroitement s’approcher pour prendre la peluche, je la voyais rompre cette distance entre nous deux. Elle a clairement besoin d’être réconfortée. Mais la peur créée d’énormes barrières… Tellement énormes qu’elle n’a pas l’air de remettre en doute mon histoire pour un sous.

« D’accord… Tu me diras quand ils seront rentrés ? »

« Bien sûr, je te le dirai, Nary. »

« Comment tu connais mon prénom ? »

« Je sais beaucoup de choses, tu sais. Tu peux me faire confiance, et me raconter tout ce que tu veux. »

« J’ai… Faim. »

Souriant vaguement, je fouillais dans mon sac pour sortir quelques friandises et les lui tendre.

« Tu vois. Ça, je le savais aussi. »

Le temps défilait et l’ambiance entre nous deux semblait se détendre. Après quelques minutes à errer dans l’hôpital nous avons même trouvé un jeu de société, assez adapté à son âge, et finalement endormies sur le lit.

L’aurore aux horreurs fit son apparition lorsque nous fûmes réveillées par une infirmière. L’émergence se montrant difficile, face à la dame qui rouspétait, j’acceptais de quitter la salle pour les examens au gré des larmes de l’enfant qui avait eu tant de difficultés à m’accorder sa confiance.

« Je reviens très vite, je t’ai promis qu’il ne t’arriverait rien cette nuit, il ne t’est rien arrivée, et je te promets à nouveau que dans… Dix petites minutes, je serai revenue. »

Le temps d’un café et le massacre était fait, à mon retour, je voyais l’enfant atterrée au sol, larmoyante et perdue, alors que l’infirmière déboussolée quittait la pièce. Evidemment. Que pouvait-il arriver d’autre qu’une idiote d’infirmière qui lui a à coup sûr demander si ses parents allaient lui rendre visite aujourd’hui ? Pénétrant dans la pièce en manquant de perdre l’équilibre, animée par la rage, je laissais un silence prendre place le temps de reprendre mes esprits avant de voir un jeune homme aux cheveux bleu pénétrer dans la pièce. Mon collègue ? Par pitié, faites qu’il est deux neurones de plus que cette infirmière… Lui offrant un signe du regard en gage de respect et de bonjour, avant de m’avancer vers la jeune fille et garder un peu de distance en posant un genou à terre.

« Eh… Petit ange… Ne laisse pas la vilaine dame te mettre dans des états pareils… Je suis revenue, comme promis. »

« Mais Papa et Maman, ils ne reviendront pas ! Tu le sais très bien si tu sais aussi bien les choses ! Tu as dit ça juste pour me rassurer hier soir ! »

Mon cœur se pinçait alors que la petite dans un élan de maladresse sautait dans mes bras, alors que je la soulevais doucement en jetant un regard assez triste et mélancolique à mon collègue.

« Laissez-moi quelques minutes pour apaiser la petite Nary qui a le cœur gros et je suis à vous. »

Repris-je en caressant le dos de l’enfant inconsolable, laissant quelques temps défiler en murmurant à peine à son oreille.

« Je suis là pour toi ma grande. Tu n’es pas seule, tu le sais ça ? Je suis là si tu as envie de parler, je suis là si tu as envie de jouer, je suis là si tu as envie de manger, de pleurer, de sortir, de te promener, de dormir, voyager… Je ne te laisse pas, d’accord ? »

En la berçant le plus doucement possible je luttais à rendre une stabilité émotionnelle à l’enfant en finissant par entendre les sanglots se taire, de même que les bruits de nez semblaient refouler les larmes alors qu’elle se frottait les yeux, tandis que je l’asseyais sur le lit pour essuyer ses larmes de crocodile du bout des doigts en lui souriant tendrement, accroupie à sa hauteur après lui avoir tendue un mouchoir.

« Je reviens, d’accord ? »

La voyant acquiescer, je me redressais en m’approchant du jeune homme après avoir repris mon sac, lui tendant la main pour me présenter.

« Kaede Junko. Enchantée de vous rencontrer. Allons discuter dehors, si cela ne vous dérange pas. Elle n’a clairement pas besoin d’entendre ce que nous avons à nous dire. »

Fis-je d’une voix assez basse, mes yeux assez troublés par l’émotion refoulée, paraissant vaguement froide, bien que le vide présent dans mon regard trahissait un fort self-control et une volonté de paraître la plus sérieuse possible alors que j’étais à deux doigts de craquer.



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MessageSujet: Re: Mission B : Enfance brisée (PV Kaede)   Mer 8 Nov - 20:10




L’arrivée dans la chambre de l’orpheline donna directement le ton de la mission. Même si Akira se doutait de l’ambiance générale qui imprégnerait l’atmosphère de ce couloir d’hôpital, il ne s’attendait tout de même pas à ça. Tout dans ce couloir et dans  cette chambre était triste. Même si une personne ne sachant pas ce qu’il s’était passé venait à débarquer dans la pièce, il aurait été submergé par une vague d’émotions négatives. Le Genin ne dérogea pas à la règle. Même s’il n’était pas passé maître dans l’art de l’empathie et de la démonstration d’émotions, il ne pouvait pas rester stoïque.

