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 En route pour une nouvelle aventure

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Yumi Esuki
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Yumi Esuki
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MessageSujet: En route pour une nouvelle aventure   En route pour une nouvelle aventure EmptySam 18 Jan - 19:36

Cela faisait déjà quelques semaines que j'avais été promue Chuunin, que j'avais reçu mon diplôme d'Iroujutsu, et que des tas d'événements plus incroyables les uns que les autres avaient heurté notre beau pays. Mais en cette douce soirée du début de l'été, Ryukù-sama avait convoqué sur la Grande Place du village tous les habitants de Kiri, et plus particulièrement les shinobis. Mes parents étaient déjà partis depuis quelques minutes lorsque je franchis le seuil de ma demeure. Je me dirigeai alors vers celle d'Azzuki : nous avions prévu d'y aller ensemble. Mon partenaire avait désormais acquis des responsabilités en étant un membre à part entière de son clan et en découvrant son affinité pour le Raiton. Cela n'avait pas pour autant dégradé notre amitié, qui restait solide comme le roc. Quant à Sachi, nous n'avions plus guère de nouvelles depuis quelques temps... Elle s'obstinait à se dire qu'elle n'était pas faite pour être ninja, ne supportant vraiment pas son échec à l'examen. Mais je gardais confiance : elle se rendrait bien compte à un moment donné qu'il était stupide de faire un drame pour si peu, et que c'était de ses défaites qu'elle apprendrait le plus. Après avoir récupéré Azzuki, nous nous demandâmes ce que notre sensei pouvait bien vouloir dire à son peuple... En tout cas, il avait été très absent dernièrement et c'était loin d'être de bon augure : peut-être avait-il pris tout ce temps pour préparer le discours qu'il allait nous faire ce soir, et donc que celui-ci était de la plus haute importance... une déclaration de guerre ? Nous le découvririons bien assez tôt.

Nous arrivâmes sur la place, qui était déjà noire de monde. Il me serait impossible de reconnaître qui que ce soit dans une telle assemblée. Nous prîmes donc place comme tout le monde, nous tenant debout, dans la position la plus inconfortable qui soit. La plèbe était si excitée qu'il nous arrivait d'être bousculés par les mouvements de masse. Quelques minutes passèrent avant que notre Mizukage ne fasse son apparition sur son balcon. Il exigea le silence, ce qui lui fut accordé très rapidement. Son autorité et son port du chapeau de Kage – qu'il se répugnait pourtant à arborer en temps normal – indiquaient à quel point la situation était gravissime. Il commença alors son discours d'une voix habile et assurée : comme j'avais pu l'imaginer, il l'avait soigné et préparé.


- Chers habitants de Kiri, à l'est de nous se trouve un continent. Ce matin, un messager de cette terre est venu à ma rencontre. Là-bas, deux armées s'affrontent, l'empire de la lune écarlate et la confédération de Zexen. Ces derniers sont venus demander notre aide car l'empire a décidé d'entrer en guerre contre le monde shinobi. Allons nous les laisser nous attaquer sur nos propres terres avec une armée aussi géante que dangereuse !? Je ne pense pas. Certains d'entre vous ont déjà eu certaines informations. Si certains sont volontaires, regroupez vous au port dès demain. Je vous laisse la soirée et la nuit pour y réfléchir. Dès l'aube, nous ferons une rapide réunion afin de vous donner plus de renseignements. Cependant, des carnets d'informations ont étés faits pour les moins impatients et seront distribués dans quelques instants. Que la force soit vôtre, Shinobis de Kiri !

Les réactions furent très variées, allant de la plus sincère acclamation au sifflement le plus désapprobateur, tout en passant par des applaudissements chaleureux. La mienne fut toute autre : j'étais très étonnée d'apprendre qu'un continent se trouvait à l'est du nôtre. Cela ne figurait pourtant dans aucun livre... Serait-ce une faille du savoir que de penser être omniscient alors que c'est loin d'être le cas ? Probablement. Malgré cette interrogation philosophique, j'étais très enjouée à l'idée d'être l'une des premiers shinobis à fouler le pas de cette mystérieuse terre : même si j'étais très attachée à mes racines, je rêvais également de découvrir le monde et de résoudre ses mystères. Mais, tout bien réfléchi, le contexte de ce déplacement de masse gâchait toute la magie de l'exploration. Une guerre se préparait, et ce n'était jamais le genre de choses dont on pouvait se réjouir. Le sang des innocents allait couler à flots, le bruit sévère du fer se croisant avec un de ses semblables allait rendre sourds un bon nombre de soldats, et les femmes allaient pleurer la disparition de leur mari et de leur fils. Ce phénomène se répétait encore et encore, et personne ne pouvait y échapper, qu'il vienne d'un continent neuf ou vieux. L'idée de contribuer à tout cela me dégoutta plus qu'autre chose, mais je ne pouvais en vouloir à personne : les enjeux étaient trop importants pour que Kiri ne participe pas à ce conflit. Si l'empire de la Lune écarlate venait à remporter la victoire, ils ne s'arrêteraient pas là, comme l'avait si bien expliqué Ryukù-sama. Je me devais de venir en secours à la Confédération afin de protéger les miens, sur un plus long terme. Étant bien conscients que ce voyage ne serait pas de tout repos, nous avions tout de même accepté d'y participer, Azzuki et moi.

Le lendemain, à l'aube, nous nous retrouvâmes à la réunion d'informations. Contrairement à ce que j'avais pensé, peu de Kirijins s'étaient sentis concernés par cet événement. Mais j'étais heureuse de constater que mes deux senseis seraient de la partie. Le mystérieux Yukimura était lui aussi présent et son intrigante présence me glaça une fois de plus les sangs. Ce périple serait peut-être également une occasion d'en apprendre davantage sur lui. Réunis dans une petite salle en sous-sol de la Tour du Kage, ce dernier nous expliqua les modalités de la mission : une fois arrivés sur le Vieux continent, il attendait de nous de recruter un maximum de civils, afin de participer à cette guerre. Plus nous réunirions de personnes, plus nous aurions de chance d'être victorieux face à l'empire, et donc de protéger notre continent par la même occasion. Après divers questions théoriques sur les contrées sur lesquelles nous nous aventurerions dans quelques jours, nous sortîmes du bâtiment, puis, après avoir adressé un dernier au revoir à nos proches, nous quittâmes le village. La délégation spéciale dans laquelle nous voyagions progressa jusqu'à Saraba, un village portuaire de la côte est de Mizu no Kuni. Là, nous embarquâmes rapidement dans un très gros bâtiment. Nous restâmes à quai jusqu'en début d'après-midi, sans doute pour attendre le reste des passagers. Lorsque d'autres délégations commencèrent à pointer le bout de leur nez, je réalisai que tous les villages ninjas avaient répondu présents à l'appel. Une fois qu'ils eurent tous embarqués, nous levâmes l'encre et étendîmes les voiles, en quête de nouveaux horizons.

La traversée fut relativement longue : au moins trois lunes avaient défilé devant nous. Le premier jour, les shinobis de chaque village étaient restés ensemble, sans se mélanger. Leur timidité s'envola le jour d'après, où tous commencèrent à discuter les uns avec les autres. Je fus agréablement surprise de découvrir que de nombreuses personnes que j'avais rencontrées à l'examen chuunin étaient présentes, comme Ayato, Hanako et Soufuku. Je ne manquai pas d'aller discuter de temps à autres avec eux, sans oublier de demander des nouvelles d'Haato. Je me demandais si elle avait elle aussi rêvé de Haaro, après avoir reçu sa bague. Faisant partie de son clan, elle serait peut-être même plus sensible que moi à cette technique héréditaire. Un soir, je pris Azzuki en aparté pour lui toucher quelques mots.


- Écoute... Etant données les circonstances, je trouve qu'il serait plus judicieux que l'on se sépare, une fois arrivés. Si nous restions en groupe, nous recruterions assurément moins de civils. Il faut avant tout penser à maximiser les troupes de la Confédération. Même si cela pouvait être une expérience enrichissante que de voyager ensemble, il en serait mieux autrement.

C'était quelqu'un d'intelligent, alors je n'insistai pas plus pour me faire entendre. Et mes paroles étaient sincères : c'était réellement à contrecœur que j'avais décidé une telle chose... Passer du temps avec Azzuki m'aurait été très agréable, surtout depuis ce qui m'est arrivée récemment... J'aurais bien besoin de quelqu'un à mes côtés, pour me sentir en sécurité. Mais il était nécessaire de nous séparer pour les intérêts de la mission.

