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 Léger comme une plume, rusé comme un tigre

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Yumi Esuki
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Yumi Esuki
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MessageSujet: Léger comme une plume, rusé comme un tigre   Léger comme une plume, rusé comme un tigre EmptySam 26 Déc - 16:18

Récupérant de la veille, j’avalai un grand verre d’eau avant d’enfiler un peignoir cyan. J’avais passé la soirée avec cet intrigant médecin nommé Kirito Yoshida. Nous étions sortis boire un verre et dîner dans un restaurant bon marché, dans le quartier commercial. Il n’avait pas manqué de me faire des avances, mais je les avais toujours poliment déclinées. C’était une relation purement amicale que je recherchais. Enfin, je crois. J’appréciais beaucoup Naeko et sa compagnie, mais il avait l’air d’avoir beaucoup plus de mal à s’intégrer. Il était trop nostalgique, préférant voir la vie par le passé plutôt que par l’avenir. Ainsi, j’avais remarqué qu’il était beaucoup moins bavard depuis que j’étais officiellement devenue le bras droit du Kazekage. Aussi sot que cela pouvait paraître, peut-être en voulait-il à Soufuku de m’avoir proposé ce poste, de m’avoir extorquée tel un vulgaire morceau de viande ? Les dynamiques géopolitiques n’avaient plus de secret pour moi, mais les hommes et leur jalousie demeuraient un mystère à mes yeux. De toute évidence, ils devaient tout autant s’interroger au sujet des femmes. Allez savoir…

Après m’être préparée et parfumée d’une fragrance d’hibiscus, je décidai de m’aventurer aux frontières du village. Je n’en étais jamais sortie depuis notre arrivée. Après tout, le paysage alentour et son climat n’avaient rien d’aguicheur, bien au contraire. Ils ne donnaient sans doute pas lieu à des balades bucoliques comme celles que je faisais naguère chaque semaine avec ma famille. Ma regrettée famille. Depuis la disparition de mes parents, Naeko et moi étions les derniers représentants du clan Esuki, à ma connaissance. Peut-être fallait-il cesser de s’apitoyer sur notre sort et tenter de le rebâtir. Comme j’avais tendance à le penser dernièrement, il valait mieux se tourner vers le futur. Fonder une famille serait peut-être la première chose qui me viendrait à l’esprit lorsque ce monde sera en paix. Pas avant.

Les gardes me laissèrent passer à l’extérieur sans encombre, me reconnaissant de vue. Encore une preuve que la sécurité était très faillible dans mon nouveau village. Ne connaissaient-ils pas le Henge no jutsu ? Je m’écartai assez loin jusqu’à trouver un lieu rocailleux. Plus que pour la tranquillité du désert, cette escapade me servirait à développer mon Fuuton. De toutes mes compétences, c’était celle que je maîtrisais le moins bien. Et pour cause : je l’avais découverte en dernier. Elle m’était venue naturellement à un moment propice : alors que nous fuyions le village d’Iwa pour échapper aux griffes d’Ashiro, cette affinité élémentaire nous avait sauvés, Naeko et moi, d’une chute autrement mortelle. Je n’avais pourtant depuis pas pris le temps d’en affiner ma maîtrise. Mais il était grand temps d’y remédier.

Je m’assis en tailleur et me concentrai afin de ressentir tout ce qui m’entourait. Ce type d’entraînement était nouveau pour moi, mais je devais franchir ce pas. Je devais ne faire qu’un avec l’air et avec le vent qui effleurait ma peau. Poussant le vice encore plus loin, je passai un bandeau autour de mes yeux et essayai d’imaginer le monde extérieur. J’ignorais combien de temps s’était écoulé depuis mon arrivée ici. Peut-être cinq minutes, peut-être une heure. Je n’avais compté le temps qu’en nombre de gorgées d’eau ingurgitées. Neuf, à l’heure actuelle. Il était hors de question de regagner la vision avant d’être capable de pleinement visualiser chaque grain de sable autour de moi. Ce que je parvins à faire au bout de vingt-deux gorgées. Je sentais à présent mon union solennelle avec cet élément, comme si mon chakra pouvait jaillir à distance, me permettant une maîtrise totale de mon environnement. Pourtant, à l’heure actuelle, ce n’était qu’une impression. Mon objectif était de faire léviter une pierre. Évidemment, ce serait chose aisée de le faire en la saisissant dans ma main et en lui insufflant du chakra Fuuton. Mais ce n’était pas le but de tout ça. Je devais le faire… sans la toucher.

Au bout de trente-six gorgées, je compris que je devais remettre cela à demain. D’ailleurs, ce fut davantage le gargouillis tonitruant de mon estomac qui me le fit comprendre. En retirant mon bandeau, je réalisai que la nuit était déjà tombée. Je rentrai donc pour me reposer. Entrer dans le village fut aussi simple que d’en sortir. En revanche, atteindre ma chambre fut tout à fait différent.


- Mais voyons Yumi, où étais-tu passée ? J’ai remué ciel et terre pour te retrouver. Un garde a affirmé qu’il t’a vue sortir du village, sans savoir où tu te rendais. J’ai longtemps cru à un enlèvement d’Ashiro ! L’idée qu’un Oi-nin d’Aizen soit venu te chercher m’a aussi traversé l’esprit…

Naeko avait un air à la fois courroucé et moralisateur. J’essayai tant bien que mal de le raisonner :

- J’avais besoin du cadre le plus placide qui soit pour m’entraîner au Fuuton. Cependant, il est vrai. J’aurais dû te prévenir de ma sortie… A ce propos, je compte bien y retourner demain. J’ai senti quelque chose aujourd’hui… Je touche à mon but.