La petite fille était sur le sol, triste, apeurée. Evidemment qu’elle était triste. Comment d’autre pourrait réagir un être humain normalement constitué à la mort de ses parents ? Cette gamine avait probablement tout vu de ce qu’il s’était passé. Elle devait sûrement être en état de choc, terrassée par la peur. Elle reverrait sûrement cette scène en boucle pendant une bonne partie de sa vie et aurait probablement du mal à s’endormir pendant une bonne paire d’années. Une vie de fichue. Encore une pauvre âme en détresse.

L’autre jeune femme, qui semblait être le Juunin qui s’occuperait de la mission en collaboration avec Akira, avait aussi l’air emplie d’émotions. Ce qui frappa le Genin, c’est surtout la colère qui pouvait se lire sur son visage. Depuis combien de temps était-elle là ? A son entrée dans la chambre 153, la jeune femme salua Akira du regard. Il répondit par un hochement de tête solennel, ne sachant pas trop comment aborder la situation. Il ne fallait surtout pas faire ou dire de conneries devant la gosse. Ainsi décida-t-il de se faire le plus discret possible jusqu’à ce qu’il aurait reçu de plus amples informations sur les événements entourant le crime et sur la situation de la fillette.  Sa collègue brisa le silence de la salle, qui commençait à peser sur les épaules du ninja et à le rendre mal à l’aise.

« Eh… Petit ange… Ne laisse pas la vilaine dame te mettre dans des états pareils… Je suis revenue, comme promis. »

« Mais Papa et Maman, ils ne reviendront pas ! Tu le sais très bien si tu sais aussi bien les choses ! Tu as dit ça juste pour me rassurer hier soir ! »

Donc elle était là depuis la veille au soir ! Comment cela se faisait-il qu’il n’était mis sur le coup que seulement le lendemain, à 9 heure du matin ? Enfin soit, il devait bien y avoir une raison qu’il ignorait. A vrai dire, Akira s’en réjouissait. Au moins, il n’avait pas eu à la consoler toute la nuit. La Juunin avait même probablement commencé à se rapprocher de la jeune fille, ce qui leur permettrait peut-être de gagner du temps. Toujours dos à la porte, restant éloigné des deux autres, Akira attendait. Il se contentait d’observer et d’attendre une invitation quelconque de sa collègue.

Cette invitation ne se fit pas attendre éternellement. La jeune femme vint vers lui et lui demanda d’attendre pendant qu’elle consolait la petite Nary. Akira acquiesça de la tête avant de voir sa collègue se retourner, s’accroupir près de la jeune fille et lui chuchoter quelque chose d’inaudible à l’oreille. Pendant ce temps-là, Akira observa plus attentivement l’orpheline. Malgré son air abattu et déboussolé, sa peur et son inquiétude, elle ne semblait pas avoir de quelconques traces d’agression ou de lutte. Aucune ecchymose, aucune blessure apparente. C’était déjà un bon point, même si elle pouvait tout de même avoir des blessures non-visibles en apparence. Après avoir eu cette discussion mystérieuse, la ninja revint vers lui en lui tendant la main.

« Kaede Junko. Enchantée de vous rencontrer. Allons discuter dehors, si cela ne vous dérange pas. Elle n’a clairement pas besoin d’entendre ce que nous avons à nous dire. »

Akira lui serra la main en retour, mais préféra sortir de la pièce avant de lui répondre. La petite n’avait pas besoin d’être dérangée par des formalités entre les deux protagonistes. De surcroît, prendre l’air frais ne pouvait que faire du bien à tout le monde. Toutes ces émotions devaient sortir de l’espace confiné que représentait la chambre. Il pouvait enfin lui répondre, après avoir pris le temps de souffler un bon coup pour extérioriser sa colère et sa tristesse.

« Akira Matsuo. On m’a aussi confié cette mission, mais je suppose que vous savez déjà tout ça. On m’a seulement prévenu ce matin, désolé pour le retard. C’est un honneur pour moi que de vous aider dans cette mission ! Même si je ne suis qu’un Genin, je suis sûr que je pourrais vous être utile ! »


Même s’il n’était pas vide de toute empathie, il n’avait jamais réussi à réconforter quelqu’un sans lui sortir des phrases-bateaux, ne faisant généralement qu’aggraver la situation. Après tout, chacun ses points forts et ses faiblesses. S’il voulait un jour devenir chef d’équipe, il se devait d’apprendre à déceler les forces et faiblesses de chacun afin de pouvoir gérer un problème au mieux, en utilisant aussi bien ses moyens matériels que son personnel. Et là, Akira savait très bien que la liste de ses talents ne contenait nulle part la mention «psychologue».