Le lendemain, nous parvînmes enfin sur ce fameux Vieux Continent. Depuis les mers, il n'avait rien de bien différent. Et pourtant, je ressentais bien que quelque chose avait changé, mais je ne saurais dire quoi. A priori, notre point de départ était une ville, et la taille de celle-ci était vraiment démesurée ! Je me demandai si toutes les villes du continent étaient aussi magistrales, ou si celle-ci était unique en son genre. Lorsque nous posâmes enfin le pied sur terre, la foule nous acclama, nous accueillit comme des héros, des sauveurs. Bien que cela me flattait, je ne comprenais pas bien en quoi nous pouvions être des individus hors du commun : n'avaient-ils pas eux aussi un village ninja ? Le contraire expliquerait un tel accueil. Une femme en armure s'approcha de nous. Affichant un air grave, elle déclara :


- Bienvenue à vous, shinobis de l'autre continent. Je me présente, je suis Chris Lightfellow, Général en chef de l'armée de la confédération de Zexen. Je vous remercie d'avoir répondu à notre demande. Comme vous êtes sûrement au courant, l'empire de la lune écarlate basé dans les pays unis de Toran a rallié tous les pays de ce continent, mais nombreux sont ceux qui n'embrassent pas sa cause. Je vous ai donc fait venir ici pour lever une armée en recrutant ces gens pendant que vous parcourez ce continent. Vous aurez trente jours avant que le dernier bateau ne parte du port pour vous ramener sur votre continent… et avant que l'empire de la lune écarlate ne lance son attaque sur nous, les résistants. Nous vous enverrons alors un compte rendu de la guerre dès que celle-ci aura pris fin. Pour vous aider dans votre recrutement, la confédération de Zexen vous offre à chacun un domaine qui vous permettra d'y accueillir et rassembler vos futures recrues. Je vous souhaite donc bonne chance pour cette mission et encore merci de nous prêter main forte.

Nous avions donc précisément trente jours pour réunir un maximum de troupes. C'était court, mais je me devais de faire mon maximum. J'espérais que ma culture, mon éducation et ma rhétorique seraient des armes suffisantes pour convaincre le peuple de se rallier à notre cause. Avant que la femme ne s'en aille, je tâchai de récupérer ma carte sur laquelle était également indiquée la localisation de mon domaine. Pour offrir un espace d'accueil individuel, la Confédération devait avoir investi gros : nous étions leur dernier espoir. Me dire cela ne fit que m'ajouter plus encore de pression sur les épaules, et celle-ci fut au moins doublée lorsque je m'attardai à contempler les visages désolés et suppliants de la population locale. Au fur et à mesure du temps, les shinobis partaient, tous dans des directions opposées. Quant à moi, je restais plantée là, sans savoir par où ni par quoi commencer. Au bout de quelques instants, je me retrouvai seule, la foule s'étant elle aussi éparpillée. Je jetai un coup d’œil à la carte qu'on m'avait confiée afin de me repérer et éventuellement pour établir un itinéraire. Je remarquai que ce continent était particulièrement grand : je n'aurais sans doute jamais le temps de le parcourir entièrement en un mois. Je devais donc choisir mes destinations, et ne pas vagabonder dans tel ou tel pays au hasard. Aussi complète soit-elle, cette carte ne me donnait pas les renseignements que je désirais. Un guide n'aurait pas été de trop dans cette situation... Réalisant que je n'étais pas là pour faire du tourisme, je pris l'initiative d'avancer dans une rue de cette grande ville, annotée sur la carte comme étant la capitale de la Confédération. Vinay del Zexay. Quel curieux nom. Me demandant comment cela se prononçait, je progressai dans les rues sans vraiment savoir où je me rendais. Habituée à connaître parfaitement mes repères, je ne faisais pas attention. Mais je n'étais plus à Kiri, et j'allais vite m'en rendre compte... J'aperçus alors un petit canal qu'il était possible de traverser par un pont de pierres. Bien que les enjeux de ma mission étaient trop importants pour perdre du temps, je décidai de flâner un peu. A genoux, près de l'eau stagnante, je me mis en tête d'en geler une partie pour me changer les idées. Telle une enfant s'amusant avec le sable, je posai mes doigts sur l'eau et commençai à y malaxer mon chakra, faisant apparaître une fine couche de glace. Mais je fus interrompue par le cri vif d'une voix aiguë.

- Arrêtez, mademoiselle !

Intriguée, je me retournai et découvris un jeune garçon à peu près de mon âge. Se tenant sur le pont de pierres, il portait des épaulières en fer et une sorte de tunique d'une couleur orangée. Ses vêtements et sa voix princière m'indiquaient qu'il ne s'agissait pas d'un garçon du petit peuple. J'étais convaincue qu'il était particulier.

- Voyons, ne gaspillez pas votre chakra pour de tels enfantillages... commença-t-il. Saviez-vous qu'ici, vos recharges d'énergie ne se renouvellent pas naturellement comme chez vous ? Une fois utilisé, il est perdu jusqu'à ce que vous retourniez d'où vous venez. C'est du moins ce que m'a conté mon précepteur.

Comment avait-on pu omettre de nous prévenir d'un détail aussi important ? Bienheureuse d'être tombée sur ce jeune homme de confiance, je n'oubliai pas de le remercier.

- Merci beaucoup. Sans vous, j'aurais commis un acte irréparable... Mon nom est Yumi Esuki, du village de Kiri. Comme vous pouvez vous en douter, je suis ici pour recruter des civils afin de venir en aide à la Confédération de Zexen.

- Ne me remerciez pas. dit-il en souriant. Je suis au courant. Mon nom est Louis Keeferson, fils du Seigneur Keeferson et d'Eleanor de Nor, et apprenti stratège aux comptes de la Confédération. En voilà de drôles de manières de «recruter» ! Mais je vous comprends, ne vous en faites pas.

En plus d'être particulièrement sympathique, ce garçon avait une profession intéressante : stratège... Nous continuâmes à discuter pendant encore un bon moment. Il me fit un petit cours de géographie, m'en apprenant plus sur chaque pays de ce continent. Si Nor était une ville plutôt bourgeoise, le village d'Iksay, au nord-est d'ici, était plus tourné vers l'agriculture. Il m'expliqua aussi que Camaro était la nation des cavaliers libres, que Nameless était une royauté possédant une armée très puissante, que Grassland était un grand pays dont les habitants vivaient en symbiose avec la nature, et encore plein d'autres détails sur Harmonia, Tinto, Dunan, Toran et Kanakan. Ensuite il me parla de la puissance de l'Empire de la Lune écarlate et des raisons pour lesquelles la Confédération le craignait. Enfin, il aborda un sujet qui m'intéressa encore plus que tous les autres : les runes. Il s'agissait en quelque sorte d'une alternative au chakra utilisée par les habitants du continent pour utiliser des jutsus. Certains experts prétendraient même qu'il s'agirait de «chakra fossilisé». Certains seraient même capables de fusionner définitivement avec des runes pour acquérir des pouvoir spéciaux... Cette terre regorgeait décidément de mystères ! Moi qui cherchais un guide touristique, j'en avais trouvé un ! Traîner en ville n'était donc pas un si mauvais stratagème pour initier mon périple.

Malgré toutes ces curiosités à visiter et ces reliques à découvrir, je me persuadai de ne pas oublier mon objectif principal : recruter. C'est alors qu'une idée me vint à l'esprit : pourquoi ne recruterais-je pas mon nouvel ami ? Un stratège serait un bon pilier dans mon armée, même un apprenti, et encore plus quelqu'un d'aussi aimable et gentil que Louis. Je décidai alors de lui présenter ma requête.


- Le Vieux Continent m'a l'air d'être tout bonnement passionnant. Cependant, je ne suis malheureusement pas ici pour tout cela... Mais vous, qui connaissez si bien ces terres, et qui êtes si attentionné, ne seriez-vous pas intéressé par vous joindre à moi ? Rejoignez donc mon armée personnelle, l'ami : d'après ce que j'ai lu, les plus grandes conquêtes reposaient toujours sur des bases solides, telle que l'amitié. Or, j'estime que nous sommes devenus amis dès le moment où vous avez fait le premier pas pour m'empêcher de gaspiller mon chakra. Vous seriez la première personne à rejoindre mon domaine, ce qui serait un réel atout pour un stratège : vous pourriez orienter tactiquement chaque personne que je recruterais et ainsi donc d'ores et déjà préparer la bataille. Vous m'avez prouvé que vous étiez quelqu'un d'aimable qui prend du temps pour aider autrui, montrez-moi à présent que vous êtes prêt à contribuer à la défense de votre nation.

Fière d'avoir parlé aussi sagement, j'esquissai un sourire en attendant sa réponse.


Dernière édition par Yumi Esuki le Sam 22 Fév - 17:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle aventure   En route pour une nouvelle aventure EmptyDim 19 Jan - 11:00

La jeune femme lui demanda alors.

- Le Vieux Continent m'a l'air d'être tout bonnement passionnant. Cependant, je ne suis malheureusement pas ici pour tout cela... Mais vous, qui connaissez si bien ces terres, et qui êtes si attentionné, ne seriez-vous pas intéressé par vous joindre à moi ? Rejoignez donc mon armée personnelle, l'ami : d'après ce que j'ai lu, les plus grandes conquêtes reposaient toujours sur des bases solides, telle que l'amitié. Or, j'estime que nous sommes devenus amis dès le moment où vous avez fait le premier pas pour m'empêcher de gaspiller mon chakra. Vous seriez la première personne à rejoindre mon domaine, ce qui serait un réel atout pour un stratège : vous pourriez orienter tactiquement chaque personne que je recruterais et ainsi donc d'ores et déjà préparer la bataille. Vous m'avez prouvé que vous étiez quelqu'un d'aimable qui prend du temps pour aider autrui, montrez-moi à présent que vous êtes prêt à contribuer à la défense de votre nation.

La sagesse était une qualité que Louis appréciait particulièrement.

- C'est effectivement, une bien belle offre. Même si je contribue déjà à la défense de ma nation, il est vrai que je ne suis pas à une place importante. Dame Yumi permettez moi de dire tous cela à mon supérieur et je prendrais directement place dans votre domaine.

