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 L'enfant de la lune

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Raito Tsukiyo

Raito Tsukiyo
Messages : 25

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MessageSujet: L'enfant de la lune    L'enfant de la lune  EmptySam 1 Fév - 23:21





NOM

Prénom



In Rp...


• Âge :
• Nom : Tsukiyo
• Prénom : Raito
• Sexe : Mâle
• Nindo : Rétablir la paix dans le monde
• Village : Akatsuki
• Clan : Tsukiyo
• Grade : Soyons fou, Grade sup ?
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On n'oublie pas un visage...



Raito est une personne de taille moyenne, ni trop gros ni trop maigre, plutôt musclé bien qu'il s'arrange pour porter des vêtements larges afin de dissimuler cela. Plus vous semblez frêle, moins on se méfie de vous. Son visage est fin, lisse, presque enfantin. Malgré ses vingt-huit ans, Raito a conservé une apparence de jeune adolescent aux traits très fins. Nous pourrions même nous avancer à dire que c'était un très beau jeune homme qui ne laissait pas indifférentes la plupart des filles. Ses cheveux blonds, mi-longs, sont également très fins et il ne les coiffe pas, les laissant en bataille, s'organisant de façon anarchique sur le haut de son crâne. Indice sur son âge réel, ses grand yeux bleus cerclés de noir, perçants, vous traversant de part en part, analysant le plus profond de votre âme. Son expression faciale est le plus souvent la tristesse, reflétant plutôt fidèlement l'état d'esprit de Raito.

Au niveau vestimentaire, il porte un kimono blanc plutôt ample, mais suffisamment bien taillé pour ne pas gêner ses mouvements et lui offrir une liberté optimale en combat. Celui-ci est noué à sa taille par une ceinture couleur sable dans laquelle sont glissés ses deux sabres jumeaux. A la garde d'un de ceux-ci est noué un morceau de tissu sale et effiloché et les poignées des deux sabres se terminent par une dragonne qu'il passe autour de ses poignets lorsqu'il se bat, lui permettant à tout moment de lâcher ses sabres pour effectuer ses mudras en les gardant à portée de main. Il porte aux pieds des bottes de voyages avec une doublure amovible de sa conception en peau de lapin. Par dessus son kimono, il revêt le manteau noir orné de nuages rouges et blancs de l'akatsuki dont le col lui recouvre la partie basse du visage. Lors de ses déplacements, il porte également le chapeau conique affublé de bandes de tissu blanches traditionnel des membres de l'organisation. Raito est également drapé en permanence du manteau de son clan, un large vêtement en lin couleur sable, ayant subi les assauts du temps et ressemblant plus aujourd'hui à un chiffon sale qu'à un manteau. Le symbole de son clan affiché dans son dos reste cependant bien visible.


Dans les méandres de mes pensées...




Raito est un personnage assez complexe de par l'expérience qu'il a pu engranger au fil de ses voyages malgré son plutôt jeune âge. Tout d'abord loup solitaire durant les premières années de sa vie, il a ensuite ouvert son esprit au monde et s'est facilement fait des amis dans les endroits qu'il a traversés. Il est plutôt fermé au premier abord mais il sait se montrer généreux et jovial avec les personnes qui montrent patte blanche. Il ne hait personne ni ne nourrit de rancœur envers qui que ce soit. Il n'a également jamais pris part à de conflits de grande envergure même si il a toutefois été contraint d'user de la force contre certaines personnes mal intentionnées. Il montre une certaine pitié pour les habitants des villages Shinobis qu'il considère plus comme des prisons que de réels villages et aimerait pouvoir les en délivrer et leur ouvrir les yeux sur le monde qui les entoure et est prêt à user de la violence qu'il déteste tant pour y parvenir. Son arrivée dans l'akatsuki lui a permis de prendre conscience que parfois il fallait accepter de tuer pour faire triompher la paix. Si la mort de quelques personnes peut garantir le bonheur de milliers d'autres, il est prêt à endosser cette lourde tâche.

Raito est également quelqu'un de posé et réfléchi, qui s'efforce de toujours avoir une longueur d'avance sur les évènements et fais en sorte de ne pas se faire surprendre. Lecteur et écrivain accompli, il sait prendre le temps d'analyser les choses et de tout poser avant de s'engager. Il ne se lance jamais dans un combat dont il n'est pas sûr de l'issue et préfère parvenir à un accord à l'amiable si possible, n'utilisant la violence qu'en ultime recours. Fervent amoureux de la nature, il est également très attaché à ses livres et en a toujours un sur lui ou à portée. Il n'est jamais rassasié et pourrait passer des semaines entières à lire au pied d'un arbre, oubliant totalement le monde qui l'entoure. Il apprécie particulièrement la compagnie des animaux et autres bêtes sauvages et ceux-ci le lui rendent bien. Il n'est bien sûr pas capable de communiquer avec eux mais entretient tout de même un lien étrange, comme si la faune des endroits qu'il traversait le comprenait.

Niveau amour, il n'est pas très ouvert aux autres représentants de son espèce. Il porte bien sûr un amour infaillible à ses parents, derniers représentants vivants de sa famille dont il avait connaissance. Il est tombé amoureux une fois, de la fille la plus merveilleuse du monde à ses yeux. Celle-ci désormais disparue, il garde précieusement ce petit bout de tissus qu'elle portait toujours noué dans ses cheveux et qu'il a désormais attaché à la garde de son sabre. En effet, le deuxième sabre qu'il porte à sa ceinture est celui de cette femme, copie conforme de celui que son grand-père lui a remis. En dehors de son ambition de détruire les villages shinobis et les bijuus, sources de conflits entre les hommes, il poursuit un objectif aussi important à ses yeux. En effet, il n'a de cesse que de retrouver l'élue de son cœur, et est prêt à tout sacrifier pour cette cause.

Comme développé précédemment, son objectif final est d'apporter la paix sur la terre et parvenir à faire vivre les Hommes en harmonie avec la nature, leur faire comprendre toute la beauté du monde et de l'amour. Il a rejoint Akatsuki afin de mettre sa très grande puissance au service de cette organisation qui partage dans les grandes lignes ses ambitions. Néanmoins, si leurs objectifs venaient à trop s'écarter des siens, Raito la quitterait immédiatement.