« Je vais être franc avec vous, je ne suis pas très doué pour réconforter les gens. J’ai vu que vous vous débrouillez bien mieux que moi. Si ça ne vous dérange pas, je préfèrerai vous laisser faire cette partie. Vous avez déjà réussis à avoir des informations sur ce qu’il s’est passé ? »

Après avoir vu cette scène dans la chambre, la détermination d’Akira à rendre la justice à cette petite fille s’était vue décuplée. Il fallait absolument retrouver les coupables, coûte que coûte. Peut-être même que cela permettrait d’apaiser l’esprit de la fillette. Plus vite on retrouvera les coupables, plus vite on pourra s’occuper d’elle pour lui rendre le sourire. Il n’y avait pas de temps à perdre.

« Il faut qu’on retrouve ces criminels, pour Nary et pour éviter que d’autres enfants soient dans la même situation… » s'enthousiasma le ninja !

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MessageSujet: Re: Mission B : Enfance brisée (PV Kaede)   Lun 13 Nov - 11:25




Enfance brisée / Ft. Akira Matsuo







Je détaillais l’adolescent au gré des mots s’échappant de ses lèvres. La sincérité semble de mise alors que nos doigts s’effleuraient lentement pour une poignée de main assez ferme, brève. Peut-être un songe de virilité se trouvait en le geste, mais je n’y prêtais guère attention. Mon attention était partielle. Alors que nous quittions la pièce en le voyant souffler, je sentais renaître cette règle absurde « un ninja ne doit pas pleurer » pourtant, mes yeux brillaient et rougissaient vaguement à la situation. Le sang-froid, c’est un fait. Mais plus on le maîtrise, plus la chute est brutale. Comme pour tout.

Vide. C’est en l’instant ce que je ressens tout au fond de moi. Et comment ressentir quelque chose qui ne s’exprime pas ? Par le néant ? Alors que mon esprit semble faire un tour sur lui-même comme pour essayer de se remettre en marche, mon cœur lui semble brisé en milles éclats, comme celui d’une enfant à laquelle on aurait brisé le lien familial. J’ai conscience que l’empathie détruit, elle rend particulièrement sensible aux émotions des gens environnants, et j’ai un mal fou à me ressaisir rapidement. Laisser percevoir mes émotions me troublait, nuançant ainsi la reprise de l’adolescent. On l’a seulement prévenu ce matin ? Oui… Ça me parait assez cohérent. Pour une fois que le pouvoir militaire prends une structure intelligente pour les émotions de l’enfant. L’idée était probablement de ne pas surcharger la petite de nouveautés, de visages inconnus, alors qu’un gigantesque mur était en train de s’ériger dans son esprit.

« Enchantée, monsieur Matsuo. L’ordre a dû être donné ainsi dans une logique précise. Inutile, je le pense, de surcharger cette petite de nouveaux visages et de question. De plus, lui offrir une figure assez maternelle cette nuit semblait probablement le plus sage pour gagner sa confiance. Enfin, j’étais dehors tard, aussi, il n’a peut-être pas été jugé utile de vous réveiller pour cette partie de la mission. Ce n’est donc nullement votre faute. »

Ma voix était faible. Pas brisée, mais faible. Je parlais lentement en tâchant d’être concise, mais petit à petit, l’esprit militaire tendait à me ramener à la réalité et à redonner une structure certaine à mon propos et ma réflexion. Souriant maladroitement au jeune homme, je sortais une cigarette du paquet, dans mon sac, pour la glisser à mes lèvres, m’approchant d’une fenêtre pour l’allumer, tendant le paquet par politesse.

« Je ne sais pas si je suis bien douée pour réconforter non plus, je vous l’avoue. » Laissant s’installer un silence, le temps de tirer une taffe je reprenais. « Mais je ferai de mon mieux. Concernant la mission, je n’ai pas beaucoup plus d’informations que vous. L’incident aurait à vue d’œil eu lieu hier vers 21 heures, et Nary hospitalisée à 23 heures et 34 minutes. Il a pu se passer un nombre de choses incalculables entre temps. Concernant ce qu’il s’est passé, les parents ont tous deux été assassinés, assez sauvagement. Les marques sur les corps montrent qu’il y a eu débat. Je n’ai encore pu tirer aucune information de la petite, et je ne compte en aucun cas la brusquer. »

Laissant un temps pour le laisser réagir et fumer tranquillement, je clignais des yeux en l’écoutant s’enthousiasmer sur sa volonté. Oui. Il est vrai. Et il en est un bien noble objectif que de vouloir protéger les plus vulnérables.

« Je me permet de revenir sur vos mots, monsieur Matsuo. Vous n’êtes pas qu’un genin. Vous venez de me le prouver en l’instant, jeune homme. Du haut de votre jeune âge, vous êtes capable de comprendre la souffrance et la détresse de la perte de ses proches, de l’importance du bien-être d’un enfant. Ce n’est pas à vous d’être honoré de faire cette mission en ma compagnie, mais bien à moi. Vous êtes profondément humain, vous me le semblez, et je sais être en mesure de vous faire confiance pour couvrir mes arrières. Sachez qu’à cela, je ferai tout pour couvrir les vôtres au péril de ma vie. »

D’un délicat sourire qui laissait mes émotions naturelles reprendre le dessus, je finissais ma cigarette en la déposant dans une poubelle avant de refermer la fenêtre.