Louis Keeferson:
 
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Yumi Esuki
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle aventure   En route pour une nouvelle aventure EmptySam 25 Jan - 14:38

- C'est effectivement, une bien belle offre. me répondit-il. Même si je contribue déjà à la défense de ma nation, il est vrai que je ne suis pas à une place importante. Dame Yumi permettez moi de dire tout cela à mon supérieur et je prendrai directement place dans votre domaine.

Heureuse d'apprendre qu'il était d'accord pour me rejoindre, je lui indiquai la position de mon domaine en lui montrant ma carte avant de le laisser se diriger vers le château de la ville. Mon bataillon comptait déjà deux membres, moi comprise. En prenant également en considération le fait que mes amis cherchaient en ce moment même de bons représentants pour notre armée commune et qu'ils penseraient sans doute à recruter des bras durs capables de combattre, je me résolus à penser que les plus faibles physiquement avaient eux aussi un rôle à jouer. La plume et la rixe verbale pouvaient parfois être bien plus intéressants que les armes et les jutsus. Cette première rencontre avec les habitants du vieux continent suffit à me convaincre que j'avais tout mon temps : ce n'était pas tous les jours que l'on visitait la capitale de la Confédération, l'une des plus grandes villes de ce continent inconnu. Je décidai donc de prendre mon temps. Après tout, flâner dans les rues n'avait pas été une si mauvaise idée...

Je marchai donc au bord des canaux de la cité, me laissant guider par la brise et par le paisible écoulement de l'eau. J'avais rarement ressenti une telle sensation de bien-être : il me semblait inconcevable que cet endroit si calme pouvait être en proie à une guerre de grande envergure. Les cris des marchands et les autres signes d'activités me ramenèrent rapidement à la réalité. La seule présence humaine suffisait à engranger des conflits, de toute manière... J'arrivai devant un immense bâtiment, autant en hauteur qu'en largeur. Il était décoré par des vitraux de différentes couleurs et au niveau du sol, des arcades en pierre blanche polie formaient une sorte de préau où s'abritaient quelques personnes. La plupart d'entre elles semblait être des gens bien pensants, habillée de somptueuses tenues dont je n'avais pas vu la couleur au port, tout à l'heure. Si certains profitaient seulement de l'ombre procurée par cet abri, d'autres faisaient des va-et-viens en portant des livres. Je compris alors qu'il s'agissait d'un couloir extérieur. Intriguée, je choisis d'entrer. Arrivée près de la porte principale faite d'un bois sombre et solide, lire l'enseigne «bibliothèque» aviva encore davantage ma soif de connaissances. Un endroit pareil était parfait pour rencontrer la catégorie de personnes que je visais, à savoir des gens intelligents, amicaux et dignes de confiance. De plus, je me sentais déjà nostalgique de mes petites habitudes matinales : j'imaginais déjà tout le savoir que pouvaient bien renfermer les livres d'un monde nouveau.

A peine rentrée, je me dirigeai immédiatement vers les majestueuses bibliothèques de la grande salle d'accueil, comme si je baignais déjà dans mon élément. Là, je passai en revue les quelques grandes catégories indiquées par de petites affiches collées aux meubles. Je n'eus besoin de beaucoup de temps pour décider de me plonger au cœur de la rangée «Fonctionnement des runes et du chakra» – non pas parce que les contes pour enfants et la géopolitique ne m'intéressaient pas, mais plutôt car ces étranges pierres étaient la chose la plus intrigante qui soit ici. Je choisis les  livres intitulés Runes et chakra : Différences et origines et La magie des runes expliquée en détails. Leur titre évocateur me conforta d'ores et déjà dans mon choix, d'autant plus que l'écrivain était le même pour les deux : il s'agissait d'une certain Joker demeurant à Caleria. Louis m'avait déjà appris que cette ville était la capitale de Harmonia, le pays des runistes. Tôt ou tard, j'aimerais bien m'y rendre. Mais j'avais encore le temps pour cela. Je m'installai confortablement dans un fauteuil placé dans un coin de la pièce afin de pouvoir feuilleter les ouvrages de Joker. J'y découvris une foule d'informations intéressantes, comme sur le processus de fossilisation du chakra, exclusif aux terres du vieux continent grâce à certaines substances chimiques présentes dans le sol. J'en appris aussi un peu plus sur la manière de les assimiler, de les maîtriser. Même si l'enseignement était indispensable pour cela, certains pensaient que des personnes avaient un talent singulier en matière de runes, qu'ils étaient nés pour les manier. Ceci expliquait pourquoi Harmonia restait l'état où les runistes étaient talentueux de génération en génération.

Alors que j'allais entamer un nouveau chapitre, deux voix féminines me tirèrent de ma lecture. En jetant un œil aux intéressées, je pris la décision, dans un élan de curiosité, d'écouter leur conversation. Celle-ci était apparemment musclée, chacune d'entre elles lançant des pics à l'autre. L'une avait un accès typé, un vocabulaire assez riche et des vêtements de toute beauté. L'autre était plus banale, que ce soit dans sa façon d'être ou dans ses habits. Elle portait de petites lunettes, ce qui m'aiguilla sur le genre de personne qu'elle pouvait être. Bien différentes, ces deux jeunes filles avaient au moins un point commun : leur âge. Elles semblaient toutes les deux avoir la douzaine.


- Voyez dont cela : une petite peste du bas peuple qui ose critiquer ma prestance. dit la plus sophistiquée, avec dédain et hauteur.

L'autre fit la moue, semblant avoir été touchée en plein cœur, comme un cavalier subitement désarçonné. Je décidai alors d'intervenir, posant mon livre en prenant soin de mémoriser le numéro de ma page. Je m'approchai d'elles puis pris la parole.


- Jeunes filles, vous devriez arrêter de vous crêper le chignon. A quoi bon lutter l'une contre l'autre quand on peut marcher main dans la main ? Vous pourriez être amies.

Offusquée, la petite princesse en robe dorée rétorqua :

- Ne vous mêlez pas de ce qui ne vous regarde pas, dame. Vous feriez mieux de retourner d'où vous venez : personne n'a besoin de vous ici. Nos élites peuvent très bien s'occuper des indésirables, nous n'avons aucunement besoin de nouveaux envahisseurs. De toute façon, votre incapacité à utiliser votre énergie magique en ces lieux vous rend aussi inoffensifs que des nouveaux-nés.

J'estimai que cette petite bourgeoise en avait un peu trop dit et qu'elle méritait amplement d'être remise à sa place. Affichant un large sourire pour lui montrer que je n'étais pas du genre à me laisser marcher sur les pieds, je repris.

- Pourtant, à notre arrivée, j'ai vu des gens implorant notre aide par la pitié. Ils avaient l'air tout ce qu'il y a de plus sincère, ce qui est suffisant pour pouvoir conclure que votre personne n'est pas aussi bien informée sur sa nation qu'elle veut bien le laisser paraître. Aussi, vous avez beaucoup d'audace à tant mépriser quelqu'un qui porte des armes : je n'ai pas besoin de mon chakra pour m'en servir. dis-je en gardant ma mine enjouée.

Puis je fis tomber «accidentellement» un kunai sur la moquette de la bibliothèque. Laissant ma poche d'armes ouverte, je m'abaissai pour le ramasser. Ainsi, elle avait un visuel sur tout mon attirail de ninja. Je rangeai ensuite mon arme en m'excusant de ma maladresse, toujours sans afficher une once d'agressivité. L'air à la fois apeuré et révolté, elle me traita d'effrontée, me dis que je le regretterais tôt ou tard, puis pris ses jambes à son cou. Après cela, je me retournai vers l'autre fille.


- Tu ne devrais pas te laisser faire, tu sais. Ces gens-là n'hésitent pas à faire preuve de méchanceté gratuite, souvent basée sur des arguments infondés. Pour la rassurer, j'entrepris de me présenter. Mon nom est Yumi Esuki. Je suis une kunoichi du monde shinobi venue ici pour recruter des volontaires afin de défendre la Confédération de Zexen. Cette guerre nous implique directement car l'Empire pourrait très bien nous attaquer par soif de conquête, une fois Vinay del Zexay soumise.

Elle n'était guère plus enthousiasmée, scrutant avec frayeur ma poche d'armes encore ouverte.

- Ne t'en fais pas, je ne te ferai aucun mal. D'ailleurs, je n'aurais pas non plus touché à un seul cheveu de l'autre énergumène. C'était juste du bluff pour qu'elle arrête de t'embêter... Je ne soutiens pas l'utilisation de la violence physique, loin de là, même si cela peut s'avérer parfois nécessaire.

Cette fois-ci, j'avais obtenu ne serait-ce que partiellement la confiance de la fillette. A son tour, elle se présenta.

- Enchantée, mademoiselle. Mon nom est Ernie. Merci beaucoup de m'avoir aidé face à Alanis... Ça fait un bon moment qu'elle n'arrêtait pas de m'embêter ! Mais si vous êtes là pour recruter, que faites-vous dans un endroit pareil ?

Je ne pus m'empêcher d'esquisser un sourire devant une telle clairvoyance. Cette jeune Ernie était un rat de bibliothèque lucide, un peu comme moi en somme. Je confirmai sa demande.