Malgré tous ses voyages et ses missions, il continue à distribuer ses livres au plus grand nombre de personnes, désireux de partager ses connaissances avec le maximum de personnes.

Un homme instruit est un homme heureux



Jamais je n'oublierai...




- Merci beaucoup monsieur, je vais demander tout de suite a ma maman de me lire une histoire !

- Ce n’est rien, cela me fait plaisir ! Amuse-toi bien.

Ah la la, les enfants… fébriles merveilles de la nature. Ils étaient la vie incarnée, le cœur du monde. J’adorais leur contact. Ils me redonnaient le courage d’aborder ces si dures journées de pénitence dans le monde. Nous devions en effet supporter chaque jour ce fardeau, s’alourdissant avec le temps, appelé destinée. Chaque jour qui passait rendait plus difficile à porter cette charge, nous rapprochant inexorablement du point critique où l’on n'avait plus la force de supporter ce terrible poids. Cet évènement était couramment appelé la mort. Mais pouvions nous réellement parler de mort ? Le terme de mort charnelle eût été beaucoup plus approprié pour un évènement de ce type. En effet, le corps, ne pouvant plus résister succombe mais nous ne savons pas ce qu’il en est de l’esprit. Dans ce cas, pouvons-nous associer la mort charnelle à la mort spirituelle, si l’on suppose que celle-ci existe ? C’était une question à laquelle il m’était impossible de répondre à moins de vérifier par moi-même ce qu’engendrait notre mort. Une idée, fugitive, me traversa. J’eus soudain l’envie de prendre mes sabres et me les enfoncer profondément dans le ventre, afin de pouvoir répondre. Mais je me résignai rapidement. Tant d’autres questions méritaient d’être approfondies, celle-ci pourrait bien attendre sa réponse encore un petit peu. D’ailleurs, si je mourrais, qui s’occuperait de vendre mes livres ? Probablement personne. De nos jours, les jeunes sont tous attirés par les arts ninjas, l’appât de puissance, gloire, richesse… tant d’aspirations matérielles essayant de répondre aux envies des égos sur-dimensionnés de leurs géniteurs. A quoi donc cela nous avait-il menés ? Un monde shinobi constamment en guerre. Des guerres tout a fait inutiles prenant leur source dans l’esprit tordu de ces malsaines progénitures brisées dès la naissance par leurs parents, et a fortiori leur village. Un Homme avait besoin de voler de ses propres ailes, loin des barrières imposées par d’autres. Ce que l’on appelait dans ce monde la liberté était justement l’opposé le plus radical de celle-ci.

C’est perdu dans ces pensées philosophiques que j’arrivai à l’auberge dans laquelle je logeais. Je saluai d’un sourire sympathique le tenancier et montai dans la chambre que je louais. Tout de suite en entrant je me retrouvai nez à nez avec un homme drapé d’un manteau miteux et poussiéreux. On ne pouvait d’ailleurs même plus distinguer ledit vêtement d’un vulgaire bout de tissu tombant en lambeaux. Celui-ci recouvrait en partie un kimono d’une blancheur immaculée, impeccable, jurant presque trop fortement avec le reste. A sa hanche dépassait un bout de tissu presque aussi usé que le manteau, noué à la poignée d’un sabre qui était dissimulé sous l’ample vêtement qu’il portait. Des mèches d’un blond délavé lui tombaient sur le front, au ras de ses paupières, qui protégeaient jalousement ses yeux d’un bleu profond, impénétrable. Mon sourire habituel avait déserté mon visage. Je m’arrachai à cette narcissique contemplation pour aller m’asseoir dans un coin de la pièce. La rencontre avec cette enfant m’avait donné envie de faire une chose que je ne m’étais plus risqué à faire depuis quelques années… et pourtant, du haut de mes vingt huit ans, je ne pouvais dire que j’avais beaucoup vécu. Je fouillai donc dans le sac de voyage qui m’accompagnait partout où j’allais à la recherche du précieux livre qui ne me quittait jamais. Je le trouvai enfin, après maints efforts pour le dégager de la montagne d’œuvres entassées pèle-mêle dans ce sac. Sur la couverture noire était écrit à l’encre dorée : Destin. Je la nettoyai d’un revers de la manche, inspirai fortement et l’ouvris.

C’était un journal relatant ma vie passée. Je l’avais rempli fidèlement depuis mes six ans jusqu’à il y a quelques années. Je m’installai en tailleur sur le sol et entrepris la lecture.


**Flashback**

Il faisait très froid, la lune avait déjà depuis un petit moment fait montre de son autorité dans le ciel noir. Aucun nuage ne venait contester cela et laissaient ainsi à ma vue les servantes du couple céleste qu’étaient les étoiles. Je n’avais que six ans mais les merveilles de la nature me laissaient coi, me fascinaient. Il m’arrivait très souvent de m’éloigner de mon foyer pour venir admirer la faune et la flore qui nous entourait. Notre demeure était d’ailleurs très bien placée pour cela et c’est en cela que je l’aimais. Notre petite cabane trois pièces n’était peut-être pas un signe de fortune mais constituait un trésor énorme pour tout amoureux de la nature qui offrait la possibilité de vivre en harmonie avec elle, au beau milieu de cette grande forêt qui nous entourait. Un groupuscule de biches passa en dessous de moi, accompagnées de leurs faons, venant de découvrir la beauté infinie du monde. Ils couraient , s’éloignant de leurs mères puis revenaient, les oreilles baissées, après avoir reniflé du lichen ou s’être fait surprendre par un scarabée. Les biches, elles, se contentaient d’avancer d’un pas tranquille, leur offrant un abri en cas de besoin. Une mouche vint se poser sur mon nez et me fit éternuer. Le choc qui s’ensuivit fût très rude. Et ce n’était que la première branche… Décidément, j’avais encore du chemin à faire.


- Raito ! Raito !
Il est l’heure d’aller te coucher maintenant !