- Si tu crois pouvoir t’en tirer de la sorte, tu te fourres le doigt dans l’œil ! Je t’accompagnerai. On a pas mis au point toutes ces techniques combinées pour que tu disparaisses en me laissant impuissant. Oh, et quand je t’ai cherchée partout, on m’a dit que tu avais été vue avec un bel homme hier soir. C’est qui, ce type ?

Riant à coeur joie, je fis comprendre par la suite à mon tendre cousin qu’il n’avait pas de souci à se faire. Les hommes, tous les mêmes. Le lendemain matin, Naeko m’accompagna comme convenu pour m’entraîner. A ma demande, il resta silencieux, passant sans doute son temps à me fixer. Pour ma part, j’avais remis mon bandeau, me privant de tout contact visuel et rendant ma sensibilité purement spirituelle, en passant par l’intermédiaire du chakra. La présence de Naeko, en plus d’être rassurante, me permit de mesurer le temps autrement : je comptais désormais avec ses gorgées, et plus les miennes. Au bout de douze de ses gorgées, je sentis mon chakra crépiter aux abords d’une petite pierre. D’ailleurs, les exclamations de mon confrère confirmèrent ma réussite.

- Waouh… Elle… Elle vole !

Fière de moi, j’ôtai mon bandeau pour contempler le résultat. La pierre, pas plus lourde qu’une pomme, gravitait au-dessus du sol, à environ un mètre et demi d’altitude. Je fis un geste de la main pour la déplacer en douceur, puis je lui fis acquérir de la vitesse petit à petit, jusqu’à la faire tourner très rapidement autour de nous. J’étais tout aussi bluffée que Naeko. Je reposai la pierre au sol de la même manière que je l’avais élevée. Je réessayai en gardant les yeux bien ouverts. Il me fallut seize gorgées de Naeko supplémentaires pour atteindre le même résultat : comme j’avais pu l’imaginer, les informations que me fournissaient mes yeux parasitaient ma concentration et mon ressenti de l’environnement. Je choisis ensuite de réitérer cette nouvelle technique de manière tout à fait… inédite.

- Fuuton : Kouha Hane ! criai-je en élançant mes bras vers mon cousin.

Amusée de sa stupéfaction, je fis virevolter mon cousin dans les airs.


- Tente de te déplacer par toi-même ! Si je maintiens la technique correctement, tu dois pouvoir te mouvoir de tes propres ailes.

En effet, il ne tarda pas à comprendre et vola dans les alentours. Les limites spatiales de la technique n’étaient pas visuelles puisqu'elle ne reposait que sur la diffusion de mon chakra par l’air ambiant. Ainsi Naeko s’amusa comme un enfant avant de revenir au bout de quelques temps. J’avais réussi.

- C’était génial ! Tes progrès sont indéniables, Yumi.

- Merci. Je compte bien tenter quelque chose de différent demain… En continuant à ce rythme, je deviendrai une vrai professionnelle de la maîtrise de l’air d’ici peu.


Dernière édition par Yumi Esuki le Sam 2 Jan - 12:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Léger comme une plume, rusé comme un tigre   Léger comme une plume, rusé comme un tigre EmptyDim 27 Déc - 16:34

Le lendemain matin, je fus de nouveau d’attaque. Rien ne m’enchantait plus que d’apprendre quelque chose que je ne connaissais pas. En effet, depuis toute petite, j’adorais me plonger dans les manuels et les récits, avide de connaissances variées. Ce trait de ma personnalité faisait certainement de moi un des meilleurs éléments qui soient pour appréhender les hautes sphères d’aujourd’hui. D’autant plus que j’avais acquis une grande expérience en voyageant aux quatre coins du monde à plusieurs reprises. Heiwa était un projet de jeunesse ; son échec m’a beaucoup appris. Les sages le disent d’ailleurs : « Ce qui ne tue pas rend plus fort ». Je n’aurai peut-être plus jamais ce regard émerveillé quant à l’idée d’unir le monde sous une même bannière qu’est celle de la paix, mais à la place j’afficherai un œil lucide sur les mécaniques géopolitiques. M’occuper du peuple Sunajin était un pré-requis nécessaire : nous nous devions d’être patients afin d’être pris au sérieux. Ma fougue et mon impatience étaient ce qui avait précipité ma chute d’antan.

Je me faufilai dans le lit de Naeko pour le réveiller en douceur. Un rituel quelque peu intime que je prenais plaisir à accomplir tous les matins - exceptés ceux où je sortais en douce, évidemment. Il ne me fallut pas plus de quelques caresses sur son dos nu pour que mon cousin émerge de ses rêves. Quelques minutes plus tard, nous marchions déjà, une sucrerie de la cafétéria de la tour du Kage en bouche, dans les rues de la capitale, dont l’abondance commençait peu à peu à se faire ressentir de nouveau. Avant notre arrivée, les gens avaient peur de sortir, trop effrayés à l'idée de se faire mater par un faucheur sans la moindre raison. Mais nous avions mis fin à ce régime de terreur. Nous avions rétabli l’ordre. Une fois arrivée aux limites du village, je pris cette fois-ci un peu plus de temps pour dialoguer avec les gardes chargés de la surveillance.


- Bonjour à vous, représentants de la paix. Quelle belle journée pour flâner, hum ? Le Kazekage et moi-même avons remarqué ces derniers jours avec quelle facilité vous laissiez les individus entrer et sortir du village. La fin de la haine et de la fermeture sur le monde ne doit en aucun cas signifier le début de l’insécurité. Comme la circulation à travers les portes reste très modérée à Suna de par son environnement hostile, nous avons estimé que vous pourriez faire un effort pour relever chaque entrée et sortie, en prenant soin d’en demander les motifs aux principaux concernés. Si un individu vous paraîtrait suspect, vous pourriez ainsi le placer en garde à vue et en avertir la justice, voire en avertir directement les services du Kazekage. Ai-je été suffisamment claire ?

- Oui, madame Esuki !