- Dans une armée, chacun a sa place, son rôle, du plus armé et valeureux des soldats à la jeune fille la plus intelligente et maligne. J'étais exactement comme toi, étant plus jeune : fascinée par les livres. A présent, j'en suis là. Une kunoichi menant une quête épique pour protéger les siens. Si tout cela s'est passé pour moi, pourquoi pas pour toi ? La vie nous offre une multitude de possibilités, il suffit juste de ne pas rater certaines opportunités. Alors, ça te plairait de faire partie de cette aventure ? Si tu devenais une héroïne, ton nom serait sans doute écrit dans beaucoup de livres, et il serait gravé dans la mémoire commune. Tu pourrais bien finir par en écrire un toi-même, qui sait ? Dans tous les cas, je serais honorée de te compter parmi les miens.

J'attendais patiemment sa réponse. Je voyais dans les yeux de cette petite fille une envie de se rendre utile. Si je ne m'étais pas trompée, son avis devrait être favorable.
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle aventure   En route pour une nouvelle aventure EmptyLun 27 Jan - 16:12

- Dans une armée, chacun a sa place, son rôle, du plus armé et valeureux des soldats à la jeune fille la plus intelligente et maligne. J'étais exactement comme toi, étant plus jeune : fascinée par les livres. A présent, j'en suis là. Une kunoichi menant une quête épique pour protéger les siens. Si tout cela s'est passé pour moi, pourquoi pas pour toi ? La vie nous offre une multitude de possibilités, il suffit juste de ne pas rater certaines opportunités. Alors, ça te plairait de faire partie de cette aventure ? Si tu devenais une héroïne, ton nom serait sans doute écrit dans beaucoup de livres, et il serait gravé dans la mémoire commune. Tu pourrais bien finir par en écrire un toi-même, qui sait ? Dans tous les cas, je serais honorée de te compter parmi les miens.

La jeune Ernie, réfléchie rapidement à la question, tout en se remémorant les dires de la kunoichi de l'autre continent.

- Si comme vous le dites, que toutes personnes peut être utile au seins d'une armée alors c'est avec plaisir que je vous aiderez, mais comment ? Enfin si jamais vous avez besoin de moi n'hésitez pas je serais installer dans votre domaine d'ici la fin de journée.

Ernie:
 
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle aventure   En route pour une nouvelle aventure EmptySam 1 Fév - 16:33

- Si comme vous le dites, toute personne peut être utile au sein d'une armée, alors c'est avec plaisir que je vous aiderai, mais comment ? reprit-elle. Enfin si jamais vous avez besoin de moi n'hésitez pas : je serai installée dans votre domaine d'ici la fin de journée.

Et une personne de plus dans la poche ! La jeune Ernie ne voyait pas réellement quel rôle je pouvais lui attribuer dans un corps d'armée. Avant qu'elle ne quitte les lieux, je lui expliquai qu'il existait une multitude de rôles à exercer autour de l'armée en elle-même, et que les tâches dont ils avaient la responsabilité étaient indispensables pour le bon fonctionnement de la troupe. Ainsi rassurée sur son utilité, elle s'en alla. Cette petite m'avait redonné du baume au cœur. Jetant un coup d’œil à mon gousset, je réalisai que la journée était passée plus vite que je n'avais pu l'imaginer. Je devais à présent chercher une auberge, souper, puis me coucher tôt afin d'être en forme demain. N'ayant pas fini ma lecture, je passai au guichet de la bibliothécaire afin d'emprunter l'ouvrage. Dans tous les cas, j'allais repasser ici au plus tard dans un mois.

Je sortis donc du bâtiment, puis marchai dans les rues à la recherche d'une chambre pour la nuit. C'est en revenant sur mes pas, en allant vers le port, que je trouvai mon bonheur. «Au Repos du Chevalier». Drôle de nom ! J'en passai la porte, quittant les rues où la foule animée par la nuit tombée chantait, dansait, ou se baladait tout simplement. A l'intérieur, le parquet et les poutres en bois donnaient un caractère ancien à cette architecture, surenchéri par la décoration rustre et par l'épaisseur des murs. La salle commune qui était assez vaste comptait une demi-douzaine de tables en noyer et était déjà bien remplie pour cette heure-ci. Sur ma gauche, au fond de la pièce, un comptoir servant de bar donnait sur la cuisine d'où s'échappaient les alléchantes odeurs du plat du jour. Tout juste sur ma droite, près de l'entrée, se trouvait un escalier à demi-tournant avec paliers. Il menait sans doute aux chambres. A mon arrivée, personne ne prêta attention à moi, les clients étant trop occupés à s'enivrer – d'alcool fort comme des formes généreuses des serveuses – ou à jouer aux dés. Je m'avançai jusqu'au bar pour quérir l'aubergiste, auquel je demandai une chambre quelques instants plus tard. Lorsque je sortis un de mes bons pour la nuit, il afficha une mine dépitée, ce qui était tout à fait compréhensible : la Confédération allait sans doute rembourser tous ces frais lorsque la guerre prendrait fin ; or, leur victoire était loin d'être assurée. Accepter ce ticket représentait un risque financier pour ce commerçant, et je regrettais de le confronter à une telle situation. Mais, ayant reçu des ordres, il finit par le saisir et par le mettre de côté avant de me donner la clé de la chambre numéro 7.

Après m'être restaurée seule, je ne me fis pas prier pour monter dans ma chambre : cette situation me mettait un peu mal à l'aise, et la plupart des clients de l'auberge avaient deux à trois fois mon âge. Je n'eus pourtant pas d'inquiétude quant à ma sécurité en fermant mon verrou. Un paysan en difficulté n'oserait sans doute pas s'en prendre à un shinobi confirmé, encore plus lorsque ce dernier vouait une cause lui étant favorable. En m'emmitouflant dans mes couvertures, je réfléchis à mon bataillon, et à ce que je comptais en faire. J'avais déjà recruté deux membres : Louis, un stratège, et Ernie, une jeune fille dont j'ignorais encore les talents. Nous avions tous les trois un point commun, notre jeune âge. Je pourrais en faire une caractéristique de recrutement, mais cela réduirait trop ma portée et mon intérêt au sein de l'armée générale. Je devais intégrer des gens ayant foi en les shinobis et voulant défendre leur propre continent à tout prix. Mais, réflexion faite, je me rendis compte que ce n'était qu'une guerre de plus, qui allait engendrer sang et larmes à profusion. Les personnes que je choisissais pour m'accompagner allaient être les acteurs directs de ce bain de sang. Cela m'attristait grandement, mais je n'avais guère le choix : que faire d'autre face aux légions de l'Empire ? Si elles ne s'arrêtaient pas, les populations seraient à la merci de leur terreur, y compris celles du continent shinobi. Avant d'aspirer à la paix que je chérissais tant, nous devions tous faire des sacrifices. Si je devais donner un nom à mon bataillon personnelle, cela serait sans doute «Les Larmes de la Paix» (Heiwa Namida). Je m'endormis sur cette idée...

Le lendemain matin, gonflée à blocs, je m'habillai, descendis au rez-de-chaussée, puis pris mon petit-déjeuner. Une fois ma commande passée, je m'amusai à scruter les faits et gestes de chaque client, à présent qu'ils étaient plus calmes et plus sobres. La clientèle du jour, et en particulier celle du petit matin, devait être bien différente de celle du soir. En effet, cette fois-ci, je remarquai plusieurs adolescents discutant entre eux avec honnêteté et fraîcheur, ainsi qu'une table où des personnes plus âgées parlaient avec l'accent hautain de la bourgeoisie, à la manière de la jeune Alanis, qui était présente hier à la bibliothèque. L'image qu'elle avait donnée de sa catégorie sociale m'amena à me méfier de ces individus : ils ne partageaient pas tous les idées de la Confédération et étaient sceptiques quant à notre intervention. Quoi qu'il en soit, je ne vis personne qui se démarquait particulièrement de la normale. Même si je n'avais pas l'habitude de recruter, j'étais convaincue qu'il était plus sage de s'adresser à la population de manière individuelle. C'était un bon moyen de discerner la franchise des personnes concernées et leur véritable caractère.

Bien repue de mon repas plutôt riche pour entamer la journée, une envie qui m'était particulièrement rare émergea alors en moi : le désir de faire les boutiques ! Ce n'était d'habitude pas un réel plaisir pour moi, mais j'aimais beaucoup y passer du temps avec ma mère, lorsque j'étais plus jeune. Je me laissai guider par mon instinct et sortis pour chercher les commerces notoires de la cité. Encore une fois près du port – à croire que toute l'activité dynamique de la ville se concentrait près de ce dernier –, je trouvai un grand édifice marqué d'un panneau d'affichage «Entrepôt commercial». Curieuse de découvrir les produits exotiques du Vieux Continent, je me précipitai à l'intérieur. Il s'agissait en réalité d'un grand marché à toit ouvert où se vendaient des produits du plus banal au plus inhabituel. La proximité avec le port s'expliquait maintenant avec évidence : les pêcheurs n'avaient ainsi pas beaucoup de chemin à parcourir pour livrer des poissons frais aux poissonniers de l'entrepôt. Le lieu était bondé de monde se croisant et se recroisant au tournant des différents étalages. La variété des marchandises avait une nette influence sur la diversité des consommateurs : s'il était commun de voir une femme au foyer dans de tels endroits, il était beaucoup plus rare d'y apercevoir des chevaliers. Ce n'était apparemment pas le cas sur ce continent, où toute la population se mélangeait avec une joie de vivre sans égal.