- Oui maman, j’arrive !

Mes parents ne s’inquiétaient pas de me voir partir comme cela, parfois même toute une journée et mon père me forçait presque à le faire. Ma mère se contentait de me prévenir à l’heure du coucher et je rentrais. Je poussai donc la porte de bois et croisai mes parents, assis dans la pièce à vivre. En voyant ma blessure ouverte à la joue et mes hématomes naissants , mon père me demanda :


- Combien aujourd’hui ?

- Je dirais trois heures, environ…


- Ce n’est pas assez, tu recommenceras demain. L’équilibre et le maintien physique sont la base de ton entraînement. Tant que tu ne parviendras pas à résister plus longtemps, je ne t’amènerai pas chez le vieil ermite. Dors bien.

Je ne protestai pas, sachant moi-même qu’il avait totalement raison. J’étais trop faible pour mériter qu’on me prête attention. Je fis un signe à mes parents et filai rejoindre mon lit. Mon entraînement quotidien consistait pour le moment à faire différents exercices physiques sur une branche d’un gros arbre dans le bois jouxtant la cabane. Le récompense à cet entraînement n’avait pour moi pas de prix.


** Fin du flashback **


Les souvenirs étaient remontés en moi non pas comme un long fleuve tranquille mais plutôt comme un torrent sous une tornade. J’en avais même mal à la tête. Je n’avais bien sûr pas oublié mon passé, car il faisait partie de moi. Mais le fait de relire ces écrits relatant au jour le jour ma petite vie, bien qu’elle ne soit sûrement pas intéressante pour autrui, je le concède, faisait appel à des souvenirs très précis de cette période. Au risque de vous décevoir, mes parents étaient toujours en vie, habitant cette fière cabane en rondins au fin fond d’un pays ninja. Je n’étais pas du tout brouillé avec eux ni n’avais tenté de les tuer. J’étais fils unique donc aucun risque de trahison fratricide comme j’en entends souvent lorsque des ninjas que je rencontre me parlent de leur passé. Mais je me répète, au risque de vous décevoir, ma vie familiale était on ne peut plus banale. Quoi qu’il en soit, je repris la lecture de mon passé là où je l’avais laissée. Je m’étais entraîné de la même manière pendant encore plusieurs mois, corsant la tâche un peu plus chaque jour. Mon père était toujours aussi dur avec moi mais m’accordait tout de même une petite pause de temps en temps. Après tout, j’avais un an de plus mais cela ne me faisait tout de même que sept ans. Ma volonté pouvait être aussi forte que je voulais, je ne pouvais pas dépasser les limites que mon corps m’imposait. Pour cela, j’avais décidé de m’accorder un petit temps pour la méditation. Ouvrir mon esprit à la nature m’entourant, pouvoir sentir les milliards de vies alentour, cachées parmi les arbres ou dans le sol. L’homme était infiniment petit comparé à tout ce qui vivait. La seule chose que nous ayons faite avait été de prendre le pouvoir dans le règne animal. Méritions nous ce pouvoir ou l’avions nous usurpé ? Ce n’était pas à moi de le décider. Mais un jour, tout rentrerait dans l’ordre, car chaque espèce est éphémère et notre planète aura éternellement le dessus. L'Homme n’est qu’une particule microscopique dans cette immense merveille qu’est l’univers.
C’est donc ainsi que j’en arrivai à ce jour que je désire vous faire partager car je trouve qu’il mérite que l’on s’y attache. Ce jour là n’a sûrement pas été le plus beau de ma vie mais a décidé de mon avenir et a fait de moi celui que je suis aujourd’hui.


** Flashback **


Il était encore tôt, le soleil était encore caché, laissant profiter la lune de ses derniers instants de domination sur notre monde endormi. Je quittai la cabane pour rejoindre mon arbre. Cet arbre qui avait été le théâtre de mon entraînement quotidien pendant plus d’un an. Je grimpai rapidement jusqu’à la sixième branche, faisant fuir au passage un hibou grand duc perché sur celle-ci. Il me fixa de ses grands yeux jaunes et ulula un grand coup avant de déployer ses majestueuses ailes et s’envoler, se faisant progressivement happer par les ténèbres de la nuit. On n’entendit bientôt plus que le froissement de ses ailes dans l’air. Je restai assis sur ma branche un petit moment, le temps de me préparer. Je me levai, gonflé à bloc, et me mis en équilibre sur les mains. Je faisais cela depuis tellement longtemps que c’en était presque devenu naturel pour moi de me retrouver la tête en bas. Je fis quelques pas sur les mains. La forêt était un milieu particulier. Ici, le silence n’était jamais total. Il y avait toujours le bruit du vent sur les feuilles, un animal prenant peur ou chassant sa proie… Mais le bruit que je venais d’entendre un peu plus bas n’était pas du tout naturel. Je me projetai d’un coup pour me remettre sur mes pieds et m’accroupis sur ma branche afin de localiser la provenance de ce bruit. Il était régulier, calme… a ma connaissance, aucun animal de ces bois n’avait de pas comme celui-ci. Le bruit se rapprochait, et semblait venir directement sur moi. Une silhouette finit par se découper, une silhouette humaine. Étrange, nous vivions retirés de toute civilisation et nous ne recevions jamais de visites. De plus, mon père n’était jamais venu me voir ici, mis à part la première fois pour me montrer ce qui allait être mon terrain d’entraînement pour l’année à venir. Mais a ma grande surprise, c’était bien lui qui était là, au pied de l’arbre. Il me demanda de le rejoindre en bas. Je sautai de branche en branche pour atterrir à ses côtés.

- Tu as bien progressé et je suis fier de toi mon fils. Il est temps pour toi d’aller rencontrer le vieil ermite pour qu’il t’enseigne ce qui fera de toi un vrai homme, capable de subvenir à ses besoins et protéger son foyer. Mais avant cela, il y a quelque chose que je désirerais te montrer. Ta mère et moi avions convenu qu’il serait mieux de te le cacher jusqu'à ce que tu sois prêt à recevoir cette information et en saisir l’importance. Regarde bien.