M’inclinant avec respect devant eux, j’entrepris de faire quelques pas afin de sortir des limites du village. Me figeant quelques instants, je soupirai avant de faire volte-face.

- Première infraction, monsieur le garde. Les personnalités politiques ne font pas exception à cette nouvelle règle.

- Oh, mille excuses, madame Esuki. Pour quelle raison souhaitez-vous vous aventurer dans le désert, vous et votre ami ?

Satisfaite de son intervention, je lui fis comprendre que nous souhaitions nous y entraîner avant de prendre le soin de le remercier chaleureusement. Me retournant, je fis savoir à Naeko que j’étais plutôt fière de moi. Je n’avais pas manqué d’autorité pour faire appliquer ce qui avait été convenu. Je prenais ma tâche de co-régente très au sérieux, et les Sunajins ne me manquaient pas de respect. Pouvais-je considérer mon intégration comme une totale réussite ? Peut-être pas. Je devais encore convaincre certains dissidents que je n’étais pas qu’une « catin de la brume » ayant fait les yeux doux à leur nouveau dirigeant.

Nous retournâmes au sentier rocailleux de la veille, sur lequel nous nous étions tacitement mis d’accord pour qu’il devienne notre espace d’entraînement. Ce jour-ci, j’avais décidé de développer une technique Fuuton plus offensive que la précédente. Étant donné la rapidité et l’agilité qui découlait de l’affinité de l’air, j’avais imaginé une propulsion aérienne sous forme d’un coup de poing. La projection aurait une trajectoire rectiligne et infligerait des dégâts colossaux. Pour cela, il fallait lui donner un sacré volume. Me basant sur la dimension d’un mètre cube, je tentai de matérialiser mon chakra Fuuton. Cette technique fut plus simple à mettre en place que celle de la lévitation, mon chakra découlant cette fois-ci directement de mon corps.

Après quelques essais, je parvins à former un poing formé d’un vent verdâtre. La difficulté de la technique n’était pas dans sa formation : il fallait désormais lui accorder de la vitesse. Car c’était son énergie cinétique qui ferait sa force, et pas uniquement son volume. Je décidai alors d’appliquer un peu plus de chakra Fuuton derrière le poing formé afin de le pousser fermement. Je laissai alors l’attaque foncer en ligne droite, ce qui correspondit plutôt bien au résultat attendu.


- Une bonne chose de faite ! Je vais essayer d’en faire un plus gros, à présent…

Je composai une longue série de mudras afin de former le poing puis le canalisai pendant environ trente secondes. Le projectile ainsi apparu était cinq fois plus gros que le précédent. Je le propulsai, encore une fois en ligne droite grâce à une traînée de chakra Fuuton. Il vint alors se loger à grande vitesse sur un gigantesque monticule de sable en face de nous qui formait comme une dune cendrée. Celui-ci explosa au contact de mon assaut, éparpillant d’énormes amas de sable tout autour de nous. Je pus ainsi contempler tout le pouvoir destructeur de mon Fuuton… Curieusement, ce ne fut pas la seule chose que je fus donnée à observer à cet instant. Un mammifère quadrupède au pelage rayé surgit de nulle part. Méfiante, je me mis en garde. Ce ne fut pas le cas de Naeko, qui s’avança, un peu fasciné. Je le stoppai net en passant mon bras sur son torse.

- Ne te méprends pas Naeko. Ce n’est pas un simple animal… Il dégage une aura tout à fait particulière : ce tigre est un ninja, une invocation. Haussant le volume sonore, je poursuivis : Je suppose que vous comprenez notre langage. Je me prénomme Yumi Esuki, bras droit du Kazekage. Je vous prie de vous identifier à votre tour.
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MessageSujet: Re: Léger comme une plume, rusé comme un tigre   Léger comme une plume, rusé comme un tigre EmptyJeu 31 Déc - 15:36









MISSION A SUNA

un Kagome en terre inconnue









Départ de Konoha


 Ici, le silence de la nuit régnait. Enfin… presque. Yoru et Hanako parlaient encore, assis dans le bureau de la Hokage. Kagome les comprenait. Ils avaient tant de choses à se dire. La petite avait bien grandi… ils se connaissaient depuis presque 30 ans maintenant. Hormis le Chef de leur tribu, il était le plus ancien, et celui qui les avait tous vus grandir. Kagome se décida à se lever. Sa fille Kanna était partie depuis longtemps, les quittant à peine le soir tombé. Ils étaient à partir de ce moment 3 ambassadeurs de Konoha, et la tâche qui leur incombait n’était donc non pas seulement une simple mission de messagers, mais une mission politique. Le caractère de leur propre personne importait donc beaucoup. Kagome ne savait pas si sa fille avait saisi toute la portée de cette mission à double tranchant, mais le choix de la Hyûga en associé chacun d’eux à un village en particulier était bien justifié. Kanna était celle qui avait le moins de recul, bien qu’elle ait quasiment le même âge que Yoru. Iwa était donc le village qui correspondait le plus à sa façon de faire : étant les alliés de Konoha, la discussion serait bien plus simple. Et le collier qu’elle portait en permanence permettait de transmettre directement des messages, peu importe si son porteur avait des dons en parlementations : ce qui convenait très bien à sa fille. Kumo était le village tout désigné pour Yoru : il n’y avait que lui qui le connaisse aussi bien. Pour Kiri, c’était un peu plus complexe, étant donné que même les tigres ninja ne savait pas très bien nager. C’était donc trop risqué d’envoyer un des siens là-bas. Et Suna, ancien village instable entre pro-Shunsuke, pro-Gaara et Faucheurs qui en interdisaient l’accès, était un village dont on ne savait rien actuellement. Depuis l’affaire Temari, où leur allié Iwa avait repris son indépendance, Konoha n’avait fait que tenter de contacter la branche pro-Gaara grâce à l’aide de Temari, sans réussir. Hanako devait donc penser qu’il était temps de recontacter Suna, peu importe le parti en puissance. Mais on ne pouvait pas faire l’impasse de la précaution, du côté politique. Comme apparemment Konoha n’avait aucune idée de qui pouvait bien être maintenant à la tête de Suna, -s’il y avait bien quelqu’un-, il fallait envoyer quelqu’un capable d’avancer prudemment sur le terrain de la politique. L’idée n’était pas de se mettre à dos une puissance.