Je m'arrêtai au stand d'une herboriste, qui vantait les bienfaits de ses fournitures en les scandant haut et fort. Je me laissai tenter par une curieuse plante bleue, qui disposait a priori de propriétés médicinales. La vendeuse m'expliqua qu'une fois broyée avec un mortier et légèrement dissolue dans de l'eau, elle pouvait soigner la plupart des plaies cutanées. Je succombai à la tentation en achetant ce produit qui pouvait servir d'alternative à mon chakra. Je n'eus cependant d'autre choix que de prendre le mortier qui l'accompagnait : la jeune femme avait fait preuve d'une bonne stratégie commerciale, mais je le pris davantage avec le sourire qu'avec indignation. J'étais honorée de pouvoir faire tourner l'économie locale, en compensation à mes nuits à l'auberge que je ne payais pas. Enjouée de mes dernières acquisitions que j'avais rangées dans mon sac, un homme attira mon attention. Il portait une tunique en cuir noire, un assortiment d'accessoires aux couleurs sombres et un cache-œil lui-même dissimulé derrière sa chevelure brune. Il mesurait dans les cent quatre-vingts centimètres et son visage marqué par le temps lui donnait la quarantaine d'années. Il portait une longue épée dont le manche lui aussi en cuir noir dépassait de son fourreau. Marchant tranquillement dans une allée adjacente, il s'arrêta soudainement pour ramasser quelque chose parterre. Un homme un peu plus trapu que lui qui portait un masque jaune recouvrant la partie inférieure de son visage passa prestement derrière lui, dégaina l'épée de l'homme qui avait piqué ma curiosité et détala aussi rapidement que possible après s'en être emparé.

Témoin de la scène, je décidai de venir en aide à cet homme qui avait été abusé. Agissant à la hâte, je me hissai sur le stand d'un vendeur de métaux afin d'accéder plus rapidement à l'autre voie, sans pour autant perdre de vue le malfaiteur. Sautant du haut de la table que je venais d'escalader, je m'engageai alors dans une course poursuite. Le voleur au masque jaune tenait un bon rythme, même avec le poids lourd de l'épée qu'il venait de dérober et qu'il portait à présent dans son propre fourreau, sur son dos. Ne s'étant pas encore rendu compte que je lui courais après, je décidai de le prendre de court en lui jetant un shuriken dans le dos. Par un pur hasard, des marchands transportant une plaque en bois passèrent juste derrière lui, le protégeant de mon attaque. Averti par le bruit rond et prompt de l'acier se plantant dans le bois, l'intéressé se retourna et me découvrit rapidement, toujours à sa poursuite. Il fit de nouveau volte-face en pressant encore davantage le pas. Ma carrure et ma formation de kunoichi me permirent de le rattraper à vue d’œil, malheureusement le criminel était rusé : il renversa à sa suite l'étalage de fruits d'un colporteur, ce qui, quelques secondes plus tard, me freina sérieusement. Alors que je venais de perdre le visuel avec lui, je me résolus à faire quelque chose que je regretterais sans doute quelques instants plus tard : utiliser mon chakra. Je me servis de ce dernier pour prendre un raccourci, marchant sur le mur d'enceinte de l'entrepôt, à la verticale. Une fois mon retard rattrapé, je me dépêchai de remettre les pieds sur terre. J'avais senti mon énergie se brûler et, comme anticipé, je me disais déjà avec amertume qu'il avait été stupide d'agir ainsi. Mais cela le serait encore plus si je ne parvenais pas à arrêter ce voyou. Je mis donc les bouchées doubles, motivée. Après quelques secondes de sprint, je parvins à sa portée. Enfin, presque... Il ne me manquait plus qu'à peine trois mètres pour lui placer un coup à bout portant... deux... un... Et l'improbable se produisit. Le malfrat sortit un couteau de sa ceinture et le laissa tomber volontairement. Ce dernier portait des inscriptions resplendissantes d'un bleu électrique qui, une fois la dague plantée dans le sol, s'illuminèrent violemment. A cet instant, une énergie surnaturelle s'en dégagea, m'arrêta net dans ma course et me fit voltiger deux mètres plus loin.


«Une rune...» pensai-je, éberluée.

C'était la première que je voyais de toute ma vie, et son effet était redoutable. L'onde de choc avait renversé mon sac, éparpillant au sol ma plante médicinale et mon mortier. Soucieuse, je les ramassai et les rangeai, mais à l'instant où je saisis le pilon du mortier, une idée me vint en tête. Je relevai les yeux, voyant le vide-gousset s'éloigner peu à peu, à une allure plus calme, plus assurée. J'inspirai un bon coup, repensai brièvement aux enseignements de ma sœur à propos du lancer d'armes, et me relevai. D'un geste ample et gracieux, je jetai mon pilon en direction du brigand. Voltigeant à une vitesse phénoménale dans une trajectoire rectiligne, mon arme improvisée heurta la nuque de ma cible. A en croire par son cri de douleur, j'avais vraiment fait mouche. Je me hâtai de le rejoindre : maintenant qu'il était étalé au sol, il ne risquait plus de m'échapper. Je dégainai l'épée volée et la posai au sol, hors d'atteinte du hors-la-loi. Quelques instants plus tard, l'homme aux cheveux noirs à qui j'avais rendu service arriva, accompagné de deux gardes de la ville en armure.


- Merci beaucoup, fille de l'autre monde. Sans vous, j'aurais perdu mon épée à jamais. Je vous suis entièrement redevable. Mon nom est Geddoe.

Laissant la garde s'occuper du criminel, je me redressai et m'approchai du fameux Geddoe.

- C'est tout naturel, voyons. Ayant remarqué ce méfait, j'ai réagi au quart de tour. A quoi pourrait bien servir le fait d'être un ninja si on ne vient pas en aide à autrui ? Je suis prête à tout pour soutenir le peuple. Et vous, cher Geddoe ? Jusqu'où m'êtes-vous redevable ? Seriez-vous prêt à rejoindre mon armée et combattre en portant les couleurs de la Confédération ? Agir de la sorte permettrait de préserver votre nation, votre patrimoine, vos amis, votre famille. dis-je enfin avec gravité. Un homme de votre trempe qui manie de surcroît l'épée peut être d'un grand secours.

Lui rendant sa précieuse arme, j'espérais avoir visé juste.
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle aventure   En route pour une nouvelle aventure EmptyDim 2 Fév - 1:25

- C'est tout naturel, voyons. Ayant remarqué ce méfait, j'ai réagi au quart de tour. A quoi pourrait bien servir le fait d'être un ninja si on ne vient pas en aide à autrui ? Je suis prête à tout pour soutenir le peuple. Et vous, cher Geddoe ? Jusqu'où m'êtes-vous redevable ? Seriez-vous prêt à rejoindre mon armée et combattre en portant les couleurs de la Confédération ? Agir de la sorte permettrait de préserver votre nation, votre patrimoine, vos amis, votre famille. dis-je enfin avec gravité. Un homme de votre trempe qui manie de surcroît l'épée peut être d'un grand secours.

Geddoe esquissa un grand sourire à la jeune kunoichi

- Comme quoi les grand esprit se rencontre, je ne me suis pas présenté dans les règles, je suis Geddoe Commandant des rebelles de la lune écarlate. Vous dites vouloir les combattre, alors je ne peux que vous rejoindre dans se cas. En guise de remerciement je vous prête ma force et celle de mes hommes pour votre armée.


Geddoe:
 
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle aventure   En route pour une nouvelle aventure EmptyMer 5 Fév - 22:28

- Comme quoi les grands esprits se rencontrent. Je ne me suis pas présenté dans les règles, je suis Geddoe, Commandant des rebelles de la lune écarlate. Vous dites vouloir les combattre, alors je ne peux que vous rejoindre dans ce cas. En guise de remerciement, je vous prête ma force et celle de mes hommes pour votre armée.

Bingo ! Non seulement j'avais recruté le premier homme armé de mon bataillon, mais en plus de cela il était accompagné de sa propre troupe d'hommes. Un véritable coup de maître. Je communiquai la position de mon domaine à mon nouvel allié avant de le laisser s'en aller. Je décidai ensuite de passer le restant de la journée à l'entrepôt, où j'achetai des produits en tous genres, comme des décorations typiques du continent ou un mélange de baies séchées uniques à ces terres. Une fois mes emplettes terminées, j'empruntai le chemin vers l'auberge, plutôt satisfaite. Je comptais y stocker tous mes achats jusqu'à mon retour ici, dans 29 jours, en espérant que les propriétaires soient assez honnêtes pour les garder précieusement sans être tentés par la convoitise. Après tout, le risque de vol de bibelots «attrapent-touristes» n'était pas bien grand.