Il effectua des signes étranges avec ses mains. Je ne compris pas de suite ce qu’il faisait mais j’entendis un grondement sourd tout autour de moi. D'un seul coup, plusieurs éclairs frappèrent le sol tout autour de moi à un rythme plutôt impressionnant, m'éblouissant tant au sens propre qu'au sens figuré. Lorsque cette danse endiablée cessa, je m'accroupis et passai ma main sur le tapis de feuilles assassinées par l'automne gisant au sol. Elles étaient carbonisées. Ainsi, ils étaient bien réels. J’étais ébahi. Je me tournai vers mon père qui ne cachait pas sa joie de me voir aussi étonné. Il me demanda de le rejoindre car il avait encore des choses à me dire. Je courus presque pour me placer en face de lui, poussé par la curiosité.

- Raito. Ce que tu viens de voir n’est qu’une toute petite partie du pouvoir que je possède… et que tu possèdes également en toi, ta mère l’a elle aussi. Notre famille provient d’un clan très discret. Nous avons décidé de nous en séparer afin de mener cette vie tranquille dans les bois avec un autre membre du clan, très proche de nous. Ce pouvoir qui coule dans tes veines, ou plutôt cette affinité, s’appelle le Raiton. La technique que j'ai utilisée est plutôt basique mais le nombre de possibilités qui te sont ouvertes est illimité et dépend uniquement de ton imagination. Bien sûr, ces techniques sont complexes et nécessitent un entraînement en conséquence. De plus, d’autres notions entrent en jeu mais je laisserai le soin au vieil ermite de t’expliquer cela. En effet, mon but n’était pas de simplement te montrer nos capacités mais de t’annoncer que tu étais prêt à le rencontrer et recevoir son enseignement. Depuis que tu es venu au monde, je n’ai pas eu d’occasions d’être déçu de toi. Ne change pas, garde ce goût de l’effort, ce rapport à la nature et… deviens un grand homme mon fils.

- Je t’aime mon père.


Il me prit dans ses bras et nous restâmes ainsi durant un moment que je ne préfère pas définir dans le temps car pour moi il a duré une éternité. J’étais infiniment heureux au fond de moi. J’avais la reconnaissance de mon père, le plus beau cadeau qu’il pouvait me faire. Et comme si cela ne devait pas suffire à mon bonheur, je venais d’apprendre que notre famille était issue d’un clan qui maîtrisait cette si étrange affinité qu’était le Raiton. Et enfin, si cela ne suffisait toujours pas… j’avais atteint mon but, qui était de pouvoir rencontrer le vieil ermite qui allait m’enseigner les arts ninjas. Je levai les yeux au ciel, toujours dans les bras de mon père, souriant au soleil qui sembla me rendre mon sourire. Un sourire éclatant, éclairant d’une lumière tamisée par les rares feuilles résistant encore aux assauts du temps le sol orangé des bois. Un oiseau se mit à chanter, et d’autres lui répondirent. Le jour était levé, maître hibou dormait profondément dans son tronc, libérant les mulots réfugiés sous les racines des arbres. A la maison nous attendait la traditionnelle soupe du petit déjeuner. Peut-être aurait-on des champignons aujourd’hui. Ce moment était parfait. Mais mon horloge interne me rappela que je devais me remplir la panse et cet affreux gargouillement vint rompre l’harmonie du moment. Nous allâmes donc d’un bon train rejoindre la maison et le repas chaud qui nous attendait. Je sentis une odeur de champignons me remplir les narines… Décidément, cette journée était spéciale en touts points.
Après le repas, je préparai rapidement mes affaires dans un sac de toile. Je n’avais pas grand-chose à emmener. Un kimono propre, mon couteau de chasse que m’avait offert mon père lorsque j’avais réussi pour la première fois à approcher sans me faire repérer un troupeau de biches et un peu de viande séchée. Je fis rapidement mes adieux à ma mère et rejoignis mon père devant la porte. D’après lui nous arriverions en fin de journée. Cela présageait donc un voyage intéressant, seuls, mon père et moi. Je ne cachais pas ma joie d’avoir enfin atteint ce moment que j’attendais tant…


** Fin du flashback **

Ces moments passés chez le vieux étaient encore clairs dans ma tête. J’en avais bavé durant sept longues années de travail acharné. Nous traitions de tout. Le matin, exercices de maintien physique. L’après midi, de longues heures de théorie sur les arts ninjas, le monde depuis son origine…
J’étudiais tout. L’arithmétique, l’écriture, la géographie et même, lors de ma troisième année, l’art de la chasse. J’avais déjà quelques notions mais j’étais encore bien loin d’être un chasseur expérimenté capable de subvenir à ses besoins. Et tous les soirs nous nous couchions avant le crépuscule afin d’être en forme pour le lendemain. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le vieux n’était ni frêle, ni sénile. Il n’était d’ailleurs pas si vieux que cela. Seules quelques rides et ses cheveux blancs pouvaient trahir son âge. Il jouissait encore d’une forme physique impressionnante et était un puits sans fond de connaissances. Les années s’étaient donc suivies, se ressemblant chaque fois un peu plus. Cependant, lors de ma sixième année d’apprentissage, l’ermite me fit une révélation qui marqua la suite de mon entraînement.