« Très bien. Plusieurs choix s’offrent à nous. Nous pouvons nous rendre sur les lieux du crime et enquêter directement. Nous pouvons aussi rester avec Nary pour l’apaiser et lui demander des informations. Il nous est enfin possible d’aller à la rencontre du voisinage. Les trois solutions se valent, je le pense. Si besoin nous pouvons nous séparer, mais je préfère vous laisser le libre choix de la direction que nous suivrons, maintenant que les voies sont définies. »




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MessageSujet: Re: Mission B : Enfance brisée (PV Kaede)   Lun 13 Nov - 17:54



Les émotions sont une chose très volatile. On pouvait être triste en se levant, être en colère en dinant et redevenir joyeux avant d’aller se coucher. Certaines émotions prennent cependant plus de temps que d’autres pour s’effacer, dépendant de la cause et des conséquences de celles-ci. Comme on le dit souvent, toutes les règles ont leurs exceptions. Mais Akira n’était pas une exception, du moins pas ce jour-là. Il était arrivé content dans cet hôpital, avait été submergé de tristesse et de colère en entrant dans la chambre de Nary et se sentait maintenant comme parcouru par un sentiment de vengeance. Même s’il n’arrivait pas à comprendre au fond de lui pourquoi il voulait faire payer ces criminels, il en avait profondément envie. C’était même plus qu’une envie, c’était un besoin. Les raisons de cela dépassait de loin le cadre professionnel.

Après avoir poliment refusé la cigarette que lui proposait Kaede, Akira prit connaissance que sa collègue n’était pas non plus à l’aise pour réconforter la gamine. La jeune femme lui donna ensuite toutes les informations en sa possession au marionnettiste. La récolte n’avait pas été des plus fructueuses, comme on pouvait si bien l’imaginer. La gamine était sûrement en état de choc, ne pouvant donc pas réfléchir consciencieusement à tous les détails pouvant être utiles aux ninjas. Il fallait trouver d’autres pistes. Il en était de leur responsabilités. S’ils n’arrivaient à rien, ces bandits seraient libres à tout jamais, pouvant ainsi réitérer leurs actes odieux. Œil pour œil, dent pour dent. Ils devaient payer pour leur crime. Payer devant la justice !

Akira sembla avoir fait bonne figure à sa collègue. On ne peut pas dire que cela lui arrivait souvent. Akira était rarement pris au sérieux à cause de ses pitreries. Mais l’heure n’était pas aux blagues. Kaede semblait prête à lui faire confiance. Elle parlait même de mettre sa vie en danger pour lui. La mission était-elle si dangereuse que ça ? Comment de simples criminels arriveraient-ils à mettre en danger le binôme sunajin ? Dans tous les cas, Akira ne pouvait rêver mieux. Il se sentait utile et important pour cette mission, pour son village. La tristesse avait donc maintenant complètement été remplacée par l’enthousiasme. Mais venait l’heure des responsabilités. Par où devraient-ils commencer ? Kaede laisse le choix au Genin pour la suite des opérations. Si ceci devait être un test, Akira comptait le réussir haut la main. Trois options s’offraient ainsi à lui. Prenant quelques secondes pour réfléchir, il observait ainsi le ciel à travers de la fenêtre du couloir. Les nuages avançaient rapidement, comme s'ils fuyaient quelque chose. Le soleil, quant à lui, était toujours présent, irradiant Suna de sa chaleur.

« Comme vous l’avez-vous-même souligné, la petite n’a pas besoin d’être surchargée. J’irais donc jeter un œil à la scène de crime, et si cela ne mène à rien, j’en profiterai pour faire un tour du quartier à la recherche d’informations. Vous pouvez m’accompagner si vous le désirez, mais dans tous les cas, je pense que la petite a besoin de protection. Il faut éviter qu’ils viennent finir le travail. On peut demander à quelqu’un de surveiller le couloir, si vous ne restez pas. »

Parmi les trois solutions tactiques qui étaient offertes à Akira, seulement deux lui semblaient valables. Cependant, le voisinage serait toujours présent dans quelques heures. On ne pouvait en dire autant de la scène de crime. Les corps allaient sûrement bientôt être déplacés. Quelques crétins pouvaient même passer par là, ruinant ainsi les éventuels détails se cachant sur place.