 Kagome souffla. Son rôle n’était pas simple. Si tout se passait bien, il pourrait entrer tranquillement à Suna. Ses capacités de dissimulation et d’illusion seraient également utiles s’il voulait pouvoir observer le fonctionnement de la vie à Suna, avant de tenter d’approcher qui que ce soit. Le vieux tigre avait le regret de le dire, mais pour une fois que les capacités de ses congénères étaient parfaitement adaptées à la situation… ou peut-être était-ce cette Hyûga qui avait fait en sorte qu’un jour elle puisse les appeler pour une mission qui leur correspondrait parfaitement. Enfin. Kagome soupira en se levant. Sa démarche lente et silencieuse ne dérangea même pas les deux compères qui semblaient sérieusement parlementer. Il partit sans un mot, bondissant à son tour de la tour du Hokage, pour se retrouver devant l’entrée de ce même bâtiment. Détalant tranquillement dans la nuit noire, le tigre débuta son long périple vers Suna : en ménageant ses forces, il serait loin d’arriver à destination avant Kanna, mais cela lui permettrait de s’adapter aisément à l’environnement qu’il s’apprêtait à traverser.



La traversée du désert


 D eux petits jours me suffirent pour traverser Hi no Kuni. Bien que je n’allai pas à ma plus grande vitesse, -en marchant, en fait-, j’étais tout de même assez rapide. Je dépassai allègrement le pays de la rivière, -en courant, cette fois-ci-, et continuai ma route, droit en direction de Suna. Le soleil si chaud qui rayonnait malgré l’hiver pointant me perturba. La chaleur allait en grandissant, et comme je l’avais prévu, la différence de température demandait un peu d’adaptation. Avançant toujours plus près de Suna, je bravai le vent chaud du désert de Kaze no Kuni. Heureusement pour moi, mon pelage me protégeait de pas mal des intempéries. Vent, froid, chaleur. J’étais beaucoup plus résistant que ces petits humains qui n’avaient que la peau sur leur silhouette. Je n’avais à me soucier des conditions climatiques que je traversais. Mais bon. Rester dans ce désert plus longtemps ne me plaisait pas plus que ça. J’entrepris de humer les alentours pour savoir s’il y avait présence humaine dans les parages. Rien dans les environs. Et ce désert qui n’en finissait pas… j’accélérai le pas. A cette allure, je devrai arriver à Suna à la tombée de la nuit, ou un peu avant. J’avais calculé mon trajet pour me permettre de mettre toutes les bonnes conditions de mon côté pour entrer dans le village du sable.

 Suna se fit enfin apercevoir. Je veillai à avoir l’allure d’un tigre normal, et m’approchai de l’entrée. Aiguisant mes sens, je perçus l’odeur d’une femme qui approchait. Je décidai d’inspecter un peu les environs avant de me lancer dans l’exploration de ce village. Apparemment, et d’après les informations que m’avait fournies Hanako sur le village du sable, ce dernier avait bien changé. On disait Suna encore hostile, et même pire qu’avant. Jamais un shinobi ne se serait risqué à entrer. Est-ce bien ce que je voyais ? J’entrepris de faire le tour par l’Est. Surplombant le village, je ne voyais aucun signe de Faucheurs, ou d’une quelconque personne interdisant l’accès -ou la sortie- au village. Je mis quelques temps à revenir à mon point de départ, et la nuit était tombée lorsque j’aperçus de nouveau la jeune femme, cette fois-ci en compagnie d’un homme. Bien que je ne l’aie pas vérifié, leurs odeurs étaient celles d’un homme, et d’une femme. J’avais assez d’expérience dans ce domaine pour ne pas me tromper, même à distance : car bien sûr, je ne voulais pas me faire repérer. Pas maintenant, alors que je ne savais pas qui était le potentiel dirigeant de Suna. Il me fallait trouver une piste, et la seule dont je disposais était celle des pro-Gaara. Hanako m’avait décrit le Soufuku Nitobe de ses souvenirs, et m’avait donné les noms transmis par Temari. Néanmoins, avant ce que semblait avoir traversé le village, je doutais trouver un de ces noms en vie. Peut-être qu’avec un peu de chance…

Je suivis discrètement les deux compères, et me fondis dans la nuit. Par chance, le passage de ces suniens attira l’attention des gardes, et je pus passer en bon tigre que j’étais. Il était vrai que je n’étais pas exactement à la hauteur de leur regard, ce qui facilitait la chose. Et puis, après tout, quoi de plus silencieux qu’un tigre dans la nuit. Je m’éloignai rapidement de l’entrée, et commençai à chercher des informations. Ce n’était pas chose aisée, étant donné qu’à cette heure, tout le village était endormi… je soupirai. Finalement, j’aurais dû suivre la sunienne que j’avais vue tout à l’heure, mais je pensais que Suna avait quand même un semblant d’activité, même la nuit. C’était assez étrange. Enfin. Je choisis plutôt de me reposer de mon long voyage, et m’allongeai loin des regards indiscrets, au-dessus d’une chaumière. Là au moins, je ne risquais pas de me faire attaquer.