Le crépuscule commençait déjà à s'emparer des dernières lueurs du soleil alors que je marchais dans la rue. Mon estomac criait déjà famine, et j'espérais rentrer pour le premier service ! Curieusement, le quartier que je traversais était désert. Et la tombée de la nuit n'en était pas une raison valable : j'avais vu des ruelles bondées de monde en pleine soirée, hier. Le silence le plus complet interrompu périodiquement par quelques rafales de vent rendait la présente atmosphère digne des plus terrifiantes histoires d'épouvante. Tendue par l'ambiance, je me sentis obligée de poser une main sur ma poche d'armes : j'étais peut-être tombée dans une de ces rues malfamées qui existaient dans toutes les villes, qu'importe le continent. Soudain, le bruit d'un violent claquage de porte retentit dans les alentours. Me rassurant en pensant que le vent en était la seule cause, j'accélérai ma démarche, dans l'espoir de rejoindre une avenue où régnait la cohue à laquelle je m'étais habitué. Comme l'âme humaine pouvait paraître étrange... Nous étions apaisés par l'affluence et effrayés par l'absence. Pourtant le calme était connu pour être réparateur. Encore une preuve que nos dictons et nos réflexes se contredisent systématiquement. Alors que je tentais de raisonner mon esprit tumultueux, un nuage de fumée fit son apparition à mes pieds et je fus heurtée d'un violent coup à la tête. L'agression fut brève. Elle agit comme une délivrance à la peur qui montait en moi et que je tentais de dissimuler derrière de grandes pensées.

Ma vision était désormais troublée, autant affaiblie par mon hébétude que par l'obscurité de mon environnement. J'ignorais combien de temps j'avais été inconsciente, mais il était visiblement suffisant pour me traîner jusqu'à une pièce froide et lugubre sans craindre une quelconque résistance. Je regrettai encore une fois de m'être laissée distraire par ma propre réflexion philosophique... Un jour, mon bon sens me perdra ! Reprenant peu à peu mes esprits, je réalisai qu'une épaisse corde enlaçant mes bras le long de mes côtes me privait de tous mes mouvements. Recroquevillée contre le mur et ligotée, je devais être aussi intimidante qu'un sac à patates. J'entendis le bruit d'une mèche d'allumette prenant feu, laissant paraître un peu de luminosité. Celle-ci créait un effet angoissant de clair-obscur sur le visage de celui qui tenait la brindille enflammée. Sans doute aussi pressé de découvrir mon expression terrifiée que je l'étais de découvrir ses traits, mon ravisseur alluma la mèche de plusieurs bougies disposées dans toute la pièce. En réalité, même si je semblais à sa merci, je disposais de toutes les armes nécessaires pour me sortir de cette situation et la retourner à mon avantage. Le Nawanuke no jutsu était en effet une des techniques académiques que je maîtrisais le mieux... Une fois libérée, je pourrais sans doute lui échapper, voire même lui donner une bonne correction sans utiliser le moindre chakra. Un risque existerait uniquement s'il maniait les runes... Mais mes connaissances si limitées du Vieux Continent ne me permettaient pas de tirer des conclusions aussi hâtives. Je ferais mieux de profiter de la situation pour en apprendre plus sur cette personne et sur ses intentions. Alors qu'il venait d'allumer la dernière bougie, il décida enfin de rompre ce silence pesant.


- Bonsoir, gamine. Tu dois te demander ce que tu fais ici, piégée comme une... euh... une souris ? Mince, quelle est la femelle du rat !?

- La rate. répondis-je tout naturellement.

- Ouais ouais, c'est ça... Peu importe. Dans le métier, on m'appelle le Grand Ace !

«Rien que ça?» pensai-je presque à voix haute. Le personnage avait des cheveux bruns ébouriffés, une veste beige, noire et pourpre ainsi qu'un pantalon couleur-camouflage. Je lui donnais la trentaine d'années.

- J'ai pas trop aimé ta façon de traiter mon employé, si tu vois ce que je veux dire... Tu as été... un élément perturbateur. Non pas qu'ils soient infaillibles, mais j'aurais sans doute mis la main sur cette épée bâtarde si tu n'étais pas intervenue !

La porte de la pièce s'ouvrit, l'interrompant dans son beau discours. Deux personnages saugrenus firent alors leur apparition : l'un était gros et gras, l'autre fin et frêle. Leur démarche maladroite et leur visage niais confirmaient les dires de Ace : ils étaient loin d'être infaillibles. En tout cas, j'avais appris que ce dernier était le commanditaire du vol de l'épée de Geddoe. Avait-elle une quelconque valeur pour être convoitée par des voyous comme eux ? Ses desseins commençaient à se dessiner clairement dans ma tête : il était désireux de vengeance, ou du moins rien qui ne me soit favorable. Il vint justement éclaircir ce point.

- Je vois que tu t'impatientes, et je n'ai pas non plus envie de perdre mon temps, gamine. Est-ce que d'où tu viens, tu as un intérêt aux yeux de tes semblables ? Comprends par là : seraient-ils prêts à payer le prix fort pour te revoir un jour ?

Le vaurien, qui arborait ostensiblement ses deux saïs à sa ceinture, utilisait déjà les grands mots. J'apportai une réponse à sa question sans hésiter à me défaire du masque de timorée que je portais jusqu'alors.

- Monsieur Ace, je suis bien déçue par vos intentions. Votre pays est en guerre et la Confédération appelle la population aux armes. Mais vous préférez traiter une jeune fille comme de la marchandise plutôt que d'afficher vos valeurs sur un champ de bataille. N'avez-vous donc aucun scrupule ?

Ses sourcils froncés d'un air coupable témoignaient bien de la réussite de mon argumentation. Une fois encore, je profitais de la situation, réécrivais le scénario. Alors que je cuisinais le Grand Ace à feu doux, plongé dans un litre de raison, un bruit sévère fit valser la casserole. Un carreau d'acier venait de se planter dans la jambe du plus maigre de ses acolytes. Presque touché à l'os tant il était chétif, la douleur lui fit échapper une plainte des plus extrêmes. Le malfrat enrobé, entièrement dévoué à sa cause et au bien-être de son camarade, prit ses jambes à son cou en sortant par où il était entré. Comme prise au dépourvu, je ne pouvais m'empêcher de regarder avec pitié l'homme agonisant : le projectile mesurait bien une vingtaine de centimètres. Ace n'eut pas la même réaction. Bien au contraire, cela avait déclenché son esprit combatif. Impatient d'en découdre, il dégaina ses saïs et tenta de comprendre d'où venait l'assaut. A en croire par sa façon de scruter la lucarne grande ouverte au bout de la pièce, il semblait avoir trouvé. A cet instant, la porte d'entrée s'ouvrit de nouveau. Un homme blond à peu près aussi grand qu'Ace et portant une longue veste bleue ciel se tenait désormais face à nous. Il portait une lourde arbalète qu'il s'empressait déjà de recharger, sa dernière munition étant trop occupée à torturer un voleur. Ace ne se fit pas attendre pour foncer vers lui, ses armes en mains. Ne pouvant laisser passer un autre bain de sang, je me devais d'intervenir. Je concentrai donc une petite quantité de chakra, dont j'étais consciente de la perte définitive, autour de mes poignets afin de briser mes liens. Je me défis de ces derniers sans grand mal et m'élançai sur le côté tout en sortant une poignée de shurikens que je lançai sur le nouveau carreau que l'inconnu venait de tirer. Ceux-ci cessèrent son envol, le laissant retomber au sol quelques mètres plus loin. Il me restait encore à arrêter Ace dans son élan. Je dégainai donc un kunai et courus le plus vite possible vers le point de contact qui allait se créer entre les deux hommes d'ici deux secondes. Analysant la trajectoire des saïs, je m'appliquai pour les parer en me plaçant au beau milieu de l'affrontement au moment opportun. Surpris, Ace afficha un regard furibond. Afin de calmer ses ardeurs, je soulevai ma jambe droit dans ses côtes pour l'envoyer valser contre le mur. Je me retournai aussitôt pour être sûre que l'homme en bleu était de mon côté et obtins une réponse positive en le voyant afficher un sourire béat.

- Je vous remercie de m'être venu en aide... mais qui êtes-vous ?

- Mon nom est Jacques. me répondit l'arbalétrier prestement. En sortant de l'armurerie, j'ai été témoin de ce qui vous est arrivé et j'ai donc décidé de prendre vos agresseurs en filature. Arrivé ici, j'ai essayé de réagir au plus vite pour les empêcher de vous faire du mal. J'espère avoir bien fait, demoiselle...

C'était donc quelqu'un de confiance. Alors que Ace se remettait difficilement de mon dernier coup de pied, je m'agenouillai sans plus attendre près du corps blessé gisant sur le sol froid. Le trauma n'avait pas l'air fatal, mais le pauvre devait en souffrir. J'extirpai avec précaution le carreau avant de décider d'expérimenter ma plante médicinale à cette occasion : je ne pouvais pas me permettre de brûler mes réserves de chakra en utilisant l'Iroujutsu, pas même dans ces circonstances. La réussite de ma mission, qui sauverait la vie de plusieurs milliers de personnes, en dépendait. Je sortis donc mon mortier, mon pilon et la plante en question, puis je la broyai afin d'obtenir une mixture homogène que j'appliquai par la suite sur la plaie. Une fois ceci fait, je me relevai et touchai quelques mots à mon courageux chevalier.

- Jacques, encore merci pour tout. Sans vous, qui sait ce qui serait advenu de moi ? Un homme si attentif et attentionné, qui de surcroît manie habilement l'arbalète, serait d'une grande utilité au front. Votre nation a besoin de vous... Pour l'heure, j'ai besoin de vous : cet homme doit recevoir des soins au plus vite. Ne connaissant que trop peu cette ville, vous me seriez d'un grand secours en l'amenant au bon endroit.