« Si vous le permettez, je vais prendre l’avance. Je n’ai pas envie que quelqu’un nettoie tout et gâche notre seule chance de retrouver les coupables. J’y vais au plus vite ! Vous savez où me trouver. »

Akira se dépêchait de rejoindre la maison de Nary. Quelques touristes morbides se trouvait aux alentours, voulant absolument savoir ce qu’il se passait. C’est donc avec politesse que le ninja leur demanda de quitter les lieux. La maison était là, devant lui, imposante, silencieuse. Tout dans les environs semblait froid et meurtrier. Akira resta un moment devant la porte de l’édifice, décourageant ainsi tous les curieux qui se rapprochaient discrètement malgré la demande du marionnettiste.

Une rapide analyse de l’extérieur de la bâtisse fût le second réflexe d’Akira. La porte avait l’air d’avoir été défoncée, une vitre avait été brisée. Au vu des morceaux de verre jonchant le sol de la rue, la fenêtre avait été brisée depuis l’intérieur. Certainement une trace de lutte. L’heure était donc venue de passer le seuil de ce qui restait de la porte.

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MessageSujet: Re: Mission B : Enfance brisée (PV Kaede)   Hier à 10:33

Enfance brisée / Ft. Akira Matsuo







Vif. C’est ainsi que la scène paraissait à mes yeux. Un terne silence s’installait entre nous deux durant sa réflexion avant qu’il n’explique la direction qu’il souhaitait effectuer. Rester ici avec Nary me convient très bien. Cette petite a besoin qu’on s’occupe d’e- enfin. Elle a besoin qu’on s’occupe bien d’elle. Le départ quasi-immédiat du jeune homme me surprenait vaguement alors que je reprenais une fois celui-ci de dos.

« Très bien, rendez-vous à 18h30 dans le hall de l’hôpital. Nous débrieferons et verrons ce que nous avons. Ah ! Essayez de trouver son doudou, s’il vous plait ! » Repris-je d’une voix assez vive pour qu’il m’entende distinctement, alors que je le regardais partir, des espoirs plein les yeux. Ce petit jeune m’inspire. Il me montre que quoi qu’il arrive la relève est déjà en train de s’assurer et que je peux me donner à fond. Pour l’heure, ma mission, tant effective que personnelle m’indiquait de retourner auprès de la petite. Mes bottines claquaient doucement au sol alors que je faisais demi-tour, le minois de la jeune fille planté dans un livre de notes que j’avais maladroitement fait tomber de mon sac, assise sur son lit. Amusée, je m’asseyais doucement à ses côtés pour jeter un œil aux notes rédigées.

« ‘Comment définir le bonheur ? Une stimulation neurologique sécrétant une sensation de plaisir ? Etrangement, je trouve cela insuffisant. La science explique tout. Et à la fois elle n’explique rien. Si tout à une direction et qu’il faut mettre une direction sur tout, plus rien n’a de sens. La droite est à droite. La gauche est à gauche. Le haut est en haut, le bas est en bas. Est-ce là une vérité absolue ? Je veux dire. Si on met sa tête à l’envers, est-ce toujours vrai ? La science le prévoit aussi. Les exceptions et les réciprocités. Mais tout ne s’explique pas, j’en suis assez persuadée. Pour une raison simple et évidente. Le mystère stimule les émotions et permet de laisser survivre un sentiment d’égarement, qui créée en soit une liberté. Alors le bonheur, est-ce que ce n’est pas simplement ne pas comprendre ? Si seulement c’était plus simple. Le monde serait une vaste utopie depuis des lustres. Inculte, mais une utopie.’ Je comprends pas trop ce que ça veut dire… Mais tu écris comme Maman ! »

« E-eh ? »

Rougissant à la comparaison, je me sentais perdre mes moyens. Pourquoi me comparait-elle soudainement à sa Maman ? Avait-elle besoin de combler le manque affectif ? Si rapidement ? C’est… Absurde. En réalité c’est logique. Je suis simplement particulièrement troublée. Et elle ne se rend pas encore compte de ce qu’elle commence à faire porter sur mes épaules.

« J’espère qu’elle écrit bien alors, c’est pas super gentil sinon ! »

« Oui elle écrit bien ! Elle est professeur de lettres à l’école ! »

Professeure de lettres ? Me redressant pour aller inspecter rapidement les informations générales au pied du lit de la jeune fille, je fronçais doucement les sourcils en observant le nom de famille, coupé à court dans ma réflexion.

« Ca parle de trucs cochons dans ton livre ! »

Clignant des yeux je la regardais, mes rougeurs se développant brutalement. Merde ! Qu’est-ce que ça fiche dans mes notes ? La littérature érotique a certes un caractère intéressant, romantique, et… Mystérieux… Oh bordel. C’est tellement gênant. M’approchant en secouant maladroitement les mains comme pour spécifier un « c’est pas ce que tu crois ! »

« Je te dénoncerai pas ! Si… Tu me laisses lire ! »

Argh ! Mais ! Comment un enfant de cet âge peut être aussi fourbe ! Je ne peux absolument pas lui refuser, ses parents viennent de décéder, plus elle s’extériorisera, mieux ça sera, si j’exerce une figure parentale stricte elle va refouler et replonger dans la tristesse. Il faut que je détourne son attention… Vite…