** Flashback**


J’étais en train de lire une œuvre très intéressante d’un auteur dont rien que le nom ferait pâlir un non initié. Cet ouvrage s’appelait "De la nature du guerrier philanthrope". J’étais totalement absorbé par ma lecture et dévorais les pages à un rythme hallucinant. Lire était pour moi un besoin et je me réservais chaque jour un instant calme pour pouvoir donner libre cours à cette passion. L’ermite qui d’habitude me laissait tranquille le temps de ma lecture vint me trouver et me demanda de laisser ce livre de côté un petit moment. Je le déposai donc à côté de moi, sur la pile qui m’arrivait aux genoux. Il me demanda ensuite de le rejoindre sur le seuil de sa maison. Du moins, maison était un terme très exagéré pour qualifier le lieu où il vivait. En effet, c’était une grotte d’apparence banale mais composée d’un long réseau de tunnels et de salles. Étrangement, il ne faisait pas aussi froid que l’on aurait pu se l’imaginer. Il régnait même ici une douce chaleur. Je m’étais toujours interrogé sur l’origine de celle-ci mais avais renoncé à l’idée de poser la question au vieux. J’avais une salle qui m’était réservée mais elle n’était pas très garnie. Elle se composait en effet d’un lit, d’une petite table basse et un tapis sur lequel je m’asseyais pour lire, à la lumière d’une bougie. L’ermite possédait une collection impressionnante de livres et de parchemins d’auteurs divers. Je m’étais souvent demandé si je parviendrais un jour à tout lire, mais la réponse la plus sensée à cette interrogation était certainement que le temps qu’allait durer mon entraînement ne suffirait jamais à assécher cet abreuvoir de connaissance. Une fois que je l’eus rejoint, nous avançâmes un petit peu pour rejoindre une petite clairière. Là, il me fit signe de m’arrêter et se tourna vers moi.


- Raito, ton père t’a-t-il déjà parlé du pouvoir que tu possèdes ?

- Oui maître. Seulement, il ne m’a pas expliqué en détail ce que c’était et ne m’a pas appris à m’en servir.

- Bien. Sache seulement qu’il te faudra fournir un travail assez conséquent pour parvenir à maîtriser ce nouveau pouvoir. Le Raiton est un don. Et je t’apprendrai à en faire usage comme je l’ai appris à ton père.

- Vous avez été le maître de mon père ?

- Je suis ton grand-père, Raito. Ryu Tsukiyo. C’est moi qui ai demandé à ton père et ta mère de quitter le clan en même temps que moi et ai modifié notre nom. Nous le portons en honneur de cette nuit de pleine lune qui a marqué notre désertion. Je vais d’ailleurs t’en donner les raisons car tu as le droit de le savoir. Le fait d’appartenir à un clan te donne des avantages transmis par le sang. Seulement, le clan est ta famille et ta famille est le clan. Ta vie est conditionnée. Tu n’es en vie que pour une seule et unique chose. Servir ton clan, mourir pour lui. Tu n’es pas libre. Tu es esclave de tes pairs et tes pairs sont tes esclaves. Ton arrière grand père est mort pour cette cause et ton arrière grand-mère a du faire énormément de sacrifice pour la Cause. Elle en a énormément souffert psychologiquement. C’est pour cela que je suis parti. Je ne souhaitais pas pour mes enfants et les enfants de mes enfants une vie comme celle-ci Nous ne renions pas nos origines et sois fier de celles-ci. Mais chacun doit pouvoir être maître de son avenir tu ne crois pas ?

- Je comprends tout à fait et vous remercie maître. Car pour moi, le temps de mon apprentissage, vous resterez mon maître. Je suppose que c’était le but recherché en me cachant votre vraie identité. Laissez-moi cependant le temps d’analyser cette nouvelle information et commençons dès à présent l’apprentissage de mes nouvelles techniques.


- Très bien. Je vais t’enseigner tout ce que tu dois savoir et une fois cela acquis, je n’aurai plus rien à t'apprendre. Mais la route jusque la est encore longue et sinueuse. Allons-y.

** Fin du flashback **


Je refermai le journal. C’en était assez pour aujourd’hui. De plus, le souvenir de mon grand père, mort il y a de cela deux ans m’avait rempli de tristesse. Que penserait-il du monde tel qu'il est aujourd'hui, avec l'avènement des villages Shinobis et plus personne pour leur faire opposition. Je n'en savais rien. Cette nouvelle vision du monde l'aurait probablement enterré si ce n'était déjà fait. Il était plus que temps pour moi d’aller dormir. L’inscription sur la couverture du journal semblait me narguer. Oui, c’est le destin de chaque être que porte cette terre que de mourir. Mais même lorsque l’on sait cela, la perte d’un être cher reste tout de même douloureuse. Je recouvris le bouquin avec le sac de toile et me jetai nonchalamment dans les bras de Morphée. Cette nuit là je ne rêvai pas de mon grand père disparu ni de ma vie antérieure. Je dormis une fois de plus d’un sommeil sans rêves, calme, reposant.
En me levant le matin, je bus mon habituelle bouteille de lait (oui, j’avais remplacé la soupe) et m’habillai de mon peignoir pour rejoindre les bains. Eh oui, même lorsque l’on a passé son enfance dans un coin perdu du monde, on finit toujours par succomber aux plaisirs de la vie moderne. En l’occurrence, les bains chauds à la source thermale en faisaient partie. D’autant plus que l’odeur que je dégageais aurait fait fuir plus d’un phoque. Je me jetai donc dans l’eau, profitant au maximum de cette vague d’énergie rentrant en moi. Une fois mon bain pris, je remontai dans ma chambre et enfilai mon kimono, mis mon manteau, pris mon sac et me mis en route. La place du village ferait l’affaire. Je posai mon sac, étalai au sol une longue bande de tissu. Elle portait l’inscription « Vente de livres en tous genres » En effet, à la mort du vieux j’avais hérité de sa bibliothèque. Je voulais en faire profiter le maximum de monde possible car cette collection était un véritable trésor à mes yeux. Mais dans un monde cruel et impie, il fallait de l’argent pour survivre. C’est pour cela que je décidai de mêler les deux. J’allais devenir vendeur de livres. Ainsi, la collection du vieux serait distribuée au plus grand nombre mais je pourrai tout de même me nourrir et me loger. Ingénieux non ?
Je sortis quelques livres que j’étalai devant la bande et m’assis. Je sortis de mon sac le journal et repris ma lecture. Il faisait très beau et le soleil continuait ce que le bain avait commencé. Une vague de chaleur m’entourait et c’est dans cette sensation de bien-être que je replongeai dans mes souvenirs.