J'avais pris soin d'amplifier mon discours, autant dans mes remerciements que dans la nécessité de son aide. Grâce à ces artifices, il ne pouvait qu'accepter ma proposition. Sûre de moi, je me retournai pour maintenant faire face à Ace. Que pourrais-je bien faire de lui ? La prison serait une bonne peine pour expier ses fautes... Mais en ces temps obscurs, était-ce la bonne solution ?

- Quant à vous, Monsieur Ace... Vous m'avez l'air en mauvaise posture. Je pourrais très bien vous dénoncer à la garde, et vous finiriez rapidement en geôle. Ou... Je pourrais vous offrir le silence en échange de votre dévotion. Imaginez à quel point un héros de guerre peut être couvert d'or. N'est-ce donc pas tout ce que vous chérissez ? Rejoignez mon bataillon, et votre faute sera rachetée.

Pour un homme ayant parlé de rançon, j'estimais avoir visé juste en lui proposant tout simplement de l'argent. J'avais cependant également laissé suggérer que s'il n'intégrait pas Heiwa no Namida, il serait envoyé en prison sur-le-champ. Je n'avais pas l'habitude de faire usage du chantage, mais je devais bien changer quelque peu mes méthodes face à une telle vermine.
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle aventure   En route pour une nouvelle aventure EmptyDim 9 Fév - 16:48

- Quant à vous, Monsieur Ace... Vous m'avez l'air en mauvaise posture. Je pourrais très bien vous dénoncer à la garde, et vous finiriez rapidement en geôle. Ou... Je pourrais vous offrir le silence en échange de votre dévotion. Imaginez à quel point un héros de guerre peut être couvert d'or. N'est-ce donc pas tout ce que vous chérissez ? Rejoignez mon bataillon, et votre faute sera rachetée.

Ace se releva en se tenant où il venait de se faire frapper.

- Jacques ??  c'est toi ??

L'homme en bleu se rapprocha pour bien voir son interlocuteur.

- Cap... Capitaine Ace ? C'est bien vous ?  Toujours entrain de pourchassez l'épée de Commandant Geddoe alors vous n'avez toujours pas réussi votre parie depuis tous se temps ?

- Non, toujours pas. Ma p'tite dame, je vous prie de m'excusé pour se malentendu, mais nous faisons cela pour passez le temps et nous tenir prêt quand ces chiens de l'empire viendront frapper à nos portes.

Jacques se mit donc fasse à la jeune Yumi.

- J'ai apprit que le commandant Geddoe, vous avez rejoint. Je vous prie de bien vouloir nous accepter tous deux dans vos rangs pour nous permettre de combattre à nouveau aux côtés de notre commandant.


Si tu acceptes :
Ace:
 
Jacques:
 
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle aventure   En route pour une nouvelle aventure EmptyJeu 13 Fév - 21:04

A l'instant où le Grand Ace se redressa, la situation vira au comique. Apparemment, ce dernier n'était pas un bandit, mais un combattant ayant simplement parié qu'il mettrait la main tôt ou tard sur la précieuse épée d'un plus haut-gradé. Mais le plus surprenant était que ces deux lascars se connaissaient : leur façon de s'adresser l'un à l'autre montrait clairement qu'ils étaient des amis de longue date. Ace se tourna donc vers moi pour m'avouer :

- Ma p'tite dame, je vous prie de m'excuser pour ce malentendu, mais nous faisons cela pour passer le temps et nous tenir prêts quand ces chiens de l'empire viendront frapper à nos portes.

Alors cette homme-là méprisait le camp ennemi. C'était déjà un bon point, mais je n'oubliais pas pour autant qu'il m'avait kidnappée et séquestrée, uniquement pour un pari. Il n'était pas net. Cela montrait cependant à quel point il était déterminé pour atteindre ses objectifs, une qualité qui pouvait s'avérer fort utile sur un champ de bataille. Ce genre de personnes n'abandonnait jamais, même quand l'espoir avait déjà quitté la majorité des soldats. Il pouvait donc être intéressant de le recruter malgré tout. Jacques prit alors la parole à son tour :

- J'ai appris que le commandant Geddoe vous avait rejoint. Je vous prie de bien vouloir nous accepter tous deux dans vos rangs pour nous permettre de combattre à nouveau aux côtés de notre commandant.

L'un comme l'autre, ils affichaient un regard motivé, prêt à tout pour défendre leurs valeurs. Comment pouvais-je refuser une telle proposition ? Je leur avais d’ailleurs déjà suggérée. Même si leurs méthodes étaient un peu brutales, ils n'en restaient pas moins des défenseurs de leur nation. Le fait qu'ils connaissent déjà le Commandant Geddoe était également un atout capital : je misais sur la bonne entente entre les soldats. En temps de guerre, il était impératif de se soutenir les uns les autres. Après une courte inspiration, je poursuivis la conversation :

- Vous m'avez l'air d'être des individus intéressants. Même si vous présentez quelques défauts de taille, je ne peux qu'accepter. J'espère néanmoins que votre pari passera après la protection de la Confédération. Vous n'aurez guère le temps de vous distraire par de tels enfantillages, une fois sur le front. Pour l'heure, bienvenue parmi Heiwa no Namida. Si vous avez des troupes personnelles, elles pourront aussi être intégrées sans problème.

Ceci dit, nous amenâmes le blessé au dispensaire du quartier, où il fut soigné sans encombre. Sur le chemin, j'avais pu remarquer que ma lotion cicatrisante était très efficace : la plaie était presque entièrement refermée. Enfin en sécurité, je laissai cet homme entre les mains des belles infirmières à l'accent aussi exotique que mes plantes médicinales, puis je rentrai à l'auberge. Plongée dans mes couvertures, le sommeil s'empara rapidement de moi.


~


Je me trouvais à présent au beau milieu d'une grande plaine recouverte de neige. Il faisait particulièrement froid, et la petite tenue dans laquelle je m'étais couchée n'arrangeait en rien les choses. Sans savoir comment j'avais pu parvenir ici, je m'engageai spontanément dans une marche. Alors que l'épaisse couche de neige au sol me donnait à chaque pas l'impression de m'enfoncer dans des sables mouvants, les quelques rares flocons qui tombaient encore me chatouillaient les joues. Plus j'avançai, moins j'avais froid. J'étais pourtant toujours en sous-vêtements. Mes sensations me jouaient des tours, me faisant miroiter des impressions à un instant, et m'affichant le contraire au moment suivant. Poursuivant ma promenade dans cette immensité blanche, une odeur nauséabonde m'extirpa une grimace. D'où pouvait bien-t-elle provenir ? Je sentis alors un liquide couler à la manière d'une larme le long de ma main. Baissant les yeux pour l'observer, la vision d'une goutte rouge-pourpre m'horrifia. Du sang. Mes mains étaient maculées de sang. Un bruit sourd résonna alors dans mon dos. D'instinct, je me retournai. Mais il n'y avait dans cette clairière que moi, la neige, et ce sang. Faisant de nouveau volte-face, je découvris, à une vingtaine de mètres, un corps allongé au sol, baignant dans une mare de ce même fluide rougeâtre que la neige absorbait déjà.

Désirant venir en aide à cette personne en détresse, je tentai d'accélérer le pas. Mais mon rythme était resté le même, comme si je n'étais plus maître de mon corps. Alors que seuls cinq ou six mètres me séparaient encore d'elle, mes pieds s'arrêtèrent net. Je tentai de les remettre en mouvement, mais rien n'y faisait. Dans cette situation inconfortable, je fixai le corps sans vie quelques instants, me rendant compte qu'il s'agissait de... Madoka. Le teint livide, son visage était à peine discernable au milieu de la neige. Je ne désirais alors qu'une chose : me jeter sur elle et utiliser mon Iroujutsu pour maintenir ce qui restait encore en elle. Mais j'en étais incapable. J'étais comme clouée au sol, au sens propre du terme. Le brouhaha qui m'avait alertée quelques instants auparavant éclata de nouveau dans mon dos. Étrangement, cette fois-ci, je pus me retourner. A un mètre, derrière moi, il était là. L'Enfant Maudit me défiait du regard, l'air amusé. Un sourire carnassier fixé aux lèvres, il me dévisageait comme un chasseur regarde une proie. Immobile, j'étais entièrement à sa merci. Une petite voix hautaine qui semblait s'adresser à mon ennemi fit alors écho dans ma tête :


- Faites la souffrir...

J'aurais juré avoir déjà entendu cette personne quelque part... Mais où ? Terrorisée, je voyais celui qui avait décimé mon peuple avancer doucement vers moi, totalement impuissante. Il fit apparaître une grande épée de glace dans sa main, et, d'un coup net et précis, l'abattit sur ma nuque.