« E-euh, Nary, ma chérie ! Et si on passait la journée toutes les deux ? Je peux demander à ce que tu sortes de l’hôpital aujourd’hui, les infirmières m’écouteront. On ira manger quelque part, dans un parc, et faire un tour quelque part ! Je… Tiens, ça tombe parfaitement bien ! Je veux adopter des chats, c’est prévu depuis un petit moment et je comptais m’en occuper dans les jours à venir. Ça pourrait être chouette non ? Je suis certaine que ça te feras plaisir ! Tu pourras m’aider à choisir leurs noms si tu veux ! »

Le sourire sur l’enfant voulait tout dire. Le tour était joué. Reprenant donc mes affaires, appelant une infirmière, je quittais les lieux, mes doigts entrelacés à ceux de l’enfant. Je savais quel lieu éviter précisément. Fort heureusement, ce n’était nullement sur le trajet proposé. La journée s’acheminait tout d’abord sur quelques pâtisseries, un jus de fruit pour elle, un café pour moi. Cette nuit avait été plus qu’étrange et mon corps le ressentais. Une certaine lourdeur musculaire m’handicapait, chose qui a vite tendance à créer une frustration certaine.

Le temps de se détendre légèrement et je me recentrais sur les expressions de la jeune fille. Son corps semblait perdre de sa raideur, au fur et à mesure du temps que nous passions ensemble. Elle se détendait, c’était assez certain. Et tant mieux. La satisfaction de voir ces sourires renaître, peu à peu, générait un bonheur que je peinais à qualifier tant il me semblait important. Je me sentais… Vivante.

L’arrivée au refuge animalier était une forme d’apothéose. Nary m’a révélé qu’elle n’avait jamais eu d’animaux parce que ses parents étaient contre, et qu’elle était « trop contente d’être là » les suites de tout cela, je les voyais venir. L’adoption de petits chats ont en moi généré un déclic. Il faut… Que je me renseigne sur ce que je peux faire à ce propos avant de lui en parler à elle. Est-ce possible ? Est-ce possible que je sois réellement l’avenir de cet enfant ?

« Je veux celui-là ! Il est trop mignon ! »

J’étais déboussolée alors que mon regard se plongeait maladroitement sur le chaton, mes pensées m’emmenant çà-et-là tandis que par automatisme je m’accroupissais pour tendre la main à l’animal qui venait déposée ses odeurs sur moi en se frottant contre la dite main, puis mes jambes. Le saisissant en douceur pour observer son entrejambe, grimaçant vaguement. Un mâle… Je n’ai jamais eu de bonnes connexions avec les mâles. Tant chez les humains que chez les chats ou les chiens d’ailleurs. Haussant les épaules je caressais doucement le sommet du crâne de l’animal avant de le reposer doucement au sol pour me redresser.

« D’accord. Tu as une idée du nom que tu veux lui donner ? »

« Non… Je ne sais pas… Et toi ? »

Regardant avec insistance la petite boule de poil grise tigrée noire aux yeux gris, qui nous tournait autour, je reprenais avec un léger sourire dessiné aux lèvres.

« Ayano ? Ça signifie beauté sauvage. »

« D’accord ! A toi d’en choisir un ! »

« Ma chérie, les animaux ne sont pas des jouets. Ce n’est pas à moi de choisir, mais à lui, ou elle. »

« Comment ça ? »

« Ce n’est pas parce que les chats ne sont pas en mesure de parler qu’ils ne ressentent rien. Eux aussi peuvent être heureux, tristes, aimer ou ne pas aimer quelqu’un. Il ne faut pas brider leurs émotions pour en faire des objets de plaisir, ça serait de l’esclavage. »

« Je crois que je comprends… Comment on fait alors ? »

« Nous restons patientes. Et nous attendons.  »

La voyant acquiescer je souriais alors que le petit Ayano semblait lui rester proche de nous. Peu de temps après, c’est une mémère plus âgée qui venait vers moi, au poil tricolore. Elle devait avoir à vue d’œil deux, trois ans. Bien loin du petit chaton de trois mois qui a fait briller les yeux de Nary. Caressant doucement le poil de l’animal, doux, je la voyais se soulever pour se frotter à ma main, en claire recherche d’affection. Souriant doucement en lui gratouillant le museau et le crâne, je le sentais à son regard. C’est elle. Kiara, d’après la vendeuse. Une femelle qui a été retrouvée dans la rue, avec ses deux chatons, le reste de la portée partie. Aujourd’hui, l’un des deux a déjà été adopté, la mère castrée et la deuxième petite rouquine toujours à l’adoption. Après la rencontre de cette seconde, c’est ainsi que mon choix se faisait et que nous repartions, cages sous les bras jusqu’à mon appartement pour accueillir nos nouveaux logeant, Ayano, le seul mâle, partait immédiatement en exploration, tandis que Kiara restait un peu plus proche de nous et nous suivait d’une pièce à l’autre. Quant à la plus jeune, âgée d’à peine un peu plus de deux mois, que j’ai baptisé Maria, elle, semblait chercher ses espaces après avoir passée quelques minutes cachée. C’est d’ailleurs celle qui a le plus miaulé sur le trajet.