** Flashback **


Le vieux m’avait demandé de le rejoindre dans la salle principale car il avait quelque chose d’important à me montrer. Au moment où je le rejoignis, il était silencieux. Il me fit signe de le suivre et m’emmena dans la clairière où il m’avait révélé qui il était vraiment. Arrivés là, il me dit d’attendre son retour et s’enfonça dans les bois. Je m’assis sur une souche et fermai les yeux, m’abandonnant à la nature comme j’aimais tant le faire. Je sentis quelque chose qui me chatouillait la main. J’ouvris les yeux et vis un magnifique papillon posé sur celle-ci. Il était blanc, rayé aléatoirement de noir. Je remuai ma main, de façon à le faire s’envoler. Il voleta dans les airs et alla se poser une branche de cerisier, se noyant dans la masse de fleurs qui ornaient celui-ci. Ce tableau était magnifique. C’est ce moment que choisit mon grand père pour faire son apparition. Il avait les mains encombrées d’un gros morceau de tissu couleur sable recouvrant un objet long et fin. Une fois arrivé devant moi, il me les tendit.

- Ce que j'ai à t’annoncer est très important petiot. Ça y est, tu as achevé ton entraînement, je n’ai plus rien à t’apprendre. Libre à toi maintenant de choisir. Tu peux décider de perfectionner ton art ou bien profiter de la vie avec tes parents, tranquille et reposante. Simplement, avant que tu ne partes, j’aimerais te léguer ceci. Il s'agit du manteau du clan auquel nous appartenions autrefois. Ce symbole que tu vois derrière est celui dudit clan. Un cerisier en fleur enveloppé dans une pleine lune. Ce sabre en revanche a été forgé par mes soins afin de récompenser ton travail. Tu as été un excellent élève Raito. Fais en bon usage. Lorsque je t’ai dit que tu étais libre de choisir ta vie future, je parlais dans un référentiel maître-élève. Maintenant je vais te parler comme un grand père à son petit fils. Tu es passionné et as de l’avenir. Rester ici, conventionné par le mode de vie que nous avons choisi tes parents et moi influencé par notre départ ne te convient en rien. Tu dois te construire toi-même, donner un sens à ta vie. Tu es fils unique Raito. Pars donc loin d’ici découvrir le monde qui nous entoure. Ne t’arrête pas à ce que tu lis dans les livres, et redécouvre par toi-même.


-Merci pour tout grand père.

Je pris le manteau et le sabre. Le manteau était en lin et m’allait à merveille. Il était assez ample pour ne pas limiter mes mouvements mais pas trop pour ne pas les gêner. J’attachai le fourreau couleur sable à ma hanche et dégainai. La lame était comme un miroir. A la base était gravé le symbole qui se trouvait dans mon dos. Je pressai doucement la lame sur mon pouce qui se mit aussitôt à saigner. Je fis également quelques moulinets, fendant l’air en feignant un ennemi qui voudrait me tuer. Il était parfait. Une prolongation de mon bras. Je le rangeai dans son fourreau et regardai mon grand père qui restait impassible. Je m’inclinai et courus en direction de la grotte pour rassembler mes affaires. Je pouvais enfin retourner chez moi, revoir mes parents. Je ne les avais en effet pas revus depuis que j’étais ici. Cela faisait partie de mon apprentissage. Étrangement, s’ils m’avaient manqué au début, je ne ressentais désormais plus qu’un infime manque au fond de mon cœur. Au moment où j’allai quitter la grotte, mon grand père m’interpella et me remit une pile de livres. Je les pris sans hésiter et les rangeai dans mon sac de toile. Lui jetant un dernier regard je sortis et me mis à courir en direction du lieu où j’avais passé ma petite enfance, mon chez moi. Étant parti le matin, j’arrivai dans la soirée. Lorsqu’elle me vit entrer, ma mère se jeta dans mes bras, les larmes aux yeux. Je la serrai tendrement dans mes bras. Mon père me fit un signe de tête, approbateur. Je leur contai donc ce que j’avais fait durant ces sept dernières années avec le vieil ermite. Je pris cependant soin d’éviter toute allusion à leur ancien clan. S’ils avaient voulu, ils m’en auraient parlé eux-mêmes lorsqu’ils auraient vu le manteau que je portais sur les épaules. Nous mangeâmes donc le dîner en parlant de tout et de rien, contents d’être de nouveau ensemble. Je rejoignis ensuite mon lit, qui avait été inoccupé durant les sept dernières années. Étrangement, les draps étaient chauds. Encore cet éternel mystère. Je m’endormis rapidement, exténué par la fatigue du voyage, apercevant brièvement mon père dans l’entrebâillement de la porte.

** Fin du flashback**


J’avais toujours ces présents que mon grand père m’avait faits. Ils ne me quittaient jamais. Bien sûr, le manteau était devenu méconnaissable après douze ans passés sur mes épaules mais je ne m’en séparerai jamais. Je posai machinalement la main sur mon sabre. Lui, en revanche, était toujours aussi beau que le premier jour. Je faisais de son maintient en l’état une priorité. Ma main remonta la poignée et s’arrêta sur le morceau de tissu accroché à celle-ci. Il était très sale et usé. Seulement, comme mon manteau, j’y attachais une très grande importance. Ce bout de tissu avait une histoire et il était là pour me la rappeler. Je n’en avais encore jamais parlé à personne. Peut-être un jour me déciderais-je à en parler. Ou alors peut-être un jour la reverrai-je… Je regardai la couverture du journal. Destin. C’était bel et bien le maître mot. Certaines personnes pensent que l’on naît avec devant nous une vie bien déterminée. Une entité supérieure qui tire les ficelles. On ne fait jamais rien que parce que notre destin nous l’a commandé. Je ne suis pas d’accord avec ce point de vue. Il n’existe pas d’entité supérieure, c’est nous qui construisons notre vie par nos choix. Cette excuse n’est que pure lâcheté, une fuite car l’on n’a pas réussi à mener sa vie comme on le voulait. Tout n’est qu’affaire de volonté. Non, ce que j’appellerais destin serait plutôt cette pointe de hasard qui rendait la vie si intéressante et digne d’être vécue. Cet évènement imprévisible qui peut vous tomber dessus à tout instant. Comme par exemple que je ferme les yeux et que lorsque je les rouvre, elle soit en face de moi, à m’observer de ses tendres yeux violets. Machinalement, je fermai les yeux, peut-être dans l’espoir que cela se réalise. L’espoir, voila encore un des facteurs que je pourrais rattacher au destin. L’espoir est ce qui mène notre vie et influence nos choix. Sans espoir, il ne nous resterait plus qu’à nous laisser dominer par autrui et finir notre vie comme esclave. Devant mes yeux clos se forma une image. Une jeune femme, la vingtaine. Ses longs cheveux d’une blancheur immaculée lui tombaient au ras des hanches. Elle arborait un sourire angélique. Elle se posta en face de moi et ouvrit les yeux. De grands yeux violets, tendres, profonds, absolus. Elle me fixait et je la contemplai en retour. Parfaite… Tout à coup, elle se mit à me parler.