Ce furent les passants qui me réveillèrent le lendemain, au petit matin. Je regardai ce village sous la chaleur d’un œil nouveau, puis me décidai à reprendre mes recherches. Apparemment, on était loin de ce pays oppressé dont on m’avait informé. Les humains d’ici semblaient tranquilles, la vie allait bon train. Alors que je réfléchissais à comment m’y prendre pour intégrer la tour du Kage maintenant que le soleil de Kaze no Kuni éclairait tout de sa puissante lumière, je vis sortir de cette même tour la femme que j’avais observée la veille. Je me redressai. Peut-être était-il possible que… je sautai de mon perchoir, et fis attention à ne pas me faire apercevoir, ni d’elle ou de son partenaire, ni des habitants de Suna. Ce ne fut pas chose facile, et j’eus du mal à suivre. Mais mes déplacements étaient plus agiles et rapides que ceux d’un humain, fort heureusement. Je n’arrivai à leur hauteur qu’à la fin du monologue qu’elle semblait avoir prononcé devant les gardes de la porte.

- Première infraction, monsieur le garde. Les personnalités politiques ne font pas exception à cette nouvelle règle.

- Oh, mille excuses, madame Esuki. Pour quelle raison souhaitez-vous vous aventurer dans le désert, vous et votre ami ?

Je ne perdis pas une miette de ce que je pouvais entendre, et réalisai que la femme que j’avais observée était liée au dirigeant de ce pays. Peut-être même était-elle la dirigeante ? Je chassai cette idée de mes pensées. Elle avait dit « personnalités politiques ». Certes, elle faisait partie des grands de ce village, mais si Kage il y avait, ce n’était pas elle. Dans tous les cas, je pouvais m’adresser à elle. Hanako avait dit « puissance », mais pas forcément Kage. Je pouvais donc tout à fait m’adresser à cette personne, d’autant plus qu’elle me semblait compréhensive. Je les regardai dépasser les gardes et s’éloigner du village, et fis volte-face. Je ne pouvais en aucun cas passer par là. Détalant au travers des rues de Sunagakure no Sato, je rejoins rapidement un endroit que j’avais repéré. Ici, l’escalade était possible. Certes, c’était un peu compliqué et je me mettais à la vue de tous, mais avec ma fierté de tigre, je ne pouvais que réussir. Je lançai un rapide Kohi no jutsu pour dissimuler au mieux ma présence, et bondit sur la paroi de sable. Quand même, faire tous ces exercices à mon âge… par chance pour moi, mon pelage me dissimula aux yeux des habitants. Les shinobis n’auraient pas été dupes, mais pour eux j’avais mon Kohi. Je soupirai une fois arrivé en haut de la paroi que je venais d’escalader. Non, finalement, les exercices physique de la sorte, très peu pour moi. J’emploierai plutôt la diplomatie pour sortir de ce village, la prochaine fois. De même que tout ceci avait pris autant de temps que de parlementer avec des gardes. Les deux suniens s’étaient déjà énormément éloignés du village. Je humai l’air. Il était chaud. Mais on pouvait y sentir une effluve de parfum, encore présente malgré cette atmosphère humide. Je courus en suivant la trace de cette odeur, et arrivai sur un sentier rocailleux. Je m’approchai discrètement et décidai d’observer tranquillement les deux suniens jusqu’à ce qu’ils aient fini leur entraînement, mais malheureusement, rien ne se passa comme je l’aurais préféré.

- Une bonne chose de faite ! Je vais essayer d’en faire un plus gros, à présent…

La kunoichi prit tout à coup ma cachette pour cible. Je sautai sur le côté, évitant la collision. Même si j’étais pacifiste, pas question de me faire avoir par une technique de la sorte. L’impact projeta du sable dans toutes les directions, et mon beau pelage blanc fut parsemé de grains jaune pâle. Je secouai la tête pour au moins les retirer de mon visage. Quelle tête je devais avoir… je parcourus le terrain de mes yeux rouges. Les deux jeunes semblaient ne pas posséder le même caractère. Le garçon, qui en fait devait être dans la même tranche d’âge que Hanako, tout comme la femme à ses côtés, s’approcha de moi. Je haussai un sourcil. Depuis quand ne m’avait-on pas approché de la sorte… avant que je ne devienne une bête de foire, la kunoichi stoppa son partenaire, et je reconnus là quelqu’un qui s’y connaissait en matière de domaines de techniques.

- Ne te méprends pas Naeko. Ce n’est pas un simple animal… Il dégage une aura tout à fait particulière : ce tigre est un ninja, une invocation. Haussant le volume sonore, elle poursuivit : Je suppose que vous comprenez notre langage. Je me prénomme Yumi Esuki, bras droit du Kazekage. Je vous prie de vous identifier à votre tour.

- Vous avez tout juste, ma chère dame. Je suis un tigre ninja ; mon nom est Kagome. Vous me voyez désolé de vous avoir suivis, mais je recherchais un représentant de votre village. Je souhaiterais rencontrer votre Kage, mais s’il ne m’est pas possible de lui parler, j’aimerais pouvoir lui délivrer un message. il fit une pause. Je suis envoyé par l’Hachidaime Hokage, Hanako Hyûga, qui transmet à Suna ses plus sincères excuses de n’avoir pu se déplacer elle-même jusqu’ici.


C’était très étrange. Ces noms me disaient quelque chose. Pourtant… je ne les avais vus nulle part. En même temps, je ne me promenais plus que rarement à travers le monde, à présent. Peut-être que leurs noms figuraient sur la liste de Dame Temari ? Enfin, finalement, j’avais à priori trouvé une personne que je recherchais : et ils n’avaient pas l’air de faire partie des pro-Shunsuke. Je pouvais entamer un dialogue sereinement. Enfin… comme d’habitude, je laissais une place au doute. Après tout, il ne fallait jamais se fier aux apparences.