Les heures passaient, nous avons mangé, puis joué. Impossible de dissimuler plus longtemps mes armes, discutées du monde ninja. En apprenant de plus en plus sur les parents de la jeune fille, je finissais par comprendre plus précisément les causes de cet assassinat. Famille modeste endettée, mère droguée, un assassinat survenant quelques mois après la libération de la prison… Tout est assez clair. Un réseau s’est forcément installé quelques part. Vers dix-huit heures, nous repartions vers l’hôpital pour mon rendez-vous. Nary, déçue, me harcelais pour que je leur demande de me laisser sortir cette nuit pour venir dormir chez moi. Si elle avait idée de ce que je lui réservais…

Après une vive discussion avec les infirmières, j’en obtins l’absence de parents proches de la jeune fille, et l’autorisation m’en eut été donnée : à la fin de cette mission, j’aurai quelques jours de battements à voir comment ça se déroule entre Nary et moi, mais il y a de fortes chances que je puisse l’adopter. Dix-huit heures trente, je regagnais le hall après avoir fumé une cigarette à l’extérieur pour attendre mon acolyte.



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MessageSujet: Re: Mission B : Enfance brisée (PV Kaede)   Hier à 12:53




L’heure était venue de pénétrer sur les lieux du crime. Avant de pénétrer dans la maison, il lui fallait prendre une grande inspiration. Ce qui se trouvait à l’intérieur ne devait pas être très beau à voir. Au vu de l’aspect extérieur de la maison, un véritable carnage avait dû avoir lieu. Et dire que la fillette avait été témoin de toute la scène. Mieux valait se préparer à ce qui pouvait se trouver entre ces 4 murs.

Akira ne s’était pas trompé. Il n’avait jamais rien vu de tel. Un vrai bain de sang. Même si la scène de crime n’était objectivement pas la pire, le Genin la voyait comme telle. Le sang était partout. Les murs en étaient recouverts, le sol ressemblait à une mare et même le plafond était éclaboussé. Les deux macchabés étaient là, sur le sol. Outre tout le sang sur eux, ils avaient l’air froid et extrêmement blanc. Le marionnettiste avait déjà vu des cadavres au cours de sa courte vie, mais la vue de cadavres lui faisait toujours le même effet.

Après avoir fait une courte pause dans la pièce dans la chambre de la petite, où il trouve le fameux doudou de la petite, Akira revint dans la pièce principale afin d’inspecter les cadavres de plus près. Les blessures subies par les parents de Nary pourraient sûrement lui en apprendre plus. Le père avait dû être abattu en premier. Il arrivait reçu un coup fatal, précis et puissant à la tête. Son crâne avait maintenant une forme bizarre et semblait brisé. La mère, quant à elle, avait probablement eu la possibilité de se débattre. Elle avait de nombreuses coupures sur les bras et le visage et deux entailles profondes au niveau du torse, dont une avait dû toucher le cœur ou une artère. Toute la pièce avait été saccagée. Était-ce un cambriolage ? Akira ne pouvait pas imaginer qu’un tel massacre avait eu lieu juste pour dépouiller ces pauvres gens.

Le ninja sortit de la maison. Il en avait déjà vu assez. Pas besoin de rester plus longtemps dans ce cauchemar. La seule piste qu’il avait réussi à trouver, c’est celle d’un cambriolage qui avait mal tournée. Mais appart ça, rien. Aucun indice sur qui avait bien put faire ça et où il avait bien put aller. Il ne savait même pas s’il y avait un seul ou plusieurs criminels. Akira commençait à douter de lui. Kaede n’étant pas venue enquêter directement sur les lieux, il avait la seule responsabilité de cette tâche. Il n’avait rien trouvé en inspectant la maison et les corps. Il ne pouvait pas rentrer bredouille et donner son maigre compte-rendu à sa collègue. Il n’avait pas d’autre choix que de passer à la deuxième phase de son enquête : le voisinage. Mais avant de se mettre au travail, un petit passage par la maison se fit ressentir. Son estomac ne comptait pas le laisser travailler tranquillement s’il n’ingérait pas quelconque nourriture.

La maison de Nary était située dans une petite rue assez étroite. Il ne devait pas y avoir beaucoup de passage en temps normal, peut être qu’un voisin avait vu quelque chose ce soir-là. Enfin, il l’espérait ! La dernière d’en apprendre plus se situait dans les maisons voisines. Il fallait faire le tour. Il commença par la maison d’en face, qui, comme il pouvait s’y attendre, était vide. Les choses auraient été bien trop faciles sinon ! Heureusement, la maison d’à côté n’était pas vide et le propriétaire ouvra la porte.