- Monsieur ?
Monsieur ! Réveillez vous


J’ouvris les yeux. Une jeune femme se tenait en face de moi, un grand sourire pendu à ses lèvres. Elle avait des cheveux d’une blancheur immaculée lui tombant au bas des hanches… des yeux verts.


- Vous avez dû vous assoupir, pas étonnant sous ce soleil de plomb.

- Oui, excusez-moi. Que puis-je pour vous ?

- Je désirerais acheter ce livre, pour offrir à ma sœur qui adore les livres !

- Très bien. Prenez, je vous l’offre.

- Vraiment ?

- Oui, je suis d’humeur généreuse aujourd’hui !

- Merci beaucoup alors, charmant dormeur.

Elle prit le livre et s’en alla. La ressemblance avec Elle était frappante, troublante même. J’avais même cru au début que le destin s’était manifesté… mais la couleur de ses yeux m’avait détrompé. Je soupirai. Mieux valait laisser le passé là où il était. Seulement, je ne pouvais pas m’empêcher de replonger dedans. Je m’étais lancé, je ne pouvais plus m’arrêter maintenant. Je repris dans mes mains le journal et me remis à lire. J’étais resté au domicile familial pendant près d’un mois, rendant de temps à autre visite à mon grand père. Seulement, cette vie sédentaire ne me plaisait guère. J’avais de plus en plus envie de partir, ou pour reprendre les mots de mon maître, voler de mes propres ailes. C’est un soir de pleine lune que je pris ma décision...

**Flashback**


Elle était là, veillant sur nous, blanche, lumineuse, mystérieuse... impériale. La pleine lune était le symbole des Tsukiyo. Évidement, je connaissais la raison de ce choix, mais je trouvais tout de même qu'elle correspondait parfaitement à notre être. Le cercle, symbole de l'infini, de l'éternel recommencement. La blancheur représentant la pureté et le plus fort de tous, la Lune était la maîtresse de la Nuit. Or, la nuit est le signe de l'avènement de la nature. C'est le moment où celle-ci reprend ses droits sur l'envahisseur humain, laissant un répit à tout le vivant. Le respect de la nature était une chose très importante pour moi. Bien sûr, je chassais pour me nourrir mais jamais pour me divertir ou satisfaire un désir personnel.


<< Cette nuit est parfaite >>

Je me levai et pris la direction de la cabane. Ma décision était prise, je voulais explorer le monde !


**Fin du flashback**


Je refermai le journal et regardai mes mains. Où en étais-je aujourd'hui ? J'avais tenu ma promesse, dans un certain sens. J'avais énormément voyagé, rencontré des milliers de personnes différentes, mais étais-je satisfait ? Était-ce cela mes plus profondes convictions ?
J'en doutais énormément maintenant. Mais je n'avais d'autre choix que d'avancer, pour moi, pour Elle.
Et la situation géopolitique actuelle ne me laissait plus énormément de choix. Il allait falloir faire des sacrifices, le tout était de ne pas me tromper dans mes choix futurs et garder en ligne de mire mon objectif final.




Une nouvelle vie ?

Ce n'était pas une journée ordinaire. J'avais installé mon stand et me prélassais dans l'attente de clients comme comme d'habitude. La matinée n'avait pas été fructueuse, seule une personne ayant pris le temps de discuter un peu avec moi et jeter un coup d’œil à ce que je vendais. J'avais cependant ce que l'on appelle un pressentiment. L'impression que cette journée me réservait une surprise, un évènement qui pourrait faire basculer ma vie. Et cette sensation fut confirmée lorsque je l’aperçus. Un individu ni grand ni petit, de corpulence standard bien que dissimulée sous un grand manteau noir orné de nuages rouges. Sa tête était masquée par un grand chapeau auquel étaient accrochés des petites bandes de tissu blanc lui retombant devant le visage et sur les épaules. Je ne connaissais pas cet individu mais la prestance qu'il dégageait en disait long. Il vint jusqu'à moi et se posta devant mon étal, sur lequel il déposa un gros livre comme je reconnus comme étant de ma fabrication. Pour être plus précis, je ne m'étais pas contenté de le relier mais l'avais également écrit, couchant sur les fines pages blanches mes réflexions sur le monde dans lequel nous vivions et des pistes de réflexions sur les solutions envisageables pour améliorer la vie des habitants de celui-ci. Je me levai pour lui faire face et pris l'ouvrage, effleurant doucement l'épaisse couverture. L'inconnu prit la parole :

- Êtes-vous l'auteur de ce livre ?

- Moi-même, Raito Tsukiyo. Celui-ci vous a plu ?

- En effet, c'est d'ailleurs le motif de ma visite. Je trouve que vous êtes un lâche.

- Un lâche ? Expliquez vous.

- Un lâche. Vous avez une bonne analyse de la situation mondiale actuelle et les solutions que vous proposez sont bonnes. Cependant, vous n'êtes pas sans savoir que se contenter de proposer des évolutions dans un livre auquel peu de gens prêteront attention est un coup d'épée dans l'eau. D'autant plus qu'en me renseignant sur vous, j'ai pu me rendre compte que vous aviez une très grande maîtrise des arts du combat et n'étiez pas un individu ordinaire.


- Où voulez-vous en venir ?