© Hanako Hyûga














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MessageSujet: Re: Léger comme une plume, rusé comme un tigre   Léger comme une plume, rusé comme un tigre EmptyVen 1 Jan - 22:01

Conservant sa stature et sa grâce féline, le tigre en question me fixait, écoutant attentivement mon discours. Lorsque j’eus terminé, il plissa son museau, déformant son pelage blanc à hauteur de sa gueule. Bien que je perçus en ce geste un ressenti particulier, cet animal demeurait insondable. Il finit par se présenter, mettant fin à mes interrogations.

- Vous avez tout juste, ma chère dame. Je suis un tigre ninja ; mon nom est Kagome. Vous me voyez désolé de vous avoir suivis, mais je recherchais un représentant de votre village. Je souhaiterais rencontrer votre Kage, mais s’il ne m’est pas possible de lui parler, j’aimerais pouvoir lui délivrer un message. Je suis envoyé par l’Hachidaime Hokage, Hanako Hyûga, qui transmet à Suna ses plus sincères excuses de n’avoir pu se déplacer elle-même jusqu’ici.

Hanako !? Ce tigre serait donc lié au village de Konoha ? Alors même que je prévoyais de renouer des liens avec ce village, un ambassadeur sortait de nulle part, ayant traversé le désert pour me délivrer un… message ? C’était une perspective merveilleuse. Mais également très suspecte. Trop suspecte ? Depuis toujours, mon esprit rationnel m’interdisait de croire aux miracles. Et s’il s’agissait peut-être simplement du fruit du hasard, l’arrivée de ce Kagome paraissait plus que miraculeuse. Je restai ainsi sur mes gardes, prête à riposter à n’importe quel moment. Dans ces conditions, il ne valait mieux pas mener ce tigre à l’intérieur du village, et encore moins le présenter au Kazekage. Pas avant d’être certaine qu’il ne s’agissait pas d’une entourloupe. Pourtant, Naeko, reprenant son air crédule, afficha une mine ravie. Il lui faisait confiance.

- Mais bien sûr ! Je me souviens du pacte d’invocation d’Hanako. J’en ai été témoin lors de son passage à Kumo, il y a bien longtemps de cela… A l’époque, j’ignorais encore jusqu’à ton existence, Yumi. J’estime que nous pouvons croire ce que raconte Kagome.

- Bien. Les amis de mes amis sont mes amis ! affirmai-je, sans pour autant desserrer le poing. Si Naeko était au courant de ce pacte, un bon informateur le serait peut-être également. Je préférais traiter avec cet ambassadeur spécial ici-même, pour plus de prudence. Malheureusement, Soufuku Nitobe, Hachidaime Kazekage, ne peut recevoir de visite en ce moment. Je me ferai néanmoins un plaisir de lui communiquer chaque détail du message qu’Hanako lui a adressé.

Qu’il soit digne de confiance ou pas, je pouvais lui parler de la pluie et du beau temps. Si je veillais à rester nébuleuse sur les informations sensibles, évidemment.

- Hanako est une bonne amie. Je l’ai notamment aidée à repousser l’Akatsuki lors de leur offensive sur Konoha, il y a quelques années de cela. Mon nom a apparemment sombré dans l’oubli… Contrairement au sien ! J’aurais beaucoup aimé avoir de ses nouvelles, ainsi que de son village. Autant dire que vous tombez à pic, Kagome. Si vous étiez arrivé quelques semaines plus tôt, vous auriez certainement été confronté à davantage de résistance de la part de Suna… Mais Soufuku s’est chargé de pacifier les Faucheurs qui y faisaient régner le chaos et de rétablir l’ordre. Je l’aide désormais à accomplir le plus noble projet qui soit : faire de Suna une république. Pour cela, nous aurons nécessairement besoin du soutien de fidèles alliés. A présent que vous en savez un peu plus sur notre village, pouvez-vous nous renseigner sur l’état actuel de Konoha ? Le pays du feu a-t-il notamment gardé contact avec les autres villages ninjas ?

Je ne lui avais révélé aucune information qu’il n’était pas en mesure d’apprendre par lui-même en fourrant son nez dans notre nouveau village ; s’il avait su nous suivre et nous observer sans se faire détecter, j’avais supposé qu’il était tout à fait capable de rentrer à l’intérieur même de Suna, dans l’état actuel de notre dispositif de sécurité… Je tâchais d’être désormais à l’écoute, puisque sa réponse déterminerait définitivement si je pouvais lui faire confiance et s’il était oui ou non une invocation d’Hanako. De plus, ses prochains mots me permettraient peut-être de savoir si Konoha était déjà allié avec une autre grande puissance. Je priais pour le contraire : ni Aizen, ni Ashiro n’étaient dignes de confiance.
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Hanako Hyûga

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MessageSujet: Re: Léger comme une plume, rusé comme un tigre   Léger comme une plume, rusé comme un tigre EmptyJeu 11 Fév - 23:22








Conseil pour un Conseil

Parlementassions en terrain presque inconnu











J’écoutai attentivement les dires de cette jeune femme devant moi. Selon ses dires, elle connaissait bien notre chère Hokage. Cela ne me surprenait pas. La kunoichi avait eu des connaissances dans le monde entier. Il n’y avait peut-être que pour un seul pays dans lequel elle ne s’était jamais fait d’amis : Kiri. De ce fait, elle nous parlait plus de Kumo, de… mais ! Je m’arrêtai un instant dans mes pensées. Cette Yumi Esuki… ne serait-elle pas cette Kiri-jin qu’elle avait rencontrée ? Que faisait-elle à Suna ? Soudain, cela me revint. Ces deux-là faisaient partie des shinobis présents lors de la capture de Sanbi… et c’est là qu’ils avaient dû voir le petit Yoru. Bien sûr ! Je maugréai intérieurement. Des fois, ma mémoire me jouait des tours… bon. Certes, cela datait de plus de vingt ans. Mais tout de même…

- … je l’aide désormais à accomplir le plus noble projet qui soit : faire de Suna une république. Pour cela, nous aurons nécessairement besoin du soutien de fidèles alliés. A présent que vous en savez un peu plus sur notre village, pouvez-vous nous renseigner sur l’état actuel de Konoha ? Le pays du feu a-t-il notamment gardé contact avec les autres villages ninjas ?