« Bonjour Monsieur. Je viens enquêter sur le crime qui s’est produit hier chez vos voisins. Est-ce que vous auriez vu quelque chose d’étrange hier soir ? Je dois retrouver ces fumiers. »

« Bonjour. Entrez s’il vous plait. Je n’ai pas vu grand-chose, mais je pourrais peut-être vous aider. »

La pêche aux informations allait-elle se révéler fructueuse ? Il n’y avait qu’un seul moyen de le découvrir, entrer dans la maison. Il ne pouvait dans tous les cas pas revenir les mains vides. C’est donc avec prudence que le shinobi entra dans la maison. Même si l’individu lui inspirait confiance, il se devait de rester sur ses gardes, juste au cas où.

Le propriétaire invita Akira à s’installer dans le fauteuil familial et demanda au ninja s’il souhaitait du thé. Un thé, ça ne se refusait jamais. Quitte à interroger cette personne, autant profiter d’un bon thé chaud. Pourquoi se priver après tout ? L’homme revint donc avec une tasse de thé à la main. Les présentations faites, l’interrogatoire pouvait commencer. Mais Akira allait vite désenchanter.

En effet, l’homme aimait parler. En fait, parler devait être son passe-temps. Était-ce parce qu’il ne devait jamais recevoir quelqu’un chez lui ou juste car il aimait raconter sa vie au premier venu ? Nul ne saurait le dire. C’est ainsi qu’Akira apprit tout sur cet homme. Il était vitrier de profession, avait deux magnifiques enfants qui allaient probablement le suivre dans son savoir-faire et sa femme était partie deux ans auparavant. En même temps, Akira avait déjà envie de partir après une heure. Il ne devait de surcroît pas trainer. Sa collègue lui avait donnée rendez-vous à 18h30 pour faire le point sur la mission.

*Je comprends pourquoi sa femme est partie. Qui aurait-envie de rester ici ad vitam aeternam ? *


Ce n’est qu’avec peine et stratégie que le ninja réussit enfin à rentrer dans le vif du sujet : le crime. Il en était presque arrivé à oublier la raison de sa présence, mais l’image de Nary apeurée et endolorie par la tristesse était là pour le lui rappeler. Comme l’homme l’avait signalé en ouvrant la porte, il n’avait pas vu grand-chose. A vrai dire, il n’avait même rien vu du tout de ce qu’il s’était passé la veille. Akira venait donc de perdre du temps précieux à écouter cet énergumène lui raconter sa vie.

Ne voulant pas abandonner, il posa toutes sortes de questions sur les habitudes de la famille. C’est ainsi qu’il réussit à finir par apprendre quelques chose utiles à sa mission. Apparemment, le couple croulait sous les dettes à cause de la mère. Malgré sa bonne réputation, celle-ci était une junkie et « cherchait toujours quelque chose à sniffer », selon le voisin. Akira ne connaissait pas grand-chose aux différents réseaux criminels à Suna. Cependant, la situation semblait évidente. Ayant de fortes dettes envers certains criminels, ceux-ci avaient sûrement dû venir chercher leur argent. Tout le monde connaissait la fin de l’histoire.

L’homme avait tellement parlé et offert de thé à Akira que celui-ci n’avait pas vu le temps passer. Il venait d’être 17h30. C’est donc avec politesse mais avec hâte que le ninja prit congé de son hôte. Passer une après-midi avec cet homme relevait de l’exploit. L’heure était donc venue de se diriger vers l’hôpital. Il disposait d’une petite heure pour s’y rendre. Ça ne servait donc à rien de se presser. Le ninja était curieux de savoir ce qu’avait fait Kaede. Avait-elle réussit à obtenir plus d’info que lui ?

En arrivant dans le hall de l’hôpital, Akira eut la surprise de voir que sa collègue était déjà là. Enfin quelqu’un de ponctuel ! La Shinobi devait l’attendre depuis un petit moment. Il ne devait donc pas perdre plus de temps et aller droit au but. Pendant qu’ils étaient là à récolter les informations, les criminels continuaient leur petite existence tranquille loin de toute forme de justice.

« Kaede ! Je reviens tout juste des lieux du … de la maison de Nary. » se reprit Akira, sans trop savoir où était la petite.

« L’intérieur de la maison n’a rien donné grand-chose, mais un voisin m’en a appris plus sur une certaine addiction à la drogue de la mère. A mon avis, on devrait aller faire un tour vers les réseaux criminels de la ville. Bien que je n’aie aucune idée de part où on pourrait commencer. »

Akira se sentait fier d’avoir réussis la mission que lui avait confiée sa collègue et supérieure hiérarchique. Même s’il n’avait pas encore retrouvé les coupables, il tenait quelque chose. L’heure était sûrement venue à la traque et la capture des coupables, domaine de prédilection d’Akira. Finalement, il avait peut-être bien fait d’apporter sa marionnette avec lui.

« Ah ! J’oubliais. J’ai le doudou de la petite… »

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