- Je veux dire qu'avec des capacités comme les vôtres, il ne faut pas se contenter de parler mais agir. Et c'est le motif de ma venue ici. Il existe une organisation dont l'objectif est proche du vôtre. Et nous voudrions que vous acceptiez de joindre vos forces aux nôtres afin de faire régner la paix dans la monde. Voulez vous en savoir plus ?


Il m'expliqua comment fonctionnait l'Akatsuki et quels étaient leurs objectifs. J'écoutais, béat, pensant à mon avenir. Il avait raison. Ma puissance ne devait pas rester enchaînée sous prétexte que je prônais la non violence. Parfois, la violence est le meilleur moyen d'arriver à ses fins. Supprimer les responsables de toutes ces guerres permettrait de couper le problème à la racine. J'allais m'allier à eux et détruire les villages Shinobis responsables des malheurs de notre monde. J'étais déterminé à leur offrir tous les moyens dont je disposais, me donner corps et âme à l'organisation, faire de ce monde un havre de paix et de joie, dans lequel la nature redeviendrait souveraine et où chacun accepterait l'autre tel qu'il est. Et toute personne qui se mettrait en travers de notre chemin devrait se préparer à subir mon courroux. Je rangeai rapidement mes affaires, préparai mon sac et me mis en route aux côtés de mon nouveau compagnon. J'allais être l'acteur d'une nouvelle histoire, l'aventure de tout un monde.


La plume ne serait autre que mes sabres. L'encre, le sang des tyrans. Ce livre s'appellerait Akatsuki.  



Mon clan, mon honneur


Le clan Tsukiyo est un clan très peu connu. Originaire de Kumo il est composé de shinobi n'ayant aucun pouvoir héréditaire mais partageant le même objectif, prendre le pouvoir et régner sur le monde. Aujourd'hui, la branche principale a disparu et ses ambitions folles et mégalomanes avec elle.
Seuls subsistent les parents de Raito et lui-même (à notre connaissance).

Le symbole du clan est une pleine lune blanche dans la quelle est incrusté un cerisier en fleurs.

Il est à noter que Raito ignore tout des origines de son clan et n'a donc aucun lien ni aucune aversion envers Kumo.
Il peut évidemment être reconnu si il venait à se battre contre un shinobi de Kumo et si il utilisait contre lui des techniques réservées aux Kumojins




Vie

Privée

Les informations qui suivent sont facultatives sauf celle marquée d'un astérisque :

• Âge : 21 ans
• Localisation : Bas Rhin
• Prénom : Mickaël
• Nindo : Oui
• Passions : Skate, batterie, lecture (mangas et romans), soirées, karaté
• Personnage du manga préféré : Tobi (début Shippuden)
• Comment avez vous découvert le forum ? : Top Site
• Comment trouvez vous le forum ? : Pas mal
• Que faudrait il changer ? : J'ai du mal avec la couleur
• Autre chose ? : Je RP depuis 2005 ou 2006, ai eu plusieurs persos (Genin, Jônin, ANBU) et incarne actuellement un Mizukage sur un autre forum.
• Avez vous lu le règlement ?* : Oui et le contexte.


Dernière édition par Raito Tsukiyo le Dim 2 Fév - 16:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'enfant de la lune    L'enfant de la lune  EmptyDim 2 Fév - 9:44

Bienvenue !

Je valide la lecture du règlement. Je valide l'orthographe.

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MessageSujet: Re: L'enfant de la lune    L'enfant de la lune  EmptyDim 2 Fév - 12:47

Salutations Smile

Moi j'ai trouvé ton histoire ici :

http://board.fr.ogame.gameforge.com/board98-les-archives-du-forum/board425-les-archives-la-communaut/board426-archives-biblioth-que/board640-archives-vos-premiers-rp/995398-petit-rp/

Un petit SnS dans la signature pour prouver que c'est ton œuvre serait appréciable ^^ envoie moi un MP une fois fait ! ^^

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Raito Tsukiyo

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MessageSujet: Re: L'enfant de la lune    L'enfant de la lune  EmptyDim 2 Fév - 14:15

Je suis impressionné !

J'ai déjà utilisé cette histoire (modifiée bien sûr) sur d'autres forums en effet mais n'ai jamais pu jouer ce personnage. Et j'avais même oublié l'avoir postée ici.
MP envoyé Smile
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MessageSujet: Re: L'enfant de la lune    L'enfant de la lune  EmptyDim 2 Fév - 18:24

Authenticité validé Smile

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MessageSujet: Re: L'enfant de la lune    L'enfant de la lune  EmptyDim 2 Fév - 21:59

Salut ^^  et officiellement bienvenue.

J'ai repéré une terrible erreur ... lors de ton dialogue de fin d'histoire ... la première phrase ne devrait pas être orange au lieu de rouge ??   (oui je sais ... c'est pas si terrible, mais fallait bien trouver quelque chose ^^)


Sinon je donne ma validation contextuelle se qui fait 3 validations.

Alors, bienvenue sur SNS ^^

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MessageSujet: Re: L'enfant de la lune    L'enfant de la lune  EmptyDim 2 Fév - 22:18

Bienvenue, Nième grade supp. Giggling

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MessageSujet: Re: L'enfant de la lune    L'enfant de la lune  EmptyVen 3 Oct - 12:43

Quand j'vois des rôle play comme ça j'me dis j'ai un niveau de segpa Sad
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Sachi Nokoru
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MessageSujet: Re: L'enfant de la lune    L'enfant de la lune  EmptyVen 3 Oct - 12:59

alors de un un peu de respect pour les segpa (tu dit sa comme si c'était une insulte) Evil or Very Mad

de deux ici tous les niveaux son accepté alors les différence ne son pas grave et sa permet même de progresser.

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theme of Sachi Nokoru

A TROP DÉSIRER LA MORT,ON Y BRÛLE SON ÂME.Maxime Chattam
              Oui... L'enfant de la lune  Signia10 ...j'ai bien grandit
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MessageSujet: Re: L'enfant de la lune    L'enfant de la lune  EmptyVen 3 Oct - 15:22

Mais non du tout c'était un cliché j'rigolais bien sur tongue
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