Alors comme ça, le pays n’avait été stable que très récemment ? Je devrai faire attention. Si Suna voulait redevenir une république, comme au temps de Gaara, il leur faudrait du temps, de l’ordre, et beaucoup de stratégies. Pour maintenir un pays comme Kaze no Kuni, l’idéal était de pouvoir compter sur une faction déjà établie, mais… naturellement, avec la guerre, l’ancien ennemi juré du pays allié de la Hokage avait perdu toute faction stable. Ils allaient devoir user de ruse pour maintenir leur pays aussi longtemps qu’ils le désiraient.

Mon visage prit un air songeur.

- Si j’en crois ce que vous m’avez dit, cela fait vingt ans que vous n’avez pas eu de nouvelles de ce qui se passe en ce moment dans le monde. Kagome fit une pause. Pour ce qui est de Konoha, le village n’avait pas été depuis longtemps dans une période aussi calme. Mais c’est justement pour cela que la Hokage souhaite vous contacter. Des choses sont en train de se produire dans le monde. Cela reste minime et pour la plupart sans réelle conséquence, mais intrinsèquement, Konoha est obligé de garder l’œil sur ce qui se passe. La Hokage voudrait pouvoir en discuter avec les Kage et les dirigeants des autres pays, car cela pourrait devenir une menace pour nous tous.


J’adressai mon regard à la sunienne. Il était urgent de réunir un Conseil des Kage.

Inquiet par l’actuel déroulement des évènements, j’en oubliai presque de répondre à la question… diplomatique qu’avait posée Yumi. Les relations diplomatiques étaient un terrain dangereux. Il fallait s’y mouvoir avec la plus grande des précautions. Chose pour laquelle j’étais sûre que Hanako m’avait choisi pour représenter Konoha auprès de Suna.

- Malheureusement, Konoha a eu un certain nombre de problèmes suite à l’attaque de l’Akatsuki il y a vingt ans. Après la guerre qui opposa votre pays à Iwa, quand ce dernier fut annexé, Konoha accepta l’alliance avec le village de la roche. il était temps de mettre l’atout sur la table.Nous récupérâmes ensuite Temari, la sœur de Gaara-sama, lorsque nos alliés se rebellèrent et prirent leur indépendance. Depuis, Konoha entretient des relations amicales avec Iwa, mais nous avons perdu contact avec Kumo… il s’arrêta. Les liens qu’elle entretenait avec Zatoichi étaient spéciaux. Hanako souhaiterait vous en parler en face à face. Elle vous rendra visite dès que le temps le lui permettra. J’espère que tout ceci aura répondu à votre question, noble Dame.


Je ne pouvais bien sûr lui dire qu’Hanako avait sans aucun doute scellé l’alliance avec Iwa pour garder à l’œil ce pays… « soit proche de tes amis, mais plus encore de tes ennemis », disait-on. Iwa était trop important pour que l’on ne le prenne pas au sérieux et que l’on ne fasse pas attention… avec Iwa c’était comme le chat et la souris : depuis l’épisode du « kidnapping », chacun surveillait les mouvements de l’autre, et lorsque quelque chose arrivait… l’autre parti prenait des précautions pour ne pas se faire avoir. Je ne pouvais non plus dire que la rébellion d’Iwa avait fait partie du plan de la Hokage pour récupérer Temari… la politique était bien compliquée. Mais heureusement que l’on pouvait faire des sous-entendus. Seulement, il n’y avait que les personnes sur la même longueur d’onde qui pouvaient se comprendre.



© Hanako Hyûga















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MessageSujet: Re: Léger comme une plume, rusé comme un tigre   Léger comme une plume, rusé comme un tigre EmptyLun 7 Mar - 21:52

J’avais dégluti toutes ses paroles sans broncher, prêtant attention au moindre mot prononcé. Les nouvelles n’étaient pas toutes aussi bonnes que je l’espérais… Dans un premier temps, Kagome avait mentionné la période de tranquillité que connaissait actuellement le village de la feuille. C’était un bon point, jusqu’à ce qu’il soit taché de mystères, notamment avec la mention des étranges événements qui se produisaient dans le monde. Y-avait-il eu du nouveau depuis le cas Kumo ? Il sous-entendit ensuite qu’Hanako désirait réunir les dirigeants des grandes forces ninja. Un sommet des Kages ? Ce serait le premier depuis celui de la quatrième grande guerre shinobi, et il s’agirait d’une rupture dans l’histoire de notre monde : les quatre grands pays étaient une nouvelle fois sur le point de sortir de leur isolationnisme respectif. Et ce n’était pas un mal pour Suna… Dans les conditions actuelles, renouer avec l’extérieur aiderait grandement le pays à sortir de sa crise interne.

Kagome aborda ensuite les relations de Konoha avec le reste du monde. Encore un mauvais point marqué pour l’équipe de la Hyûga : elle avait entretenu une alliance avec Iwa, et donc
a fortiori avec Ashiro. Entre le futur sommet et les relations de notre éventuelle nouvelle alliée, j’allais nécessairement recroiser mon ancien sensei d’ici peu. Sans parler d’Aizen… C’était malheureusement inévitable. Naeko n’allait pas apprécier cela, me rabâchant que ce serait me mettre bêtement en danger de recroiser leur route. Mais je n’avais pas le choix. Je représentais désormais une nation tout entière, et je ne pouvais me permettre de laisser Soufuku porter ce lourd fardeau seul. Je tâchai de fournir à ce tigre ninja la réponse qu’il attendait.