~


Pleine de sueur, le souffle haletant, j'avais bondi de mon lit, ressentant encore une atroce douleur au niveau de mon cou qui venait d'être tranché. Entre cette sensation d'immobilisation, semblable à la technique de Senbatsu lors de l'examen chuunin, le visage pâle meurtri – et c'est le moins qu'on puisse dire – de ma sœur, le rire démoniaque de l'Enfant Maudit et cette voix aussi puérile que pleine d'arrogance, j'étais soulagée d'être revenue à la réalité. Même si les rêves n'étaient qu'une création de l'inconscient, celui-ci me tracassait. Non pas par la présence de Madoka et l'Enfant Maudit, qui avaient déjà l'habitude de m'obséder depuis quelques temps, mais plutôt par celle de cette voix d'enfant, qui me voulait du mal. A qui pouvait-elle appartenir ? Après un court instant de réflexion, je parvins enfin à placer un visage sur ces mots : c'était Alanis, la jeune fille noble que j'avais sermonnée à la bibliothèque. Étant donnée sa façon de s'adresser à moi, tel un vulgaire déchet, j'avais conclu que quelqu'un, comme ses parents, lui avait déjà parlé de moi de la sorte. Des paroles aussi rudes et perfides ne pouvaient sortir de l'innocente bouche d'un enfant. Cela signifiait donc que l'intervention des shinobis au Vieux Continent ne faisait pas l'unanimité : peut-être que la noblesse ne la considérait pas comme la meilleure des solutions, ou peut-être même qu'elle adhérait à la cause de l'Empire de la Lune Écarlate. Tout cela fit éclipser le sentiment de sécurité que je ressentais jusqu'alors : et si mes agresseurs d'hier soir avaient été des nobles aux idées conservatrices ? Je me serais sans nul doute retrouvée dans de beaux draps... L'ambiance urbaine me rassurait de moins en moins : même si ce n'était qu'une minorité, certains me regardaient d'un mauvais œil. Je ne pouvais rester ici plus longtemps : je devais partir. Afin de me laisser le temps de préparer mon départ imminent, je resterai ici ce jour-ci, puis je quitterai la ville le lendemain.

Je sortis de ma chambre, puis de l'auberge. Ni le soleil radieux, ni l'allégresse générale ne firent baisser ma garde : ce sentiment d'insécurité m'avait rendue très méfiante. Décidant de faire le plein de provisions avant de me risquer sur ces terres inconnues, je me dirigeai une fois de plus vers l'entrepôt commercial. J'y achetai les fournitures indispensables aux longs voyages, comme un bon stock de denrées alimentaires facilement transportables, mais je pensai aussi à racheter de ces fameuses plantes médicinales. Elles s'étaient avérées efficaces la veille, et je pourrais très bien en avoir besoin de nouveau. C'était une parfaite substitution à mes jutsus médicaux. Ayant fini mes emplettes, je ressortis du grand bâtiment, et marchai jusqu'au port, en quête de quiétude. Contempler cette étendue bleue apaisa mon anxiété, me faisant repenser à mon territoire. Mon île aussi était entourée par la mer. Après tout, nos deux continents n'étaient pas bien différents. Les hommes y étaient les mêmes en tout cas : toujours à se trouver une raison pour se battre. J'osais espérer qu'un jour cette mentalité changera.

Des bruits bruts et successifs me tirèrent de ma rêverie. Me retournant, je vis une colonne de soldats suivre la route pavée qui longeait le littoral. Ils étaient une quinzaine, peut-être plus. A en croire par la présence d'un homme ligoté au milieu des gardes, ces derniers venaient de capturer un criminel. Fainéants en ce jour ensoleillé, les hommes en armure croulaient sous la chaleur et avançaient donc à un rythme modéré. Une petite silhouette se démarqua alors du groupe, leur criant qu'ils n'avaient pas toute la journée. Cette jeune fille avait piqué ma curiosité : à peine de mon âge, elle portait elle aussi une armure lourde, une longue lance en fer et un écu orné d'un emblème représentant des cerfs sur un fond marron. J'aurais juré avoir vu ce dernier quelque part, peut-être à mon arrivée, sur le drapeau hissé haut dans le ciel. Cela devait être celui de la Confédération, ou tout du moins celui de Vinay del Zexay. Son ton autoritaire vis-à-vis des troupes m'intriguait : était-elle leur dirigeante ? Sa taille et son visage d'ange aux cheveux d'or rendait cette hypothèse tellement peu crédible... Et pourtant, qui d'autre oserait donner des ordres à des hommes armés, sinon leur supérieur ? Si elle ne possédait pas un grade notable, alors elle était au moins la fille d'un homme haut-placé. Mais son pas assuré et sa prestance en disaient long sur elle : c'était quelqu'un d'exceptionnel.

Soudain, j'aperçus du mouvement au milieu de la formation. Le prisonnier avait dénoué ses liens, bousculé un garde et volé son épée. L'envie d'intervenir me démangeait, mais je n'en eus pas vraiment le temps : la fille à l'armure avait sans la moindre hésitation, et avec une vitesse remarquable, foncé vers le fugitif. En pleine course, elle lui asséna un coup de lance au genou, lui arrachant une plainte pleine de souffrance. Le bandit ne se lamenta pas bien longtemps, et se redressa, l'arme à la main. Il n'avait pas l'air de déconsidérer la petite, la regardant comme une véritable combattante. Les autres gardes, eux, ne bougeaient pas d'un poil : ils regardaient le spectacle comme si l'issue du combat était déjà jouée. Bataillant avec sa lance, la jeune duelliste faisait en effet preuve de plus d'une qualité. Elle combattait avec dextérité, vivacité, rapidité et maîtrise. Jamais Yumi n'avait vu une telle scène... Elle frappa rapidement son ennemi au crâne avec le manche de son arme, puis profita de son hébétude pour lui trancher très légèrement le poignée droit. Désarmé, elle l'immobilisa impérialement en lui marchant sur le thorax, tout en gardant sa lance près de son cou. Pas de doute, c'était une surdouée du combat.

L'agitation se dissipa et les autres gardes vinrent enfin lui porter assistance, afin d'attacher le prisonnier de nouveau, plus solidement cette fois-ci. Ils reprirent leur marche, et, charmée par cette talentueuse guerrière, j'entrepris de les suivre. Nous arrivâmes au bout de quelques minutes seulement à la caserne de la garde. Je n'hésitai pas à pénétrer à l'intérieur, où ils amenèrent le criminel au sous-sol, probablement dans une cellule. Apparemment fiers de leur capture, les gardes s'installèrent autour d'une table, mais la jeune fille resta debout et me jeta un regard. Alors qu'un de ses acolytes s'était engagé dans une blague, elle rétorqua :


- Lewis, au lieu de raconter des âneries, occupe-toi donc de la demoiselle.

Dans l'optique d'aller à l'essentiel, je répondis aussitôt :

- Non, je ne désire pas m'adresser à un de vos gardes, mais bien à vous. lui dis-je en la fixant.

Elle s'approcha sans crainte, visiblement sereine en toutes situations, puis se présenta tout en gardant son aisance :


- Mon nom est Cécile Brun, capitaine de la Garde de la cité. Que puis-je faire pour vous, dame ?

- Je m'appelle Yumi Esuki, shinobi du village caché de Kiri. Je suis sur votre continent, comme vous le savez, pour mobiliser les populations pour la prochaine guerre contre l'Empire. Croyez-moi ou non, je n'aurais jamais deviné qu'une si jeune fille pouvait diriger une garde, si je n'avais pas vu ce qui s'était passé dehors. Vos talents pour l'art du combat sont impressionnants, je dois l'avouer. L'agilité de la jeunesse mêlée à la force d'une guerrière. Pour porter fièrement ce bouclier, sur lequel est peint le symbole de la cité, vous devez être particulièrement attachée à votre patrie. Je vais aller droit au but, mademoiselle : je cherche des éléments comme vous pour intégrer le corps d'armée de la Confédération. Voir un génie pareil sur le champ de bataille ne peut qu'encourager les soldats à se surpasser. Ce serait dans votre intérêt, et dans celui du peuple.

Je lui renvoyai la balle, attendant patiemment le prochain échange.
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle aventure   En route pour une nouvelle aventure EmptyDim 16 Fév - 23:07

- Mon nom est Cécile Brun, capitaine de la Garde de la cité. Que puis-je faire pour vous, dame ?

- Je m'appelle Yumi Esuki, shinobi du village caché de Kiri. Je suis sur votre continent, comme vous le savez, pour mobiliser les populations pour la prochaine guerre contre l'Empire. Croyez-moi ou non, je n'aurais jamais deviné qu'une si jeune fille pouvait diriger une garde, si je n'avais pas vu ce qui s'était passé dehors. Vos talents pour l'art du combat sont impressionnants, je dois l'avouer. L'agilité de la jeunesse mêlée à la force d'une guerrière. Pour porter fièrement ce bouclier, sur lequel est peint le symbole de la cité, vous devez être particulièrement attachée à votre patrie. Je vais aller droit au but, mademoiselle : je cherche des éléments comme vous pour intégrer le corps d'armée de la Confédération. Voir un génie pareil sur le champ de bataille ne peut qu'encourager les soldats à se surpasser. Ce serait dans votre intérêt, et dans celui du peuple.

La jeune fille prit quelque instant avant de répondre.

- J'ai effectivement eu vent de vos talents à recruter un peu partout dans la ville et je savais que vous n'alliez pas tarder à venir nous voir, simple question de logique. Si notre général en chef vous a demander de nous aider, c'est qu'il y a forcement une raison. La guerre ne va pas tarder à faire rage. Si je peut vous donner un conseil pour vos prochain recrutement, c'est de vous rendre plus loin dans le vieux continent, au coeur même de celui-ci, il reste des contrés encore neutre malgré ce que les gens dises. Bref, je ne vais pas tourner autour du pot moi non plus et accepter votre proposition. Nous nous occupons de quelques dernière choses encore sur le feu et nous emménageront dans votre domaine.

Cécile Brun:
 
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