- Dans ce cas avertissez Hanako que Soufuku et moi serons ravis de participer à la prochaine entrevue qui réunira les différents Kages. Je suis également soulagée d’entendre que Temari s’est réfugiée à Konoha. Elle ferait une parfaite représentante des pro-Gaara… Mais c’est à elle qu’il revient de choisir son destin, après tout. A présent, si vous me le permettez, j’ai beaucoup à faire. Si vous souhaitez rester quelques temps à Suna pour vous y reposer, nous n’y verrons a priori aucun inconvénient. Tâchez seulement de rester discret afin de ne pas affoler les foules ! Dans le cas contraire, si vous préférez ne pas tarder pour apporter ma réponse à Hanako-san, je vous souhaite un agréable retour à Konoha.

Sur quoi je fis volte-face et attrapai Naeko par le bras, l’entraînant dans mon sillon, celui-là même qui retournait déjà d’où nous venions. Sur la route, je ne pus m’empêcher de penser à Ashiro… Hanako avait changé. Pourquoi pas lui ? Je ne me sentais pas de lui accorder une seconde chance, loin de là… son comportement avait été beaucoup trop grave pour cela. Mais j’avais le sentiment que je devais lever le voile avant d’être forcée de le rencontrer. Je me rappelai alors du moyen qui lui permettait d’entreposer des informations : ses maudits cristaux. Il m’avait appris à les lire, espérant peut-être me manipuler avec certains d’entre eux… en vain. Mais j’avais, avec le temps, moi-même appris à en créer. Ce ne fut pas chose facile, mais transposer sa technique du Shôton au Hyôton s’avéra, à terme, réalisable. Nos affinités de chakra n’étaient après tout pas si éloignées que cela.

Lorsque nous arrivâmes dans notre suite, je pris mon courage à deux mains et décidai de recréer un cristal de glace. Un coffre virtuel que lui seul pouvait ouvrir. Et pour cela, j’avais besoin de méthodes de vérification. Je projetai alors mon esprit dans l’artefact que je venais de créer, le modelant ainsi à ma volonté. Je créai ainsi quatre salles qui se suivaient une à une, avec dans chacune d’entre elles, trois portes fermées. Sur le même mur figurait une question alors que les choix de réponse étaient écrits sur les portes. Seule la quatrième salle était dépourvue d’interrogation, pour la simple et bonne raison qu’elle contenait le message final du cristal : un reflet de mon apparence actuelle qui devait lui citer un discours écrit à l’avance…


«Bonjour, Ashiro. Voilà un moment que nous ne nous sommes pas rencontrés… D’une certaine manière, jouer au chat et à la souris avec toi me manque un peu. Si je m’adresse à toi en ce jour, c’est à cause de la proposition que vient de me faire notre très chère alliée, Hanako Hyûga, à savoir le futur sommet des Kages. Il serait fort fâcheux que nous y fassions nos retrouvailles sans que l’un d’entre nous ne fasse le premier pas au préalable. Je ne te demande pas d’enterrer la hache de guerre, car si tes desseins n’ont pas changé, la nature me forcera à m’opposer à toi. En revanche, il serait bon de mettre notre passé commun de côté pendant cette rencontre, afin que nos histoires personnelles n’entachent pas la politique internationale de demain. Toutefois, ne compte pas sur moi pour te chanter louange. Il y a bien longtemps que je te considère comme ce que tu es vraiment, sous ce masque de cristal. J’espère sincèrement que tu seras favorable à la main que je te tends actuellement. A très bientôt, je l’espère, Godaime Tsuchikage.»

Mais avant de pouvoir entendre ma douce voix, Ashiro devait répondre aux trois questions que je lui avais posées au préalable. La première visait à m’assurer qu’il s’agissait bien de lui, et uniquement lui. Les deux suivantes me servaient juste à me renseigner sur son état d’esprit. Il n’avait plus rien à me cacher, désormais qu’il m’avait montré son véritable visage. Mais je n’étais plus naïve au point de croire de manière absolue en tout ce qu’il me dirait. Disons plutôt qu’un interrogatoire falsifié valait toujours mieux que rien. Et les hommes avaient toujours tendance à considérer les choses comme étant noires ou blanches, vraies ou fausses. Alors qu’en réalité, il subsistait toujours un juste milieu. Une harmonie entre l’amitié et l’hostilité. En réalité, quelles que soient ses réponses aux deux dernières questions, il aurait de toute manière accès à mon enregistrement. Je visionnerai cependant ses choix via un cristal secondaire que je venais de matérialiser et qui était lié au premier. Ainsi, voilà les questions et les propositions que j’offrais à mon grand ami d’hier. S'il se trompait à la première, il serait éjecté du cristal et n'aurait plus la permission d'y rentrer... simple précaution pour repousser les esprits malins.

1) Quelle est la première technique que nous avons travaillée ensemble ?
A : Shosen no jutsu (Guérison mystique)
B : Saikan Chuushutsu no jutsu (Extraction de poison)
C : Shinpakusuu Yokusei (Contrôle du rythme cardiaque)

2) A quoi servent les micro-cristaux que tu as injectés à ta population ?
A : A soigner les Iwajins
B : A espionner les Iwajins
C : Autre

3) Souhaites-tu toujours t’en prendre à moi ?
A : Oui
B : Non

Le cristal était prêt. J’attendis la nuit, pour que la température se rafraichisse nettement, puis créai une hirondelle de glace grâce au « Tsubame Fubuki ». J’accrochai le cristal destiné à Ashiro à sa patte et lui communiquai mon intention de lui adresser. Elle s’envola aussitôt dans le désert glacial qu’était Suna en pleine nuit, laissant augurer qu’elle arriverait à Iwa quelques jours plus tard.


RP terminé
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